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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 21:36

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éditions Gaïa - 230 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

A la tombée de la nuit, la petite ville d'Arpikilâ, située au nord de la Finlande, s'illumine d'étranges lueurs cuivrées. Pourtant, la haute tour de la mine qui surplombe la ville a fermé ses portes depuis des décennies. Maria Kallio aurait pu rêver de contrées plus exotiques pour passer le cap de la trentaine ! Mais c'est bien ici, dans sa ville natale, qu'elle accepte une mission de six mois comme chef intérimaire de la police. Un poste tranquille, pense-t-elle, qui devrait la renflouer un peu et lui laisser le temps de retrouver sa famille et d'anciennes connaissances, en attendant le retour de son petit copain, Antti, parti aux Etats-Unis passer sa thèse. Mais la mine, qui doit rouvrir ses portes au public, est le théâtre d'une scène macabre : le corps d'une artiste à la réputation sulfureuse est retrouvé gisant au pied de la tour. Pas facile pour Maria Kallio d'interroger des suspects quand ceux-ci se révèlent être son amie d'enfance ou encore son premier amour, celui dont le seul nom prononcé suffisait à la faire rougir...

Mon avis :

 

Je me suis forcée à terminer ce livre : 230 pages, ce n'est pas la mer à boire, j'en ai lu d'autres. Je me force maintenant à écrire cet avis en tachant de ne pas m'énerver inutilement.

 

Si vous aimez la chick-litt et les chefs de la police midinettes qui interrogent de manière informelle des suspects possibles en partageant une glace avec eux, ce livre est fait pour vous ! J'ai rarement lu une enquête aussi insipide, et une héroïne d'une naïveté confondante. Il est toujours génant d'avoir compris bien avant l'héroïne des faits pourtant évidents. Il faut dire qu'elle a tellement d'interrogation sur sa vie privée, la pauvre. Je me marie, ou pas ? Je fais un enfant, ou pas ? Qu'est-ce que ça fait, la grossesse et l'accouchement ? Ce ne sont pas ses interrogations qui me dérangent - encore que, ses deux soeurs sont mamans, et il est étonnant qu'elles n'aient pas partagé leur expérience avec leur soeur - c'est la manière dont elles sont racontées. L'héroïne raisonne comme une gamine de quinze ans, pas comme une jeune trentenaire. Certes, elle est revenue dans sa ville natale, elle se rapelle  ses blessures d'adolescente, sans parvenir à nous toucher - un comble, non ? N'est pas Jane Rizzoli, l'héroïne de Tess Gerritsen, qui veut.

 

Surtout, Jane Rizzoli enquête. Maria, non. Les autres enquêtes pour elle et lui livrent de temps en temps des résultats. Son comportement d'enquêtrice est le même que celui de femme : immature et presque dangereux (pour elle et pour les autres). Quant au dénouement, il est digne des meilleurs romans à l'eau de rose.

 

Dommage, car certains personnages avaient un véritable potentiel, come Kaisa, la cousine du principal suspect, Pena, l'oncle de l'enquêtrice ou Aniliina, la fille de la première victime. Les préoccupations de la narratrice ne nous permettent pas de les découvrir suffisamment. Bref, je ne lirai pas un autre roman de cette auteur.

 

Note : si vous êtes intéressé malgré tout, le livre sort en poche le 1er juin.

 

dc3a9fi-scandinavie-noire

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 00:00

arnaldur-indridason-lhomme-lac-L-1éditions Points - 406 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Il dormait au fond d'un lac depuis soixante ans. il aura fallu un tremblement de terre pour que l'eau se retire et dévoile son squelette, lesté par un émetteur radio recouvert d'inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Qui est donc l'homme du lac ? L'enquête révélera au commissaire Erlendur le destin tragique d'étudiantes islandais confrontés aux rouages implacables de la Stasi.

 

Circonstances de lecture :

 

Ce livre est notre quatrième lecture commune des romans d'Arnaldur Indridason avec Lasardine (la ronde des post-it) et Syl.

 

Mon avis :

 

Je suis un peu désolée de le dire, ce roman m'a moins plu et moins touché que les précédents. La structure est pourtant la même que dans La femme en vert : d'un côté, un récit au présent, qui s'étire sur presque une année, de l'autre, un personnage, non nommé au début, qui se remémore son passé d'étudiant et est lié à ce corps qui vient d'être retrouvé.

 

Ce qui m'a dérangé ? J'ai eu l'impression que le ton était plus froid, plus distancié.  Erlendur, qui semble avoir baissé les bras au sujet de sa fille, renoue avec son fils, ce qui est un point positif. Celui-ci lui raconte des événements marquants de son enfance, notamment l'opposition entre Eva Lind et sa mère. Elinborg paraît tendue, mais ravie du lancement de son livre de recette - à croire qu'elle aussi prend ses distances avec le métier d'enquêteur. Sigurdur Oli est devenu le soutien moral d'un homme qui a tout perdu - un rôle difficile pour l'enquêteur qui-a-fait-ses-études-aux-Etats-Unis.

 

L'enquête n'est pas simple non plus, car l'instruction initiale a été bâclée - l'occasion pour le commissaire de visiter Marion, son ancienne chef, mourante et pugnace. Erlendur doit rattraper les erreurs du passé et remuer les fantômes de la Guerre Froide, contourner les obstacles administratifs au plus haut niveau. Sa froideur apparente vient peut-être du fait qu'il est confronté à des personnes dont la vie "normale" s'est figée un jour - comme la sienne s'est figée lorsqu'il avait dix ans, dans une attente éternelle.

 

Roman politique, L'homme du lac nous en apprend beaucoup sur une génération sacrifiée et oubliée - qui se souvient encore des terribles répressions dans les pays de l'Est ? Le dénouement du roman n'a apporté de réconfort à personne, pas même une lumière d'espoir, comme le personnage de Mikkelina dans Une femme en vert. Que nous apportera Hiver arctique, le volume suivant ?

 

 dc3a9fi-scandinavie-noire

  

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 18:36

sinisalo3éditions Babel - 317 pages.

 

 Mon avis :

 

Je pourrais baptiser ce livre "curieuse objet littéraire". Il part sur un postulat de départ très simple : les trolls existent (comment, vous n'étiez pas au courant ???). Pour donner plus de crédibilité à ce présuposé, des extraits de journaux et d'ouvrages scientifiques ponctuent le récit et donnent corps au troll.  Bref, voici Ange, notre héros. Non, je fais une pause : Ange n'est pas vraiment un héros au sens étymologique du terme. Il est photographe de pub, homosexuel, sa vie sentimentale est un grand n'importe quoi (il a surnommé son ex Spiderman car il a tendance à grimper au rideau). Néanmoins, il est courageux, notre Ange. Il n'hésite pas à s'opposer à une bande de jeunes types qui maltraite "quelque chose" et ce quelque chose s'avère être un bébé troll. Note : le courage d'Ange fut aussi causé par ses deux grammes d'alcool dans le sang.

 

Le petit troll a beau ne pas être aussi mignon que celui qui orne la couverture du roman, Ange éprouve pour lui un sentiment qui est proche de l'amour. Qui dit amour dit soin, et Ange est très vite confronté à des soucis. Que mange un troll ? Comment faire si votre troll dépérit ? Vive Internet ! Il trouvera ainsi quelques réponses à ses interrogations bien légitimes. Cependant, il découvre très vite qu'il est difficile de mener de front sa vie professionnel (son patron, dont il est amoureux d'un amour sans espoir, lui propose un contrat mirobolant), sa vie "amoureuse" (c'est que les amants se bousculent au portillon) et l'éducation de son troll, de moins en moins apprivoisable, de plus en plus sauvage.

 

Autant dire que sa situation se complique largement au fur et à mesure que se déroule l'intrigue. Autant dire que la gentilesse de sa voisine, la douce Palomina, durement maltraitée par son mari, apporte des moments de quiétudes dans ce récit. Touchante, si elle se montre naïve - elle croit qu'Ange possède un chat et lui apporte de la nourriture approprié - elle est en revanche particulièrement lucide sur sa situation - ou comment ouvrir une parenthèse sur le commerce des êtres humains. Moderne sur ce point, Jamais avant le coucher du soleil nous plonge aussi dans les racines de la Finlande, à travers des contes et légendes devenues réalité.

 

dc3a9fi-scandinavie-blanche

 

 

 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 19:22

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éditions Pockett Jeunesse - 192 pages.

 

Mon avis :

 

Un nouveau roman  de Mark Haddon ! Depuis le temps que j'attendais cet événement, je me suis précipitée sur le livre, même s'il entrait dans la catégorie "littérature jeunesse". Petite déception : ce n'est pas à proprement parler une nouveauté, la première version de ce roman date de 1992, mais l'oeuvre a été entièrement récrite par Mark Haddon en 2009 (moralité : j'aimerai bien connaître la première version).

 

Dès les premières lignes, le ton est donné, le roman sera drôle : "Je suis allé sur le balcon pour manger mon sandwich Babybel et confiture de groseille. J'ai croqué dedans et j'ai mâché... Ouais, pas mal. Mais ça ne valait pas le cheddar et confiture de fraise, indétrônable. " Pourtant, la famille de Jimbo est à peu près aussi normale que celle d'Une situation légèrement délicate. Le papa est chômeur, et occupe ses journées avec des occupations enfantines (vivent les modèles réduits !) et montre autant de volonté qu'une nouille cuite pendant quarante minutes. Maman, par contre, est une working girl, une executive woman. La grande soeur sort avec un jeune homme qui n'a qu'une envie : zogouiller le petit frère. Quant à Charlie, son meilleur ami, il est doté d'une maman qui a des réactions aussi imprévisibles que violentes. A se demander ce que fait la ligue de la protection de l'enfance, voir même la ligue des droits de l'homme, ou encore la société de protection des planches à pain.

 

Bref, tout allait bien (entre deux heures de colle) quand Charlie et le narrateur surprennent une conversation qu'ils n'auraient jamais dû entendre et comprennent que leurs deux professeurs préférés sont des extraterrestres. Commence alors un road-movie mâtiné de science-fiction où les dangers bien réels, alternent avec des péripéties hautement comiques.

 

A quand une vraie nouveauté signée Mark Haddon ?

 

Challenge-anglaisVenez vous inscrire au challenge God save the livre sur le blog d' Antoni

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:23

 

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Titre : Les neuf dragons.

Auteur :Mickaël Connelly

Editeur : Seuil.

Nombre de pages : 404

 

Quatrième de couverture :

 

Au commissariat de police de Los Angeles, ce genre d'appel anonyme ne surprend personne, et surtout pas Harry Bosch : dépêché depuis peu sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois, il soupçonne des activité de racket des triades locales. En raccrochant, il est convaincu d'avoir vu juste. Reste à le prouver....

 

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Mon avis :

 

 J'ai beaucoup entendu parler de Mickaël Connelly, souvent de manière élogieuse, sans avoir jamais lu un seul de ses ouvrages. Ma participation au Jury Babelio/Seuil m'a permis de combler cette lacune policière.

 

Je sors assez mitigée de cette découverte, et je pense que les fans d'Harry Bosch doivent avoir une autre perception que moi de ce volume car il est plus facile de passer outre les faiblesses d'une série dont on est un fidèle lecteur.

 

Ce roman policier m'a semblé très classique, j'ai eu l'impression d'avoir déjà lu des intrigues de ce genre et d'avoir rencontré un héros comme Harry Bosch. S'il n'a pas de problèmes avec la boisson, il n'a pas toujours un grand respect des règles (ou  bien il les tord quand elles l'arrangent) et a des soucis avec son coéquipier, devenu trop attaché à son bureau (gros avantage : il maîtrise à merveille la paperasserie). Il est séparé de sa compagne et a une fille (je renonce à compter le nombre de héros de romans policiers qui sont les heureux pères d'une fille unique).

 

L'enquête paraît simple au début : un vieil homme chinois est assassiné dans sa boutique. De toutes les pistes qui s'offrent à lui, Bosch retient celle d'un racket qui aurait mal tourné. Grâce à cette piste, nous en apprenons plus sur les triades et leur fonctionnement. Je lui rends justice : Bosch est expérimenté, il s'appuie sur sa connaissance du terrain, non sur des intuitions non valides. De même, si son amie Starkey utilise de nouveaux procédés techniques, ceux-ci prennent sens car ils servent à résoudre l'enquête.   

 

Jusqu'ici, vous vous dites que mon commentaire est presque positif, c'est après que ça se gate lorsque, comme par hasard, Bosch reçoit une vidéo : sa fille, qui justement vit à Hong-Kong (le hasard fait mal les choses) est kidnappée. Cet enlèvement aurait pour but de le dissuader de poursuivre son enquête. Mazette : les triades sont vraiment très bien informées, et Harry devient suspicieux (surtout qu'il n'aime guère Chu, avec qui il doit faire équipe. Note : Harry Bosch a beau s'en défendre, la guerre du Vietnam lui a laissé des traumatismes).  Le sang de notre héros ne fait qu'un tour, et il devient l'archétype du flic solitaire qui cherche seul la justice à Hong-Kong. Soit. Sauf que les ficelles deviennent vraiment très grosses et très prévisibles. A chaque fois, je me disais : "non, je dois me tromper, cela ne va pas se passer comme ça" et bien si. Sauf qu'Harry Bosch, le super flic, commet des erreurs grossières. Leur seul avantage (si j'ose dire) est qu'elles signalent son passage à Hong-Kong par une hausse du taux de mortalité. Certes, il est possible de les mettre sur le compte de son amour paternel qui l'aveugle : Harry Bosch est près à tout pour sauver Madelaine, il a même failli réussir... plusieurs fois (je n'ai pas compté). Il a également beaucoup de chance : en dépit de ses bourdes (appelons-les ainsi), il a droit au soutien indéfectible du nouveau compagnon de sa femme. Pourquoi ne pas le retrouver lors d'une prochaine enquête ?

 

Quant au dénouement, il m'a tout simplement fait bondir - et même en disant ceci, j'ai encore l'impression d'en dire trop.   En bref, un rendez-vous manqué.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 19:02

Virginia.jpgédition Folio - 115 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Nous sommes en 1943, et les bruits de la guerre n'épargnent pas même cette grande demeure bourgeoise construite au bord de la mer du Nord. Ses propriétaires, un couple sans enfants, accueillent leur jeune neveu de quatorze ans, mais aussi la fille adolescente de la couturière de Madame, pour la mettre à l'abri des bombardements qui menacent Copenhague. Lorsqu'un avion s'écrase non loin de là dans les dunes, un drame silencieux va se nourer entre les deux adolescents et un pilote britannique...

 

 

dc3a9fi-scandinavie-blanche

 

Mon avis :

 

Virginia est un récit simple et pudique. Court roman ? Longue nouvelle ? Une certitude : le texte se suffit parfaitement à lui-même. Le jeune homme, cinquante ans après les faits, nous conte cet été et ses premières émotions amoureuses pour la jeune femme qui était hébergée sous le même toit que lui. S'il nous confie ses tourments (difficile de ne pas trop en dévoiler), il lui faudra deux brèves rencontres, à des années de distance, avec la jeune femme mariée, puis divorcée pour entendre sa version de cet été.

 

Jens Christian Grondhal raconte avec douceur et finesse des vies banales, presque inaccomplies en dépit de réussite visible. L'héroïne répand son parfum sur ses pages et pourtant elle échappe autant au narrateur qu'à son mari, qui l'a sincèrement aimée.   Ses non-dits et ses ellipses ne nuisent en aucun cas à la poésie de ce texte, qui me donne sincèrement envie de découvrir plus avant l'oeuvre de cet auteur.

 

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 16:09

bridget.jpgédition J'ai Lu - 405 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Voici la suite tant attendue de l'irrésistible journal de Bridget Jones, la célibataire la plus drôle de la  planète. Où elle découvre à quel point l'important n'est pas de trouver un prince charmant, mais surtout de le garder !

 

Nous retrouvons les tribus de copines, les Célibattantes et les Mariées-Fières-de-l'Être, les parents à côté de la plaque... et ses éternelles bonnes résolutions (perdre au moins cinq kilos; arrêter de fumer et de boire du chardonnay), qui font de cette aventurière des temps désespérément modernes notre névrosée préférée.

 

 Challenge-anglais

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Petite lettre à l'héroïne :

 

Chère Bridget,

 

Lire votre journal a été pour moi un défi - un vrai. J'ai lu le premier tome de votre oeuvre à sa sortie, et il m'avait profondément ennuyé. Je n'en retiens que le compte des calories ingurgités, proportionnel à votre poids. Il ne m'avait pas fait rire non plus. Déjà, à l'époque, je me disais que la chick-litt n'était pas faite pour moi.

 

Plus de dix ans ont passé et je découvre ce second tome, qui m'a été donné (sinon, le livre finissait je ne sais où). Je l'ai lu en entier parce qu'il se lit très vite. L'abondance des remarques, la précision des horaires donnent l'impression de lire le journal d'une adolescente. Si ce n'est qu'en lisant Mon nez, mon chat, l'amour et moi , le journal de Georgia Nicolson, j'ai beaucoup ri, et là, pas du tout. Je ne me suis pas attachée à votre personnage, qui passe son temps à chercher des solutions dans les guides pratiques ou demande des conseils à ses copines au lieu d'exposer simplement le problème à son compagnon. Vous avez rencontré le prince charmant, tant mieux. Prenez confiance en lui. Il est symbolique que vous jetiez vos guides juste au moment où, pour vous comprendre (et ce n'est pas simple), le preux chevalier, lancé à votre secours (et pas qu'une fois), entasse à son domicile des best-sellers sur les moyens de comprendre les femmes.

 

Vos amies Sharon et Jude semblent elles aussi sur le point d'atteindre une certaine forme de stabilité amoureuse. Tant mieux : je n'avais pas envie de lire "Briget Jones : l'âge des biberons".

Cordialement, Sharon.

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 20:42

lavagu10éditions Pocket - 222 pages.

Quatrième de couverture :

 

cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort  : la Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action". En l'espca de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

 

11966610

 

Mon avis :

 

Tout d'abord, je tiens à dire que si cela n'avait été dans le cadre du challenge Partage-Lecture, j'aurai certainement abandonné la lecture à la moitié du livre. Non que je ne crois pas qu'il soit possible d'endoctriner des jeunes et que ce qui s'est passé en Allemagne dans les années trente ne puisse plus se reproduire, simplement, je trouve que l'intrigue est bien trop rapide. Un seul cours pour fédérer le groupe ? Pas une seule protestation ? Je n'y crois guère. Il faut sans doute y voir une volonté de resserrer l'intrigue afin de lui donner un impact plus grand.

 

Les chapitres sont courts, le vocabulaire et le style simple, sans doute pour toucher plus facilement les adolescents à qui cette démonstration est destinée. Les personnages ne m'ont pas paru très individualisés, sauf Laurie, chef de la résistance. Ce personnage démontre l'importance de l'éducation que l'on reçoit : si ses parents ne s'intéressaient pas à elle, et ne l'avaient pas formé à réfléchir par elle-même, elle ne se serait sans doute pas rebellée.

 

Maintenant, je ne crois pas que seuls les adolescents soient susceptibles d'être enrolés. Etre dans un groupe (et se sentir protégé par son appartenance), ne plus avoir à réfléchir mais se soumettre aux décisions du chef peut être séduisant pour des adultes en difficultés, il suffit de faire la mauvaise rencontre au mauvais moment.

 

Plus trouble est la personnalité de l'enseignant, le si charismatique Ben.  Il m'a plus effrayé que ses lycéens se laissant aller à la violence, lui, son épouse, sa vie réglée et l'ivresse que le pouvoir lui a donné.

Un livre facile à lire, à conseiller aux plus jeunes.

 

 Book Mon quatorzième livre lu dans le cadre de mon régime PAL d'urgence organisé par Leilloona (grâce à lui, je finirai peut-être le challenge Partage-Lecture !

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 15:04

A force d'être taguée, j'avais envie de créer mon propre Tag : le Tag Challenge.

 

 Imogène le 25 mars 2007

 

Il me trottait dans la tête depuis un certain temps, surtout quand je lis le nombre assez conséquent de challenge auxquels je me suis inscrite :

 

Les questions sont donc les suivantes :

 

1) A combien de challenge êtes-vous inscrit(e) ?

 

Je suis inscrite à vingt-et un challenges en tout, dont deux sur le forum Au fil des lignes. Je n'ai pas compté les semaines celtique ou le mois cubain dans les challenges. 

 

2) Pourquoi vous êtes-vous inscrits à ces challenges ?

Mon challenge Partage-Lecture (18/20)

C'est grâce à ce forum que j'ai écrit mes premières critiques.

Challenge littérature au féminin (3/5)

Tout est dans le titre.

Challenge Pierre Bottero (7/7)

Ce challenge est l'une des raisons de la création de ce blog.

Challenge des livres et des régions.

Mon but était de découvrir des écrivains normands et de les faire découvrir. J'ai réussi à faire connaître Michel Bussi, et je dois dire que cela me ravit.

Challenge Tour du monde (14/50)

Je voulais découvrir d'autres horizons.

Challenge 1 % (12/14)

Pour le fun : je ne lis jamais les romans qui viennent de sortir.

Challenge Objectif PAL. (30 livres lus)

Un challenge nécessaire (voir Non, ma PAL n'est pas énorme... )

Challenge ABC Babélio (12/26)

Je rêvais de le faire.

Challenge des Nobel 2011 (3/10) :

Je me suis inscrite par amitié pour l'organisatrice et pour découvrir des auteurs qui ne soient pas nécessairement à la mode, mais reconnus.

Challenge Agatha Christie 11 livres lus

Je cherchais une occasion de lire à nouveau Agatha Christie, je l'ai trouvée.

Challenge thrillers et polars historiques 4 livres lus

J'aime les romans policiers, et c'était un défi facile.

Défi Au fil des lignes : 10 livres lus (sur 15)

Ce forum, qui prend la suite de Passion-Lecture, est particulièrement sympathique. Je me suis inscrite au MIni-défi (réussi) et au gros défi (j'en suis à la moitié).

Challenge Inde en fêtes (2/5)

J'ai tant regretté d'avoir participé à la sauvette au challenge de l'an dernier. Cette année, je suis bien décidée à m'investir davantage.

Challenge jeunesse (0/10)

Je lis beaucoup de littérature jeunesse, alors je pensais que ce challenge se déroulerait comme une lettre à la poste. Au final, c'est comme une lettre à la poste un jour de grève.

Challenge God save the livre (12/15)

J'ai traîné les pieds pour m'inscrire, et finalement, je ne le regrette pas ! Je dois écrire mon douzième billet (sur quinze) alors que le challenge se termine dans neuf mois.

Challenge Femmes du monde - Littérature au féminin (2/5)

J'aime explorer de nouveaux territoires littéraires.

Défi Scandinavie noire et blanche (4/9 et 1/5).

J'ai découvert la littérature nordique et je ne m'en lasse pas.

Challenge de littérature irlandaise (0/4)

J'aime beaucoup la littérature irlandaise.

Défi "Au coeur de la Rome Antique" (2)

Pour celui-ci, c'est sur un conseil de Syl.

 

3) Combien de livres avez-vous lu à cause (ou grâce à) ces challenges ?

 

  115, car j'ai fait attention à ne pas compter deux fois les livres que j'avais inscris à deux challenges. Pour les 30 de l'objectif PAL, je les mets à part (première nécessité, vous dis-je).

 

4) Combien de livres vous restent-ils à lire pour terminer ces challenges ?

 

  64, car je ne pense pas poursuivre le challenge Tour du monde.

 

5) Envisagez-vous de craquer à nouveau pour un challenge, ou de renouveler vos challenges (s'ils se terminent en cours d'année ou recommencent l'an prochain) ? 

 

 Craquer, pourquoi pas. Je recommence le challenge Partage-lecture, mais sur le mode "modeste", pas sur le mode boulimique.

 

6) Avez-vous envie de créer votre propre challenge ?

 

Oui. Je pense à un Challenge Molière ou un challenge Les animaux du monde.

 

Dans un élan d'écriture, et avec l'accord ronronnant de Nunzi, je tague donc :  SylAnne , (des mots et des notes)  Anne(De poche en poche)strawberry  Cécile et  basset.

 

PS : oui, je sais, j'ai triché, ce n'est pas Nunzi sur la photo, mais Imogène. Je ne mettrai jamais de photos de Nunzi "de face", car elle est défigurée.

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 21:31

mort-d-un-chinois-a-la-havane.jpgÉditions Points - 97 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Le quartier chinois de la Havane ne manque ni de saveur ni d'exotisme : un corps nu est retrouvé pendu, amputé d'un doigt, deux flèches incisées sur la poitrine... Le lieutenant Mario Conde, revolver à la ceinture et bouteille de rhum à la main, s'immisce parmi les immigrés asiatiques, répond à leurs sourires énigmatiques et cherche le mobile du crime : argent, rituel religieux, drogue ?

 

Mon avis :

 

Ce livre court signe ma première rencontre avec Mario Conde et je dois dire que j'ai envie de suivre un bout de chemin avec cet enquêteur. Oui, il a un petit problème avec l'alcool, comme tant d'autres policiers. Je dirai que son problème principal est de se procurer un alcool buvable, et non une distillation capable d'intoxiquer toute une population (ou comment il vaut mieux être chimiste si l'on veut vendre de l'alcool). Il est humain, il est humble, car il sait que la résolution d'une enquête ne résoud pas tout : "il était rare que l'élucidation d'une affaire le réjouisse. Au contraire, même : un sentiment d'estocade terminée et un vide qu'il savait éphémère. Une autre histoire sordide l'attendait toujours au coin de la rue".  

 

Cet amateur de littérature (il aurait aimé être écrivain) enquête sur un crime sordide, qui a toutes les apparences d'un crime rituel. Mais Conde ne se laisse pas prendre aux apparences. II constate, s'appuie sur des preuves - nous sommes loin des experts, l'autopsie n'est plus un morceau de bravoure où chacun démontre son savoir, elle est un élément qui participe à la résolution de l'enquête, sans rajouter au caractère sanglant de l'affaire, ni retarder la narration. 

 

Conde est humble car il avoue son ignorance, il avoue ne connaître de la communauté chinoise que des clichés, bien que son lieutenant soit une métisse chinoise et que son père, dont il demande l'aide, soit un ami proche. Il découvre, et le lecteur avec lui, les raisons de leur arrivée à Cuba, leur rêve, leurs désespoirs, leurs tragédies, leur courage aussi. La terre promise n'a que rarement tenue ses promesses, le lieutenant Patricia Chion est une exception.

 

Dans un roman où le passé, le présent, le rêve et les cauchemards se confondent, les absents et les fantômes rejoignent Condé jusque dans ses rêves. Qu'il parvienne à trouver l'oubli.   

 

Cuba

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