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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 20:49

Pour le challenge Tro Breizh, je vais vous parler d'un lieu que j'aime par-dessus tout en Bretagne, et dont je vous ai déjà parler : Saint-Malo. Je n'ai pas souvent la possibilité de partie en vacances, mais à chaque fois que je pars, ma destination de prédilection reste la cité malouine.

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 Pour quelles raison ? Tout d'abord, les remparts, qui entourent la ville et qui n'ont pas été démantelés, contrairement à d'autres cités. 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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La ville a beau avoir été détruite à 80 % lors des bombardements de la seconde guerre mondiale, elle a été reconstruite avec soin. A droite de la photo, vous pouvez voir la statue de Surcouf, qui montre la direction de l'ennemi (à savoir, les anglais). 

 

 

 

 

 

 

 

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 La ville de Saint-Malo, telle que vous pouvez la découvrir du Môle noir.  

 

 

 

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  La tour Solidor abrite le musée du long-court Cap Hornier.

 

 

 

 

 

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  Le château de la duchesse Anne abrite aujourd'hui la mairie, et son donjon le musée d'Histoire de Saint-Malo. 

Il est possible d'accéder aux parties hautes du donjon et d'admirer le panorama (à moins d'être sujet au vertige). Le patrimoine maritime est mis à l'honneur dans ce musée, que j'ai beaucoup aimé visiter. J'ai choisi de vous présenter une photo "nocturne" (note : toutes les photos sont des souvenirs de vacances).     

 

 

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Je ne peux pas représenter Saint-Malo sans vous montrer au moins, à nouveau, une photo du Fort National, prise à marée basse. Qautre cents malouins y furent retenus en otage en 1944, dix-huit moururent lors des bombardements.  Vous allez dire que je parle surtout de l'histoire de Saint-Malo, et pas de son présent. J'aime justement que du passé table rase n'ait pas été faite, et que le présent, ma foi, se porte plutôt bien.  

 

   

  hermine2 

 Ma première participation au Challenge Tro Breizh organisé par Pascale

 

 

 

 

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 18:09

Vous êtes certainement au courant de mon addiction au challenge de lecture en tout genre. J'ai dépassé la trentaine (de challenge) et je m'avance doucement mais sûrement vers la quarantaine. Pire : je choisis en général la catégorie la plus forte. J'ai donc décidé de tenter une thérapie pour me guérir. Elle est fort simple : je me suis inscrite au Challenge Psy organisé par the book addictes.

 

Challenge-psy.jpg

 

 Le principe est simple : toutes les œuvres littéraires où il est question de "psy", à savoir, le lieu (hôpital psychiatrique, asile…), les personnages (au moins un psy), le thème (une thérapie, une analyse, un profilage psy…) sont admises.  La "thérapie" durera 1 an (vu mon addiction, ce n'est pas du luxe), donc jusqu’au 20 août 2012.

 

Trois catégories possibles :

 

 - Installez vous sur le divan (2 livres)

Elle est celle que j'ai choisi. Je commencerai par Les héritiers du secret de Michel Honaker.

 

- Je vous écoute (4 livres)

 

- Diagnostic : addiction à la lecture (plus de 5 livres).

 

N'hésitez pas à vous joindre à nous !  

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 23:32

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 éditions Points - 198 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Dis-moi comment tu lis, je te dirai qui tu es. Tel est le petit jeu, apparemment anodin, auquel se livre Annie François. Car le plaisir de lire est un plaisir sensuel autant qu'intellectuel. Des simples habitudes de lecture aux tics dajs lesquels chacun se reconnaitra, le bonheur de "bouquiner" est magnifiquement lis en lumière par une bibliovore passionnée, espiègle et tendre.

 

Mon avis :

 

Ce livre est la transition idéale pour le challenge Le nez dans les livres de George avec le roman précédent La reine des lectrices d'Alan Bennett : Bouquiner est l'autobibliographie d'Annie François ou comment une lectrice est passée à l'écriture, pour rendre hommage à sa passion de la lecture.

 

Autant le dire tout de suite : si Le vice de la lecture d'Edith Wharton m'avait poussé à la réflexion, Bouquiner a provoqué en moi une réaction épidermique de rejet. Elle n'a pas été immédiate, il m'a fallu les trois quarts du livre pour parvenir à cette certitude.

 

Bouquiner n'est pas le récit d'une passion pour le livre et la lecture, plutôt le récit d'une monomanie. L'auteur lit, constamment, elle en a fait son métier et continue à lire le soir, chez elle. Elle déménage en fonction de l'accumulation des livres. Par petites touches, Annie François nous parle aussi de sa famille, de ses proches, qui partagent sa passion du livre et de la lecture. Elle écrit bien sûr sur l'acte de lire, en chapitres thématiques très courts (pas plus de quatre pages) mais aussi sur l'objet-livre qui n'est pas sacralisé pour elle. Passe que l'on fasse ce que l'on veut avec son exemplaire (et les accidents, cela arrive), mais choisir de "noyer" volontairement un livre dans son bain est une des anecdotes qui m'ont fait bondir, tout comme arracher des pages d'un livre pour l'alléger. Quant au fait de ne pas vouloir d'enfants parce qu'ils "bousillent les livres", je dirai que l'argument est vraiment très personnel.

 

Certaines réflexions sont très justes pourtant, et dérangeantes : "Il y a des encouragements à la lecture qui sont de vrais actes de terrorisme". Pourtant, il m'a été impossible de me reconnaître dans ce portrait de lectrice, ni même de me trouver des points communs avec elle.  La lecture n'est peut-être pas si importante pour moi, après tout.

 

challenge-le-nez-dans-les-livres1Quatrième participation au challenge Le nez dans les livres organisé par George.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 16:33

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J'ai raté ce challenge l'an dernier, je n'étais pas encore accro au challenge (et j'avais une activité professionnelle assez débordante). Cette année, je n'ai pas résisté longtemps et je me suis inscrite au challenge Halloween organisé par Lou et Hilde.

 

Cette deuxième édition du Challenge Halloween aura lieu du 1er octobre au 2 novembre 2011.

 

Il existe deux formules pour ce défi ;

- Formule One Shot: un seul billet pour le 31 octobre. Pour ce jour-ci, j'ai prévu de lire Le crime d'Halloween d'Agatha Christie (j'ai été logique dans la constitution de mon planning).

 

-  Formule Poltergeist: "Esprit libre", nombre de billets illimités

 

Il est aussi possible d'embarquer à bord du train fantôme. Aucune étape n'est oblogatoire, néanmoins, je me fais une joie de vous les préciser, sachant qu'aucune n'est oblogatoire.

 

Etape n°1, le 5 octobre 2011 : La célèbre, l'incontournable Maison hantée.

 

Etape n°2, le 10 octobre 2011 : L'effrayant village Zombie

J'essaierai de lire le tome 3 d'Anita Blake - il doit bien y avoir un zombie dans ce livre, non ?

 

Etape n°3, le 15 octobre 2011 : l'inégalable Cimetière et sa Crypte.

Je lirai Au bord de la tombe de Jeaniene Frost.

 

Etape n°4, le 20 octobre 2011 : la Forêt interdite.

 

 Etape n°5, le 25 octobre 2011 : la tranquillité, la quiétude de l'école, du lycée, du campus.

Je ferai un billet sur la série Buffy contre les vampires.

 

 Etape n°6, le 30 octobre 2011 : L'infernal parc d'attraction.

 

N'hésitez pas à nous rejoindre et venez vous inscrire sur les blogs de Lou et Hilde.

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 07:48

J'ai été taguée par Syl et si j'ai bien tout suivi, le sujet est de savoir si je vivais à la Renaissance, quelle femme j'aurai voulu être (ce tag a été crée par Euterpe).

 

Mon choix a été spontané et rapide : Diane de Poitiers !

 

Diane de Poitiers

 

La première fois que j'ai entendu parler d'elle, j'avais quatre ans et demi (j'ai demandé à ma mère, pour vérification), alors que nous étions en vacances, mes parents et moi, dans la Loire et que nous avons visité Chenonceau, modeste château qu'Henri II lui avait offert.

 

Fille unique (comme moi), Diane de Poitiers a certes été mariée fort jeune à un homme de quarante ans son aîné Louis de Brézé mais elle a eu la chance de n'avoir que deux filles, Françoise et Louise, filles qui, de plus, ont échappé à la mortalité infantile très forte de cette époque. La reine de France Catherine de Médicis, aura dix enfants en douze ans...

 

Henri II et Diane de Poitiers : oui, je sais, ils avaient vingt ans de différence. Je suis d'accord avec vous, je ne m'imagine pas non plus avec un homme de vingt ans mon cadet mais, je ne pense pas que mon arrière-grand-mère s'imaginait, quand elle avait mon âge, qu'elle tomberait amoureuse à quarante ans, d'un jeune homme de vingt-deux ans, divorcerait et se remarierait avec lui.

 

Diane de Poitiers n'a jamais épousé Henri II (et pour cause) et Catherine de Médicis confisqua le château de Chenonceau après la mort du roi dans un tournois (1559) contre celui de Chaumont. Diane se retire alors à Anet où elle mourra en 1566.

 

 

Une autre femme de la Renaissance me plaît, mais son destin est plus austère : Louise de Lorraine-Vaudémont. Louise de Vaudémont

Louise de Lorraine-Vaudémont est une des plus discrète reine de France. Elle fut l'épouse d'Henri III. Ce roi aurait-il contracté un mariage d'amour ? Je ne saurai dire, en tout cas, Louise de Vaudémont était un parti modeste pour un roi. Henri III l'avait rencontré à la cours de Charles III de Lorraine, marié à Claude de France, sa soeur aînée. Il lui fallait une épouse pour assurer sa descendance, il l'a choisi, elle, fille aînée du comte de Vaudémont.

 

Ils n'eurent jamais d'enfants mais Henri III ne demanda jamais l'annulation du mariage. Il eut des maîtresses, certes, mais n'imposa jamais à la reine une favorite officielle. Après l'assassinat du roi en 1589, Louise se retira au château de Chenonceau. Elle ne quitta quasiment pas sa chambre, qu'elle fit entièrement repeindre en noir. Une unique fenêtre l'éclaire, et offre une vue imprenable sur le toit (je le sais, je l'ai visité). Elle y vécut onze ans et mourut au château de Moulins en 1601.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 10:25

La-Reine-des-lectrices.jpgédition folio - 122 pages.

 

Extrait du quatrième de couverture :

 

Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture  ? Si, d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

 

Mon avis :

 

Que se passerait-il, oui ? Une catastrophe ? Non. Un bouleversement complet des habitudes plutôt !

 

Le roi n'est pas un sujet, dit le marquis de Ponceludon au roi Louis XVI, dans Ridicule de Patrice Leconte. La reine en devient un dans ce livre. Il aura fallu la conjecture d'un léger soucis canin, d'un bibliobus et d'un commis de cuisine gay pour que la reine lise, ou pour être plus précise, que la reine découvre le plaisir de la lecture. Le bouleversement n'est pas tant au palais, dans sa charge (elle s'acquitte toujours fort bien de ses obligations) mais dans la manière dont elle occupe chacun des moments entre ces diverses tâches.

 

Pourquoi une reine qui lit serait-elle plus gênante qu'une reine qui se serait prise de passion pour l'horticulture ? Parce qu'elle s'ouvre à des univers qu'elle ne connaissait pas, parce qu'elle oblige le protocole à se tordre à sa convenance. Quand elle essaie de lire dans le carrosse tout en continuant à saluer la foule (au grand dam du duc d'Edimbourg), elle m'a fait penser à ses enfants qui lisent en cachette de leurs parents, au moyen d'une lampe électrique. Lire est dangereux pour la santé, c'est pour cette raison que tous les moyens sont bons pour la détourner de ce hobby, quitte à faire sauter un roman, surtout que celui-ci "était une véritable bombe pour l'imagination". La reine n'en demeure pas moins LA reine et ne croyez pas que ces obstacles vont la rebuter, ni que ces empêcheurs de lire en rond resteront impunis. La reine a des réflexes, figurez-vous, et ses ripostes sont implacables (après tout, l'Ecosse sous la pluie, la Nouvelle-Zélande par gros temps sont des contrées sympas).

 

Parallèlement à ses petites réjouissances, nous suivons le parcours d'une lectrice passionnée. Sans a-priori, la reine lit tout ce qui lui tombe sous la main, sans échelle de valeur. L'appétit vient en lisant et des auteurs qu'elle n'appréciait pas au début de son parcours de lectrice  lui révèlent toute leur complexité au fur et à mesure qu'elle exerce son jugement. Elle tisse des liens entre ses différentes lectures et devient avide de les partager.  De la lecture, elle passe à l'écriture offrant ainsi un dénouement pour le moins surprenant.

 

La reine des lectrices est un roman drôle, qui raconte comment la lecture peut devenir passion. 

 

challenge-le-nez-dans-les-livres1

 Troisième participation au challenge Le nez dans les livres organisé par George.

 

Trente-et-unième participation au challenge God save the livre organisé par Antoni.Challenge-anglaisChallenge-anglais

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 17:12

Je vous présente des félins qui viennent tout juste d'arriver chez moi.

 

Voici donc : 

 

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Prunelle et son petit Koala, né le 8 août.

 

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Camélia, Bella (entre les pattes de sa mère) et Lucas (à droite). Ils sont nés le 26 juillet.

 

Camélia, vous la connaissiez déjà. La voici en photo avec son frère jumeau, en mai 2010 :

 

Photos 2010 mai 049

 

Toute ressemblance avec Imogène, mon avatar, est normale : Imogène est la soeur aînée de Prunelle, et la tante de Camélia.

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 08:21

Terre-noire.jpgédition France Loisirs - 332 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

1887, Saint-Petersbourg. Jeune compositeur, Stepan réjouit par sa musique l'esprit du tsar. Mais tant de succès dérange. Alors, le jeune homme est accusé de complot contre le pouvoir. En Russie, il n'y a pas de place pour les traitres. Stepan doit quitter ses terres d'Ukraine qu'il chérit tant : le sombre domaine de Terre-Noire, et abandonner sa seule alliée, Natalia. Très vite, son exil prend la couleur de la haine.

 

Circonstance de lecture : je l'ai lu en une journée, dont une bonne partie dans la salle d'attente de mon vétérinaire. Je dédirai donc cette lecture à Vanille qui a dû subir une intervention cette après-midi. Je le lui dédis d'autant plus volontiers qu'elle est sur mes genoux pendant que je rédige ce billet.

 

Mon avis :

 

J'ai adoré ce livre (oui, je suis capable, de temps en temps, de rédiger des avis très brefs). Certes, de très nombreux éléments plaidaient en sa faveur. Le héros, d'abord, Stepan. Ses origines sont mystérieuses, et sans doute ne les connaîtra-t-on jamais : orphelin, il a été adopté par la baronne Danilova, à cause de son prodigieux don pour la musique. Il n'a cessé de développer ce don et à dix-neuf ans, il est devenu un compositeur en vue. En dépit des mises en garde, il se met en danger - pourtant, je n'ai pas trouvé son comportement irréaliste. Même averti, pouvait-il vraiment se douter de l'ampleur du complot qui se tramait contre lui, et de l'intransigeance du Tsar ? J'en doute.

 

Challenge youg adultIl faut dire que les adversaires sont puissants et déterminés. Ils remplissent à merveille leur emploi de traître. Volodia, le fils légitime, déteste Stepan parce qu'il ne comprend pas pourquoi sa mère l'a préféré à lui, son enfant biologique - j'aurai d'ailleurs aimé savoir pourquoi cette mère de trois enfants a désiré en adopter un quatrième. Kusak, son beau-frère, mari d'Olga Danilovna, est un traître magnifique, toujours capable d'une nouvelle fourberie. Je suis sûre qu'il n'a pas encore dévoilé tout son potentiel. d'autres parviennent encore à jouer double jeu - jusqu'à quand ?

 

Puis, il y a la Russie. Je ne n'épancherai pas sur ce pays, sinon, je n'en finirai pas. Sachez seulement qu'en lisant ce livre, j'ai retrouvé les sensations qui étaient les miennes en lisant Tourgueniev ou en regardant Trois soeurs de Tchekhov. Ce constat est plutôt positif pour un roman de littérature jeunesse.

 

Un autre billet chez Syl , avec qui je poursuis la lecture de cette trilogie.

 

chateau16

  Ma troisième participation au Challenge Vie de Chateau.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 16:04

La-femme-fidele.jpgédition Folio - 406 pages.

 

Mon résumé :

 

Nathalie et Sigurd sont mariés depuis seize ans. Ils n'ont pas d'enfants mais ils sont heureux. Ils ont chacun un bon travail, des loisirs, des vacances (chacun de leur côté). Tout va bien - en apparence.

 

Challenge Nobel

 

Mon avis :

 

 Le constat se répète : j'éprouve des difficultés avec la littérature norvégienne. Ma consolation est qu'il me reste beaucoup d'auteurs à découvrir, et j'espère que leur lecture modifiera cet état de fait. 

 

Le roman a été publié en 1936 et, comme j'ai lu un roman de littérature jeunesse qui se déroulait en 1936 en France, je ne puis que tracer le parallèle entre les deux pays. En France, 1936 est le symbole de la semaine de quarante heures et des congés payés. En Norvège, les féministes ont déjà combattu et obtenu des changements significatifs, même si ceux-ci ne sont considérés que comme provisoires. Nathalie est la femme fidèle du titre. Tout le monde est raconté de son point de vue. Bien que mariée, elle est rendue indépendante par son travail. Elle et son mari ont des centres d'intérêts différents, partent en vacances séparément, le plus naturellement du monde. Ce dernier point m'a cependant semblé en contradiction avec l'amour qu'ils disent éprouver mutuellement - pourquoi partir en vacances séparément alors qu'ils pourraient profiter de moments qui leur appartiennent entièrement ?

 

Nathalie et Sigurd forment un couple aisé, les autres membres de la famille ne sont pas non plus dans le besoin. La mère de Nathalie, ardente militante féministe, donnait même des conférences, quand elle ne se disputait pas violemment avec son mari - cet amour orageux leur a permis de passer toute leur vie ensemble. Tout est plus trouble dès que l'on aborde la famille de Sigurd : son père s'est suicidé, sa mère est morte de la tuberculose en soignant sa fille, elle-même emportée par la maladie, sa première belle-soeur est internée. J'ai eu l'impression non de me trouver en face de non-dits, mais de rester en dehors du récit parce que les personnages disposaient d'un savoir commun, implicite, qui n'était pas partagé avec le lecteur.

 

Le thème principal est l'amour conjugual. Soit. Comme le titre le suggère, le bonheur conjugual repose avant tout sur la femme, si possible la femme au foyer, qui prend soin de son mari et le soulage de tout soucis. Nathalie travaille, certes, mais elle préfère soigneusement le repas de son mari, plie et range soingeusement ses affaires, aucun soucis ne ternit leur quotidien. Nathalie a un caractère égal, ce qui explique la sérénité de leurs seize années d'union.

 

 Rien n'est si simple. Ce qui semblait être, aux yeux de Nathalie, un mariage réussi, ne l'était pas. Nathalie était une jeune fille des villes, Sigurd un jeune homme de la campagne - leur éducation fut très différente. Modernité : Nathalie tient pour acquis que chaque personne a un "rêve", un fantasme de bonheur et qu'il cherchera à l'accomplir. Elle a cru être le sien, elle se fourvoyait.  Poids des traditions (bien que ce constat soit toujours accusé de causer l'échec de certaines unions) : Sigurd ne supportait pas de ne pas être le chef, le protecteur de sa femme. Il ne supportait pas de ne pas être le chef de famille, puisqu'aucun enfant ne leur était né. Il a rencontré, de manière très banale, une jeune fille qui avait besoin de sa protection et à qui il a fait un enfant. Le combat entre tradition et modernité est sous-jacent. Si Nathalie porte le costume traditionnel norvégien par plaisir et parce qu'il lui rappelle de bons moments passés avec Sigurd, si elle est athée, il n'en est pas de même pour Anne sa rivale, dont les parents n'acepteront jamais qu'elle se marie avec un homme divorcé.Anne est destinée à devenir "une de ces femmes paisibles de la campagne" et à reprendre la ferme familliale.

 

Anne. Ce prénom joue un rôle et fait partie de ces informations implicites. Anne était le prénom de la mère et de la soeur de Sigurd, et le fait qu'il trompe sa femme avec une toute jeune Anne ne doit rien au hasard, il cherche à travers elle les figures des femmes aimées, si différentes de Nathalie et si rassurantes. Les morts sont nombreuses dans ce roman et n'étonnent personne, la mortalité infantile ou maternelle m'a semblée élevée. Il s'agit là d'un reflet de la réalité, bien sûr, cependant, surtout vers la fin du roman, j'ai trouvé que certains décès étaient bien commodes pour le développement de l'intrigue. 

 

Si je n'ai pas apprécié ce livre (contrairement aux autres livres que j'ai lu pour le challenge des Nobel), je reconnais qu'il m'a fait m'interroger sur les notions de fidélité et d'amour telles que l'entendait Sigrid Undset.  

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 22:28

Associes-contre-le-crime.jpgédition Le livre de poche - 124 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Tommy et Tuppence Beresford s'ennuient. Quoi de mieux qu'une agence de détectives pour rompre le train-train de la vie quotidienne ? Et les voila lancés dans quinze aventures exaltantes... mais périlleuses, dont ils sauront se sortir avec humour.

 

Mon avis :

 

Tout d'abord, je pesterai contre les maison d'édition française qui ont coupé en deux le recueil initial d'Agatha Christie. Oui, les nouvelles mettant en scène Tommy et Tuppence sont bien au nombre de quinze mais certaines sont coupées en deux de manière assez artificielles, permettant ainsi d'atteindre le chiffre de quinze. Le volume deux Le crime est notre affaire , que j'ai trouvé dans une édition datant d'une trentaine d'année, commence lui à la nouvelle huit. Il serait bon de s'entendre une bonne fois pour toute et, pourquoi pas, de réunir enfin ces textes en un seul volume qui, après tout, ne mesurerait que 310 pages.

 

Passé ce moment de défoulement contre les aberrations de l'édition, passons au volume proprement dit. A force de voir Catherine Frot et André Dussolier incarner les Beresford, le lecteur moyen aurait tendance à oublier qu'ils ont été jeunes et aventureux. Tommy et Tuppence ont trente-deux et vingt-cinq ans, ils sont mariés depuis six ans, et Tuppence s'ennuie auprès de son mari aux cheveux roux (excepté un poil blanc dans les sourcils). Elle a beau passé en revue toutes les distractions possibles - y compris sa collection de chapeau - rien n'y fait. Elle ne rêve que d'une chose :

- Imagine comme ce serait palpitant, poursuivit-elle, d'entendre tout à coup cogner à la porte, d'aller ouvrir et de voir un mort entrer en titubant !
- S'il est mort, il ne peut pas tituber, répliqua Tommy avec un certain esprit critique.

Le chef du département d'état, Mr Carter, leur offre bien mieux : une agence de détective dont le propriétaire est actuellement logé aux frais de la couronne et se montre peu bavard.

Les débuts sont un peu laborieux pour Mr Blunt et Miss Robinson(leur nom d'emprunt) mais grâce à l'ingéniosité de Tuppence, l'agence de détective international, se forge une réputation, qui donne parfois des sueurs froides à Tommy.

 

 Chaque nouvelle s'inspire d'un auteur de romans policiers reconnus : comme dans le second volume, Sherlock Holmes et Watson servent de modèle dans l'affaire de la perle rose, bien que Tommy ne maîtrise pas vraiment leur méthode. J'ai eu aussi le plaisir de lire une nouvelle, L'homme dans la brume, qui s'inspirait des enquêtes du père Brown, de Chesterton.

 

Les enquêtes sont extrêmement variées. Nous passons du comique au drame, de la disparition volontaire au crime passionnel, sans oublier l'affaire d'espionnage pour laquelle les Beresford ont été effectivement engagées. Les personnages qu'ils croisent au cours de ses enquêtes n'en sont pas moins nettement caractérisés, de la lady kleptomane à l'actrice aussi belle que bête. 

 

Associés contre le crime est un divertissement policier exquis.  

 

Ma trentième participation au challenge God save the livre organisé par Antoni.Challenge-anglais

challange-agatha-christie 

Ma dix-neuvième participation au Challenge Agatha Christie organisé par George.

 

 

 

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