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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 23:28

guerre_catherine.jpg

édition L'école des loisirs - 299 pages

 

Présentation de l'éditeur (extraits) :

 

Nous allons changer de nom, et nous devrons tous oublier, le temps de la guerre, ceux qui nous ont été donnés par nos
parents. Rachel s'appelle désormais Catherine, Catherine Colin. Lorsque les lois contre les Juifs se sont intensifiées, ses parents l'ont confiée à la Maison des enfants de Sèvres. Mais bientôt il ' n'y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistance organise la fuite des enfants juifs en zone libre. Ils doivent du jour au lendemain quitter l'école, leurs camarades et partir avec des inconnus. Ils ne savent pas comment feront leurs parents pour les retrouver. Ils ne savent même pas si leurs parents sont encore en vie. Dans sa fuite, Catherine emporte avec elle un Rolleiflex et quelques rouleaux de film. La directrice de la pension qu'elle quitte lui a confié une mission : Fais des photos, collecte des images et rapporte-nous tout cela à latin de la guerre. Nous en aurons besoin.

 

Mon avis :

 

Si ce livre est dans votre PAL, sortez-le immédiatement et lisez-le.

Je manque cruellement de superlatif pour vous dire à quel point ce livre est merveilleux. Je l’ai adoré de bout en bout. Il aborde des aspects de la seconde guerre mondiale qui sont rarement traités dans la littérature jeunesse : la vie quotidienne en France sous l’occupation et le devenir des enfants juifs, séparés de leurs parents.

Le quotidien de ses années quarante est de trouver de quoi se nourrir, entre tickets de rationnement et système D, où se loger, et même dénicher une institutrice pour l’école du village – qu’elle soit compétente est quasiment un luxe.

La force de ce roman est de ne pas céder à la facilité, c’est-à-dire aux clichés et au manichéisme. Quoi qu’en disent certains esprits chauvins, le danger ne vient pas que des allemands. Si les membres des réseaux sont sûrs les uns des autres, la dénonciation peut venir de n’importe qui : le voisin, les parents d’un élève, et même le curé. A contrario, le salut peut venir d’un soldat allemand, qui avertira d’une rafle soudaine.

J’ai ressenti une profonde empathie pour Catherine, sans doute parce qu’elle est un personnage extrêmement sensible, touchée par la détresse et la générosité des personnes qu’elle rencontra dans ses refuges successifs. Le récit est de plus très bien écrit, ce qui ne gâte rien.

La guerre de Catherine est mon premier coup de cœur du mois.

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 21:37

Plan-B.jpg

Edition du Rouergue – 226 pages.

 

Mon résumé :

 

Louise et sa mère Violette sont en vacances en Bretagne, chez Jamie, la mère de Violette. Las ! La collègue de Violette est victime d’un accident de scooter en Grèce, et leur patron rappelle la jeune femme pour qu’elle vienne la remplacer. La semaine au camping avec Théo, le meilleur ami de Louise, un garçon très gay, à moins que Louise ne convainque sa grand-mère de les accompagner.

 

 

regions.jpgChallenge vivent nos régions par Lystig 

 

 

 

 

 

 

Mon avis :

 

J’ai bien aimé ce livre, à la fois drôle – j’ai piqué de véritables crises de fous rires – et tragique. Oui, bien sûr, je pourrais dire que tout est bien qui finit bien, Louise parvient à partir en camping (je ne révèle pas un grand secret) et surtout, à sortir sa grand-mère de son quotidien bien huilé et de son comportement répétitif, à la limite de la compulsion. Entre temps, que de chemin parcouru ! Déjà, l’auteur aura évoqué les « événements » en Algérie, cette guerre qui n’a jamais dit son nom, cette guerre dont on ne parle pas, ou peu, et surtout pas ceux qui l’ont vécu, cette guerre qui aura bouleversé la vie de Jamie et de Michel. De plus, l’auteur ne prétend pas tout résoudre à la fin du roman. Quelques réponses, oui, mais tous les problèmes sont loin d’avoir été résolus – si je les listais ici, je crois que je vous déprimerai.


En lisant ce livre, j’ai pensé à Juste avant de Fanny Saintenoy, et pas seulement à cause du tête à tête entre la petite-fille et la grand-mère. Génération après génération, les femmes de la famille se retrouvent prise au piège d’un même schéma. La mère de Jamie est morte, et celle-ci grandira sans son père, plus préoccupé par son métier que par son enfant. La guerre a transformé Michel en fantôme. Quant au père de Louise, il a disparu de la vie de sa fille depuis une dizaine d’années. Louise, en parfaite ado, est coincée entre la compréhension et la révolte. Elle est en tout cas bien déterminée à ne pas avoir la même résignation que sa grand-mère et sa mère. Souhaitons-lui de tenir bon, pour elle et pour son meilleur ami, illustration parfaite de l’optimiste qui a de la joie de revivre à revendre, pour dissimuler son immense mal-être.

 

Plan B pour l'été est un joli roman, et pas seulement pour l'été.

 

Challenge des quatre saisons

challengeQuatreSaisons

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 19:56

sunshineaward.jpg Catherine m'aremis un Sunshine Award !

Je suis ravie, heureuse, honorée d'avoir reçu cette distinction.

Je réponds maintenant à quelques questions.

 

 

Couleur préférée ? le vert.
Nombre préféré ? Quand on aime, on ne compte pas.
Boisson non alcoolisée préférée ? J'hésite entre le café au lait et le chocolat chaud, sans oublier le thé à la menthe.
Facebook ou Twitter ? Les deux, mais je ne me sers jamais du compte tweeter que j'ai ouvert.

Motif préféré ? Les motifs écossais.
Passion ? Ecrire, lire, j'en ai beaucoup.
Donner ou recevoir ? Les deux.
Jour préféré ? Ceux où je ne vais pas au collège.
Fleur préférée ? Les roses (ne me dites pas que cela ne vous rappelle pas quelqu'un.

 

2 Décerner le sunshine Award à dix blogs que j'apprécie.


Le choix est difficile ! Par ordre alphabétique approximatif, ce sera :


Anne : des mots et des notes.

Arieste

Asphodèle

Béa : aux bouquins garnis

Catherine

Céline

Livres d'Ed-en

George

Perrine : Herisson lecteur.

Philisine Cave : je me livre

Strawberry : openbook

Syl. : thé, lectures et macarons.

 

Je sais, il n'y en a pas dix. Ai-je déjà dit que quand on aime, on ne compte pas ?



 


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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 00:00

Plume

Pour ma première participation aux plumes, j’ai failli céder à la demande d’Annunziata, c’est-à-dire vous raconter en long, en large et en travers son hystérectomie (en d’autres termes, ablation de l’utérus) qui a eu lieu il y a onze mois. J’aurai pu aussi vous raconter mon travers en train, de Gisors à Paris en passant par Us et Chars, avec des vues imprenables sur la campagne picarde mais aussi le milieu urbain local avec des usines, des immeubles et des tags. Non : je vais tenter de rédiger une critique pour un de mes challenges.

 

Mon résumé :

 

Jim Qwilleran a hérité d’une immense fortune et vit depuis dans le comté de Moose avec ses deux siamois Ko-Ko et Yom-Yom, dans une immense grange restaurée et décorée (entre autre) par la charmante Fran Brodie. Justement, c’est elle qui a eu l’idée de faire venir toute la troupe de théâtre pour fêter la dernière représentation d’Henry VIII de Shakespeare. Alors que tous sont partis (à trois heures du matin), Ko-Ko a un comportement étrange : Qwilleran trouve le principal mort dans sa voiture devant sa grange.

 

Circonstance de relecture :

 

J’ai choisi ce livre non parce qu’il est le premier des aventures de cet enquêteur unique qu’est Jim Qwilleran, mais parce qu’il est le premier que j’ai lu, après avoir trouvé ce livre il y a près de vingt ans, dans la petite librairie locale.

 

Notre avis (oui, Nunzi a plus d’expérience que moi en la matière) :

 

Nunzi : autant vous dire immédiatement mon admiration pour Jim Qwilleran, cet homme richissime qui, je l’espère, laisserai l’usufruit de sa célèbre grange à ses siamois. Voilà un homme qui voue sa vie à prendre soin de ses chats. Un maître pareil ne peut pas apparaître dans un roman policier. Utopie ? Uchronie ? Je suis hésitante. Comme je l’admire, surtout moi qui suis obligée de manger des beurks, alors que Jim Qwilleran cuisine, sans autre ustensile qu’un ouvre-boite, des mets délicats pour ses siamois. Blanc de poulet, crabe, lapin… Je crois que je vais en rêver cette nuit. Donc, Sharon,  je te pose un ultimatum : soit j’ai à nouveau des croquettes truite/saumon, soit je forme un duo avec Chablis. Je retourne sur mon blog. Sinon, on va croire que j’ai le don d’ubiquité.

Sharon : merci Nunzi pour ton intervention.

Nunzi : ravie d’avoir pu être utile.

Sharon : Pour revenir au Chat qui connaissait un cardinal, l’intérêt n’est pas l’enquête policière, même si le coupable sera démasqué à la fin, et mis hors d’état de nuire grâce à l’ingéniosité de Koko dont la réputation n’est pas usurpée et la force de Qwilleran – même si l’instrument qu’il utilise n’est pas usuel mais fait aussi mal qu’un uppercut. L’intérêt est de montrer la petite vie dans un comté américain, vie qui n’a rien d’utopique. Si le club de théâtre semble être très uni, un examen rapide des différentes personnalités montre que chacun avait des raisons plus ou moins profondes d’en vouloir à la victime. La vengeance est un mobile universel, l’appât du gain aussi. Ici comme ailleurs, des unions se distendent, des histoires d’amour se nouent, des vies se terminent. Pour une fois, nous voyons une enquête pendant laquelle la vie ne s’arrête pas, pendant laquelle l’enquêteur n’est pas un alcoolique invétéré (précédé usé) qu’il est urgent de désintoxiquer, et dont le mariage ne bat pas de l’aile – puisque Jim n’est pas marié.

Bref, le rédacteur des plumes de Qwill me permet de signer ma première participation aux plumes de l'été.

 

PICT0158 - Copie

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 00:37

Je n'aime pas dresser des bilans, surtout quand je ne sais pas moi-même combien de livres j'ai lu. Beaucoup, très certainement. 

 

Alors, allons-y, d'abord pour les oeuvres chroniquées :

 

La dame aux pruniers ombreux de Xiang Mao.

pour le challenge Dragon.

 

De cape et de crocs, tomes 4 et 5

pour le challenge Animaux du monde.

 

Malta Hanina de Daniel Rondeau

Tangente vers l'Est de Maylis de Kérangal

Les racines du yucca de Koulsy Lamko

Notre-Dame-du-Nil de Scholastique Mukasonga

pour le prix Océans.


Fruits Baskets, tome 1 de Natsuki Takaya

Cut de Toko Kawai

deux mangas.


Eux sur la photo d'Hélène Gestern

L'autre fille d'Annie Ernaux

L'héritier des Pagans d'Anne-Laure Morata

Le dernier amour d'Arsène Lupin de Maurice Leblanc

Les yeux au ciel de Karine Reysset

Retour à Killybegs de Sorj Chalandon

Assommons les pauvres de Shumona Sinha

La parure byzantine d'Elena Arseneva

pour la littérature française ou francophone.

 

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

Les vaches de Staline de Sofi Oksanen

pour la littérature scandinave.

 

La petite terreur de Glimmerdal

L'agence Pinkerton, tome 3 de Michel Honaker

Le retour de la demoiselle de Cathy Ytak.

Le grand cheval bleu d'Irène Cohen-Janca

Enquête au collège, tome 7 : sa majesté P.P. Ier.

Les filles du samouraï, tome 2 : le guet-apens

Tara Duncan contre la reine noire, tome 9

Le bébé tombé du train de Jo Hoestland

Five on a treasure island d'Enid Blyton

Un automne à Kyoto de Karine Reysset

Comment élever son bébé dragon

Les filles du samouraï, tome 1 : la trahison

The secret seven d'Enid Blyton

pour la littérature jeunesse.


David Copperfield de Charles Dickens.

Les pendules d'Agatha Christie

Le train bleu d'Agatha Christie

pour la littérature anglaise.

 

Je passe maintenant aux livres lus et non chroniqués :

- Full métal Alchimiste, les cinq premiers tomes.

- Chocola et Vanilla, les trois derniers tomes.

- Les tomes 2 à 7 de Fruits Basket.

- De cape et de crocs, tome 6 

- De cape et de crocs, tome 8 et 9.

- Aya de Youpugon, tome 1.

- Trois ouvrages pour le comité de lectures des Dévoreurs de livres.

 

Ne pas les chroniquer est un choix : la lecture doit rester un plaisir.

 

J'ai également terminé le challenge ABC de Babélio, le Challenge douce France par Evy, le Challenge polar historique organisé par Samlor et Challenge littérature jeunesse par Mélo.

 

Je crois que cela fait :

34 livres lus.

16 mangas.

6 BD.

J'espère n'avoir rien oublié.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:00

terreur.jpg

édition Thierry Magnier - 284 pages.

Quatrième de couverture :

 

Tonje, presque dix ans, est la seule enfant de Glimmerdal ; son meilleur copain, Gunnvald, a soixante-douze ans. Tous les deux, ils fabriquent des bobsleighs pour dévaler la montagne à toute blinde en hiver, en hurlant leur joie et leur trouille. Le seul problème dans la vallée : c’est Klaus Hagen, le propriétaire du camping : il déteste le bruit, les enfants, et... Tonje. Jamais à court d’idées et d’inventions, Tonje est bien contente quand une famille avec enfants s’installe au camping…

 

Mon avis :

 

J'ai envie de remercier les éditions Thierry Magnier pour deux choses :

- le quatrième de couverture, qui n'en dévoile pas trop, et surtout pas l'extraordinaire humour de l'auteur.

- la couverture, qui illustre parfaitement l'héroïne accompagnée d'un de ses compagnons (non, je n'exagère pas).

Cependant, des événements m'ont gênée (et pas qu'un peu) : la chasse aux rennes à laquelle participe Tonje, qui n'a même pas dix ans, Heidi qui tire sur les goélands ou abat son chien elle-même plutôt que de demander à un vétérinaire de l'euthanasier. Ces faits sont très crédibles, malheureusement (et pas seulement en Norvège) mais je ne trouverai jamais normal que l'on tire une balle dans la tête de son chien - si un chien est violent, c'est parce que son maître l'a mal éduqué. Le but de l'auteur est ailleurs.

Il est question d'écologie, il est question des enfants, qui sont toujours les victimes des adultes lorsque les parents se séparent - moult exemples le prouvent. Il est question de la nostalgie du pays natal. Il y a aussi beaucoup d'humour, comme le montrent les descentes en bob de Tonje, avec des aneigissages compliqués, la création par Dieu de ses deux tantes jumelles, ou encore les cinq chiots nés du croisement entre un nanocaniche et un chien qui ressemble à une serpillère.

La petite terreur de Glimmerdal est peut-être un bon roman, il est surtout un roman qui me fait réagir. L'adolescente que j'étais lui aurait sans doute fait faire un superbe vol plané avant de s'en débarrasser définitivement.


  dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

 

 

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 19:23

malta-hanina.jpg

édition Grasset - 296 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

'Le destin m'a jeté dans une carrière qui n'était pas la mienne. Accroché au rocher maltais par mes lettres de créance, ouvrier de la diplomatie française sur une île perdue au milieu des eaux et du temps,j'ai vu tourner les saisons, et fleurir trois fois les orangers. Il y a longtemps que j'attendais d'avoir ma chaise au banquet méditerranéen. Jusqu'alors je n'étais qu'un oiseau de passage. Malte a tenu ses promesses.J'ai été accueilli, d'une certaine façon délivré, admis dans la confidence d'une vieille civilisation.'Daniel Rondeau raconte ce pays qu'il a vécu : Malte la généreuse (Malta Hanina), la catholique, la sémitique, nombril de la mer entre Sicile et Libye, entre Orient et Occident. Mais il parle aussi de la France, de l'Europe tentée par l'oubli, de sa vie d'écrivain. Jamais il n'a taillé autant de facettes pour faire un portrait.

 

  Circonstance de lecture :

 

J'ai choisi de lire tous les livres de la sélection, et de rédiger les avis après. J'ai même attendu quelques jours afin de laisser décanter cette lecture, d'un genre différent de ce que je lis habituellement.  

 

Mon avis :

 

Malta Hanina raconte les deux années que Daniel Rondeau a passé à Malte, en tant qu'ambassadeur, Malte "la généreuse". Il se retrouve "ouvrier de la diplomatie française" lui qui n'a pas sollicité ce poste, même si, dit-il "il y a longtemps que j'attendais d'avoir ma chaise au banquet méditerranéen."

Confidence sur ses années à l'ambassade ? Ce serait mal connaître le devoir de réserver auquel il est soumis. Daniel Rondeau choisit de nous parler de cette île, de ses particularités géographiques, de son histoire, de ses us et coutumes. Il parle de ses rencontres, des anecdotes qu'il a recueilli, des souvenirs encore vivaces (l'empreinte de Bonaparte !). Il n'occulte rien, même ce qui est peu glorieux dans le passé de l'île (l'esclavage !), ni le sort tragique des nouveaux boat people qui partent à l'assaut de la Méditterannée en espérant une vie meilleure.

Plus qu'un roman, Malta Hanina est un récit très érudit, à la langue riche et élégante. Plutôt que le lire d'une traite (comme un roman donc), je conseillerai plutôt d'en fractionner la lecture afin d'être plus touchée par ce que Daniel Rondeau a souhaité partager avec ses lecteurs.

 

 

 

 

 

prix

 


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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 16:23

arsene.jpg

édition Balland - 224 pages.

 

Présentation de l'éditeur :

 

Véritable arlésienne de la littérature populaire depuis 70 ans, cette ultime aventure du gentleman cambrioleur a été écrite au cours de l'été 1936. Alors qu'il retravaille ce roman pour le voir publier en feuilleton dans le journal L'Auto, Maurice Leblanc est victime d une petite attaque cérébrale. Le Dernier amour d'Arsène Lupin reste alors en l'état et il demeurera inédit. A l'occasion du 70e anniversaire de la disparition du célèbre écrivain, la famille a finalement accepté d offrir aux lecteurs cet inédit où chacun retrouvera la magie et l'élégance de l'un des plus grands héros de la littérature policière.

 

http://iluze.files.wordpress.com/2012/05/screenshot166.jpg?w=250&h=183combat d'auteurs, session 4

Circonstance d'écriture :

 

Je ne suis pas au mieux de ma forme aujourd'hui (le billet de ce matin a été écrit hier) et celui-ci risque d'être succinct.

 

Mon avis :

 

J'aurai aimé vous dire que j'avais pleinement aimé ce roman, ce n'est pas le cas. Bien sûr, ce roman n'a pas été publié du vivant de Maurice Lenlanc, il ne l'a pas retravaillé - mais tout de même, je n'aime guère l'intrigue principale.

Mon soucis est que si je vous dévoile trop de choses que je n'ai pas aimé, vous n'aurez vous-même plus guère envie de vous plonger dans cette aventure inédite - ou l'art de saper le moral des troupes, sans rien dire.

Je sais, je sais : c'est moi et personne d'autres qui ai crée ce challenge il y a un an. Mais là, je ne vois qu'une solution : encore une petite bafouille.

 

Cher Arsène,

je ne parviens pas vraiment à situer cette aventure parmi toutes celles que vous avez vécue. Apparemment, elle se situe avant l'Aiguille creuse (pas encore détruite au moment où vous parlez). Vous rencontrez là votre grand amour (un de plus) ou plutôt votre dernier, à laquelle vous offrez, en guise de cadeau de mariage, deux enfants illégitimes. Meuh non, je ne vous reproche pas de les avoir laissés au mari de leur mère, qui l'a certainement un peu tuée, qui les bat comme plâtre depuis des années. Je ne peux vous le reprocher : vous n'existez pas. Je ne peux vous reprocher non plus de laisser un de vos amis (je ne suis pas sûre que le terme soit adéquate) se suicider sans faire grand chose. Le suicide et moi, même littéraire, cela fait deux. Je n'ai jamais trouvé cela "romantique" et mourir en laissant à sa fille unique quatre chevaliers servants dont Arsène Lupin, c'est tout de même un peu lâche.

Bien sûr, on peut aimer les multiples rebondissements, les péripéties nombreuses qui mettent tout de même quelques vies en péril, le fait que vous prissiez soin de la jeunesse de banlieu ou encore que vous refusassiez quelques propositions alléchantes certes, mais dangereuses pour votre code de l'honneur. On peut aussi apprécier les aides précieuses que vous offrez à la science. En dépit de tout ceci, les reproches faits plus haut l'emporte sur les qualités énumérées dans ce paragraphe.

Sur ce, je vous laisse : Nunzi voudrait que je lui cède la place.

Amitiés,

Sharon.Arsène


 


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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 09:31

Cher Arsène Lupin,


j'ai choisi de m'adresser à vous, car je me demande si je ne dois pas changer le nom de ce challenge.


En effet, quand je l'ai lancé il y a un an, je pensais qu'il allait obtenir un certain succès. Je ne parle pas des inscriptions, non, de ce côté-là, tout va bien. Je ne vous parle pas du nombre de billets (neuf à ce jour), non, je vous parle réellement du peu de plaisir de lecture que ceux qui ont lu les oeuvres. La faute vient aussi des éditeurs : présenter Dorothée, danseuse de cordes, comme une de vos aventures, c'est jouer sur l'intérêt commercial de votre nom. Dans vos aventures, vous appréciez fort peu que quelqu'un revendique des cambriolages que vous n'aviez pas commis, je ne pense pas que vous soyez ravi qu'on vous impute certains désastres.


Certes, Maurice Leblanc, un peu comme Agatha Christie et son cher Hercule Poirot, était prisonnier de vous, le gentleman cambrioleur. Vous apparaissiez dans certaines aventures, alors que la mort n'avait pas voulu de vous, ni lors du dénouement de L'aiguille creuse, ni pendant la première guerre mondiale. Vous êtes le deux ex machina qui permet de sauver les héros du Triangle d'or ou de l'île au trente cercueils. Je ne vous cache pas que j'ai vraiment détesté cette histoire, qui reprend pourtant des thèmes chers à votre créateur.

 

Vous avez été popularisé par une série des années soixante-dix, bien plus optimiste, quant à ses dénouements, que les récits de votre inventeur. Vous ne gagnez pas toujours, effectivement, ou du moins, la femme que vous aimez y laisse la vie. Je pense à Raymonde, ou à Clarisse. Le film de Jean-Paul Salomé est un désastre à mes yeux car il ne respecte même pas votre aventure fondatrice - non, Lupin n'a pas causé la mort de sa mère. S'il faut vous voir à la télévision, c'est sous les traits de Jean-Claude Brialy dans Arsène Lupin joue et perd, une des rares adaptations qui montre toute la noirceur des intrigues imaginées par Maurice Leblanc.

 

Je vous laisse jusqu'au prochain bilan. Pour l'anniversaire du challenge, j'ai crée deux nouveaux logos, j'espère qu'il vous plaira :

 

Arsene.jpg

 

Logo-lupin.jpg

Affectueusement;

Sharon.

 

PS : merci d'avoir bercé mon adolescence avec vos aventures.

 

Le bilan livresque a augmenté d'un livre depuis le dernier bilan :  

 Céline (au café littéraire de Céline) a lu  Le bouchon de cristal , George a lu le collier de la reine et autres nouvelles Lilas s'est intéressée aux huits coups de l'horloge, Soukee nous a présenté Arsène Lupin, gentleman cambrioleur.  Itzamna a lu Dorothée, danseuse de corde et   L'île aux trente cercueils

J'ajoute qu'Oncle Paul a lu Arsène Lupin de A à Z de Philippe Côme et les voleurs de visage de Didier Blonde


Quant à moi, mon premier billet paraîtra dans la journée.

.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 11:55

Le challenge 1% littéraire prend fin. Merci à Herisson de l'avoir organisé, merci à tous ceux qui ont fait voyager des livres jusqu'à moi, merci pour les partenariats reçu : sans eux, je n'aurai pas un aussi bon résultat.

 

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson


J'ai donc lu :

1 Il Turquetto de Metin Arditi

Désolations de David Vann
Un écrivains d’Augustin Feye
 Jayne Mansfield 1967 de Simon Liberati
Personne ne bouge d’Olivier Adam (jeunesse)
Le pacte des vierges de Vanessa Schneider
Prophétie de Mel Odom et Jordan Weisman (jeunesse)

 Electrico W d’Hervé Le Tellier
Le soleil et la mort d’Elise Fontenaille ( jeunesse)

10 A l’enfant que je n’aurai pas de Linda Lê
Le pied mécanique de Joshua Ferris
L’envie de Sophie Fontanel
Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan

A comme association, tome 6 : ce qui dort dans la nuit d’Erik L’Homme (jeunesse)
Mingus Mood de William Memlouk
Au pays des pierres de lune de Tania Sollogoub (jeunesse)

J’ai déserté le pays de l’enfance de Sigolène Vinson
Les nuits d’Ismaël de Marie Chartres (jeunesse)
La belle amour humaine de Lyonel Trouillot

20 Pour mémoire, de Mazarine Pingeot
Les héritiers d’Enkidiev, tome 2 : nouveau monde d’Anne Robillard (littérature jeunesse/fantasy)
Juste avant de Fanny Saintenoy
 Le carnet de Théo d’Eléonore Cannone

Tuer le père d’Amélie Nothomb.
Des vies d’oiseaux de Véronique Ovaldé

Karen et moi de Nathalie Skowronek

27  Les vaches de Staline de Sofi Oksanen

28 Tara Duncan contre la reine noire, tome 9

29 Eux sur la photo d'Hélène Gestern

30  Le rituel de l'ogre rouge de Michel Honaker

31  Retour à Killybegs de Sorj Chalandon

32  Assommons les pauvres de Shumona Sinha


 

Je me suis ré-inscrite pour la prochaine cession, qui est organisée cette année par Herrisson et Mimipinson. Je ne pense pas faire aussi bien cette année.

 

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