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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 14:00

 

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George et moi souhaitons vous proposer un challenge autour des romans et des auteurs, et notamment des romans inspirés, influencés de façon explicite par des romans, ou des auteurs voir simplement des personnages de la littérature, ou comment l'intrigue d'un roman se construit ou repose sur l'influence d'un autre !

 

Il s'agira donc de lire des romans dont le titre comprend soit:

 

- une référence au nom d'un auteur (ex : Oscar Wilde et le jeu de la mort)

- une référence à un personnage romanesque (ex : Code Lupin)

- une référence au titre d'un roman connu.

 

Les biographies d'auteur ne comptent pas, seuls comptent les romans. Pour la simple raison qu'Alinéa a créé un très beau challenge consacré à ce genre (Challenge Biographie), mais aussi parce que, ce qui nous intéresse, à travers ce challenge, c'est observer comment un auteur s'approprie le roman d'un auteur pour construire sa propre intrigue. Parallèlement, et pour les plus courageux, nous vous proposons une sous-catégorie qui vous offre la possibilité de lire l'auteur cité, ou l’œuvre citée dans le titre choisi.

 

Deux catégories s'offrent donc à vous (merci de nous préciser quelle catégorie vous choisissez) :

 

- première catégorie : Influencé, vous ? : lire un roman comportant dans son titre une référence explicite à un auteur/roman/personnage romanesque

 

- deuxième catégorie : Appelez-moi l'auteur! : lire un roman de la première catégorie et le roman/l'auteur auquel il est fait allusion.

 

 Le nombre de livre est à votre convenance, si vous ne souhaitez lire qu'un seul roman, vous pouvez, si vous voulez en lire dix, ou plus, vous le pouvez aussi !

 

 Toutefois (ben oui, il faut bien quelques consignes quand même), nous vous demanderons un petit paragraphe spécialement orienté sur l'objet de ce challenge, en d'autres termes, il serait bien que dans chaque billet, vous meniez une petite réflexion, à partir du roman que vous avez lu, sur l'influence de l'autre, quelques exemples de questions que l'on peut se poser :

 

La référence au roman/auteur/personnage apporte-t-elle réellement un intérêt au roman ?

 

 Comment prend corps la référence au roman/auteur/personnage ? (est-ce juste un roman/auteur/personnage évoqué dans une conversation littéraire, ou le roman/auteur/personnage intervient-il dans le roman?)

 

L'auteur d'influence est-il un personnage de l'intrigue ?

 

 S'il s'agit d'un personnage d'influence, est-il rendu fidèlement ? etc.

 

Pas besoin d'en écrire une tonne, mais juste un petit paragraphe, qui justifie l'objet de ce challenge !

 

Ce challenge ouvre donc ces portes aujourd'hui (parfait en ce weekend de Journées du Patrimoine), et se refermera le 20 Septembre 2012. Vous pouvez vous inscrire sur mon blog, sur le blog de George, laissez juste un commentaire..

 

Pour accéder à la bibliographie cliquez ici !

 

Les inscrits sont :

 

 

Sharon

1 L'affaire James Joyce d'Amanda Cross

2 Adios Hemingway de Léonardo Padura

3 Oscar Wilde et le noeud de vipères de Gyles Brandeth

4 La solitude du docteur March de Géraldine Brooks

5 Les filles de Mr Darcy d'Elizabeth Aston

6 Seven Dials d'Anne Perry

7 L'empreinte à Crusoé de Patrick Chamoiseau

Strom, livre 1 : le collectionneur de Benoît et Emmanuelle de Saint-Chamas

9 Défi à Sherlock Holmes de Béatrice Nicodème


George

1. 1Q84 de Murakami

***

Olivier


Alinéa

1. Jane Austen et le révérend de Stéphanie Baron

2 Drood de Dan Simmons

 

Asphodèle

1. La Reine des lectrices Alan Benett

2 Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates

3 Oscar Wilde et le jeud de ma mort de Gyles Brandeth

 

 

Aymeline 

1 Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandeth

2 Oscar Wilde et le jeu de la mort de Gyles Brandeth

3 Maximes et autres textes d'Oscar Wilde

4 Jane Austen à Scargrave Manor de Stephanie Baron

 

Bina :

 

1. Barbe-Bleue Amélie Nothomb

2. La Poudrière de Boileau Narcejac

3. Le Secret d’Eunerville (Arsène Lupin) Boileau Narcejac

4. Arsène Lupin et le mystère d’Arsonval de Michel Zink

5. Le Second visage d’Arsène Lupin de Boileau Narcejac

6. Sherlock Holmes et le fantôme de l’Opéra de Nicolas Meyer

7. L’empreinte de Crusoé de Chamoiseau

8. Dorian Evergreen de Bernard Viallet

9. Le Fantôme de Baker Street de Bourland

10. L’ombre d’Edgar Poe de Pearl

11. Si c’était niais de Fioretto

12. Le testament d’Oscar Wilde de Peter Ackroyd

13. Balzac et la petite tailleuse chinoise de Sijie

14. Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Brandreth

15. Le Diable du cristal de Fabrice Bourland

16. Oscar Wilde et les meurtres du Vatican de Brandreth

17. Le Cercle de Dante de Matthew Pearl

18. Une tempête d’Aimé Césaire

 


Estellecalim

1 Proust fiction de Robert Juan


Achille49


Mademoiselle Lit


Hérisson


Evilysangel


Mathylde

 

1. Le Fils de Jean-Jacques, ou la faute à Roussead’Isabelle Marsay


Enna

1. Sauvez Hamlet Jasper Fforde

2. Le Petit Prince cannibale de Françoise Lefèvre

3. Dans l’or du temps de Claudie Gallay

4. Star-crossed lovers de Mikaël Ollivier


Marie

 

1. L’affaire Jane Eyre de Jasper Fforde

 

Nina (de page en page)

1 Mademoiselle Bovary de Raymond Jean

2 les caprices de Miss Mary de Coleen Mc Cullough

3 le démon d'Emma

 

Miss Globe lecteur


Syl (Thé, lecture et macarons)

1 Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandeth

2 Oscar Wilde et le jeu de la mort de Gyles Brandeth


Titine

1 Drood de Dan Simmons

2 Quand j'étais Jane Eyre de Sheila Kohler

 

Prune


Emma (les petits cartons)

 

1. Les premières aventures de Sherlock Holmes de Andrew Lane

2. L’Affaire Jane Eyre de Jasper Fforde

3. Oscar Wilde et le cadavre souriant de Gyles Brandeth

4. Enola Holmes, La double disparition de Nancy Springer

5. Indiana Teller, Lune d’été, tome 2 de Sophie Audouin-Mamikonian


Jeneen


Minou

 

1. La Nonne du Comte d’Irancy

2. Amazone de Fermine

3. Le dernier crâne de M. de Sade de Chessex


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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 09:48

J'ai réussi de justesse mon challenge ABC de l'an dernier. Néanmoins, je recommence cette année, avec une nouvelle liste, le challenge ABC Babélio.

Le principe est simple : une lettre, un auteur. 

 

challenge-abc2012

  

  

Voici ma liste de cette année : 

 

A Le théorème de cupidon d'Agnès Abecassis
B Patrick Bard : La quatrième plaie.
C Double crime dans la rue bleue de Jean Cotrucci
D Le bagnard de l'opéra d'Alexandre Dumas.
E Seul le silence de RJ Ellory
FLes yeux d'Elisha de Timothée de Fombelle
G Claudie Gallay : L’amour est une île.
H Slam ou Vous descendez ? de Nick Hornby.
I La rivière noire d'Arnaldur Indridason
J Little Bird de Craig Johnston
K Pays de neige de Yasunari Kawabata.
L Dexter dans de beaux draps de Jeff Lindsay
M Le chant du coyotte de Colum McCann
N Le hussard bleu de Roger Nimier
O Le garçon dans la lune de Kate O’Riordan.
P Martha de Claude Pujade-Renaud
R La vierge froide et autres racontars de Jorn Riel
Q Villa Amalia de Pascal Quignard
S Journal d’un vampire, tome 1 de Lisa Jane Smith.
T Le temple de la grue écarlate de Tran Nhut
U Arthur Upfield
V Jules Verne
W Cent ans d’Herjborg Wassmo
X. Xinran : baguettes chinoises
Y Robin Young ou Irvin Yalom
Z Valérie Zénatti
 

 

 Voici ma liste de l'an dernier. Vous pouvez cliquer sur les liens pour lire mes avis :

  challengeabccritiques1

 

A Projections macabres de Brigitte Aubert (roman policier, critique postée le 20 novembre).
L'autre, tome 3 : La huitième porte de Pierre Bottero (littérature jeunesse)

C. Sans un mot d'Harlan Coben .
D Babyfaces de Marie Desplechin (roman de littérature jeunesse).
E Les porteurs de glace d'Anna Enquist (roman néerlandais - critique postée le 24 octobre).
F L'afrikaner de Gordon's Bay de Caryl Ferey  (littérature jeunesse)
G. Méto, tome 3 : le monde d'Yves Grevet  (littérature jeunesse).
H Madame la présidente d'Anne Holt  (littérature norvégienne).
Hiver arctique d'Arnaldur Indridason (roman policier islandais).
J Le tour d'écrou d'Henry James (roman américain classique).
K Double blanc de Yasmina Khadra  (roman policier).
L Le cinquième enfant de Doris Lessing (roman contemporain)

M Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti  (littérature suédoise).
N La poudre à prout du professeur Séraphin de Jo Nesbo (littérature norvégienne).
O Best Love Rosie de Nuola O'Faolain  (littérature irlandaise).
P Le vieux fou de dessin de François Place (littérature jeunesse).
Q Mort d'une héroïne rouge de Qiu Xialong (roman policier chinois).

R Les chevaliers d'émeraude, tome 12 : Irianeth. d'Anne Robillard (fantasy).
S Saveurs assassines de Kalpana Sawminathan (roman policier indien).
T Le temps de la sorcière d'Arni Thorarinsson  (roman policier islandais).
U La femme fidèle de Sigrid Undset  (littérature classique norvégienne)
V Les indes noires de Jules Verne (roman d'aventures).
W Un amour vintage d'Isabel Wolff (chik-litt).
X Chinoises de Xinran

Y Park Life de Shuishi Yoshida .
Z Les amants du n'importe quoi de Florian Zeller .

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:27

 

 

Panda.jpgéditeur : Zulma. - nombre de pages : 175 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Grâce à ses talents de cuisiniers et à son charisme indolent, Gabriel – à peine débarqué d’on ne sait où – tisse des liens très forts avec les habitants d’une petite ville de Bretagne : une bien belle réceptionniste d’hôtel, deux junkies au bout du rouleau et surtout José, le patron du Faro, dont la femme est à l’hôpital.

            Pareil au panda en peluche échoué sur le comptoir du Faro, Gabriel offre sa personne et son temps à celles et à ceux qui viennent à lui, plus surpris ou séduits que méfiants. Et pourtant, s’ils savaient….

            Une fois de plus, Pascal Garnier déploie ici tout son charme.

 

Merci à Jeneen d'avoir fait voyager ce livre.

 

Mon avis :

 

Il est difficile de rédiger ce billet sans dévoiler l’intrigue, surprenante de bout en bout. Tout paraît simple, pourtant, au début du roman. Une petite ville en Bretagne. Un hôtel. Un bistro restaurant. Un nouvel arrivant, qui s’installe immédiatement dans la vie des habitants. Des retours en arrière, en italique, nous renseignent sur la vie de l’énigmatique personnage principal : de courts instantanés viennent éclairer son présent.Les personnages qui hantent ce roman sont tous singuliers, comme le style, inimitable et rare. 

A découvrir donc, pour entendre une voix unique.

 

Logo Sharon

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:11

Le-soleil-et-la-mort-Elise-Fontenaille-Les-lectures-de-Liya.gif

Grasset Jeunesse -  98 pages.

Merci à Liyah d’avoir fait voyager ce livre !

 

Quatrième de couverture :

 

On cherchait l’endroit idéal, isolé, tranquille.

Une nuit, j’ai eu l’idée : Irus ! L’île d’Anton était en vente depuis sa mort, mon père venait de trouver un acheteur, on ferait d’une pierre deux coups : on partirait dans un endroit génial, et après une histoire pareille, le type ne voudrait plus l’acheter, Irus… l’île du Bonheur serait à nous pour toujours. Et le grand saut, on le ferait comment ?

Là, Vlad a eu l’idée du siècle. En douceur, impossible à louper : il suffisait d’attendre la marée.

Il avait fait fort, le Prince des Ténèbres… un moyen aussi simple, je n’y aurais jamais pensé. Pas de sang, de violence, de boite crânienne éclatée, ni de grosse langue noire ou de corps bleu pendu à une poutre.

-          Dommage, a dit Mishima qui aimait bien se la jouer gore.

Il pensait déjà aux photos dans les journaux.

Kim et moi, on aimait autant que ce soit clean, en plus on pourrait se regarder partit en se donnant la main, ce serait beau comme une estampe japonaise.

 

Mon avis :

 

Le titre m’a interpelé par son antithèse et, comme à chaque fois qu’un titre me frappe, j'aurai envie de le modifier, de le retourner, de le trnasformer pour en extraire le sens profond, et je n'ai pas pu ne pas penser au ballet Le jeune homme et la mort, bien qu'il ne soit pas évoquer dans ce livre.

 

Le thème est dérangeant : le mal être adolescent poussé jusqu’à son paroxysme. Les sites dont il est question dans ce roman existe-t-il  réellement ? Je n’ai pas fait de recherches sur la question mais si oui, leurs conséquences et la facilité avec laquelle les adolescents fragilisés sont manipulables, font froid dans le dos.

 

Maintenant… L’écriture et la narration participent d’un choix qui ne me convienne pas. J’ai apprécié la précision et la sobriété avec laquelle les ados sont caractérisés. J’ai aimé la concision du récit, puisant sa richesse dans différentes sources (l’Odyssée, le roi Arthur, la littérature asiatique). J’ai moins aimé les faits laissés sans explication, les pistes narratives non développées. Certes, l’imagination du lecteur est ainsi sollicitée, mais j’aime aussi lire pour lire, non pour inventer.

 

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Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 08:45

mauvaigraine5.jpgédition Gallimard Scripto - 140 pages.

 

Mon résumé :

 

Jérémy a quinze ans et ne sait pas trop ce qu'il veut faire de sa vie. Ses résultats scolaires sont moyens, voire médiocres, il est amoureux de Mathilde, qui n'éprouve strictement rien pour lui, il a trois amis proches et surtout, une grande soeur brillante (elle fait science Po !).

 

Circonstance de lecture :

 

Ce livre est sélectionné pour le prix des Dévoreurs, section 4e.

 

Mon avis :

 

Un beau livre, un beau texte, un sujet sensible. Mauvaise graine parle du mal-être des adolescents, pas les adolescents de banlieue dont on nous parle sans arrêt, non, des adolescents coincés à la campagne, là où il n'y a strictement rien à faire, rien à espérer, entre les champs et les usines qui ferment, et où, pourtant, les interrogations et les problèmes existent aussi.

 

Jérémy est issu d'une famille simple. Père ouvrier, mère couturière. D'origine étrangère (on ne nous dira pas de quel pays, et au fond, quelle importance), celle-ci n'a jamais réussi à parler français sans accent. Elle n'a pas non plus réussi à transmettre sa langue natale à son fils, qui s'est refusé très tôt à la parler. Jérémy est en rupture avec sa famille, dont il a honte. Aussi ne comprend-il pas pourquoi tout le monde admire et respecte ses parents, qu'il voudrait bien pouvoir dissimuler aux yeux du monde, au contraire de ses baskets neuves de marque qu'il exhibe.

 

Jérémy grandit, s'isole, et pourtant tout l'amour de ses parents ne vise qu'à les protéger, lui et sa soeur. De quoi ? Le texte vous le dira, et le lecteur le comprendra bien avant Jérémy. Cette épreuve est racontée avec infiniment de pudeur, sans effet misérabilisme, ou avalanche de termes techniques qui mettent l'émotion à distance. Petit à petit, Jérémy renoue les liens avec sa famille, sort doucement de son état d'adolescence pour enfin grandir mais surtout mûrir.

 

 

Les thèmes développés dans ce roman ont, bien sûr, déjà été exploités. Ce qui fait la différence est la sensibilité avec lesquels ils ont traités, et le refus de l'auteur de tomber dans les lieus communs.

 

J'espère que ce livre plaira autant à mes élèves qu'il m'a plu.  

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 11:18

LIbraire.jpgédition Le livre de poche - 186 pages.

 

Mon avis :

 

J'ai failli passer à côté de ce livre, je le reconnais franchement. J'ai même failli l'abandonner et remettre sa lecture à plus tard, parce que ce n'était pas le bon moment. Je ne me suis pas acharnée, j'ai juste coupé sa lecture avec celle d'un thriller (le dernier Tess Gerritsen, qui sera aussi mon prochain billet) et j'ai pu terminer ce livre plus sereinement.

 

Le libraire est un livre doux, tendre, poétique. Quel personnage que ce libraire ! Il n'a pas de nom, il n'est pas décrit, il a juste une passion effrénée pour les livres et la lecture. La lecture ne rythme pas sa journée, sa journée est lecture. Il accueille ses clients, certes, mais jamais il n'est un marchand de livres - il se refuse à vendre certains titres. Il n'aime rien tant que les défis qui lui sont lancés par les vrais amoureux des livres. Il aime aussi s'inspirer de ces clients pour sa traditionnelle tasse de tisane, dont il assortit les parfums à ce qu'il vient de ressentir. Quitte à boire une tisane particulièrement infâme.

 

Certains visiteurs sont pour le moins inattendus, pourtant jamais le ton ne perdra de sa poésie et de sa tendresse, même devant une dame en noir armée de sa faux ou devant un client particulièrement impoli (et je pèse mes mots).

 

Jamais un titre contemporain ne sera cité. Regis de Sà Moreira n'écrit pas un pamphlet contre la littérature contemporaine, libre à vous d'imaginer quel titre vous (qualif"éize) qualifieriez de mauvais. Par contre, il fait la part belle aux classiques, décidément source d'inspiration (l'Odyssée, Anna Karénine) et n'est pas à un paradoxe près : ce libraire, caché au milieu de ses livres, n'hésite pas à renvoyer ses clients au café pour répondre à leurs attentes.

 

Je n'apporterai qu'un seul bémol : moi aussi je lis souvent la dernière page des livres que je lis, et je n'ai nullement l'intention de guérir de cette manie.

 

challenge-le-nez-dans-les-livres1Avec ce livre, je clos ma participation au challenge Le nez dans les livres organisé par George.

 

J'ai laissé volontairement le saut d'un de mes félins domestiques dans l'article.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 00:44

Ombre.jpg 

 

Merci à Thot, au forum Partage-lecture et aux éditions Points pour ce partenariat.

 

 

Quatrième de couverture :

 

Un jour de pluie à santiago, trois voeux nostalgiques rêvent de propager la révolution. En attendant leur chef, le "Spécialiste",  Arancibia, Garmendia et Salinas boivent, fulminent et se disputent pour le plaisir. Mais "le Spécialiste" ne viendra pas : il est mort, assommé par un tourne-disque jeté d'un balcon lors d'une dispute conjugale. Aux vieux communistes de prendre leur destin en main...

 

Mon avis :

 

Je ne lis quasiment pas de littérature sud-américaine et, en dépit de la popularité des romans de Luis Sépulveda, je n'en avais jamais ouvert un seul. J'ai ressenti le besoin, en lisant ce livre d'une traite, de me plonger dans l'histoire du Chili. Je ne savais quasiment rien de ce qui s'était passé dans ce pays dans les années 70, mis à part la chute d'Allende, la dictature du général Pinochet, et la terrible répression qui s'en est suivi. Je le savais, mais dans les grandes lignes. J'ignorais, par exemple, que de nombreux chiliens avaient été contraints à l'exil, comme les antihéros de ce roman.

 

D'un côté, nous avons les vieux de la vieille, Arancibia,  qui garden les séquelles de ce qu'il a subi, Garmendia et Salinas, qui sont revenus de leurs années d'exil et n'ont pu reconstruire leur vie à l'étranger. De l'autre, nous trouvons Concha, une femme en pleine crise, à cause du caractère velléitaire de son mari. Leurs points communs est de ne pouvoir se réadapter à leur vie dans un pays qu'ils ne reconnaissent plus. Certains vivent dans leur rêve, d'autres ne peuvent quitter leur cauchemar, au final chacun vit avec des fantômes.

 

Le grand talent de Luis Sepulveda est de faire d'un sujet tragique une oeuvre burlesque, accumulant les situations absurdes. Les dialogues sont nombreux et extrêmement savoureux parce qu'ils sont tous incroyablement sincères, jusque dans leurs excès de folie ou d'imagination. Je pense notamment aux nombreux scénarios imaginés par Aravena, tous nourris par sa cinéphilie galopante.

 

 L'action est extrêmement reserrée : tout se déroule en une nuit mais le temps et l'espace se trouvent dilatés par les nombreuses réminiscences. Nous sommes au Chili, mais nous sommes aussi en Allemagne, en France, nous sommes paisiblement dans l'antre du poulet non-stop puis nous sommes aussi en pleine grève, en train de surveiller des poulets devenus fous. Pendant ce temps, l'inspecteur Crespo enquête, trop jeune pour avoir participé aux événements de 1973, trop agé pour trop âgé pour ne pas savoir qu'il a souvent ignoré tout ce qui s'est passé durant ses années, et pour ne pas (re) connaître le "Spécialiste" mort d'un coup de tourne-disque. Il est le lien qui unit les exilés à la jeune génération qu'incarne Adelita, sa collègue, une génération "qui a les mains propres" puisqu'elle est née l'année du coup d'état du général Pinochet. 

 

La fin du roman tient plus de la fable que du réel : j'adorerai que ce qui est juste l'emporte sur ce qui est raisonnable.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 08:06

Hypothermie.jpgEditions Métailié - 296 pages.

 

Quatrième de couverture :

dc3a9fi-scandinavie-noireUn soir d'automne. Maria est retrouvée pendue dans son chalet d'été sur les bords du lac de Thingvellir. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite d'une amie de cette femme qui lui affirme que ce n'était pas "le genre" de Maria de se suicider et qui lui remet une cassette contenant l'enregistrement d'une séance chez un médium que Maria était allée consulter pour entrer en contact dans l'au-delà avec sa mère. Celle-ci lui avait promis de lui envoyer un signe. Au pays du fantastique et des fantômes, aussi dubitatif que réticent, le commissaire Erlendur, troublé par l'audition de la cassette, se sent obligé de reprendre l'enquête à l'insu de tous. II découvre que l'époux de Maria n'est pas aussi fiable qu'il en a l'air et ses investigations sur l'enfance de la suicidée, ses relations avec une mère étouffante vont le mener sur des voies inattendues semées de secrets et de douleur. Obsédé par le deuil et la disparition, harcelé par les frustrations de ses enfants, sceptique devant les croyances islandaises, bourru au coeur tendre, le commissaire Erlendur poursuit sa recherche sur lui-même et rafle tous les suffrages des lecteurs.

 

Circonstances de lecture : 

 

Nous poursuivons, avec Syl et Lasardine (la ronde des post-it) la lecture des enquêtes du commissaire Erlendur. Je les remercie d'avoir décalé le billet, prévu initialement le 5 septembre.   J'ai été ravie de retrouver le commissaire Erlendur, après ses deux mois de vacances passées loin du polar islandais.

 

Mon avis :

 

Vous n'aimez pas le commissaire Erlendur ? Tant pis. Pour vous.

 

Erlendur est véritablement le centre de ce roman, qui n'existe que par sa volonté. C'est comme si, après sept enquêtes (deux ne sont toujours pas traduites en français), il avait enfin le droit de trouver un peu d'apaisement, notamment dans sa vie de famille.

 

Ses deux adjoints n'apparaissent quasiment pas, tant il est vrai que cette enquête n'existe que par la volonté d'Erlendur. Sigurdur Oli a une élégante grippe, Elinborg cache à peine sa désapprobation devant l'obstination du commissaire. En effet, Maria s'est sui-ci-dée. Qu'est-ce que cette tête de mule ne comprend pas dans cette phrase ?

 

Tout, justement. Erlendur n'a pas cette intuition chère aux romans policiers mal fagottés. Il est - toujours - profondément humaniste. C'est parce qu'il est capable d'empathie, lui qui se reproche toujours la disparition de son frère, qu'il essaie encore de résoudre une affaire vieille de trente ans, afin de procurer au père du disparu l'apaisement que ses parents n'ont pas connu. Pugnace, il ne lâchera rien, ayant toujours une main de fer dans un gant de velours - et son apparence débonnaire joue aussi en sa faveur.

 

Bref, j'ai adoré cet opus et je n'ai qu'une envie : lire le suivant !

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:16

tour.jpgédition Librio - 156 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Existe-t-il plus grand plaisir que d'écouter des récits macabres, la veille de Noël, dans une vieille maison isolée ? Qu'il est diabolique le frisson qui glace alors les sangs... Qu'il est divin le cri des femmes épouvantées... Ce ne sont pourtant que des histoires.

Tandis que celle-ci... Elle a été vécue ! Par des enfants, encore, deux petits orphelins, si admirablement gracieux, si serviables et si doux.... Et leur gouvernante, une jeune fille des plus honnêtes. Ce qu'ils ont vu, ce qu'ils ont enduré et les circonstances extraordinaires des événements qui les ont... mais non ! c'est trop horrible... ça dépasse tout... en pure terreur ! Car le pire, c'est de savoir que, justement, on ne saura jamais tout...

 

challengeabccritiques1

 

 

Mon avis :

 

Je termine mon challenge ABC avec Henry James, un auteur que je n'ai jamais réussi à lire jusqu'à présent. J'ai donc volontairement choisi une oeuvre courte, mais bien connue.

Le tour d'écrou respecte les codes du genre fantastique; Le narrateur principal promet à ses interlocuteurs un récit différent des autres. Toutes les preuves de sa véracité sont là : il a eu lieu il y a plusieurs années, l'identité du narrateur secondaire, décédée depuis, ne sera pas dévoilée, et le lecteur/auditeur n'aura que son seul et unique témoignage, à peine modalisé par le regard de Mrs Grose. Il reprend également des thèmes chers au fantastique : l'apparition de fantômes et la maison hantée.

Le récit, déjà nécessairement subjectif; m'est d'autant plus que la narratrice est tombée éperdument amoureuse de son employeur. Il ne pose q'une condition : ne pas être dérangé en cas de problème. C'est dire le peu de cas qu'il fait de son neveu et de sa nièce. Pour la narratrice, au contraire, il lui donne la plus grande preuve de confiance qu'un homme puisse donner à une femme. Je me répète : elle est totalement subjuguée par lui et par les enfants.  

L'aveuglement et la soumission de la gouvernante est sidérant. Contrairement à Agnès Grey, l'héroïne d'Anne Bronte,  elle est entièrement soumise aux deux enfants. Elle a le sentiment de son infériorité en tant que simple gouvernante mais aussi en tant que femme. Il est normal, pour elle, que Miles mente ou se montre caractériel, ce comportement montre qu'il devient un homme. (Note : ce n'est pas avec des femmes comme elle que la société évoluera). Je suis davantage intéressée par les personnages transgressifs, comme la gouvernante et le serviteur défunts, dont le seul tort n'est peut-être que d'avoir voulu sortir de leur condition.

Elle pense que les enfants sont en danger, mais quel est-il réellement ? Les apparitions ? Elle seule les voit. Tout repose sur des impressions, des suggestions bien plus que sur des faits. Au final, je ne saurai que très peu de faits tangibles, tant je me suis perdue dans les méandres du discours de la narratrice - après la maison hantée, le labyrinthe. Je n'ai pas non plus été effrayé, juste énervée par la soumission et le complexe d'infériorité de la gouvernante vis à vis du tout jeune maître.

Le tour d'écrou ne me laissera pas un souvenir impérissable, si ce n'est qu'il m'a permis de terminer mon challenge ABC.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 03:08

Electrico-W.jpgEdition Jean-Claude Lattès - 286 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

En septembre 1985, Antonio, un photographe, retourne à Lisbonne après dix ans d'absence. Il y retrouve Vincente, le correspondant du journal, afin de suivre le procès d'un tueur en série.

Encore enfant, Antonio a rencontré en une fillette, Canard, l'amour mythique, celui qui permet de grandir sans jamais s'affadir, mais ce rêve de bonheur s'est déchiré. Vincent a ses raisons pour vouloir guérir cette blessure. Lui qui est si peu doué pour la vie, lui qui n'achève jamais rien de ce qu'il entreprend, va tenter de retrouver Canard et de réparer le passé.

En virtuose des jeux de l'amour et du hasard, Hervé Le Tellier veut croire qu'il n'est de destin qui ne se laisse dompter.

 

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Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

Mon avis :

 

J'ai eu du mal à rédiger cet avis parce que j'ai eu peur  d'être passée à côté de ce livre et de ses enjeux.

Vincent, plus que le narrateur de ce roman, en est le grand ordonnateur. Tel un écrivain reconnu, il dote ce livre d'un prologue, justifiant l'écriture de ce texte, et d'un épilogue qui vient boucler la boucle du récit. En effet, comme beaucoup de journaliste, Vincent se veut écrivain. Il n'y parvient pas mais, tels ces novellistes du XVIe siècle, traduit les Contos aquosos d'un auteur portugais méconnu. Surtout, il veut récrire la vie de son camarade, qui vécut une histoire d'amour aussi pure que tragique avec une amie d'enfance.

Vincent n'agit pas par altruisme : mettre Antonio face à son passé est une manière de bouleverser son présent et ses amours (le pluriel est de mise pour lui) épanouies. Le reportage sur le tueur en série n'est qu'un prétexte et il n'occupera que peu de places dans le récit : Vincent est bien trop lyrique, presque trop littéraire pour ce genre d'écrit.

Vincent ne comprend pas les femmes : postulat simple, dont le lecteur verra l'application tout au long de ces neufs chapitres, centrés chacun sur un personnage différent. Je le qualifierai presque de masochiste, tant il désire des femmes qui n'ont d'autres buts que de le faire souffrir. Même quand l'ébauche d'un sentiment semblerait possible, sa maladresse met tout en cause. Cette maladresse ressort également dans son enquête, qu'il croit discrète et judicieuse, pour retrouver Canard. Elle met surtout en avant son extraordinaire manque de confiance en lui.

Electrico Wnous permet de nous replonger dans le passé pas si lointain du Portugal, mais un passé déjà oublié, dans un état d'esprit proche de celui de l'Espagne sous Franco - je me demande aussi qui se souvient de la guerre en Angola.

Si je n'ai guère apprécié Irène, la séductrice garce, j'ai beaucoup aimé Aurora, artiste libre aux multiples facettes, et Manuela, dont l'histoire est le pendant féminin d'Antonio, jusque dans la ligne de tramway qu'elle utilisait - si ce n'est que son histoire a la brutalité de la franchise. Aurora, Manuela, Canard et même Agnès, ces quatre personnages féminins ont en commun une intégrité, un courage même qui donne bien pâle figure à Antonio et aux autres personnages masculins du récit.

Electrico W est un roman à part dans cette rentrée littéraire, j'espère qu'il trouvera sa place au milieu des livres très attendus.  

 

 

Merci à  Newsbook et aux éditions Jean-Claude Lattès pour ce partenariat.

 

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