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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 09:39

la-belle-amour-humaine-de-lyonel-trouillot-livre-886319537_.jpgédition Acte Sud - 170 pages.

 

Merci à Priceminister et aux éditions Acte Sud pour m'avoir permis de découvrir ce merveilleux roman de Lyonel Trouillot. N'hésitez pas à découvrir l'avis d'Aymeline qui est aussi enthousiaste que moi.

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

Mon avis :

 

Nous avions le choix entre douze titres et si j'ai choisi La belle amour humaine, c'est parce que j'avais croisé ce livre en librairie quelques jours plus tôt, et que son quatrième de couverture m'avait fait envie. Sa lecture a comblé mes envies.

 

Ce qui m'a frappé tout d'abord est le style. Nous sommes proches du poème en prose, tant chaque phrase possède un phrasé musical, un ryhtme mélodique unique. Lyonel Trouillot est un poète des mots. Surtout, sa petite musique nous donne à entendre une histoire à la fois simple et unique. Thomas, le premier narrateur, est venue chercher Anaïse pour l'emmencer à Anse-à-Fôleur, petit village côtier où sont morts, bien des années auparavant, son grand-père et le parrain de son père. Je vous rassure, Anaïse ne vient pas chercher vengeance (la mort des deux hommes dont les villas jumelles ont été incendiées, n'a rien d'un accident), elle cherche qui était son père qu'elle n'a pas connu. Pendant le trajet, Thomas lui conte son village, son île, lui raconte son grand-père et son meilleur ami, deux êtres cruels et ambitieux, devenus amis tant ils étaient semblables. Peu à peu, Thomas se livre à son tour. Il sait être caustique, quand il décrit les touristes qui envahissent l'île, il analyse avec acuité le but de leur venue et leur comportement. Surtout et de manière bien plus apaisée, il lui conte son amour pour son paisible village, pour les siens, pour ceux qui savent profiter de ce qu'ils ont, même si c'est extrêmement peu. Ils sont, lui, Solène, Justin (au prénom si bien trouvé) les opposés du colonel Pierre André Pierre et de l'homme d'affaires Robert Montès, deux êtres qui sont inséparables de leur titre pompeux parce qu'il est leur essence même, deux êtres dont le seul but est de se contenter d'obtenir tout ce qu'ils ne possèdent pas - et gare à ceux qui auraient la mauvaise idée de se mettre sur leur passage. Deux êtres qui ne sont plus, deux êtres qui sont partis en fumée sans que l'enquête n'aboutisse, sans que le meilleur enquêteur dépêché pour l'occasion, n'attrape un coupable - l'enquêteur a vite été conquis par les habitants et par la sérénité du lieu.

 

C'est presque avec regret que j'ai quitté ce livre tant j'ai été conquise par le style de Lyonel Trouillot, sa richesse et sa limpidité. J'espère sincèrement que ce roman sera couronné par un prix littéraire prestigieux.   

 

 

les matchs de la rentrée littéraire

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 09:26

le-club-des-incorrigibles-optimistes-p.jpgMerci à Babélio et au Livre de poche pour ce partenariat.

 

 

Mon avis :

 

Je sais que ce roman a obtenu beaucoup de succès. Je dois dire que je ne l'ai pas vraiment apprécié et que je l'ai lu parce qu'il fallait que je le termine, mais ma lecture a été plutôt poussive.

 

Les 728 pages n'en sont pas la cause, car l'écriture reste toujours fluide, plaisante. Non, au bout d'une centaine de pages, je m'ennuyais déjà, car je trouvais l'intrigue extrêmement répétitive. Le soucis n'était pas tant que l'on délaissait un personnage pour en suivre un autre, un de ces immigrés venant de l'Est, maltraités par la bureaucratie française (comme quoi, le travail clandestin des sans-papiers n'est pas une nouveauté des années 2000) mais je ne parvenais pas à m'attacher à ses hommes, tous quasiment interchangeables à mes yeux. Il m'a fallu l'apparition de Tibor et d'Imré, celle de Leonid (bref, l'apparition d'histoires d'amour, d'amitié et de trahison) pour que je m'attache réellement à des personnages.

 

Le second soucis est les abondantes anticipations. J'avais l'impression qu'elles rendaient inutiles la lecture de la suite du récit, puisqu'elles désamorçaient toute tension, et m'interdisaient de poser des hypothèses de lecture. De même, je trouvais très répétitive ces parties de baby foot, ses aller et retours au collège, son amitié même avec Nicolas, Pierre et Cécile. Pour moi, ces personnages n'ont ni corps ni visage, bref, l'auteur n'a pas réussi à leur faire prendre chair, pas plus qu'à la famille de Michel. Je me suis même surprise à accueillir certains événements avec indifférence parce qu'ils étaient trop mélodramatiques à mes yeux.

 

Le club des incorrigibles optimistes ne me laissera pas un souvenir impérissable - à croire que je suis fâchée avec les livres qui ont reçu le prix Goncourt des lycéens. 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 08:29

Nous sommes déjà à la fin de la deuxième semaine du STAR organisé par Liyah.

 

Logo-STAR3-Les-lectures-de-Liyah

J'ai profité de mes vacances pour :

- lire des livres reçus en partenariat.

- surtout, lire des livres qui me font plaisir.

 

J'ai terminé Le club des incorrigibles optimistes .

 

J'ai lu intégralement :

 

Au pays des pierres de lune de Tania Sollogoub

La belle amour humaine de Lyonel Trouillot (billet à paraître dans la journée).

Vingt-deux, v'là des frites de Maj Sjöwall et Per Wahlöö

Les héritiers d'Enkidiev d'Anne Robillard

Intrusion de Natsuo Kirino (au cours d'une nuit d'insomnie particulièrement douloureuse)

Vous descendez ? de Nick Hornby

Fabelhaven, tome III : le fléau de l'ombre de Brandon Mull

 

J'ai largement progressé dans la lecture de Petite soeur mon amour de Joyce Carol Oates, dont le billet devrait paraître ce week-end.

 

Aupaysdes pierresdelunefablehaven,-tome-3---le-fleau-de-l-ombre-100801FritesLes-heritiers-d-Enkidiev-tome-1-renaissance1Vous-descendez-intrusion

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:03

fablehaven,-tome-3---le-fleau-de-l-ombre-100801édition Nathan - 473 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Un nouveau péril menace le sanctuaire secret de Fabelhaven, le refuge des créatures fantastiques dont les grands-parents de Kendra et Seth sont les gardiens. Un terrible fléau se répand à travers le domaine, transformant ses habitants en êtres maléfiques. Mais qui est à l'origine de ce mal ? Et qui pourrait sauver la réserve ?

 

Seth et Kendra doivent agir vite avant que le Fléau de l'Ombre n'ait définitivement plongé le sanctuaire dans le chaos. Mais des traîtres au service de la Société de l'Etoile du Soir sont parmi eux.

 

Mon avis :

 

Se méfier de tous. Tel est le mot d'ordre depuis la fin du tome 2, depuis qu'une alliée de poids s'est révélée une traîtresse, et que la suspicion s'étend jusqu'au plus haut sommet. Ton bien solennel, me direz-vous, pour commencer un billet sur un livre de littérature jeunesse fantasy. Certes, mais cette série a une qualité qui ne s'est jamais démenti depuis le premier tome, et celui-ci ne fait pas exception à la règle.

 

Peu de temps s'est écoulé depuis la fin du second tome, et les grands-parents Sorenson ont de plus en plus de mal à trouver des prétextes pour garder Kendra et Seth, leurs petits-enfants, auprès d'eux. La rentrée des classes approche, et leurs parents, ce qui est légitime, ont hâte de revoir leur progéniture. Une nouvelle attaque est menée contre le domaine, et elle est encore plus retorse que les premières. Toutes les ressources connues seront mises en oeuvre, toutes les alliances possibles, et toutes les créatures magiques devront montrer un front uni - y compris des créatures que le lecture découvre dans ce troisième tome. Nous découvrons aussi un autre sanctuaire secret, et des créatures qui ne déplairaient pas aux amateurs de littérature plus saignante.

 

Ce monde magique est parfaitement organisé, les fils de l'intrigue se tissent, se croisent et s'entrecroisent pour former un récit parfaitement logique et dense. L'intérêt, pour moi, est dans nos deux personnages principaux, Seth et Kendra, personnages qui évoluent avec les tomes, sans manichéisme. Kendra est presque une privilégiée : elle découvre l'étendu des pouvoirs qu'elle a reçus grâce aux fées. Qui dit grands pouvoirs dit aussi grandes convoitises de la part de leur ennemi. Kendra devient chevalier de l'Aube, une société secrète  qui lutte contre la Société de l'Etoile du Soir - sans être épargnée par elle, quelques chevaliers sont peut-être des espions. Si sa première mission exploite ses pouvoirs, elle la mène aussi au-devant de très grands dangers - et loin de Fablehaven. Seth est un personnage beaucoup moins manichéen. Il a tiré les leçons de ses précédentes aventures. Il n'est pourtant pas devenu un garçon obéïssant, non - ce ne serait plus Seth ! D'ailleurs, il a pu se rendre compte que certains risques étaient bons à prendre, il a juste compris qu'il se devait de peser le pour et le contre avant de satisfaire sa curiosité ou de partir à l'aventure. Il n'est pas livré à lui-même (Kendra non plus : leurs grands-parents veillent toujours sur eux, ou les confient à une personne de confiance comme Warren) et lui aussi a reçu un don qui lui est bien utile dans cette aventure.

 

Pour sauver Fablehaven, il est nécessaire de se plonger dans le passé, et son passé viendra à la rescousse du présent. Message énigmatique de ma part, qui prendre tout son sens si vous lisez ce livre. challenge-abc2012

 

PS : l'illustration de couverture montre le nouveau meilleur ami de Seth (je plaisante à peine) mais surtout, un personnage essentiel dans la lutte contre le Fléau.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 19:40

Vous-descendez-.jpg

édition Plon - 305 pages

 

Circonstances de lecture :

 

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune avec le forum 11966610. J'en profite pour l'inclure dans le challenge God save the livre organisé par Antoni. Je crois que c'est ma 37e participation. 

 

Challenge-anglais

 

 

Mon avis :

 

Le suicide est un thème littéraire très à la mode... dans la littérature jeunesse. Deux livres exploitent ce thème rien que pour cette rentrée littéraire. Nick Hornby, dans un registre adulte et britannique, se distingue particulièrement par son humour et sa fantaisie - avec une telle thématique, c'était loin d'être évident.

 

Voici donc nos quatre candidats au grand jeu de "pousez-vous de là ! Je vais sauter ! Pas envie de fêter la nouvelle année, ni de la connaître" :

 

- Martin. Le plus à plaindre. A fait de la prison pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de quinze ans. Qu'elle paraisse plus et se drogue ne furent pas des circonstances atténuanantes. A tout perdu (sa femme, ses filles, son statut de présentateur vedette), sauf des paparazzis prêts à le traquer.

 

- Maureen. Mère célibataire d'un fils unique profondément handicapé. Je ne vous cache pas qu'elle m'a profondément agacé parfois. Considérer que la naissance de son fils est une punition divine pour avoir une relation sexuelle sans être mariée, est-ce encore possible de nos jours ? Il faut croire que oui.

 

- Jess. A été quittée par Chas, son petit ami, un trouillard de premier choix. Ne peut s'exprimer sans prononcer au moins deux gros mots par phrase. Son père est un politicien connu. Sa soeur Jen a disparu.

 

- JJ. Ex-rockeur et actuel livreur de pizza. Ne sait plus trop quoi faire de sa vie. S'invente une grave maladie, le CCR (non parce que, s'il leur avait dît qu'il avait une ABBA incurable, les autres participants à cette petite sauterie auraient tout de suite deviné le pot aux roses).

  

Ce n'est pas que tout oppose ces quatre personnages, c'est qu'un seul fait les rapproche : avoir voulu en finir, et définitivement. Les quatre voix, au tonalité si différente (chaque personnage devient tour à tour narrateur) alternent sans redondance, sans misérabilisme - et pourtant, ils en ont, des problèmes à résoudre. Ils ne vont pas jusqu'à former un club des suicidés, du moins, ils se fixent des objectifs de survie, cessent (pour un temps) de regarder uniquement leur nombril  et pensent (un peu) aux autres. Surtout, ils découvrent qu'ils n'ont plus envie d'en finir - si tant est qu'ils l'aient jamais eu. Comme l'illustre Nick Hornby à la fin de la deuxième partie de son roman, personne ne peut retenir quelqu'un qui veut réellement se suicider.

 

Vous descendez ? est un roman drôle, féroce et tendre à la fois.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:21

intrusion.jpgédition Policiers/Seuil - 276 pages.

 

Circonstance de lecture :

 

Ce livre est ma quatrième participation au

 

jury10

 

Mon avis :

 

Ma connaissance en littérature japonaise est réduite à son strict minimum : un roman policier, un roman contemporain, deux mangas et ce livre.

 

Je commencerai par une critique : ce livre n'est pas pour moi un roman policier et je m'interroge sur sa classification dans ce genre. Oui, Tamaki, le personnage principal enquête : elle cherche l'identité de O. la maîtresse d'un écrivain reconnu, qu'il a mis en scène dans un roman autobiographique avec sa femme et ses enfants, sans dévoiler son identité. En effet, Tamaki veut inclure ce personnage dans son prochain roman. Mais, qu'elle trouve son identité ou pas n'est pas si important - et jusqu'au bout, nous pouvons douter de l'identité de O (je n'ai pas pu m'empêcher en lisant cette initiale de penser à l'oeuvre de Pauline Réage). Ce qui est intéressant est le travail de recherche qu'elle mène.

 

 Nous découvrons ainsi la place de la femme dans la société japonaise, et la place de l'auteure. Tamaki écrit à plein temps, il est rarement question de son mari et de son fils qui semblent très bien se débrouiller sans elle. Elle se consacre tout entière à son écriture, puis à la manière dont l'écriture de son nouveau roman lui permettra d'oublier son histoire d'amour avec Seiji Abe, son éditeur. L'acte d'écrire et son amour pour Seiji ont été tellement indissociables pendant les sept années de leur liaison qu'il lui faut presque réapprendre à écrire et à récrire. Les douloureuses étapes de correction ne sont pas dissimulées, non plus ce qu'une auteure, en l'occurrence Tamaki, attend de son éditeur. Seiji, lui, choisira une autre solution, bien plus radicale.

 

Chiyoko, elle, est d'une autre génération. La femme du célèbre écrivain Mikio Midorikawa consacrait ses journées entières à prendre soin de son mari, de ses enfants, de son foyer, et n'avait pas une minute à consacrer à l'écriture. Elle ne pouvait que jalouser ces femmes qui, célibataires, pouvaient écrire quand elles voulaient. Cependant, toutes ne sont pas parvenues à acquérir la reconnaissance qu'elles attendaient, comme Yumi Miura, par exemple.  

 

L'autre question sensible est l'inspiration des écrivains. A une époque où le genre de l'autofiction fleurit, Natsuo Kirinomontre les bouleversements que cette écriture apporte. Elle peut conduire aussi, indirectement, à la tragédie. Qui est coupable, alors ? Qui est innocent ? Là, pas de juge ni de jury populaire pour le déterminer, pas d'avocat pour prendre la défense de l'accusé (Mikio MIdorikawa ? O. ?), pas de procureur pour accuser, mais le trouble d'une écrivain qui voit, en chair et en os, les êtres de papier sur lesquels un auteur a bâti son intrigue. Seules pièces à conviction : de larges extraits du roman de Midorikawa, entre vérité et mensonge.  

 

Refuser de donner l'identité de O est garder une part du mystère de la création - et aussi une manière de dire que la O de papier n'est pas à rechercher dans la vraie vie. O. occupe une position ambiguë, à la fois muse et destruction, Eros et Thanatos réunis, et il faut ne pas avoir été elle (et en avoir subi les conséquences) pour oser revendiquer cette identité.

 

Intrusion est une belle réflexion sur le métier d'écrivain, sur les relations entre un auteur et un éditeur, sur l'inspiration, sur les rapports amoureux. Il n'est pas un polar.  

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 19:01

Vous le savez sans doute, je suis quelqu'un de très raisonnable en ce qui concerne les challenges. Je ne me suis inscrite qu'à trois challenges en huit jours, trois fois rien, non ? Par conséquent, après avoir médité pendant une journée entière, je me suis inscrite au  Challenge Fitzgerald organisé par Asphodèle.

 

f-scott-fitzgerald-an-american-icon-1.jpg

 

 

Le principe est simple (je place cette phrase dans presque tous mes billets de présentation de challenge. Si, si, vous pouvez vérifier) : lire des romans, recueils de nouvelles, etc, etc, signés Francis Scott Fitzgerald,  mais aussi des oeuvres d' auteurs proches de lui, ou contemporains (Hemingway, Dorothy Parker, Dos Passos, Faulkner) mais attention : uniquement ce qu’ils ont écrit entre 1920 et 1940 (sinon, ils ne pourraient plus être appelés les enfants du jazz).

 

Les adaptations cinématographiques d'oeuvres  ayant un lien avec cette période, sont également acceptés. Je tiens à signaler que pour ma part, je suis ravie que cette partie ne soit pas obligatoire (écrire des billets sur le cinéma appartient pour moi au passé).

 

Comme dans tout challenge, nous avons des paliers, Asphodèle. nous en propose trois :

 

- Zelda : un roman ou un film ou une biographie de l'auteur ou d'un contemporain pour l'époque citée. N'oublions pas Accordez-moi cette valse, le roman de Zelda.

- Gastby : trois oeuvres.

- Nabab : plus de trois oeuvres, illimités (allez savoir pourquoi, j'ai choisi ce niveau).

 

Ce challenge est rétro-actif pour les billets de moins de trois mois (vous pouvez fouiller mon blog de fond en comble, vous n'en trouverez pas un seul depuis sa création) et s’achèvera le 31 décembre 2014.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:12

ghostgirl_couv.jpgédition Plon jeunesse - 326 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Vivant, Charlotte est une lycéenne timide, invisible, totalement à côté de la plaque... morte, Charlotte est un fantôme doté de pouvoirs surnaturels !

Tenant sa revanche, elle fait tout pour que le garçon le plus canon du lycée tombe amoureux d'elle, quitte à employer des moyens peu orthodoxes qui feront tourner en bourrique tous ceux qui croiseront sont chemin...

 

Mon avis :

 

J'ai choisi ce livre parce qu'il me paraissait bien convenir au  Halloween organisé par Lou et Hilde Je dois dire que je manque cruellement de conviction pour rédiger mon avis. Oui, le lycée des Aubépines est hanté - mais personne ne le sait. Classes des vivants et cours des morts cohabitent en toute sérennité. Des adolescents morts sont là en transit,ils apprennent à maîtriser leurs nouveaux pouvoirs et doivent régler leurs problèmes avant d'espérer passer de l'autre côté. Soit. Leur principal défaut est de ne penser qu'à eux-mêmes, sans une pensée pour leur famille. Il est vrai aussi qu'il n'est fait aucune mention des parents de Charlotte. Libre de toute attache, elle peut vivre sa mort comme elle l'entend, ou presque. 

 

Il ne manque rien dans ce lycée au nom si tendre. Les pom-poms girls sont toutes ahurissantes de virtuosité - et sont toutes des traînées aussi. Les membres de l'équipe de football sont des cracks sur le terrain, et des zéros dans les salles de cours, sans que leur popularité en soit entâché. La reine du lycée, la pétulante Pétula, flanquée de ses deux thuriféraires Wendy et Wendy, a pour petite soeur Scarlett, aussi gothique que sa soeur est fan de gossip.

 

J'ai trouvé sympathique la petite classe des lycéens morts, même si j'aurai aimé en savoir un peu plus sur eux et sur leur curieux professeur. Seule Charlotte et sa volonté de profiter de la vie malgré tout (je ne vous dirai pas comment) sont mises en valeur. Si le lycée n'est pas véritablement hanté - , il n'en est pas de même pour la maison où logent les trépassés. Ils ont d'ailleurs pour mission d'éloigner les importuns, tout en subtilité : qui sait ? Des acheteurs pourraient être tentés par une authentique maison hantée (voir Le Fantôme de Canterville d'Oscar Wilde ). Néanmoins, l'ensemble reste assez fade.

 

Ce que je reproche à ce livre est de tenir d'abord de l'objet marketing. Les couleurs de la couverture se répercutent à l'intérieur du livre. Chaque chapitre s'ouvre par une page de garde, sur laquelle la silhouette de Charlotte apparaît, portant une citation. Au dos, se trouve un commentaire, plus ou moins long, de ce qu'a fait Charlotte au cours du chapitre. Ce dispositif m'a souvent paru plus intéressant que que le récit lui-même, sans doute parce que je ne fais pas partie du public visé par ce roman. 

 

A lire si vous aimez les fantômettes roses et noires.  HIlde

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 17:23

Les-heritiers-d-Enkidiev-tome-1-renaissance1édition Albin Michel - 338 pages.

 

Mon résumé :

 

Vous vous êtes toujours demandés ce que devenaient les héros une fois leur quête achevée ? Cette nouvelle saga est la réponse.

 

Mon avis (bref) : si vous aimez les chevaliers d'Emeraude, mon avis ne vous servira à rien, vous avez d'ors et déjà lu cette suite. Si vous ne les aimez pas, vous aurez passé votre chemin.

 

Mon avis (plus développé) :

 

J'ai acheté ce livre il y a quelques mois, j'ai même acquis le tome 2 : il était temps que je le lise, non ? J'ai profité du STAR, de mes vacances, et d'un long moment avec mes chats pour le lire. Un conseil : ne lisez surtout pas le quatrième de couverture, il vous raconte tout, ou presque.

 

chateau16Si cette lecture était agréable, reposante, je dois tout de même avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans le livre, qui débute par de très longues énumérations des noms des chevaliers (classés par ordre alphabétique) et ce qu'ils étaient devenus. Puis, chaque chapitre s'attache plus particulièrement à un chevalier, ou à un couple de chevaliers (si ceux-ci se sont unis). La paix est revenue, les chevaliers sont privés de leurs anciens pouvoirs magiques (qui ne sont plus nécessaires) et ils vont pouvoir mener la vie dont ils ont toujours rêvé pendant ces longues années de guerre. Bref, mariage, naissance(s), tourisme dans les royaumes voisins (histoire aussi de trouver un endroit où s'établir et travailler) et même, pour un couple, naissance de petits-enfants. J'ajouterai même qu'une union, attendue depuis au moins six tomes de la saga des Chevaliers d'émeraude, a lieu.

 

Certains ont des destins moins ordinaires, comme Mann (chevalier que j'avais pour  ma part complètement oublié), Dérek (et ses soucis de paternité - ce n'est pas gentil, mais j'ai bien ri) et Hawke. La jeune génération n'est pas en reste et ce sont souvent les enfants des chevaliers qui vivent les aventures les plus exaltantes, à commencer par Katil et Natrach. "Exaltantes" est peut-être un bien grand mot car toutes ses aventures sentent tout de même la guimauve à plein nez (parfait pour se reposer, vous dis-je).

 

Les meilleurs sont gardés pour la fin, à savoir Kira, son mari, et son fils aîné Wellan. N'oublions pas le roi d'Emeraude, Onyx, dont le poison qui coule dans les veines n'a pas amélioré le caractère et Hadrian, son ami-sincère-à toute-épreuve, le seul qui peut lui parler sans risquer de déclencher une colère noire (ou pire si absence totale d'affinité). Mais, c'est bien gentil tout ce bonheur tarte à la crème, il était temps que l'action commence, qu'une nouvelle quête débute, que la nouvelle génération de chevaliers se lève. C'est le cas !!!!! Page 320. Plus que 18 et c'est la fin du livre. Flûte.

 

Heureusement, j'ai le tome 2 : je le commence ce soir.

 

Ma septième particpation au Challenge  Vie de château organisé par Cécile, Pimpi et mademoiselle Pointillés

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:09

Frites.jpgédition 10/18 - 249 pages.

 

Mon résumé :

 

L'industriel Viktor Palmgren a été assassiné en plein restaurant, alors qu'il s'apprêtait à prononcer une petite allocution devant ses convives. L'assassin, que personne ne parvient à décrire, a pris la fuite. La police est sur les dents. Martin Beck est nommé pour superviser l'affaire, car la mort de Palmer pourrait avoir des conséquences internationales.

 

Mon avis :

 

dc3a9fi-scandinavie-noireCe polar date de 1970 et comme le précédent opus que j'ai lu de ce duo d'auteurs L'homme qui partit en fumée , il montre que le polar suédois n'est pas né avec Henning Mankell et Steg Larsson. Surtout, il montre une société suédoise qui va de plus en plus mal. La police est débordée : bienheureux se sentent-ils s'ils n'ont eu que des cambriolages ! Les drogués se ramassent à la pelle, et de plus en plus jeunes (douze ans...), la prostitution est monnaie courante, du trottoir à de luxueux appartements, les agressions, viols, meurtres, sont quotidiens, et ce meurtre, sur lequel se concentrent toutes les énergies de la police (non par choix, mais par ordre) n'est qu'une goutte d'eau dans un océan de violence.

 

J'ai retrouvé Martin Beck. Si ses méthodes n'ont pas changé, sa vie privée a évolué : il s'est séparé de sa femme, d'un commun accord, et vit plutôt bien cette situation. Contrairement à un collègue qu'il apprécie peu, il prend le temps de réfléchir avant d'agir. Je ne veux pas dire qu'il est pantouflard, non, juste que ce n'est pas lui qui se retrouverait à interroger un témoin à la mâchoire brisée pour cause de fusillade dans Stockholm. Ce qui peut surprendre est le manque de moyen technologique, à une époque où, d'un simple "clic", les enquêteurs de nos séries télévisées savent tout... sur tout. Il faut parcourir la région en tout sens pour retrouver un témoin, découvrant ainsi une floppée de logements sordides aux loyers prohibitifs, passer des coups de fil en passant par le standart, qui répond souvent "qu'il n'y a pas d'abonnés au numéro demandé". Les rapports sont longs comme des jours sans pain et leur déchiffrage prennent plus de temps qu'il ne m'en a fallu pour lire ce roman.Certains policiers préfèrent même le vélo à la voiture.

 

Parlons-en, justement, de la police. les deux auteurs pointent ses déficiences, d'où ce titre, drôle certes, mais qui rappelle que l'enquête aurait pu être résolue bien plus rapidement, s'il n'y avait eu une toute petite histoire de frites. Par solidarité, les policiers se soutiennent entre eux, sauf quand la coupe (ou, en l'occurence, le cornet de frites) déborde. La faute en est aux dirigeants qui ont sous-estimés les problèmes en Suède et recruter à la va-vite n'importe qui (quand ils ont recruté...). Quant à la SEPO (sorte de section spécialisée dans l'espionnage), elle serait à mourir de rire si elle n'existait réellement. Beck élucidera l'affaire, envers et contre tous. Le dénouement, par son réalisme, le laissera insatisfait.

 

Un très bon moment de lecture. 

 

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