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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 12:15

9782259214469.gifMerci à Babélio et aux éditions Plon pour ce partenariat. 

 

Mon avis :

 

J'étais ravie de découvrir ce livre. Je l'avais repéré en librairie et quand Babélio l'a proposé dans sa Masse critique, j'ai aussitôt postulé. Je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai lu, j'ai eu beaucoup de mal à écrire ce billet et surtout, à ne pas devenir trop virulente.

 

Une première chose m'a génée, un rien, un point de détails certes, mais qui pour moi en disait long : la narratrice se désigne comme un "avocat", et non comme une avocate. Je ne me considère pas comme une féministe forcenée, je ne comprends pas qu'elle revienne ainsi en arrière. Prise de distance, déjà, avec ce métier, ou avec sa féminité ?

 

L'héroïne subit une crise de la trentaine, un burn out comme on dit. Elle nous raconte en détails et sans une once de recul son malaise au palais de justice, qui fait suite à d'autres malaises, réguliers : son corps tirait la sonnette d'alarme, elle n'a pas su en tenir compte. Je dois dire que j'ai déjà envie de lancer quelques piques acerbes sur cette charmante jeune femme qui ne sait pas discerner une crise cardiaque, qui aurait lieu tous les deux jours, d'une crise de tachycardie. Tiens ! Je suis justement en train de le faire, signe que mon agacement n'est toujours pas retombé. Je n'ai garde d'oublier non plus ce qu'elle pense de ses "clients" ou de ses "adversaires", enveloppant tout le monde dans une même terminologie méprisante et répétitive.

 

Viennent ensuite la chute, la déchéance pour cette avocate "gratuite" comme aime à le répéter sa mère, qui s'exprime presque toujours en majuscule - sauf quand sa fille sera hospitalisée, il faut la ménager, la pauvre petite. C'est vraiment magnifique, ce bénévolat à une époque où tout se monnaie. Vraiment, j'en ai la larme à l'oeil, surtout quand je pense à tous ses jeunes avocats qui ont du mal à se constituer une clientèle et qui auraient bien du mal à exercer gratuitement. Du coup, j'en oublie presque à vous dire en quoi consiste cette déchéance : elle est envoyée en CAP centre d'accueil psychiatrique. Elle inquiète maman et surtout, elle a déçue papa (soupirs de ma part). J'admire son sens du devoir et de l'abnégation : hospitalisé, elle a encore la force de s'inquiéter pour les siens. Merveilleux. Merveilleux surtout, la trentaine passée, de s'inquiéter encore de décevoir ses parents. Elle aime son père, elle l'admire, tant mieux. Ne devrait-elle pas plutôt accomplir ses rêves plutôt que ceux de son père  ?

 

Ses rêves, justement, elle les a perdus de vue. Elle est écartelée littéralement entre ses aspirations d'enfance, le paradis perdu de l'enfance, là-bas, en Afrique, là où vécut Rimbaud et où Hugo Pratt passa, un jour et la réalité des palais de justice français. Elle a de la chance pourtant : contrairement aux sept autres patients de son étage, dont elle détaille avec complaisance, pour ne pas dire avec suffisance les pathologies, elle n'est pas folle, elle n'a même pas de traitement. Elle rencontre néanmoins un psy hors-norme, dont les pratiques sont pour le moins irréelles. Ses quatre jours lui seront profitables : elle sort, guérie. Merveilleux (oui, je sais, cela fait trois fois que je le dis). Double bonheur : papa lui offre de prendre en charge son séjour en Afrique aussi longtemps qu'elle le voudra (cinq mois, donc, tout frais payé - une avocat gratuite n'a pas d'économie, ou si peu). Ses pages m'ont paru les plus belles, bien qu'elles marquent un retour à la réalité : le pays de l'enfance n'existe plus, si tant est qu'il est réellement existé ailleurs que dans son regard d'enfant.

 

J'ai déserté le pays de l'enfance est ma plus grande déception de cette rentrée littéraire.

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 21:31

J'ai longtemps cru que je ne parviendrai pas à regarder un film irlandais. Je dois dire que j'ai sans doute choisi une solution originale : regarder un film d'animation franco-belgo-irlandais, réalisé par Tomm Moore (irlandais du Nord).

 

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Mon résumé :

 

Brendan est un tout jeune novice du monastère de Kells - dans le projet initial, il devait presque atteindre l'âge adulte, et son graphisme aurait été assez proche de celui d'un jeune Padawan bien connu. Son oncle l'abbé Cellach, à la taille gigantesque, construit un mur afin de protéger le monastère des vikings barbares qui menacent la région. Leurs pires craintes se trouvent justifiées dans survient Aidan, le plus célèbre enlumineur de ce temps : le monastère d'Iona a été incendié. Heureusement, il a pu sauver son chat et le précieux livre sur lequel il travaille depuis des années.

 

Mon avis :

 

Ce film, relativement court, est pourtant extrêmement riche. Le but de Tomm Moore était, entre autre, de faire connaître la culture irlandaise et l'importance de l'art. Le but est atteint et ce film mérite d'être mieux connu. Chaque plan (ou presque) est composé comme un tableau, et l'influence des peintres Delacroix et Klimt est bien visible, notamment dans les scènes du scriptorium ou les scènes dans la forêt. Cette extrême fluidité dans les "décors" s'oppose aux formes géométriques des personnages. Mis à part Aisling et Brendan, les autres personnages s'inscrivent dans des formes géométriques strictes, qui peuvent étonner les spectateurs (je n'ai pas fait exception).

 

Les thèmes développés sont universels : quelle place pour l'art quand la guerre menace ? Comment Brendan va-t-il passer de l'enfance à l'âge adulte ? Tout d'abord, en bravant les interdits posés par son oncle : aller dans la forêt, lieu de toutes les aventures et de tous les mystères au Moyen-Age, lieu magique, comme le montre sa rencontre avec Aisling. Qui est au juste cette petite fille, capable de toutes les métamorphoses et de toutes les prouesses ? Une fée ? Une divinité payenne ? Si elle n'initie pas Brendan à l'amour (ils sont beaucoup trop jeune l'un et l'autre, elle lui montre les merveilles de la nature, superbement restituées par les illustrateurs.  Puis, avec la complicité des autres moines, il s'initie à l'enluminure et dépasse Aidan son mentor qui lui rappelle que l'important n'est pas la couverture du livre, faite d'or et de pierreries, mais le message qu'il véhicule. IL découvre aussi qu'il est possible de transmettre ce message en puisant sont inspiration dans les motifs celtes - le comble sans doute pour son oncle l'abbé Cellac, trop occupé à renforcer le mur d'enceinte pour encore penser à la mission première de l'abbaye.

 

Le temps passe, les saisons passent, les maisons de fortune s'accumulent à l'intérieur de l'abbaye, hébergeant les villageois qui ont fui l'invasion viking. Jusqu'à ce jour inévitable, en plein hiver, où les vikings prennent d'assaut l'abbaye. Ceux-ci sont présentés de manière très schématique, de véritables créatures de cauchemar, quasiment décérébrées. En les voyant, je n'ai pas pu m'empêcher de les comparer aux Huns dans Mulan, bien plus individualisés. Lors des scènes de bataille, le contraste entre les trois couleurs dominantes (blanc, rouge et noir) est saisissant.  

  

Le dénouement est trop bref à mon goût. Certes, je puis aussi dire (et ce ne serait pas faux) que Tomm Moore maîtrise à la perfection l'art de synthétiser les années de voyage et d'apprentissage de Brendan et celui de l'ellipse pudique, pourtant je suis restée sur ma faim, j'aurai aimé en savoir davantage.

 

En dépit de ses petites réserves, n'hésitez pas à découvrir Brendan et le secret de Kells et, pourquoi pas ? à visiter les vestiges du monastère de Kells, situé dans le comté de Meath. Le le livre de Kells est conservé au Trinity College.

 

Challenge-irlandais

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 20:08

Aupaysdes-pierresdelune.jpgédition L'école des loisirs - 79 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Quand il neigeait à Boulogne, tous les Russes de l'immeuble étaient heureux. C'était la fête. Ma grand-mère débarquait dans ma chambre à sept heures du matin.

 

"Debout, la-dedans, hurlait-elle. Regarde ! " Elle ouvrait les volets d'une geste magistral pour me montrer le ciel blanc." Il neige : Habille-toi ! Vite ! "

 

Babou n'était pas une grand-mère ordinaire. Elle me racontait que les yeux des filles, en Russie brillaient comme le reflet de mille pierres de lune dans la nuit. Les garçons les aimaient, ils les embrassaient, puis ils les oubliaient.

 

C'était l'hiver de mes treize ans qu'à mon tour j'allais découvrir l'amour. Il s'appelait Boris. Il avait les yeux bleus et quelque chose au milieu qui me donna envie d'y plonger.

 

Mon avis :

 

Autant le dire, depuis que j'ai lu Il y avait un garçon de mon âge en-dessous de chez nous, je suis une fan de Tania Sollogoub. J'ai reçu son troisième livre aujourd'hui et je l'ai lu dans la foulée - un excellent moyen de commencer les vacances de la Toussaint.

 

L'histoire se passe dans un HLM de banlieue à une époque où la banlieue n'était pas encore stigmatisée, un "immeuble plein de gens qui n'auraient jamais dû se connaître" et que les aléas de l'histoire ont réuni. La famille de la narratrice, au sens large du terme, y vit : les grands-parents, le grand-oncle, la grande-tante, et même les arrière-grands-parents habitent dans le même immeuble. Je ne dirai pas que Babou, la grand-mère paternelle, est un personnage singulier. Tous sont des personnages singuliers, de Babou, qui parle de sa Russie natale et de l'amour à sa petite fille, à Olga, ancienne danseuse étoile octogénaire aux folles histoires d'amour, en passant par l'oncle Igor et la tante Galia, qui se tient toujours très droite car elle a dû faire face à trop de malheurs. L'histoire qui nous est contée est riche, sereine, et pourtant (l'âme slave ?) je sentais que la tragédie se tenait toujours à la lisière de ces moments de bonheur. La place n'est pas à la plainte, ni à l'apitoiement, seuls les souvenirs heureux sont évoqués.

 

 La narratrice s'éveille pour la première fois à l'amour (elle a treize ans) et elle a la chance d'être entourée par la bienveillance de ses aînées. Amour chaste, et pourtant sensuel, qu'elle nouera avec un garçon de son âge. Comme dans la majorité des romans de l'école des loisirs, la narration est faite à la première personne, pourtant certaines phrases montrent que le récit est rétrospectif et que l'héroïne peut raconter son histoire avec le recul nécessaire.

 

Un très beau moment de lecture, trop court.  

 

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 10:05

Cette semaine marque le début du concours STAR organisé par Liyah.

Logo-STAR3-Les-lectures-de-Liyah

Voici mon premier bilan.


J'ai terminé Mingus Mood de William Memlouk et J'ai déserté le pays de l'enfance de Sigolène Vinson, dont je peine à écrire le billet.


J'ai lu intégralement Ce qui dort dans la nuit d'Erik L'Homme

La crêpe des champs d'Anne Fine

Les nuits d'Ismaël de Marie Chartres

Lien fatal de Tess Gerritsen .

 

J'ai bien avancé dans la lecture du Club des incorrigibles optimistes et dans celle de la 7eme femme de Frédérique Morlay, au point que je me dis que le billet paraîtra peut-être dès ce soir.

 

a-comme-association,-tome-6---ce-qui-dort-dans-la-nuit-2258Crêpe des champsles-nuits-d-ismael-marie-chartres-9782211204828Gerritsenmingus-mood

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 09:07

Voici un nouveau challenge tout simple à faire (si, si, je vous assure) : le challenge Gilmore Girls organisé par Karine

 

Fan de la série Gilmore girl (seul soucis, je ne suis plus aucune série télévisée), je ne pouvais que m'inscrire à ce challenge.

 

Rory, la jeune fille de la série, est toujours en train de lire un livre. 343 en tout durant la série.   Karine les a ressencés pour nous. Pour réussir ce challenge, il suffit d'en lire 3 jusqu'en décembre 2012.

 

Après consultation de la liste, il s'avère que j'en ai déjà lu 65 et que 21 autres titres (en plus de ceux que j'ai choisi) seraient susceptibles de m'intéresser. Je ne risque pas de m'ennuyer.

 

Voici les titres que j'ai choisis pour l'instant :

 

- La ferme africaine de Karen Blixen.

- S comme Silence de Sue Graton.

- Le voyage de Lou de MJ Hyland (le seul titre qui n'est pas dans ma PAL mais j'ai bien l'intention de le découvrir. Un challenge sert aussi à cela).

 

Logo-challenge-gilmore-girls-Karine.jpg

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 16:07

 

 Je ne sais pas si c'est le cas chez vous, mais alors que je suis plutôt en train de penser aux vacances de la Toussaint et à Halloween, les magasins commencent à s'emplir de décorations de Noël.

 

Cela tombe presque bien car Mia organise à partir du 1er Novembre et ce jusqu'au 25 Décembre le challenge La magie de Noël dont je vous laisse admirer le superbe logo :

 

Challenge Noël

 

Le principe est très simple : Mia nous invite à lire des livres dont le titre comporte le mot "NOEL"

 

Elle nous propose plusieurs catégories :

 

- de 1 à 3 livres : Esprit de Noël (la catégorie que j'ai choisie, je suis prudente)

- de 3 à 10 livres : Lutin de Noël

- de 10 livres : Assistant privé du Père Noël

 

Je lirai sans doute La révélation de Noël et Un Noël plein d'espoir d'Anne Perry (ce dernier paraît le 3 novembre). Je ne veux pas m'avancer davantage, et si je parviens à lire d'autres livres, je verrai bien.

 

Les BD et autres mangas, articles etc... ne sont pas comptabilisé.

.

Il existe aussi ce petit challenge :

 

Mon défi "La Magie de Noël"

 

qui consiste à faire découvrir des livres pour enfants avec le mot NOEL dans le titre.

Aucun nombre obligatoire, juste pour le plaisir de faire découvrir !

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:07

les-nuits-d-ismael-marie-chartres-9782211204828.gifédition L'école des loisirs - 74 pages

 

Quatrième de couverture :   

 

Ismaël possède un pouvoir magique. La nuit, il devient un petit garçon volant. Il passe d’une pièce à l’autre, sans s’en apercevoir. Le soir, il se couche dans son lit, et, le lendemain matin, il a été téléporté dans celui de sa maman.

 

C’ets aussi le soir que la mélancolie se manifeste. C’est le nom de l’étrange maladie dont souffre la mère d’Ismaël, cette maladie qui lui laisse des pierres dures au fond du ventre et la fait tant pleurer. La mélancolie a tout envahi. Elle a fatigué le papa d’Ismaël, qui a quitté la maison.

 

Lorsque sa maman a la mélancolie, Ismaël se sent seul. Alors il pense à son pouvoir. Il est certain d’une chose : une cape magique lui pousse derrière le pyjama. Une sorte de cape rétractable qui se déploie dans son dos pour l’élever dans les airs et l’emmener loin de son lit. Une cape dans la nuit, il faut bien que ça serve à quelque chose. Qui Ismaël est-il censé sauver ? Quelqu’un ? Le monde ? L’univers ?

 

Ismaël attend et espère des réponses. Un jour, il le sait, il comprendra son pouvoir.  

 

Mon avis :

 

Je suis toujours désagréablement surprise par le fait que les romans de Marie Chartres ne soient pas plus connus, et que Marie Chartres ne soit pas une auteur reconnue. Est-ce à cause de leur brièveté ? Je connais peu d'auteurs qui savent en dire et en suggérer autant en si peu de pages, dans une écriture à la fois sobre et poétique.

 

Le thème est dur : la dépression et le suicide, vu à travers les yeux d'Ismaël. Il assiste jour après jour à la "mélancolie" de sa maman, et ne sait plus quoi faire pour qu'elle aille mieux.

 

Les causes de cette dépression ne nous sont pas expliquées - y a-t-il d'ailleurs toujours des causes identifiables ? Elle importe peu pour Ismaël, qui vit, jour après jour, les conséquences : le départ de son père, l'arrivée de l'aide familiale, Françoise, et la lente désagrégation de sa mère, dont il ne parvient plus à reconnaître les traits tant ils sont mangés par les larmes, dévorés par le désespoir.

 

Ismaël s'évade, de temps en temps, parce qu'il ne comprend pas tout ce qu'il vit - il les comprendra un peu mieux, plus tard.  J'ai certes l'impression de céder à la facilité en n'en disant pas plus. J'ai simplement envie de vous dire : ne passez pas à côté de ce livre.

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:07

Crepe-des-champs.jpgédition L'école des loisirs - 110 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Mademoiselle Mirabelle, notre institutrice, est arrivée tel un ange. Un ange avec des cheveux dorés, des petits cloches aux oreilles et des chaussures très hautes et très vertes.

Elle n'a pas du tout plu à notre directrice, Madame Poivre.

 

Pour la journée Portes ouvertes, nous étions la seule classe à n'avoir rien préparé. Madame Poivre était si contrarié que Mademoiselle Mirabelle lui a dit un énorme mensonge...

Après ça, la classe était bien embêtée.

 

Heureusement, un des garçons a eu une idée tellement originale, tellement extraordinaire, que tout le monde sera sauvé. Heureusement  surtout que Flossie la vache, son amie, fait de merveilleuses crêpes des champs, brunes, odorantes et bien fumantes.

Une histoire d'un humour savoureux.

 

Mon avis :

 

Je cherchais un autre roman d'Anne Fine, j'ai trouvé celui-ci par hasard et, ma foi, je n'ai pas été déçue, si ce n'est par le dénouement.

 

Le jeune narrateur est Lancelot, un chevalier des temps modernes. La modernisation est nécessaire. Sa belle n'est autre que son institutrice, au doux nom de fruit. Lancelot n'est pas le premier élève à s'éprendre de son institutrice, surtout si celle-ci sort de l'ordinaire, après une floppée de remplaçant tous plus excfentriques les uns que les autres. Elle ne fait pas exception à la règle, disons plutôt que son excentricité est pleine de charme et de poésie. Le vaillant destrier a  fière allure également puisqu'il n'est autre qu'une douce vache, répondant au nom de Flossie. Tel un paladin du temps jadis, il a vu naître sa fidèle compagne et lui a choisi ce nom délicat.

 

Sa mission est de sauver mademoiselle Mirabelle des griffes de la méchante directrice d'école en trouvant un projet pour les portes Ouvertes. Les intrigues les plus simples sont les meilleures, et la solution trouvée est véritablement écologique (pourtant, ce roman a plus de vingt ans). Madame Poivre, au fond, n'est pas si méchante : c'est juste qu'elle a voué sa vie à enseigner et à améliorer la pédagogie.

 

Ce roman est présenté comme "d'un humour savoureux", je dirai plutôt qu'en dépit du sujet traité, il reste toujours poétique et énigmatique. Je suis sûre qu'il plaira aux plus jeunes.

 

 

 

 

 

 

Challenge-anglaisMa trente-sixième participation au challenge God save the livre organisé par Antoni. 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 22:52

            Il était six heures du matin quand je me suis levée pour prendre courageusement le train en direction de Paris. Après une heure et demi de trajet, qui me permirent d’avancer dans ma lecture de la Ferme africaine de Karen Blixen, je m’accordais une pause devant un café latté, et j’écrivais mes premières impressions sur ce livre. Je ne vous cache pas que cette pause m’a permis de me réchauffer. Ayant encore un peu de temps avant de gagner la gare Montparnasse, je suis allée dans la librairie anglaise, qui était victime d’une panne d’électricité – troisième petit pépin de la journée, mais c’était bien pire pour eux que pour moi. J’achetais le premier volume des aventures de Simon Templar de Leslie Charteris, pris le métro où j’effectuais ma BA de la journée (aider des touristes à acheter des tickets de métro) et pris le train en direction du Mans. Le trajet fut rapide, je lus la moitié de The man who was clever, la première aventure de Simon Templar. Un trajet en tram, et hop ! me voici sur le site du salon du livre.

 

            Heureuse surprise : je rencontrai Christina Rodriguez, l’auteur des Mystères de Pompéï. Nous avons beaucoup papoté.

 

            Après, j’ai rencontré Delphine de Vigan, qui m’a dédicacé Jours sans faim (pour moi) et Un soir de décembre (pour une de mes amies).

 

Je crois que j’ai dû arpenter le salon dans tous les sens., un salion très fréquenté certes, mais convivial. Je reconnais néanmoins que j’ai moins de curiosité que lors de mes précédentes visites. Je vais moins facilement vers des auteurs dont je n’ai pas déjà apprécié un titre. Mes seules découvertes si j’ose dire, sont l’achat de la Septième femme par Frédérique Morlay et de Never mort par Odile Borsky. J’ai aussi acquis Les souvenirs de David Foenkinos, L’autre monde de Loïc Le Borgne, dont le livre a été sélectionné pour le prix des Dévoreurs de livres 2011-2012, Oska Pollock, tome 1 (pour une fois, je suis logique, je commence par le premier tome), Petit meurtre et menthe à l’eau de Cécile Chartre. Tous ces livres ont été dûment dédicacés. 

 

            Je suis repartie du Mans, après avoir attendu quelques minutes sur le quai de la gare. J’ai lu deux livres sur le trajet du retour, et suis arrivée chez moi, fort tard, avec une seule envie, dormir.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 17:17

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sur une idée de Miss Alfie

J'aime :

 

- être allée samedi dernier au salon du livre du Mans, salon qui reste à dimension humaine, et avoir pu discuter longuement avec Christina Rodriguez et Frédérique Morlay

- J'ai réussi à honorer 23 rendez-vous jeudi soir à la réunion parents-professeurs, en trois heures trente.

- recevoir mes deux livres de marraine, dans l'opération Priceminister. Merci à Gridou et à Mimi.

- retourner au cinéma, après plusieurs semaines sans avoir retrouvé le chemin des salles obscures.

- Le retour du STAR, organisé par Liyah. Depuis le matin du 14, je compte.

- Nunzi fait une nounou idéale pour Koala, elle adore jouer avec lui. 

 

 

Je n'aime pas :

 

- qu'une enseignante s'immole. Nous (= mes collègues et moi) n'osons imaginer sa détresse pour en être arrivée là. Se dire que nous, nous arrêterons ce métier avant.

- qu'une jeune femme flic meure sous les coups d'un forcené. Ras-le-bol de cette violence gratuite.

 - plus personnellement, les trois jours de bugs des ordinateurs du collège n'ont pas été vécus dans un ravissement.

- avant-dernière information : je n'aime pas que son altesse Framboise tombe en pâmoison. Dis ainsi, c'est joli. A voir, sur un chaton de quatre semaines, c'est plutôt terrifiant, et l'heure qui a suivi, pour la remettre d'aplomb, n'a pas été vécue dans la béatitude la plus profonde.

- que Nunzi ne guérisse toujours pas, après une nette amélioration en milieu de semaine dernière

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