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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:43

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Mon résumé :

 

Sherlock Holmes s'ennuie, et pas qu'un peu. Et quand il s'ennuie, il cède à son pire penchant, la cocaïne, et Watson ne peut pas l'en empêcher.

Heureusement, une nouvelle affaire se présente : Mary Morstan demande à Sherlock Holmes d'enquêter sur la dispartion inexpliquée de son père, dix ans plus tôt, et sur le mystérieux inconnu qui lui propose de réparer l'injustice qui lui a été faite.


 

Challenge-anglais Challenge God Save the livre organisé par Antoni 

 

 

 

Mon avis :

 

Cette enquête de Sherlock Holmes - la deuxième dans l'ordre chronologique - nous mène encore sur les traces d'un mystère qui puise son origine bien des années plus tôt, entremêlant les fils de l'intrigue avec le Londres contemporain (de Sherlock Holmes).


En effet, en suivant Watson, Mary Morstan et Holmes, nous visitons différents quartiers de Londres, du plus cossu au plus plus populaires, pour finir sur les quais de la Tamise. Nous retrouvons, comme dans Une étude en rouge de Sir Arthur Conan Doyle Wiggins et sa petite bande d'enquêteurs, gamins des rues fort débrouillards pour trouver des renseignements pour Sherlock Holmes. Nous rencontrons des personnalités tout d'un bloc, comme celle de l'avare Bartholomeuw Sholto (ou l'avarice comme héritage empoisonné) ou son jumeau Thaddeus, plus sympathique, plus excentrique aussi.

 

Le ton est un peu différent, également, car Watson, je n'en ferai pas mystère, est amoureux de Mary, et n'a pas grand chose à lui offrir. Il est préoccupée par sa santé, son bonheur, son avenir, et la résolution de l'enquête ne devient importante que parce qu'elle l'est pour l'avenir de Mary.

 

Le signe des quatre n'est pas mon enquête préférée, mais j'ai eu plaisir à la redécouvrir.

 

Challenge petit bac par Enna

 

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petit bac

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 20:24

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Circonstance d'écriture :

 

Maintenant, quand je poste un avis, je me demande sur quel blog le poster. Il est évident pour moi que je continuerai à poster sur ce blog-ci, c'est vers celui-ci que je me réfugie quand cela va mal.

 

Mon résumé :

 

John Watson est médecin. Il a été grièvement blessé, puis a été démobilisé. A Londres, il ne peut rester dans son hôtel, bien trop couteux. Il cherche une colocation. Un ami lui fait remarquer qu'il est la deuxième personne ce our-là à lui tenir ces propos. Il lui présente alors Sherlock Holmes, curieux individu aux connaissances nombreuses et au mystère intact.

 

Challenge petit bac par Enna

 

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petit bac

 

Mon avis :

 

Etude en rouge ? Le roman que tous les auteurs de romans policiers devraient lire en urgence - surtout ceux qui pensent avoir tout inventé. Il est simplement incroyable.

 

Je ne parlerai pas de la construction de l'intrigue, dans laquelle rache (vengeance en allemand) est le maître mot. Pas une petite vengeance d'une bouchée, non, pas une vengeance pour un motif faible, risible, dérisoire, non, une vengeance, totale, complète, absolue, telle qu'elle semble dépasser les dignes représentants de Scotland Yard. Je ne parlerai pas de ce formidable retour en arrière qui nous plonge, pour le tiers du roman, dans un univers bien éloigné de Londres et de Baker Street. Je ne parlerai pas de ces personnages que, finalement, on verra peu, comme Wiggins, chef d'une bande de gamins des rues, ou le petit bouledogue de John Watson.

 

Je parlerai de la création d'un mythe : celui de Sherlock Holmes. C'est à travers le regard de Watson que nous le découvrons, Watson détective sans le savoir puisqu'il recueille indice et information pour découvrir quelle peut être la profession de son curieux colocataire, fortement ignare en littérature et en astronomie, incollable sur les poisons et autres substances bizarroïdes.

 

Prétentieux, Holmes ? Un peu, beaucoup parfois, à la mesure de son talent. J'avais oublié la rivalité entre les deux policiers "officiels" dans cet enquête, ne gardant le souvenir que de Lestrade - je ne pense pas être la seule.

 

Paradoxe : Il entraîne son nouvel ami (en avait-il seulement un avant ?) à travers tout Londres, pour découvrir ce mystérieux assassin mais il préfère très largement rester chez lui, afin de réfléchir sur les indices, les informations qui lui auront été apportées - et il réussit à remonter la piste du criminel bien mieux que la police.

 

A bientôt, Sherlock et Watson.

 

 

Challenge-anglais Challenge God Save the livre organisé par Antoni 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:39

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Mon résumé :


Lady Edgware - Jane pour les intimes - souhaite divorcer de son mari, Lord Edgware, afin d'épouser son nouvel amour. Problème : séparé depuis trois ans, lord Edgware ne veut pas entendre parler de divorce. Il n'a pas cédé avec sa première femme, morte à l'étranger, il ne cèdera pas avec la seconde, cette actrice dévergondée. Jane fait donc appel à Hercule poirot afin qu'il amène son mari à accepter le divorce. Souci : non seulement, il accepte, mais il affirme avoir envoyé une lettre en ce sens, six mois plus tôt. Hercule Poirot n'aura pas le temps d'éclaircir ce mystère, Lord Edgware est assassiné le soir même.

 

Challenge petit bac par Enna

 

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petit bac

 

 

 

Mon avis:

 

J'ai l'impression de ne pas avoir lu d'enquête d'Hercule Poirot depuis longtemps, alors qu'il n'en est rien. Par contre, cela fait un certain temps que je n'ai pas lu d'enquête dans laquelle Hastings est le narrateur. 

Soyons juste : pour une fois, Hercule Poirot est presque gentil avec Hastings, et lui fait même un demi-compliment, c'est assez rare pour être noté. Je dis "demi", car le compliment peut aussi être considéré comme un reproche.

Poirot n'aime pas les divorces. Il est détective privé, certes, pourtant il se refuse à espionner les gens et à trouver des preuves sordides contre l'une ou l'autre partie. La vérité lui importe plus. L'étude des caractères humains aussi - et il aura matière à étudier dans cette enquête.

Jane Edgware, d'abord. Une femme uniquement préoccuppée d'elle-même, une femme qui doit être le centre de tout et qui ne comprend pas pourquoi des obstacles peuvent s'élever entre elle et ses désirs. Une actrice exceptionnelle dans les premiers rôles, mais qui serait médiocre dans les seconds - quand la lumière n'est pas sur elle. Hercule Poirot est certain qu'elle serait excellente dans le rôle de duchesse qu'elle souhaite obtenir dans la vraie vie.

Tout autre est la seconde victime de cette affaire, dont je tairai le nom pour ne pas trop en dévoiler. Excellente comédienne, soucieuse de sa jeune soeur, prudente, elle aurait tout pour réussir - n'était son goût trop prononcé pour le gain.

Quant à la troisième victime, elle l'est avant tout de la détermination du meurtrier, qui commence à s'affoler -  son plan marchait si bien ! Pourquoi un grain de sable nommé Hercule Poirot s'est-il glissé dans ses rouages ? Comme le dit si bien le détective belge, il n'est que le premier meurtre qui coûte.

Reste la personnalité de la victime, lord Edgware. Il est adoré par sa secrétaire particulière - normale, elle était la seule sur laquelle il n'avait pas de prise. De plus, elle ne le voyait que dans le cadre du travail, elle ne passait pas son temps avec lui. Il est haï par Géraldine, sa fille unique, et pas vraiment apprécié de son neveu, qu'il a chassé de chez lui trois ans plus tôt. Heureux neveu, qui est le nouveau lord Edgware. La consolation est que la mort de Lord Edgware n'est pas seulement dû à sa personnalité, mais aussi à celle de son meurtrier - à qui, fait rare, le dernier mot est laissé dans ce roman.

 

Challenge-anglais Challenge God Save the livre organisé par Antoni 

Challenge Agatha Christie organisé par George.challange-agatha-christie

 

 


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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 16:32

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édition Le livre de poche - 220 pages.

 

Mon résumé :

 

Rien ne va plus. Vous ne pouvez imaginer la catastrophe qui s'est abattue sur la vie de l'illustre Hercule Poirot. Je vous le donne donc en mille : sa secrétaire, Miss Lemond, a fait des fautes d'orthographe dans un de ses courriers. Ce n'est pas normal, n'est-ce pas ? Il l'interroge donc. Elle lui confie que sa soeur Mrs Hubbard, devenue veuve, est devenue gérante d'une pension qui accueille des étudiants du monde entier. Des événements bizarres ont eu lieu, qui angoisse la soeur de Miss Lemond, et Miss Lemond par la même occasion. Ne voulant qu'une aussi excellente secrétaire soit tourmentée plus avant, Hercule Poirot va intervenir, et ce qu'il découvre est inquiétant.

 

Mon avis :

 

Voilà sans doute une des enquêtes les plus réussies d'Hercule Poirot. Il n'a pas perdu de sa superbe, ni de son orgueil. Il évolue comme un poisson dans l'eau dans cette résidence, avec ces étudiants qui, pour certains, ont des théories psychologiques sur les causes de la criminalité à faire dresser les cheveux sur la tête de ce bon papa Poirot. Malheureusement pour ces jeunes gens, les théories de Poirot se trouveront vérifiées - et très largement.


Poirot a déjà survécu, au tout début du livre, à d'effroyables révélations. Sa secrétaire, la si parfaite Miss Lemond, a une famille ! Elle est donc... humaine ! Quelle horreur ! Pire, elle a un prénom : Félicity. Poirot ne s'était jamais interrogé sur le fait qu'elle en ait un. Et comme Poirot craignait seulement le pire, il découvre que la soeur de Miss Lemond lui ressemble beaucoup, les deux soeurs ont les mêmes qualités. Imaginez un témoin qui dit scrupuleusement ce qu'elle sait, et précise ce dont elle n'est pas réellement sûre, d'autant plus qu'elle a des nerfs d'acier, et qu'elle adore ses pensionnaires.Cette Mrs Hubbard est une perle pour l'enquête.


Ou plutôt, le monumental gâchis. Il est question d'argent, beaucoup, Il est question d'hérédité, des liens du sang et des liens amoureux. Le constat est très pessimiste : ceux qui barrent la route du criminel doivent être éliminés, peu importe les liens qu'ils ont avec lui. Le constat peut être optimiste aussi, comme il l'était déjà dans Le crime du golf : l'hérédité ne fait pas tout, et l'amour, vrai, sincère, peut être possible, surtout si une femme de caractère prend les choses en main et qu'un étudiant nigérien veuille bien devenir garçon d'honneur. Il faudra néanmoins lui demander de ne plus parler de ses troubles gastriques, et espérer que, d'ici là, il digère la nourriture britannique. 

 

Pension Vanilos, ou comment une enquête en huit-clos peut offrir de vastes ouvertures sur le monde.

 

 

 

Challenge-anglaisCe livre marque ma trente-sixième participation cette année au Challenge God Save the livre organisé par Antoni et mon trente-deuxième au Challenge Agatha Christie organisé par George.challange-agatha-christie

 

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:11

train.jpgédition Le livre de poche - 220 pages.

 

Circonstance de lecture :

 

Challenge-anglaisCe livre marque ma trente-deuxième participation au Challenge God Save the livre organisé par Antoni et mon trente-et-unième au Challenge Agatha Christie organisé par George.challange-agatha-christie

 

Mon résumé :

 

Le train bleu est avant tout le destin croisé de deux femmes. A ma gauche, Ruth Kittering, fille unique et gâtée d'un richissime américain. Sur le point de divorcer de son (futur) lord anglais de mari, l'honorable Derek Kittering, elle montre dans le célèbre train bleu, direction La rivièra. A ma droite, la douce Margareth. Elle a trente-trois ans, a été pendant dix ans dame de compagnie dans le petit village de Sainte Mary Mead : la vieille et difficile dame qu'elle a fidèlement servi lui a tout légué. Elle peut enfin profiter de la vie, sans illusion. Elle aussi monte dans le train bleu.

 

Mon avis :

 

Je désespérai de lire un bon Hercule Poirot depuis .... le début de l'année, en fait. A force de choisir les titres les moins connus, je ne lisais pas forcément les meilleurs. Avec Le train bleu, je renoue avec le meilleur d'Agatha Christie.


D'abord, il y a l'inénarrable, le majestueux, l'incomparable Hercule Poirot. Je crois même que je suis en dessous de la vérité, car Hercule est encore plus vaniteux que tout ce que je pourrai écrire. Pas un moment de doute : il est le meilleur et il le prouve.


Il faut dire que tous les protagonistes de cette enquête sont à la hauteur des compétences de notre détective belge préféré car peu de personnages dans cette enquête sont tout blanc ou tout noir, sauf peut-être Margareth, d'une très grande lucidité sur tous ceux qui l'entourent et prête à prendre des risques pour que la vérité éclate. Hercule Poirot disait dans une enquête (je ne me souviens plus laquelle) que les défauts de la victime sont souvent ce qui a entraîné sa mort. Ruth Kittering est l'objet d'un amour inconditionnel - de la part de son père. Elle est sa fille unique et il ne voit pas ses défauts, il ne voit pas non plus qu'elle n'écoutera pas ses conseils, elle qui n'en a jamais fait qu'à sa tête tout au long de sa vie et qui a toujours compté sur papa pour la tirer de tous les mauvais pas. Il ne voit pas non plus que si son gendre est dépensier, joueur, entretient une danseuse française, l'affection que ne lui a jamais donné sa femme est une des causes de ce comportement de mauvais garçon. Et les mauvais garçons malheureux en amour mais rempli de panaches - Derek Kittering ne s'abaissera pas à céder aux chantages - plaisent toujours aux femmes. Les mauvais garçons qui n'en ont pas aussi.

 

Le marquis. Le comte de la Roche. Deux personnages dont la noblesse réside uniquement dans le nom. L'un cache un malfaiteur international, voleur et tueur. L'autre n'est qu'un escroc courtois qui ne résisterait pas longtemps face à un adversaire déterminé. On parle sans arrêt de l'un, tant il paraît insaisisssable, l'autre ne se cache même pas, et est d'autant moins effrayant qu'il n'a pas grand chose à craindre. Un escroc a aussi sa signité, quoi qu'on dise.

 

Le dernier protagoniste est le magnifique train bleu, qui conduisait directement, dans des wagons luxueux, ses voyageurs jusqu'à la côte d'Azur. Et si l'assassin se cache, profite des arrêts pour aller et venir, il est aussi possible de trouver l'amour, quitte à se rendre à Sainte Mary Mead. Faites confiance à Hercule Poirot.

 

76012749 pChallenge en train de lire par Aux bouquins garnis

 


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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 13:17

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édition Le livre de poche - 282 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Miss Pebmarsh a bien failli mettre le pied dessus.
Même ; elle l'aurait piétiné, ce cadavre, si Sheila n'avait crié. Que voulez-vous : Miss Pebmarsh est aveugle et elle a été bien surprise d'apprendre qu'il y avait le corps d'un inconnu derrière son canapé. Et d'abord, que fait Sheila chez elle : jamais, au grand jamais, elle n'a demandé à l'agence où travaille la jeune fille qu'on lui envoie une dactylo. Et d'où viennent toutes ces pendules - toutes en avance d'une heure - qui encombrent les meubles de son salon : Avec Hercule Poirot comme conseiller technique, un jeune et beau garçon, mystérieusement attaché à quelque service secret, saura tirer de cet inextricable imbroglio le fil qui mène au meurtrier.

 

Mon avis (rédigé avec Nunzi sur les genoux) :

 

Argh ! Oui, je sais, c'est un tout petit peu rude comme ouverture, mais là, sincèrement, je craque. Allez, je termine Le train bleu, et je fais une longue pause dans ma lecture des romans d'Agatha Christie parce que là, cela ne va pas du tout.

En cause ? Ce livre est présenté comme une enquête d'Hercule Poirot et il n'en est pas réellement une. Il faut attendre la page 116 pour que son nom soit mentionné. Hercule "n'est pas mort" comme certains le croyaient, non, c'est pire, il "s'ennuie". Un peu comme Miss Marple dans La plume empoisonnée, il n'est là que pour accélérer le dénouement en trouvant le coupable - et aussi une caution commerciale pour les fans.

Ensuite, Les pendules est un un roman qui lorgne dangereusement vers l'espionnage, et je ne vous appendrai rien en vous disant qu'écrire des romans d'espionnage n'était pas le domaine dans lequel Agatha Christie excellait. Surtout que vers la page 100, bing ! j'ai eu une illumination, j'ai rapproché deux faits l'un de l'autre, inspiré il est vrai par un article que j'avais lu la veille sur le bog Speak a book. Là, j'ai alors frénétiquement parcouru les pages suivantes, en me disant : "non, pas possible, tu dois te tromper". Et bien non. Flûte alors.

Sinon, que dire de plus pour ne pas vous donner envie de passer votre chemin ? Nous sommes plongés dans ce roman dans la middle class anglaise, nous croisons une mamie à chats, une mère de famille qui attend impatiemment que ses deux fils retournent en pension, un entrepreneur maladroit, des dactylos, une tante dévouée, des jardins et même du romarin.  

 

Ma trentième participation au Challenge God Save the livre organisé par Antoni mais aussi challange-agatha-christie ma trentième participation au Challenge Agatha Christie organisé par George. Challenge-anglais


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:50

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édition 10/18 -380 pages.

 

Merci à Asphodèle qui a fait voyager ce livre jusqu'à moi.

Quatrième de couverture :

 

Le gentilhomme ligoté au réverbère de Westminster Bridge est vêtu très élégamment - fleur à la boutonnière, chapeau haut de forme, écharpe blanche habillée -, mais il est mort, la gorge tranchée. Qui a tué Sir Lockwood Hamilton, cet homme charmant et l'un des plus consciencieux membres du Parlement ? Avant même que l'inspecteur Thomas Pitt ne commence son enquête, l'un des collèges de Sir Lockwood rencontre lui aussi la même destinée au même endroit. Charlotte, la tendre épouse de Thomas, ne peut résister à l'envie d'aider son mari. Mais, pendant ce temps, l'égorgeur de Westminster Bridge continue son oeuvre macabre...

 

Mon avis :

 

Je retrouve avec plaisir les héros d'Anne Perry, avec toutefois une nuance : ce tome va du gris foncé au noir, très noir. L'espoir ? Il est nulle part. Les innocents paient, les coupables, aussi, mais dans une bien moindre mesure. Le poids du chef de famille, par contre, est partout. Il  nous montre le pire de cette société victorienne si puritaine, si patriarcale. Les femmes sont des petites personnes fragiles (je n'ai pas dit "chose" bien que je sois tentée, elle n'a strictement aucun droit, pas même sur ses propres enfants) qu'il faut absolument protéger, parfois contre leur gré, parfois contre elles-mêmes. 


Certes, Charlotte a de la chance d'avoir un mari qui la laisse relativement libre et s'il souhaite la protéger, j'ai envie de dire qu'il a de bonnes raisons de le faire. La passion de Charlotte pour les enquêtes peut se révéler dangereuse - pour elle.


L'égorgeur de Westminster Bridge nous plonge dans l'antre de la folie, même si je regrette un dénouement trop abrupte, comme souvent chez Anne Perry. La folie "médicale", si facilement diagnostiqué, surtout chez les femmes, mais aussi la folie mystique, point qui sera à nouveau abordé dans L'incendiaire de Highgate ont leur part dans l'enquête. Incendiaire, égorgeur : la folie n'a que faire des armes à distance, comme le pistolet ou le poison, il lui faut le corps à corps ou la purification - qui n'a rien de symbolique. Et si la compassion est, étymologiquement "souffrir avec", nous souffrons autant à cause de la première victime que du meurtrier.

 

L'égorgeur de Westminster Bridge est un roman réussi, qui ne laisse pas le lecteur indemne. 

 

anneperry2-copie-1.jpgChallenge Anne Perry par Syl

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre. 

Challenge polar historique organisé par Samlor

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Challenge Victorien par Aymeline

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:19

Tourmente.jpgCirconstance d'écriture :

 

J'ai lu ce livre il y a presque trois mois. Vous ne croyez pas qu'il était temps que je m'asseois devant mon ordinateur et que j'écrive mon avis, non ?

 

Mon résumé :

 

Les parents de Joseph et Matthew Reavley sont morts dans d'étranges circonstances. Nous sommes en 1914, l'archiduc Franz-Ferdinand et son épouse viennent d'être assassinés.

 

Mon avis :

 

Je l'invite, tu m'invites, je te rends ta tasse de thé, tu me rends ta tasse de thé, et nous finissons noyés dans le thé. Argh ! C'est plus fort que moi, je craque ! Trois mois après sa lecture, il ne reste que ce sentiment diffus : l'abus de tasse de thé nuit gravement à la santé livresque. 


Oui, la famille Reavley est sympathique, elle n'a cependant pas le charisme de Thomas Pitt ou d'Hester Latterly (je n'aime pas Monk, j'adore Hester). Je lirai leurs aventures, en dilettante. C'est tout de même fou pour moi de ne pas réellement m'intéresser à un roman qui se passe pendant la première guerre mondiale, alors que cette période historique a une importance capitale pour moi. La cause en est à chercher dans le fait que les personnages ne croient pas qu'une guerre de cette ampleur puisse survenir - les anglais, sur leur île, sont à l'abri, et bien à l'écart de ce qui pourrait survenir sur le continent (à mon avis, vous devez ressentir une pointe d'exaspération dans mon propos).


La famille Reavley est sympathique, et c'est tout. Leurs rôles sont pour l'instant trop bien définis, le professeur, l'agent de renseignement, la digne mère au foyer, la jeune fille qui se cherche, pour que je me passionne davantage. En dépit de la mort tragique de leurs parents et de la mort de Sebastian, étudiant préféré de Joseph, le ciel m'a paru toujours bleu au-dessus de leur tête. Et leur théière toujours pleine.

 

Mais non, je ne suis pas profondément injuste avec ce livre,seulement, si je l'avais réellement apprécié, croyez-vous que j'aurai attendu autant de temps pour le chroniquer ? Non. Si je l'avais franchement détesté, non plus.

 

A bientôt pour un nouveau roman de la série Thomas Pitt.

 

anneperry2-copie-1.jpgChallenge Anne Perry par Syl

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre. 

  Challenge polar historique organisé par Samlor


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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 17:31

Black-coffee.jpg

 

édition Le livre de poche - 216 pages.

 

Présentation de l'oeuvre.

 

Ce livre est l'adaptation par Charles Osborne d'une pièce de théâtre d'Agatha Christie, ce qui explique la quasi-unité de lieu pendant toute l'oeuvre. Sir Claud fait appel à Hercule Poirot car il pense qu'on veut lui voler la formule de son nouvel explosif. Las ! Hercule Poirot, flanqué d'Hastings, en visite à Londres, arrive trop tard : sir Claud est mort, empoisonné. 

 

Mon avis :

 

Nous avons ici une enquête d'Hercule Poirot classique, mais alors vraiment très classique. Il ne manque aucun ingrédient, je dirai même qu'Agatha Christie a pris plaisir à rassembler des éléments disséminés dans d'autres enquêtes. Nous avons, par ordre d'entrée en scène :

- sir Claud. Il est un inventeur de génie. Sa passion ? Les explosifs. Peu importe ce qu'ils feront explosés, du moment qu'ils explosent bien. Il est aussi un tyran pour sa propre famille, qu'il mène à la baguette. Même sa propre soeur ne le regrette pas - il faut dire qu'elle le supporte depuis plus longtemps que tout le monde.

- Caroline Armory. Soeur du précédent. Charmante vieille fille victorienne. Essaie encore de faire croire que les bébés naissent dans les choux. Bavarde impénitente.

- Richard Armory. Fils unique de la victime. Bridé par son père qui lui a interdit de faire carrière dans l'armée. A des dettes de jeu.

- Lucia Armory. Femme du précédent. Très belle italienne. Orpheline. A eu le coup de foudre pour Richard et réciproquement. Etouffe à Market Cleve.

- Barbara Armory. Nièce de la victime. Jeune femme moderne, très moderne. Sa spécialité : kidnapper Hastings et l'emmener au fond du jardin. A une soeur aînée, Edna, qui vit en Inde avec son mari et ses jumeaux. Demande ingénument à sa tante Caroline comment elle a pu les avoir puisqu'il n'y a pas de choux en Inde.

- Tredwell. Fidèle majordome.

- Raynor. Fidèle secrétaire.

- Dr Carelli. Italien. Affirme être l'ami de Lucia Armory.

 

Prenez tous ses personnages, enfermez-les dans une bibliothèque, ajoutez Hercule Poirot, Hastings, un peu terne et l'inspecteur Japp qui passait justement par là, et vous obtiendrez une intrigue pas désagréable mais sans vraiment de surprise. Hercule Poirot reconnaît lui-même que le dénouement n'est pas sans lui rappeler celui d'une précédente intrigue.

 

Black Coffee est une oeuvre à lire pour les inconditionnels d'Agatha Christie, les autres passeront leur chemin.

 

 

Ma vingt-troisième participation au Challenge God Save the livre organisé par Antoni. Challenge-anglais

challange-agatha-christie Ma vingt-sixième participation au Challenge Agatha Christie organisé par George. 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 22:01

passager.jpg

 

Mon résumé :

 

Nous sommes dans un aéroport. Sir Stanford Sye fait ce qu'il fait de mieux : s'ennuyer. Cet excentrique diplomate n'a pas la carrière qu'il aurait mérité. Aussi, quand une belle jeune femme lui fait une bien dangereuse proposition, il accepte immédiatement, sous l'oeil d'un panda en peluche.

 

Mon avis :

 

Ce livre est mon deuxième Agatha Christie de l'année, et il est mon deuxième échec. Déjà, le postulat de départ est un peu bancal, sans être pour autant totalement invraisemblable. Mais la suite part dans toutes les directions, sans être vraiment satisfaisante. Je ne suis pas fan des romans d'espionnage, je suis encore moins fan quand Agatha Christie se met au roman d'espionnage. Là, force est de constater que la célèbre auteur anglaise aurait dû s'abstenir.

Les personnages ? Nombreux. Trop. Je m'y suis perdue, entre la tante du héros, exemple même de vieille lady exemplaire et sans enfants et son amie d'enfance Charlotte,qui cumule à tous les défauts de sa jeunesse ceux de sa vieillesse, notamment une volonté de restaurer la mouvance nazi par tous les moyens possibles. Je n'aurai que deux mots pour qualifier cette trame : rocambolesque, invraisemblable. Bien sûr, le complot est né en Amérique du Sud, grâce aux subsisdes de la vieille Europe. Heureusement, l'Angleterre veille (parce que s'il fallait compter sur un certain général français tout juste bon à prendre deux balles dans le bras, la vieille Europe a du soucis à se faire).

Heureusement (quoi, je l'ai déjà dit ?) tout finira bien, comme dans une comédie de Molière. Malheureusement, ce livre était ennuyeux à lire, au point que j'ai eu envie de me replonger dans un John Le Carré (c'est tout dire).

 

Challenge-anglaisAntoni : challenge God save the livre.

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