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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 16:56

le-carnet-de-theo---dans-ma-bulle-248363-250-400.jpgédition Rageot - 298 pages

 

Circonstances de lecture :

 

J'ai acheté le livre au salon de Montreuil, j'ai commencé à le lire alors que j'attendais pour me faire dédicacer Tara Duncan, tome 9. Je l'ai terminé au petit matin. Autant vous dire que ce livre est un coup de coeur, que j'attends la sortie du tome 2 avec impatience (ce roman est le premier tome d'une trilogie). 

 

Mon avis :

 

Théo, en classe de 3e 1 dans un collège catholique très strict, tient un "carnet intime" sur son ordinateur. Signe particulier : relate dans celui-ci son année scolaire particulièrement mouvementée, entre des parents aux abonnés absents (sauf pour se disputer entre eux), un meilleur ami champion en gaffe mais pas dans les disciplines scolaires et un tempérament explosif. Défendre son meilleur ami Samuel c'est bien, le faire à coup de poing, surtout dans un établissement catholique huppé peut vous attirer de gros ennuis, et ce n'est pas Théo qui vous dira le contraire.

 

Notre jeune diariste ne passe pas son temps à se regarder le nombril.  Ce qui est raconté et dessiné dans son carnet est tout d'abord fort réjouissant, fort captivant. La bande-son m'a également beaucoup plu, contemporaine sans se vouloir absolument en fase avec l'actualité. Un roman qui s'ouvre par un morceau de Placebo, dont ma meilleure amie et moi fûmes de grandes fan ne pouvaient que me séduire. Je ne vous parle pas (trop) non plus de Kyo, que Théo a sauvé d'une mort horrible (mais infligée à de trop nombreux félins). Ce charmant félin, à qui une dépression a été diagnostiquée,n'est pas en reste pour commettre quelques bêtises ou vivre des amours impossibles.


Théo a de nombreux objectifs : ne pas terminer sa scolarité dans un établissement catholique en est un et comme ses notes vont de juste moyennes à excellentes dans ses matières de prédilection, il lui faut louvoyer pour atteindre ce but. Autre objectif : échapper à ses séances avec une charmante psychologue qui se fiche de son mutisme mais empoche l'argent de la séance. Une rencontre avec un vieux japonais (à l'âge de Théo, tout est relatif) lui permet de donner le change et change son destin : en lui montrant ses dessins, Théo voit confirmer sa vocation de mangaka.

 

La narration est particulièrement subtile et agréable.  Sii vous n'êtes pas fan de manga (ou si, comme moi, vous êtes parfaitement ignare sur la question), rassurez-vous :  le récit est suffisamment fluide et enjoué, les notes de fin suffisamment nombreuses pour que vous vous découvriez soudain l'envie d'explorer un peu plus ce genre littéraire. Les illustrations, bien placées, participent pleinement à la construction de l'intrigue (mention spéciale pour celui où l'on voit Théo, Samuel et Kyo en train de regarder un film).

 

Si la maturité de Théo est exceptionnelle, en dépit d'interrogations bien de son âge, il faut en chercher la cause dans un passé qui lui sera peu à peu dévoilé. Sa vie et celles de ses parents ne sont pas les seules à comporter des zones d'ombre que ce soit celle de son ami japonais ou des parents de son ami Samuel.


Vivement la suite !

 

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 14:33

Noel.gifédition 10/18 - 255 pages.

 

Mon avis :

 

Challenge NoëlPour commencer, je dirai que Noël en famille n'est pas une traduction fidèle du titre, il donne même une orientation sirupeuse à un récit qui ne l'est pas : la célébration de Noël prendre une tournure inattendue, et la famille est plutôt biscornue.

 

J'ai toujours du mal avec les romans de Jennifer Johnston mais je dois dire que j'ai trouvé celui-ci relativement accessible, en dépit de relations familiales tortueuses. Henry a survéci à un grave accident de voiture. Sa seconde femme Charlotte, qui conduisait, a-t-elle voulu le tuer ? Elle avait une solide raison de lui en vouloir, certes, mais elle n'est pas non plus innocente dans le conflit amoureux dont Henry est le centre.


Son ex-femme Stéphanie est à son chevet car il n'a qu'elle - son fils est fâché avec lui, sa fille est mineure. Elle est brute de décoffrage - même avec ses propres enfants et ce qu'elle dit n'est pas toujours agréable à entendre. J'ai beaucoup aimé sa dureté - ce n'est pas parce que son ex-mari est veut qu'elle envisage de faire à nouveau partie de sa vie. Elle a le sens du devoir, pas celui du mélodrame. En découvrant ce personnage, j'ai irrésistiblement pensé au personnage de Katharine Hepburn dans Devine qui vient dîner ? Elle aussi est très tolérante tant que cela concerne les autres. Quand cela vous tombe dessus, c'est plus difficile. Non, son fils ne s'est pas mis en ménage avec une jeune fille de couleur, il est homosexuel et vient d'emménager avec Brandon, son petit ami, qui se chargera de mettre Stéphanie en face de ses contradictions.

 

Pourquoi Henry est-il l'objet de tous les désirs ? Il n'est pourtant pas irrésistible, c'est juste que sa vie amoureuse souffre de ralentissements et de brusques accélérations. J'accorde une mention spéciale à Jérémy, à qui je dédierai volontiers une chanson de Jacques Brel (Beau et con à la fois). N'étais la tragédie (il vient de perdre sa soeur), ce personnage m'aurait presque fait rire. 

 

Je n'ai garde d'oublier Tash. Personnage fantasque, peintre boulimique, elle est l'exemple même de ses femmes qui ont eu des enfants parce qu'il le fallait et qui se révèle une mère intermittente et dominatrice, sermonnant parfois son fils comme un petit garçon (qu'il est encore par certains côtés). Dès qu'elle apparaît, elle devient le centre de la scène, bousculant tout sur son passage. Et si c'était elle, la véritable héroïne de ce roman ?

 

J'inscris ce livre au Challenge de littérature irlandaise au Challenge La Magie de Noël et au Challenge ABC.


 




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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 19:28

Cyanure.jpgédition Actes Sud - 157 pages.

 

Mon résumé :

 

Martin Molin est un chanceux : il s'apprête à passer les fêtes de Noël dans la famille de Lisette, sa petite amie, sur une île au large de Fjällbacka. Il déchante très vite : ce n'est plus une réunion de famille, c'est un règlement de compte. Et quand le grand-père de Lisette meurt assassiné en plein repas, il se rend compte qu'il devra enquête seul : en pleine tempête de neige, l'île est coupée du monde.

 

Mon avis :

 

Ce livre est un très bel objet. la couverture est magnifique. Vous serez ravi de l'exposer dans votre bibliothèque ou de le laisser traîner nonchalamment dans votre salon.

 

Les phrases que vous avez lues ci-dessus sont la partie positive de mon avis. Les choses sérieuses commencent.


J'ai vraiment l'impression d'avoir perdu mon temps en lisant ce livre. Le pire, c'est que ce n'est pas qu'une impression, c'est vrai. L'intrigue commençait pourtant bien, le soucis est la rapidité avec laquelle elle est résolue. Martin passe son temps à se lamenter. Ah ! Si Patrick était là pour m'aider ! Sauf qu'il n'est pas là, et qu'il va bien devoir se dépatouiller tout seul de cette mélasse. Il est aidé par des personnages absolument odieux, pour ne pas dire irresponsables jusque dans leur cruauté.  Je ne suis pas sûre, par exemple, que certaines révélations étaient utiles à ce moment : elles ne servent à rien pour résoudre le meurtre, et l'impact psychologique sur la personne qui a subi cette confession... Eh bien, nous n'en saurons rien, nous espérons juste qu'elle ne fera pas une bêtise du style : "je choisis la corde ou le revolver pour mettre fin à mes jours ?" En revanche, la personne qui-révèle-le-secret-qu'elle-craignait-de-voir-révéler-depuis-trente-ans se porte de mieux en mieux depuis qu'elle s'est délestée de son fardeau. Je ne suis pas sûre non plus que le coupable (hum, hum) ne soit pas une parfaite ordure, qui n'a pas profité de la faiblesse psychologique de son complice pour accomplir son forfait.

 

J'en dis trop ? Cela m'est égal, cette lecture m'a mise de mauvaise humeur, et je suis sur mon blog - j'écris donc ce que je veux. Vous noterez tout de même que je ne donne ni le nom du coupable, ni celui du complice, alors que j'avais deviné dès la page 31 la cause et le mobile- à cause d'un abus de séries télévisées policières, sans aucun doute. Ce n'est pas grave non plus, car ce roman, après tout, se veut un hommage à Sherlock Holmes dont Ruben et l'un de ses petits-fils sont des inconditionnels. C'est même un adaptation filmique de Sherlock Holmes qui permettra à Martin de résoudre l'enquête. On n'arrête pas le progrès. Je n'irai pas jusqu'à nier que l'on ne trouve une telle méthode dans un film mettant en scène Sherlock Holmes, non. Je dirai juste que cette méthode, je la connaissais déjà. Pour cause de lecture intensive des romans d'une certaine Agatha Christie. Si Camilla Lackberg souhaite rendre un hommage, qu'elle le fasse au bon auteur (et non réalisateur).

 

Promis : mon prochain billet sera plus zen.

 

Edit de 20 h 02 : ce roman a été publié en 2007. Il ressort donc des tiroirs à cause des succès de Camilla Lackberg en librairie. Il aurait pu y rester.

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 20:07

91 pages - L'école des loisirs.

 

 

Merci à Jeneen qui m'a gentiment prêté ce livre avec un très joli marque page.J'ai ainsi pu découvrir un des romans de littérature jeunesse d'Olivier Adam.

 

Mon résumé :

 

Antoine vit au bord de la mer. Il n'est pas vraiment un bon élève, ce qui est un comble pour sa mère, professeur de son état (dans un autre établissement que celui dans lequel est scolarisé son fils, heureusement pour lui). Un jour, le temps s'arrête. Seul Antoine parvient à se mouvoir. Que se passe-t-il ?

 

Mon avis :

 

Voici un roman qui change des oeuvres pour adulte d'Olivier Adam. J'ai trouvé le ton plus léger, et même si des problèmes sont évoqués, comme la mésentante entre les parents d'Antoine, ses difficultés scolaires ou sociales (Antoine n'a qu'un seul ami, et encore, par intermittence) rien ne semble devoir déboucher sur une issue tragique. J'ai tout de même trouvé des points communs stylistiques avec certains passages du  Le coeur régulier de version plus sereine et plus légère.

 

Seulement, je n'ai pas vraiment vu l'intérêt de ce temps arrêté. Comme Antoine, je ne sais pas ce qu'il faut en faire, ni ce qu'il adviendra de ce temps figé. Même si le ton est léger, même si cette lecture est agréable, j'ai parfois eu l'impression que l'auteur aurait pu aller plus loin encore, notamment dans ses interrogations (quelle est la part de curiosité, quelle est la part de voyeurisme ?). La fin est ouverte, oui, l'imagination peut se développer (ne surtout pas penser à d'eventuels sujets de rédaction, je suis trop prise par mon travail en ce moment) mais je ne me suis pas sentie rassasiée.

 

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:58

Pekin.jpgédition Rouergue - 44 pages.

 

Mon résumé :

 

Quand votre meilleure amie part à Pékin, plus rien ne va - ou presque. Même si elle sait que son amie reviendra dans deux ans, Pauline sait que son amie se fera de nouveaux amis, et l'oubliera. Que faire ?

 

Mon avis :

 

J'ai l'impression de tricher un peu dans le défi de Mia. En effet, j'ai bien lu un livre mais il est court. 


Pauline est la narratrice de ce roman et, pour employer un terme en vogue, elle est en echec scolaire. Elle n'y arrive pas, pas grand'chose ne l'intéresse. Elle est même plutôt isolée. dans sa classe Ses parents ont alors une idée, après le départ de son amie : si elle réussit à avoir 12 de moyenne, ils lui offriront l'été prochain un billet d'avion pour qu'elle aille à Pékin.


Je vois d'ici certains ex-collègues lever les bras au ciel. Pas de récompense aux élèves méritants : la seule récompense qu'un élève doit recevoir, c'est le savoir qu'il a reçu. Note : il est toujours possible d'ouvrir ainsi un débat avec ses élèves sur ce sujet.


Pour ma part, cela ne m'a pas dérangé, non, d'autant plus que Pauline redoublera d'efforts, notamment en prenant des cours de calligraphie. Il est toujours intéressant de voir qu'un élève est capable de s'investir, même si ce n'est pas pour une matière dite "scolaire" (encore qu'elle pourra très bien prendre des cours de chinois à partir de la 4e, c'est possible dans certaines collèges). J'aurai juste aimé que nous découvrions le séjour à Pékin de Pauline. Le lecteur aussi mérite d'être récompensé, non ? 

 

challengeQuatreSaisonsJ'inscris ce livre au Challenge quatre saisons.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 08:06

Voici mon bilan de lecture du mois de novembre.

 

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J'ai donc lu :

1 Les héritiers d'Enkidiev, tome 2 : nouveau monde

2 Pour mémoire de Mazarine Pingeot

pour le challenge 1 %


3 Une heure de silence qui est un partenariat

Ces trois lectures ont été plutôt décevante.

 

4 La vie à deux de Dorothy Parker

pour le challenge Fitzgérald ; j'ai adoré. 


5 La fin n'est que le début de Katarina Mazetti

6 Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini de Katarina Mazetti

7 Roseanna de Sjöwall et Wahlöö

8 La ferme africaine de Karen Blixen

9 Les chaussures italiennes d'Henning Mankell

pour le Défi Scandinave : les trois derniers sont vraiment excellents. 


10 Poirot joue le jeu d'Agatha Christie

11 La potion magique de Georges Bouillon de Roald Dahl

12 A sudden puff of glittering smoke d'Anne Fine

13 Le Noël du chat assassin d'Anne Fine

14 Les deux gredins de Roald Dahl

pour le challenge God save the livre. J'adore la littérature anglaise, ce n'est pas un secret. 

 

15 Nina par hasard de Michèle Lesbre

16 Petite soeur, mon amour de Joyce Carol Oates

pour le challenge ABC

 

17 Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir de J . Heska

Ce livre voyageur m'a été prêté par George.

 

J'ai aussi lu deux livres dans le cadre "professionnel", La cérémonie d'hiver et Le garçon qui volait des avions d'Elise Fontenaille (18 et 19). Comme je reçois l'auteur avec mes élèves le 20 février, je préfère ne pas poster mon avis (je n'ai pas envie que mes élèves aillent y jeter un coup d'oeil pour leurs devoirs, c'est déjà arrivé). 

 

J'ai terminé ce matin le 20e livre, Jayne Mansfield 1967. Le billet paraîtra ce soir ou demain.

 

J'arrive donc à un total de :

20 (points objectifs) + 19 (challenge, partenariat, lecture pro) = 39 points.

 

Pour que le mois de décembre soit un véritable défi, je me suis fixé de lire trente livres. Comme je n'aime pas me limiter, je trouve que c'est un bon chiffre. De plus, le mois anglais commence le 15, autant dire que je compte lire, lire et encore lire de la littérature anglaise.

Deux lectures communes sont prévues :


- le 10, Villa Amalia de Pascal Quignard (challenge ABC)

- le 17 décembre, Bal de givre à New York de Fabrice Colin. (Challenge New York)


 

Décembre

 


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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 10:46

Nina-par-hasardEdition Sabine Wespierger - 190 pages.

  challenge-abc2012

Mon avis :

 

Autant élucider tout de suite une énigme : Nina s’appelle ainsi « par hasard », sa mère, Suzy, n’a pas d’explication à lui donner à ce sujet. Si j’ai choisi ce livre, vous vous doutez sans doute que le hasard n’y est pour rien.


Nina vit à Roubaix, pas par choix, mais parce que sa mère Suzy s’y est établie après avoir quitté son mari, le père de Nina. Elle est retournée dans la région de son enfance, en quelque sorte, grâce à Louise, son amie, qui lui a trouvé du travail dans l’une des dernières filatures de Roubaix. Des hommes traverseront la vie de Suzy, surtout Ricco. Cet homme, elle « l’a dans la peau », expression que Nina, encore enfant, ne comprend pas. Ce qu’elle comprend, en revanche, c’est qu’elle n’est qu’une « miette » dans la vie de sa mère, qui donnera toujours plus d’importance à ses amours qu’à sa fille. Aujourd’hui, Nina a touché son premier salaire de coiffeuse. Elle cherche un cadeau pour les 41 ans de sa mère, un cadeau qui lui fasse oublier son désastreux dernier anniversaire, la grève, les menaces de licenciement, la solitude.


Quatre jours suffisent pour bouleverser la vie de Nina. Quatre jours et une heure. Elle nous raconte la vie quotidienne qui s'oriente autour d'un point fixe : l'usine. En semaine, les femmes y travaillent et subissent les agissements de leur chef, monsieur Legendre. Dès le matin, elles ne pensent qu'au moment où elles partiront. Le soir, elles accomplissent les mêmes gestes routiniers, échangeant des confidences, tissant ainsi des liens socio-affectifs. 

 

Nina se sent encore mise à l'écart, elle les observe mais ne veut pas vivre comme elles. pendant ces quatre jours (dont le quatrième de couverture nous révèle trop), elle revit les événements marquants de sa jeunesse, rythmée par les rencontres amoureuses de sa mère. Chaque fin de chapitre se termine par un court texte en italique, nous éclairant sur l'heure que Nina a passée chez monsieur Desplat, le directeur de l'usine et sur ses rêves, ses aspirations. Si elle s'appelle Nina "par hasard", elle s'identifie beaucoup à la Nina de la  Mouette, qui rêve de devenir comédienne.

 

LA PLU~1La fluidité du style de Michèle Lesbre rend particulièrement lisible ce roman que j'ai lu d'une traite. Pourtant, elle montre bien la grisaille, l'abandon progressif de la ville, la peur quotidienne du chômage et du lendemain, la facilité avec laquelle un destin peut basculer. Ce livre était dans ma PAL depuis un an, je crois vraiment que j'ai choisi le bon moment pour le lire.  De par son auteur et son sujet, c'est tout naturellement que j'inscris aussi ce livre au défi la plume au féminin

 


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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 10:25

mrs-mcginty-est-morte.jpgédition Le Masque - 223 pages.

 

Mon résumé :

 

Mrs McGinty, une vieille femme de ménage, est morte, tuée d'un coup sur la tête. Son coupable n'est autre que le jeune homme qu'elle logeait. Son mobile était le plus banal qui soit : lui voler ses économies. Il sera exécuté dans trois semaines. Si ce fait divers sordide cachait une autre réalité ? Hercule Poirot enquête.

 

Mon avis :

 

Hercule Poirot s'ennuie. C'est affreux. Pas d'Hastings à tourmenter, il est seul, abominablement. Heureusement, le superintendant Spence, qu'il retrouvera dans Le crime d'Halloween le contacte pour reprendre l'affaire McGinty. Il pense être passé à côté de quelque chose qui n'échappera pas à Hercule Poirot.

 

Cette enquête mène Poirot dans un de ses petits villages anglais où tous les gens sont des gens biens, donc des gens qui veulent préserver leur respectabilité à tout prix, même celui du meurtre. Le petit détective belge se compare à un chasseur qui fait s'envoler plusieurs oiseaux en même temps alors qu'un seul l'intéresse. La métaphore ne saurait être plus juste puisque beaucoup vont se sentir menacés par les secrets qu'Hercule risque de découvrir au point que, fait rare, la vie de notre détective préféré sera mise en danger, et plutôt deux fois qu'une. 

 

Les gens de ce village sont pourtant fort sympathiques, même si la plupart se sont installés ici après la seconde guerre mondiale, donc tout récemment. Nous retrouvons la famille nombreuse (et en passe de s'agrandir encore), la vieille jeune fille qui prend soin de sa mère acariâtre, la postière/épicière au courant de tous les cancans locaux, sans oublier l'ancestrale famille qui reprend possession de son antique demeure dévastée et le politicien flanquée de sa jeune, belle et myope épouse; Mais, avec toutes ses archives qui ont brûlé, il est difficile de savoir précisément qui est qui, et il est facile de se proclamer "veuve de guerre" ou de dire que l'on rentre tout juste des Indes. Il est facile aussi de faire oublier un passer criminel, et le coupable pourrait bien être une femme qui a déjà été mêlé à un crime sordide, trente ans plus tôt. Attention ! Enquêter sur un meurtre est une affaire sérieuse, et  la réalité se chargera de rattraper ceux qui auront pris cette affaire comme un jeu. Attention ! Tous  les  protagonistes de cette affaire ne sont pas des menteurs, et l'un des personnages les plus attachants de l'histoire se révèle bien être exactemetn ce qu'il est. Chiens, chats, cochon et canards en sont ravis, sauf quand le chien fonce dans la mare aux canards, dérange le cochon ou se vautre sur le fauteuil non loin d'Hercule Poirot. Je n'ai garde non plus d'oublier un malheureux chien blessé qui sera peut-être la cause d'une belle histoire d'amour - enfin, si papa Poirot s'en mêle, parce que, franchement, certaines personnes sont d'une molesse !!!

 

C'est également avec plaisir que j'ai retrouvé Ariadne Oliver, qui arrive précédée de ses trognons de pomme. Elle vit les affres de la création (ratée, à cause d'Hercule - elle n'a pas fini de lui en parler) et surtout, celle de l'adaptation théâtrale. Dénaturer serait plus juste, et si l'on comprend bien que son détective finlandais soit pour elle un boulet (comme Hercule Poirot l'a été pour Agatha Christie ?) en revanche le sort que veut lui faire subir Robin Upwards en vue de porter l'oeuvre sur scène justifierait à lui seul qu'aucun roman policier ne soit adapté de quelques manières que ce soit.

 

En dépit d'un sujet sordide, et de rappels dramatiques, Mrs McGinty est morte est une des enquêtes les plus savoureuses d'Hercule Poirot.

 

Challenge-anglais

  Ma 22e participation au  Challenge Agatha Christie organisé par George.  challange-agatha-christie

 

Ma quarante-quatrième participation au challenge God save the livre organisé par Antoni. 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 19:07

Gredins.jpgÉdition folio junior - 98 pages.

 

Mon résumé :

 

Compère Gredin et sa femme sont deux vieillards qui ont un loisir très particulier : être méchant. Quand ils ne sont pas méchants entre eux, ils sont méchants envers les autres.

 

Mon avis :

 

  Voici un court roman  extrêmement distrayant, et quand je dis distrayant, je pourrai préciser que nous avons là toute la folie et tout l'humour de Roald Dahl. Difficile d'écrire des portraits plus péjoratif que ceux que l'auteur dresse de ces deux personnages principaux. Ils ne sont pas laids, ils sont repoussants, et gare à ceux qui s'approchent d'eux


Les deux gredins se sont bien trouvés. Ils n'ont pas l'intelligence du mal, ils ont la bêtise du mal. Débordant d'une énergie malsaine, ils ne cessent de se venger de ce qu'ils se sont mutuellement infligés. Tout simplement hilarant et je ne vous parle même pas des illustrations qui sont tordantes.

 

J'ai beaucoup moins ri quand ils ont manifesté leur cruauté innée envers les animaux ou envers les enfants. Mais s'ils sont cruels, ils restent bêtes, et se venger d'un méchant est une douce vengeance.


Challenge-anglais

 

 

 

Ma quarante-troisième participation au challenge God save the livre organisé par Antoni. 

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 17:59

9782020944656.jpg

éditions Points - 373 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Fredrik Welin vit reclus sur une île de la Baltique. A soixante-six ans, sans femme ni amis, il a pour seule activité une baignade quotidienne dans un trou de glace. L'intrusion d'Harriet, l'amour de jeunesse abandonnée quarante ans plus tôt, brise sa routine. Mourant, elle exige qu'il tienne une promesse : lui montrer un lac forestier. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient de recommencer.

 

Merci à Syl, Aymeline et Lystig pour cette lecture commune pour laquelle je suis très en retard.

 

Mon avis :

 

La quatrième de couverture est excellent (comme souvent dans les éditions Points) : elle raconte juste ce qu'il faut sans déflorer le sujet. Elle aurait pu être racoleuse en laissant planer le doute sur la "promesse" faite par Frédrik. Non, pas du tout, c'est exactement cela.

 

Rudesse du sujet choisi : le personnage n'a rien d'aimable, et sa solitude est choisie. Frédrik s'est coupé du monde, et ce n'est pas ses contacts avec le facteur qui change quoi que ce soit à la donne. Le monde vient pourtant à lui et d'une manière quasi improbable, le met face à ses responsabilités, et lui fait redécouvrir ce monde dont il s'était coupé depuis douze ans.

 

Le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier son style est simplicité. Il se défend des effets de manche, il n'utilise pas un style ampoulé, il ôte tout ce qui aurait pu être superflu. Cette simplicité se retrouve aussi dans la construction de l'intrigue. Les réminiscences de son passé s'intègrent parfaitement au récit, et cette limpidité dans la construction rend ainsi beaucoup plus forts les coups de tonnerre qui vont ébranler la vie de Fredrik et me secouer.

 

Si j'aimais déjà les romans policiers d'Henning Mankell, j'aime tout autant sa littérature "blanche" : ma quinzième participation au Défi Scandinavie blanche .

 


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