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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 05:36

book_cover_comment_je_suis_devenue_flic_126862_250_400.jpgéditions Thierry Magnier - 149 pages.

 

Mon résumé :

 

Alice veut devenir officier de la police judiciaire et elle sait que sa mère, ardente défenseuse de la cause des sans-papiers, ne réagira pas très bien. Aussi, elle profite d'une dégustation au palais du muffin pour lui dévoiler sa vocation. Mais tout ne se passe pas comme prévu.

 

Mon avis :

 

Challenge youg adultIl est des livres que je termine uniquement par acquis de consicence - oui, je sais, ce constat est assez horrible. J'avoue avoir dévoilé très largement l'histoire, si ce n'est que j'en dis moins que la quatrième de couverture.

L'action se traîne littéralement en longueur, parce qu'elle est entrecoupée de très longs retours en arrière qui nous dévoilent les rencontres les plus marquantes avec les sans-papiers pour lesquels ils ont eu à prendre fait et causes.

De même, le récit dans le palais du Muffin s'étire désespéremment. Alice nous dévoile une profusion de détails avec une maturité étonnante (pour une pas dire impossible) chez une demoiselle de quinze ans, en train de vivre un tournant de sa vie et une expérience traumatisante. Son récit pourrait être la preuve qu'elle est vraiment faite pour devenir policière parce qu'elle en possède déjà tous les réflexes, sans oublier une aisance face à sa mère et à ses arguments, il est surtout pour moi peu crédible, et sonne plutôt comme un chapitre des futures mémoires de la future super flic qu'Alice deviendra sans doute, après des débuts aussi fracassants plutôt que comme le récit de vie d'une adolescente.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 19:47

quand-la-revolte-grondeédition Flammarion jeunesse - 216 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

En 1936, Emilie, quinze ans, quitte sa grand-mère pour travailler à l'usine. Dès les premiers jours, elle doit faire face à une discipline de fern un travail exténuant et un salaire d emisère. Bientôt, un jeune cheminot va tout changer : il lui parle de dignité, de grève, de congé payés. Le coeur battant, Emilie s'engage à ses côtés dans le combat solidaire des travailleurs, malgré les risques qu'elle encourt.

 

Mon avis :

 

Ce roman est facile à lire, il est aussi extrêmement bien documenté, et permet de revivre cette année 36 qui a vu l'avènement des congés payés, et de la semaine de quarante heures. Tout est juste, d'un point de vue historique, et la vie quotidienne est bien retracée. Emilie fait découvrir en même temps que le lecteur, le monde du travail des années 30, l'usine, la possibilité de ne pas être réemployée du jour au lendemain, sans véritable motif (ce que nous nome rions aujourd'hui la précarité), la difficulté à trouver un logement. S'ajoutent aussi certaines pratiques qui vont décontenancer les adolescents à qui ce livre est destiné : une jeune fille "bien" ne sort pas "en cheveux" et une promenade avec un garçon est un engagement qui peut vous mener au mariage.... Point important : le roman ne s'arrête pas avec la résolution du conflit, il se poursuit en montrant les changements que les réformes ont apporté à chacun.

 

Pourtant, je ne suis pas satisfaite de cette lecture. Trop d'éléments, sans doute, comme s'il y avait une volonté d'en apprendre le plus possible sur cette période, au détriment de la crédibilité du récit. Si Emilie, Vincent, Rémy, Juliette, ou les ouvriers de Bertier et Cie prennent vie devant nous, de manière très juste, j'ai trouvé que les relations entre Emilie et ses parents étaient assez artificielles, à l'image de ces lettres qu'ils échangent et qui permettent de découvrir le travail dans les grands magasins (avec une référence à Emile Zola). 

 

Ce qui m'a vraiment dérangé est le second sujet qui est traité dans ce livre et avec lui, j'arrive à un trop-plein. Ce sujet est la désertion pendant la première guerre mondiale Non seulement j'ai trouvé qu'il se greffe sur le récit principal de manière très artificielle, mais encore qu'il est traité de manière superficielle. C'est d'autant plus dommage que l'évocation de la première guerre mondiale était particulièrement réussi.

 

Quand la révolte gronde me laisse un souvenir en demi-teinte, j'aurai pourtant envie de le faire découvrir à mes élèves.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 17:25

CrimeLibrairie des Champs-Elysées - 186 pages.

 

Mon résumé :

 

Ces sept nouvelles mettent en scène Tommy et Tuppence Beresford, deux détectives privés et néanmoins agents secrets.

 

Mon avis :

 

Je sais : j'aurai dû commencer par le tome 1 (en Angleterre, les deux tomes sont réunis dans un seul volume). J'ai trouvé celui-ci, j'avais besoin d'une lecture-détente cet après-midi, j'ai donc jeté mon dévolu sur ce recueil de nouvelles.

 

Chaque nouvelle s'inspire d'un roman policier connu et de son enquêteur - à l'époque. Je dois dire qu'à part Sherlock Holmes et Watson, je n'en connaissais aucun, pas plus Roger Sheringham que Dr Fortune et le superintendant Bell.

 

Tommy et Tuppence parviennent à résoudre les enquêtes les plus diverses, de l'alibi à démonter (un jeu mondain plus qu'une véritable enquête dans L'alibi irréfutable), au gang de trafiquants à démanteler (Les chaussures de l'ambassadeur) - ils aiment beaucoup le mot "gang". Pourtant, ils connaissent un échec dans La maison de la mort, échec qu'ils se reprocheront, bien qu'ils auraient difficilement pu empêcher quoi que ce soit. Cette nouvelle est sans doute la plus macabre, avec son cortège d'empoisonnement, de folie et et de cadavres. Un peu plus, et je me croyais dans un roman noir.

 

L'humour domine néanmoins, et les connaissances approfondies de Tuppence et Tommy sur des sujets particulièrement sérieux (de l'art de porter un chapeau sans épingle à chapeau, ou de se teindre les cheveux ou encore de conserver les pommes de terre nouvelles) les mettent sur la piste du coupable. J'ajoute que Tommy se trouve (souvent) en difficultés peu avant le dénouement et que quelques scènes d'action particulièrement piquantes pimentent le récit. 

 

Ma vingt-huitième participation au Challenge God Save the livre organisé par Antoni. Challenge-anglais

challange-agatha-christie 

Ma dix-septième particpation au Challenge Agatha Christie organisé par George. 

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 12:34

chanteuse-russe.jpgédition Babel Noir - 340 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

URSS, 1985. Dans une chambre de Moscou, on découvre les corps de Sonia, employée de l'ambassade du Danemark, et de Véra, une prostituée russe, dans des circonstances qui ne laissent aucun doute quant aux jeux érotiques qui ont précédé leur mort. Autour d'elles : des vidéos pornos et des dollars - pièces à conviction des deux plus graves délits reconnus par le régime en place.

  

Jack Andersen, diplomate danois, ne croit pas à la thèse de l'accident suivi d'un suicide qui est rapidement avancée. Son ambassade comme les dirigeants soviétiques ont en effet tout intérêt à enterrer l'affaire, même si une assiette en trop permet d'imaginer que les deux femmes n'étaient pas seules dans l'appartement. La quarantaine désabusée, pour penser à autre chose qu'à son divorce imminent, Jack commence une enquête qu'il croit discrète.

 

Mon avis :

 

Je voulais découvrir le roman policier danois, et cette découverte est à la fois ratée et réussie. Elle est ratée, car l'action se déroule en URSS. Minuscule bémol, en regard de la grande réussite qu'est ce roman.

dc3a9fi-scandinavie-noireLa chanteuse russe nous plonge dans une époque que nous avons déjà oubliée, celle de l'URSS d'avant la Perestroïka, d'avant l'éclatement de l'URSS pour tout dire, bien avant la reconnaissance de l'indépendance des républiques baltes. L'action prend place du bon côté des choses, celui du monde diplomatique. Contrairement aux russes, les diplomates ne manquent de rien. Contrairement aux russes, ils ne sont pas obligés de rester ad vitam aeternam dans ce pays, qui n'est que l'avant-goût d'une meilleure affectation.

 

Le seul personnage qui tranche dans ce milieu est Jack Andersen. Il m'a été immédiatement sympathique. Lui aime ce pays, et c'est par amour pour lui, pour sa culture, qu'il a choisi cette affectation, hors de tout choix de carrière. Il n'a pas été élevé pour devenir un brillant diplomate et tranche dans ce milieu trop policé. Peu importe les piques qui lui sont lancés, il accentue comme à plaisir sa différence. Il refuse les discours convenus et déjà, le politiquement correct. Il lui importe peu que Sonia ait été légère et que sa compagne se prostituaient : justice doit leur être rendues. Il est le seul à en avoir envie puisque, pour les autres diplomates, les intérêts du pays priment avant tout et leur mission semble être de limiter les dégâts.

 

Il rencontre, au cours de son enquête, Lili, sa soeur de Véra, la seconde victime. Son histoirechallenge-Des-notes-et-des-mots-2 est si tragique et si absurde qu'elle serait inconcevable dans un autre pays. J'en connais même qu'elle pourrait faire rire. Lili est veuve et chante pour gagner sa vie, "sans ardeur ni intérêt", non parce qu'elle n'est pas douée, mais parce qu'elle n'aime ni ne vit ce qu'elle chante. Il n'en sera pas toujours ainsi, heureusement. Le jazz, le rock, deux genres musicaux qu'elle pratique de manière quasi clandestine, lui permettent d'exprimer sa passion pour la musique. Jack, dont la vie sentimentale est un désastre, tombe amoureux d'elle, et un homme amoureux est bien plus fragilisé.

 

Il en faudra du temps, des renoncements pour que les meurtres de Sonia et de Véra soient jugés. Les ramifications du pouvoir sont telles, les intérêts des uns et des autres si variables suivant l'évolution du régime qu'un intermède sera nécessaire entre les deux temps forts de l'enquête pour que tout soit enfin résolu. Il en faudra aussi, des accidents qui n'en sont pas vraiment, des rencontres clandestines, des contournements des absurdes règles de vie en vigueur pour nous mener jusqu'au dénouement. Au milieu de ce chaos, l'amitié et l'amour sont les deux seules valeurs qui ne se monnayent pas - mince rayon d'optimisme, dans un récit dont l'issue restera incertaine jusqu'à la dernière page.

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:11

 

 

wildpal9.png

 

En me promenant sur les blogs de Zazy et de Malo, je suis tombée sur ce club d'un genre nouveau qui a tout pour me plaire. Il a été crée par Lyra Sullivan et je ne peux qu'être d'accord avec le concept.

 

Il est très simple. Vous en avez assez de faire des régimes pour faire baisser votre PAL ? Vous en avez assez de rester trois mois sans acheter de livres, de fuir les librairies, les bouquinites, les sites internet, vos copines qui vous demandent si vous n'allez pas lu tel bouquin - et vous ne POUVEZ pas leur dire que, non, justement, vous ne pouvez pas parce que vous êtes interdit d'achat pour encore trois semaines ? 

 

Laissez libre court à votre PAL, laissez-la croitre ou rapetisser sans plus vous préoccuper de sa taille. Wild PAL Forever !

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 16:13

lettre-en-provenance-d-elnuit-10.jpgédition Allia - 71 pages.

 

  

 

Je ne pouvais pas commencer cet article sans parler de la vie de Nelly Sachs. Elle est née à Berlin en décembre 1891, dans une famille de juifs "assimilés". Son père Walter est industriel, sa mère Margarete est femme au foyer. Elle lit beaucoup et commence à écrire. En 1906, elle reçoit en cadeau d'anniversaire La légende de Gösta Berling, de Selma Lagerlof. La lecture de cette oeuvre est si enthousiasmante que Nelly entame une correspondance avec Selma. Encouragée, elle continue à écrire mais Nelly traverse, à la suite vraisemblablement d'une histoire d'amour malheureuse, une grave crise, qui l'amène à se confier pendant deux ans au psychiatre Richard Cassirer, qui l'encourage à écrire. La guerre passe, la jeune fille ne quitte pas ses parents. En 1929, ses poèmes sont publiés pour la première fois. En 1930 son père meurt. En 1933, Hitler prend le pouvoir et le nazisme poursuit sa progression inexorable. Après 1936, Nelly Sachs ne peut publier ses textes que dans des revues juives. Grâce à Selma Lagerlof, Nelly et sa mère quittent in extremis l'Allemagne en 1940. Elle ne quittera plus Stockholm et ne cessera d'écrire.  Sa mère meurt en 1950. Nelly Sachs reçoit le prix Nobel de littérature en 1966, conjointement avec Samuel Joseph Agnon. Elle meurt à Stockholm le 12 mai 1970.

 

Je tenais à écrire cette biographie car Nelly Sachs a consacré toute sa vie à l'écriture, comme une réponse implcite à ceux qui pensaient qu'il était impossible d'écrire "après" la Shoah. J'ai l'impression que, pour Nelly Sachs, écrire était la preuve de montrer que tout n'avait pas été anéanti, que l'espoir était encore possible. 

  

Ce livre est le dialogue, le "silence parlant" qu'elle a entretenu avec sa mère après la mort de celle-ci, survenue en 1950. Cette date est véritablement le point de départ du livre, celui qui sert de référence : "7 octobre. 8 mois. Chacun a son propre calendrier de mort et de résurrection".   Elle a puisé son inspiration dans la Bible et le hassidisme. Elle cite également ses oeuvres antérieures : autant dire que l'édition de Lettres en provenance de la nuit est abondamment annoté, autant pour comprendre les références religieuses que les allusions à la vie privée de Nelly.

 

Ce recueil ne se lit pas comme un roman. Il faut prendre le temps de lire, de revenir en arrière, de lier un paragraphe à un autre ou à une strophe, de goûter la simplicité et la richesse des mots tout à la fois d'un texte qui mèle les détails du quotidien et les réflexions sur la foi, la souffrance et la compassion. Ce n'est pas un livre qui se referme et se range après avoir été lu, c'est un livre qui reste sur la table de chevet et dont on relit un extrait de temps à autre.

 

Je terminerai par une dernière citation : 

Ame bien-aimée, toi tu sais ! Mais moi je ne sais rien et je comprends de moins en moins. Je souffre et j'aime et me languis. A quelle religion ça appartient, ça ? (p. 54)

 

Challenge Nobel

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 14:19

Fond.jpg

édition Le livre de poche - 315 pages.

Quatrième de couverture :

 

Un junkie retrouvé mort dans un squat d'Edimboug, juste un cadavre dont le corps a été placé sur le sol selon un étrange rituel. Une jeune fugueuse terrifiée qui pense que son ami a été assassiné.

Mais tout le monde s'en moque. Ce sont les déchets de la société, des drogués et des petits délinquants. Mieux vaut s'intéresser aux nouvelles entreprises en plein essor et aux lotissements flambant neufs qui vont apporter la prospérité à une ville qui se vante déjà de sa "qualité de vie".

Il n'y a guère que l'inspecteur Rébus pour s'en préoccuper, sentir quelque chose de trop malsain, de trop dangereux, pour être laissé dans l'ombre... Quelque chose qui n'est peut-être pas sans lien avec le monde merveilleux que promettent promoteurs et publicistes...

 

Mon avis :

 

Je suis ravie de retrouver l'inspecteur Rébus, même si je ne lis pas ses aventures dans l'ordre (la faute à une quatrième de couverture erronée, qui présentait Le carnet noir comme la première aventure de Rébus). Dans ce tome, son frère est encore en prison, Holmes vient tout juste d'être nommé, après avoir tiré un trait sur ses brillantes études (une année en fac d'histoire), et Rébus vient d'être quitté par sa dernière compagne en date, qui lui a préféré un animateur radio.

 

Kiltissime 1Ronnie, la victime n'intéresse personne, sauf Rébus. Un junkie en moins, ce n'est pas gênant. D'habitude, je parle de pugnacité quand un policier s'obstine à résoudre une enquête dont personne ne veut, mais là, cette qualité se double d'une autre : le sens aigu de la justice. Que justice ne soit pas rendue parce que la victime n'est qu'un junkie SDF aux aspirations artistiques dévastées hérisse tout simplement le poil de Rébus.

 

Problème : les enjeux de la résolution de l'enquête vont bien au-delà de la mort d'un junkie, bien au-delà des inquiétudes de sa compagne Tracy, qui pense être suivie (et ne se trompe pas) et sait pour quelles raisons Ronnie a été tué.

 

Sur le thème quasiment éternel de l'exploitation des laissés-pour-compte par les puissants, Ian Rankin tisse une intrigue complexe, où l'ombre de Stevenson se fait sentir. Chaque Jekyll bien intégré dans la société a un côté Hyde qui s'exprime en toute liberté. Rébus, Tracy, Holmes, Nell (la petite amie de Holmes) paieront de leur personne au cours de cette enquête. La carrière de Rébus sera même un temps mise en péril, c'est dire la puissance des personnes auxquelles il s'attaque. 

 

Bien que les coupables soient confondus, je ressens pourtant une amertume en refermant ce livre, sans doute parce que le dénouement est cruellement crédible.

 

Challenge-anglais 

27e participation au challenge God save the livre d'Antoni.

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 07:21

concours star

Voici le bilan de la troisième semaine de lecture du concours STAR organisé par Liyah. Cette semaine, j'ai voulu vraiment être au maximum de mes possibilités de lecture.

 

J'ai donc lu :

 

Les chevaux fantômes et autres contes de Karen Blixen un recueil de nouvelles danois.

L'autre, tome 3 : La huitième porte de Pierre Bottero afin de terminer la trilogie.

Oh, boy ! de Marie-Aude Murail et Avalon High de Meg Cabot, deux livres de littérature jeunesse.

Incident de personne d'Eric Pessan, qui m'a permis d'atteindre le 2 % du Challenge de la rentrée littéraire 2010.

La formule préférée du professeur de Yoko Ogawa et La librairie Tanabe de Miyuki Miyabe , mes premières incursions dans la littérature japonaise.

Trois souris d'Agatha Christie

Fièvre noire de Karen Marie Moning

Au total, neuf livres.  

 

Je tiens donc à remercier, comme la semaine précédente, mes insomnies qui m'ont permis de beaucoup lire. Surtout, j'ai laissé mes "lectures professionnelles obligatoires" de côté pour ne lire que des livres qui me faisaient vraiment envie.

 

Chevaloh boyHuitième porteAvalon highIncidentyoko ogawa Trois souris Librairie tanabe Fièvre noire

 

 

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 20:34

Fievre-noire-copie-1.jpgédition J'ai lu - 407 pages.

 

Mon résumé :

 

Mac mène une vie très tranquille en Georgie. Elle étudie - vaguement, bronze - souvent. Sa vie bascule le jour où elle reçoit un coup de téléphone de Dublin. Sa soeur aînée, Alina, a été sauvagement assassinée à Dublin où elle poursuivait ses études. Les jours passent, l'enquête piétine. Pas question pour Mac de se résigner, de "faire son deuil", comme on lui répète de le faire. Elle part pour Dublin, bien décidé à découvrir qui a tué sa soeur.

 

Mon avis :

 

Je ne suis pas du tout ennuyée à l'idée de rédiger cet article - sauf qu'il faut bien se rendre à l'évidence : les fans de la série ont déjà lu le livre avant moi ainsi que la suite, ceux qui ne sont pas intéressés par l'Urban fantasy (précision écrite sur le quatrième de couverture, je ne connaissais même pas l'existence de ce genre littéraire) passeront leur chemin et n'auront que faire de mon avis. Alors comment écrire un article un tantinet original ???? En écrivant strictement comme d'habitude.

 

L'héroïne est très attachiante (non, ce n'est pas une faute de frappe), et ce n'est pas Jéricho Barrons qui me dira le contraire. Il est vrai que pour une américaine moyenne, habillée comme une poupée Barbie ou un arc-en-ciel ambulant (même affligée par la mort de sa soeur, Mac continue à avoir une préférence marquée pour le rose bonbon, le parme ou le pêche), se retrouver brusquement projetée dans un monde cauchemardesque, peuplé d'Unseelies monstrueusement monstrueux est une expérience destabilisante. Je ne vous raconterai pas non plus à quel point rencontrer Jericho Barrons peut aussi être une expérience hors-norme. Ses méthodes sont un peu cavalières - mais avouez qu'essayer de protéger Mac, qui n'en fait quasiment qu'à sa tête et est bien assez grande pour se protéger toute seule (en oubliant les règles les plus élémentaires de sécurité. A croire que son ange gardien est surentraîné. A moins qu'il ne s'appelle Barrons tout simplement) n'est pas non plus une partie de plaisir. Pour Jéricho - je le plaindrai presque, déjà qu'il n'a pas un physique facile le pauvre (et oui, ce n'est pas aisé d'être beau, viril et élégant), se coltiner ce cauchemar rose bonbon est parfois éprouvant. 

 

Spontanément, je n'ai pu m'empêcher de comparer Mac à Sookee, une autre héroïne blonde, du Sud, serveuse de son état, dont un membre de la famille a été sauvagement assassiné. Toutes les deux sont irrésistiblement attirées par des créatures pas vraiment de notre monde. Sauf que Sookie se jette volontairement dans les bras de vampires et autres bestioles plus ou moins poilues, alors que Mac est victime de leur charme, et fait tout pour lutter contre celui-ci (sinon, elle serait devenue une pri-ya, et ses carottes étaient cuites). Surtout, la différence essentielle est la manière dont la mort d'Alina est vécue, au sens plein du terme, par Mac. Il ne lui suffit pas d'une journée et d'une bonne tarte à la rhubarbe pour se consoler. Rien n'y parvient en fait, et retrouver l'assassin de sa soeur est littéralement ce qui fait avancer Mac - et ce qui la protège aussi. 

 

Je tiens à rassurer tout le monde : je ne suis pas devenue accro à la série. Je commence le tome 2 ce soir.  

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 16:09

Librairie-tanabe.jpg

éditions Picquier - 220 pages.

Mon résumé :

 

Monsieur Iwa, âgé de soixante-cinq ans, est libraire à Tokyo. Plus précisément, il vend des livres d'occasion dans la librairie Tanabe, avec (parfois) l'aide de son petit-fils Minoru. Tous deux seront confrontés, par l'intermédiaire de leurs clients, à des histoires étranges, qu'ils aideront à élucider.  

 

challenge-le-nez-dans-les-livres1
Circonstance de lectures :

 

J'avais envie de lire ce livre depuis le mois de mars, et nous sommes en août : il était temps que je cède à mes envies livresques. Il s'intègre très bien dans le challenge Le nez dans les livres organisé par George

 

Mon avis :

 

J'ai trouvé la lecture de ces cinq nouvelles particulièrement apaisante, ne serait-ce que parce que le héros est profondément humain, attentif aux autres et, bien sûr, amoureux des livres. Il ne l'a pas toujours été : pendant les quarante années qu'il a passées chez un grossiste, il ne lisait pas beaucoup, mis à part les journaux. Il reprend néanmoins la librairie par amitié pour son défunt ami Yuujiro Kabano, puisque son fils unique ne pouvait la reprendre. J'aime beaucoup la description qui est faite de la librairie, p. 173 : 

 

"Les étagères du magasin accueillaient en général des publications distrayantes, toutes de bonnes qualité. Les romans y côtoyaient les manuels pédagogiques. On pouvait choisir entre une méthode d'apprentissage de la peinture et des contes pour enfants. Les clients venaient ici pour rêver et se faire plaisir."

 

Aussi, ne vend-il que des livres "plaisants", choix que, j'en suis sûre, certains trouveront discutables. Néanmoins, c'est ainsi qu'il maintient à flot son commerce, plutôt qu'en vendant la biographie en cinq volumes d'un fondateur de secte bouddhiste.

 

J'ai découvert un Japon intimiste, et son passé : que représente la Seconde guerre mondiale et ses bombardements, vu de l'intérieur ? Le logement, l'importance des liens familiaux, les études, le travail, les relations amoureuses sont évoquées et intégrées aux intrigues de manière très naturelle. J'ai découvert un conflit toujours sous-jacent au Japon entre les traditions et la modernité. Il s'illustre notamment dans l'émergence de "nouveaux métiers" comme pigiste, ou la comparaison explicite entre le système éducatif japonais et la plus grande souplesse rencontrée à l'étranger. J'ai découvert aussi certaines pratiques éditoriales, qui n'ont plus court : certains romans étaient vendus avec une garantie de remboursement. S'ils ne plaisaient pas, il suffisait de les renvoyer à l'éditeur, sans avoir ouvert l'enveloppe qui enveloppait le dernier quart des pages. J'ai découvert aussi la mutation dans l'écriture des romans policiers. Minoru Iwagana fait découvrir à son grand-père le genre des "polars psychologiques", dans lesquels les crimes sont commis sans mobile. L'émergence de ce genre a quasiment contraint au silence les tenants de l'ancienne manière, et leurs livres sont devenus quasiment introuvables, sauf dans les librairies d'occasion.

 

Ce qui pourrait déplaire est que les intrigues ne soient pas assez policières. Monsieur Iwa, le libraire, est un humaniste, un homme altruiste et généreux.  Monsieur Iwa est capable de voir des détails que d'autres ne perçoivent pas, comme l'impossibilité pour le jeune voleur de la troisième nouvelle, Le clairon menteur, de s'asseoir. Pour lui, retrouver un coupable sert avant tout à préserver les vivants (comme le petit garçon du Clairon, une superbe mise en abîme d'un conte traditionnel ou le héros malchanceux d' Un  mois de juin peu ordinaire) et si le coupable est interpellé, tant mieux, non pour la justice, mais parce qu'il sera ainsi hors d'état de nuire. Son petit-fils et lui sont parfois directement confrontés à la violence, et Minoru paie largement de sa personne dans la nouvelle Le chasseur solitaire

 

La librairie Tanabe est un recueil de nouvelles pour amoureux des livres.  

 

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