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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 17:33

affaire-des-baskerville-10.jpgEdition de minuit - 190 pages.

 

Présentation de l'éditeur :

 

Les personnages littéraires ne sont pas, comme on le croit trop souvent, des êtres de papier, mais des créatures vivantes, qui mènent une existence autonome à l'intérieur des textes et vont jusqu'à commettre des meurtres à l'insu de l'auteur. Faute de l'avoir compris, Conan Doyle a laissé Sherlock Holmes se tromper dans sa plus célèbre enquête, Le Chien des Baskerville, et accuser à tort un malheureux animal, permettant au véritable assassin d'échapper à la justice. Ce livre rétablit la vérité.

 

Mon avis :

 

 

J'avais déjà entendu parler de ce livre, et j'étais un peu dubitative à son égard. Je craignais que l'auteur ne récrive l'histoire, et ne se permette des libertés avec l'un des romans policiers les plus connus. Comme ce livre m'avait été chaudement recommandé (et prêté) par un ami, je l'ai lu pendant mes vacances.

 

L'excellente surprise est que la construction de ce livre s'appuie avec force sur le Chien des Baskerville. Il ne le récrit pas, il démontre pièce à pièce la fragilité des déductions de Holmes et met à nue l'intrigue et ses contradictions. L'auteur nous  présent d'abord sa méthode de critique, puis analyse la méthode d'Holmes, basée avant tout sur les relevés d'indices et la psychologie. Pierre Bayard connaît non seulement le roman sur le bout des doigts, mais aussi l'ensemble des enquêtes de Sherlock Holmes. Avec rigueur, il rappelle les défaillances du grand détective (elles sont bien plus nombreuses que le lecteur ne le croit généralement), la complexité de la narration (tout repose sur des témoignages variés, et personne ne les corrobore vraiment) et présente une autre solution possible à l'enquête. Il replace également l'écriture de ce roman dans son contexte historique et rappelle à quel point ce héros pesait à Sir Arthur Conan Doyle, qui aurait aimé se consacrer à ce qu'il considérait comme sa véritable oeuvre littéraire.

 

Mieux qu'un roman policier : l'affaire du Chien des Baskerville.

 

Book 7/19 dans le cadre du régime organisé par Leiloona

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 22:17

que-serais-je-sans-toi-guillaume-musso

XO éditions - 299 pages.

 

Mon avis :

 

Ce roman est le tout premier livre que je lis de Guillaume Musso, il sera aussi le dernier. Je l'ai choisi hier dans le but de passer un bon moment de détente, et j'ai surtout passé un long moment à me hérisser devant l'avalanche de clichés. La première histoire d'amour, inoubliable, le rendez-vous manqué, volontairement (puis, ce n'est pas la faute de celle qui n'est pas venue, non, c'est celle de celui qui a traversé l'Atlantique et n'a même pas cherché à la recontacter après), le travail, obsessionnel, la seconde chance, treize ans après, la mère qui perd la vie en se sacrifiant pour que son enfant vive (j'ai immédiatement pensé à une réplique du docteur House, parce que je ne supportais déjà plus l'avalanche de guimauve), petite fille qui sera prénommée Gabrielle.

 

J'aurai envie de m'arrêter là et de vous parler Archibald, père de Gabrielle et voleur émérite. Comme par hasard, personne n'a pu l'arrêter pendant vingt-cinq ans et comme par hasard, Martin, charmant flic français obsédé par son travail, parvient tout seul comme un grand à l'identifier (là, j'ai pensé à Santa Barbara, le feuilleton des années 80, par association d'idées). Si seulement ce personnage de voleur au grand coeur (il ne tue personne, ne blesse personne, a une passion pour l'art) pouvait être intéressant, un héritier d'Arsène Lupin (qui, lui aussi rappelons-le, a quelques soucis avec sa progéniture). Même pas : très vite, le récit sombre à nouveau dans le mélo le plus banal, avec des rebondissements qui, au lieu de m'émouvoir, n'ont fait que m'exaspérer. Là, je croyais entendre la chanson de la comédie musicale Roméo et Juliette : aimer, c'est qu'il y a de plus beau.  Archibald, injustement jeté en prison pour un crime qu'il a à peine commis, a toujours été présent dans la vie de sa fille mais discrètement, si discrètement que Gabrielle ne s'en est jamais aperçu. J'avais envie de crier : stop !

 

Et bien, non, parce que le dénouement s'amorce, au cours d'une troisième partie qui nous fait quitter le réelle (enfin, l'eau de rose) pour le fantastique. Martin rencontre une adolescente qui a tenté de se suicider "par amour" et il la convainc de vivre, sans recommencer ses bêtises (comme si les causes d'un suicide étaient aussi simples, même pour la personne qui tente de mettre fin à ses jours). La rencontre a lieu, je vous le donne en mille, dans une "zone de transit" où les habitants semblent se livrer à des trafic de billet "destination vie"/ "destination mort" tandis que d'autres "vivent" ici depuis des décennies.

  

J'oubliais, pour terminer ce tableau, une description parfaite de Paris (j'ai tout reconnu alors que je ne suis même pas parisienne), une histoire de diamant maudit qui m'a rappelé Le diamant bleu de François Farges et Thierry Piantanida. si ce n'est que dans ce dernier livre, tout est vrai, des portraits d'une banalité confondante, et là, je crois que j'ai fait le tour de ce qui m'a déplu dans cette lecture.

Objectif 

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 18:23

deas_palais-adamantin_2.jpg

Titre : Le palais adamantin.

Auteur : Stephen Deas.

Editeur :  Pygmalion fantasy

Nombre de pages : 357.

 

Merci au forum Partage-Lecture et aux éditions Pygmalion fantasy pour ce partenariat.

11966610

 

Mon résumé :

 

Les royaumes bruissent. La reine Shezira donne sa fille Lystra en mariage au prince Jehal. La rumeur veut que celui-ci empoisonne son père, le roi Tyan, et qu'il ait éliminé les autres prétendants au trône. Qu'à cela ne tienne, l'escorte se met en route et apporte en présent une dragonne blanche, parfaite. Mais la dragonne s'échappe et rien n'est plus dangereux qu'un dragon qui retrouve sa liberté. Privé des potions qui l'asservissent, il retrouve rapidement ses pleines capacités.

 

 Mon avis :

 

Je me suis aventurée dans un genre littéraire dont je maîtrise peu les codes : la fantasy. Je reconnais avoir un peu paniqué quand j'ai vu les généalogies royales écrites sur les premiers pages. J'ai cru que jamais je ne parviendrais à me reconnaître dans ce dédale de personnage et je dois dire que parfois, je suis retournée consulter cette page parce que je ne savais plus du tout qui étaient certains personnages.

 

Je vous rassure, certains sont inoubliables : les dragons. Je vous mets au défi de confondre la Blanche, qui est réellement la cause de toute l’intrigue, Cendre et Silence, monture aimée de la princesse Jaslyn. Si, pour vous les dragons sont de grosses bestioles gentilles, toutes dévouées à leur dragonnier (voir Saphyra et Eragon) ou bien des gros monstres assoiffés de sang qui ne pensent qu’à dévorer le moindre être vivant qui passe par là (la série des Chevaliers d‘Emeraude), passez votre chemin. Le palais Adamantin présente des dragons à la personnalité bien plus complexe. Ils ne sont pas simplement réduits en esclavage par les alchimistes pour servir les hommes, à la chasse ou à la guerre ils sont surtout privés de leurs capacités de réflexion. J’ai beaucoup aimé les passages où nous entendons les pensées et les souvenirs de la Blanche, et j’espère que dans le tome 2, cet aspect de l’œuvre sera développé.

 

La société dans laquelle évoluent les dragons m’a fait penser à la société médiévale.  Cette société est extrêmement cloisonnée et hiérarchisée. Le premier ordre est le petit peuple. Il ne compte pas, pour tout dire, il n’apparaît que pour être aussitôt tué ou réduit en esclavage par les écuyers-dragons, à la solde des roi-dragons. Ils doivent déployer des trésors d’ingéniosité, de souplesse, subir pour survivre. Kémir et Nadira en sont les deux représentants et se retrouvent à soutenir presque malgré eux la révolte de la dragonne. A l’exact opposé, nous trouvons les rois et les reines, liés à une nature magique (ils sont roi de l’Océan infini, roi des Collines ou encore roi des Rochers, ce dernier est sans doute le plus mystérieux de tous). Ils nouent et dénouent des alliances sans aucun état d’âme, s’offrent des présents somptueux et rares. Dernier ordre de cette société : les prêtres-dragons, entourés d’une aura de mystère. Ils apportent à ce roman une dimension surnaturelle (qui existe aussi dans la littérature médiévale), par leur potion et l’origine sanglante de leur ordre.

 

Nous découvrons un complot d’ampleur, orchestré par le prince Jehal, le méchant de l’histoire. Il est un méchant que j’ai adoré détester. Il est remarquablement intelligent, machiavélique, charmeur, beau parleur, bref, il n’a que des qualités pour répondre à la candidature de «méchant de l’année». En plus, sa stratégie est bien rôdée : il a toujours plusieurs longueurs d’avance sur ceux qu’il veut vaincre, et il parvient toujours à ses fins, j’ai presque envie de dire : pour mon plus grand plaisir puisque je n’ai que peu de sympathie pour ses rivaux.

 

Au final, j'ai découvert grâce à ce roman que la fantasy n'était pas forcément un univers avec des personnages manichéens, une intrigue prévisible et un style très simple. L’intrigue est aussi rocailleuse que les montagnes d’où s’élancent les dragonniers, et le dénouement me donne fortement envie de découvrir la suite.

 

Book

 

 

6/19 pour le régime d'été organisé par Leiloona. Challenge-anglais

 

Neuvième livre lu dans le cadre du challenge God save the livre organisé par Antoni.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 11:54

63108769 p

Je poursuis cette semaine celtique avec quelques photos d'une ville bretonne : Dinan.  

 Voici des photos de son château-musée, de ses jardins et de son donjon.

Entree-du-chateau-de-Dinan.JPG

Fleurs-du-chateau-de-Dinan-2.JPG                                       Fleurs du château de Dinan

 

Château de Dinan

Cette photo a été prise du jardin anglais, duquel nous avons une vue plongeante sur la Rance. Le jardin anglais de Dinan se situe juste derrière l'église Saint-Sauveur.  

Vue-de-la-Rance.JPG

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 08:54

Je déteste rester sur une mauvaise impression, d'autant plus que j'avais apprécié les tomes 7 (L'homme aux doigts bleus) et 8 (La cité des dogues) des enquêtes de Mary Lester. Voici donc le tome 12 : Aller simple pour l'enfer.

 

Allersimple.jpgÉdition du Palémon - 235 pages.

 

Quatrième de couverture :  

 

Enquête insolite pour Mary Lester. Elle quitte la terre ferme et embraque sur un chalutier de grande pêche pour une campagne dans les mers les plus inhospitalières du monde.

Sur le "Drakkar", fleuron de la flotille lorientaise, des incendies se déclarent régulièrement mettant en péril la vie des quinze hommes d'équipage.

Qui est le pyromane suicidaire ?

Pour le découvrir, pas d'autre moyen que d'embarquer et de partager la vie de l'équipage.

Et, sur l'Océan, entre les Féroé et l'Islande, on est plus près de l'Enfer que du Paradis.

 

Mon avis :

 

Ai-je assez pesté sur Les diamants de l'archiduc ! Heureusement, je n'ai pas le même ressenti à la lecture de cette enquête.

 

Certes, j'ai noté des longueurs (l'entrée en matière, ou la demande d'autorisation pour enquêter, un peu lourde) et une invraisemblance (au beau milieu du livre) mais j'ai apprécié ce roman. Pas de meurtres, pas de violence gratuite, pas de sadisme, vous pourriez croire en me lisant que je me suis offert une petite promenade bretonne très reposante.

 

Pas du tout.

 

La dédicace, âpre, met tout de suite les points sur les i :

 

Aux marins

qui vivent ainsi au quotidien

Aux terriens qui quelquefois

trouvent le poisson trop cher

 

 Ce roman nous plonge dans le monde des marins-pécheurs, pas les pécheurs côtiers non, bien qu'il en soit aussi question, indirectement (la femme d'un des marins la pratique) mais de la pèche pour laquelle le bateau s'en va un mois, avec l'obligation de remplir ses filets tant l'armement a coûté cher, alors que les grands fonds s'épuisent. Une vie dure, des hommes courageux, solidaires. Aussi, il leur semble totalement incroyable qu'un homme puisse compromettre la survie de tous en mettant le feu à bord, pas une fois, mais plusieurs. C'est d'autant plus impensable que le capitaine a survécu à un incendie, sauvant courageusement tous ses hommes et manquant y laisser sa vie.

 

Mary enquête, oui, mais nous fait aussi découvrir le milieu de la pêche, de façon très réussie et très réaliste. Les explications ont beau être nombreuses, elles ne viennent jamais alourdir le récit. Surtout, il est difficile de ne pas éprouver de l'empathie pour ces personnages dont le métier est aussi la passion. Difficile de décrocher quand tous, lecteurs comme personnages, tendent à connaître la vérité et que les péripéties surviennent quand je m'y attendais le moins.    

 

Si ce n'est pas tout à fait un roman policier, en revanche ce livre est un bon roman d'aventures.

 

63108769 p

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 10:45

Ne me dites pas que je suis en retard, je le sais : je devais publier ce livre le 18 avril, dans le cadre d'une lecture commune avec  Syl et nous sommes le 28. Disons que je tenais à avoir pile dix jours de retard pour la rédaction de ce billet.

 

Eveilleurs.jpg

 éditions Hachette jeunesse - 514 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Dans une vallée isolée, grandissent Claris et Jad. ils sont jumeaux, se comprennent sans rien dire, et vivent dans un univers où évoquer le passé est interdit. A Salicande en effet, personne ne parle des Temps d'avant, pas plus que de leur mère, disparue mystérieusement.

Que s'est-il produit ? Y a-t-il un lien avec ces dons mystérieux dont les enfants semblent avoir hérité ? Avec la Grande Catastrophe et l'effondrement de la civilisation des Temps d'Avant ?

 

Mon avis :

 

Disons le tout de suite : je n'ai pas été convaincue par cette lecture. J'ai même été souvent agacée par l'abondance de questions posées, qui n'obtiennent que rarement des réponses. Les deux cent cinquante premières pages ont été difficiles à lire, les suivantes l'ont moins été, parce que quelques actions se profilent et au moment où le noeud de l'intrigue se met en place, c'est la fin du tome 1.  

 

Je n'ai pas ressenti beaucoup de sympathie pour les personnages, mis à part pour Jad et pour Ugh - sans doute parce qu'ils évoluent au cours de ce roman, au lieu de rester cantonner aux rôles qui étaient les leurs au début de l'oeuvre.

 

Je pense que ma lecture a souffert de la comparaison avec Le Pacte des marchombres, à l'univers assez proche - si ce n'est que ni Claris, ni Jwell n'ont la trempe d'Ellana, tout comme leur mentor n'a pas celle de Jilano. De plus, les éveilleurs restent un roman de science-fiction, et ce genre littéraire n'est vraiment pas ma tasse de thé.

 

Restent l'évocation du temps d'Avant, grâce aux Chroniques, la description (trop brève) de la vie du peuple des Arbres (encore une réminiscence d'Ellana pour moi), ou les apparitions du Gris et d'Athéna.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:32

Je poursuis ma semaine celtique en lisant un polar écossais : 4 garçons dans la nuit de Val McDermird.

 

4_gar29754.jpg

 Editions Le grand livre du mois - 450 pages.

 

Quatrième de couverture : 

 

St Andrews, 1978. Quatre étudiants passablement éméchés rentrent chez eux après une fête. La découverte de Rosie la barmaid, poignardée dans la neige, va bouleverser à jamais le cours de leur vie. Car chacun sait que celui qui a trouvé le corps est le principal suspect d'une enquête, et même si leur culpabilité ne peut être établie, ils sont désormais des parias. trente ans plus tard, grâce aux techniques d'analyse de l'ADN, le dossier peut être repris. Ziggy, Gilly, Weird et Mondo ont fait leur vie, mais n'ont jamais oublié cette nuit-là. Et cette nouvelle enquête, tel un écho lointain, les replonge dans le drame avec des conséquences funestes.

 

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Mon avis :

 

Ce roman est un excellent roman policier, sans doute l'un des meilleurs que j'ai lu. L'auteur s'écarte des clichés, des facilités : nous savons dès que le prologue que l'enquête ne serait pas résolue dans un premier temps et qu'elle sera réouverte plus de vingt ans plus tard, grâce aux avancées technologiques. Le roman est donc divisé en deux parties, 1978 (période du crime) et 2003 (conclusion de l'enquête).

 

De ces quatre garçons qui donnent leur nom au titre, je préfère garder les surnoms qu'ils s'étaient donné dans leur adolescence : Ziggy, Weird, Mondo et Alex. C'est lui qui découvre le corps, par hasard, et j'ai immédiatement senti de l'empathie pour lui, d'autant plus que leur premier mouvement est de tout faire pour sauver la victime, Rosie (Ziggy est étudiant en médecine) et d'aller chercher du secours. Fort heureusement, une voiture de patrouille était garée non loin, et l'agent Jim Lawson se montre particulièrement efficace. Commencent néanmoins pour ces jeunes gens le début d'un calvaire subtile. Oui, ces quatre jeunes gens ont quelque chose à cacher, rien de très grave, mais ce "quelque chose" les rend suspect, de même (ironie du sort) que le fait qu'ils aient porté secours à la victime.  

 

L'enquête piétine, alors que l'inspecteur chargé de l'affaire jette toutes ses forces (et plus encore) pour la résoudre, et si l'on pense souvent que c'est horrible pour la famille de la victime (et c'est vrai), ce l'est encore plus pour les quatre jeunes suspects dont la police ne peut prouver ni la culpabilité, ni l'innocence. Les réactions de chacun sont finement analysés, les conséquences dans leur vie banale d'étudiant sont racontées, sans pesanteur (la narration est toujours extrêmement vive) et, bien sûr, leur amitié est mise à l'épreuve.

 

Alex, qui prendra plus d'importance dans la seconde partie, est celui qui résiste le mieux, envers et contre tous, tout comme Ziggy. Le drame changera profondément Weird, quant à Mondo, il  se laisse aller à ses pires faiblesses. Autre transgression avec les clichés, les quatre personnages, s'ils ont vu leur vie profondément changée par la non-résolution du crime, ont pourtant des vies équilibrées. Ils ont tous des métiers qui les satisfont, certains (Ziggy, Weird) mènent de brillantes carrières, tous ont une vie sentimentale heureuse. La réouverture de l'enquête est plutôt pour les ravir. Enfin, leur innocence sera reconnue !

 

C'est compter sans des rebondissements humains surprenants, qui éclairent d'un jour nouveau le meurtre de Rosie. La technique aide, oui, mais Val Mc Dermid ne se perd pas en longues explications techniques prétentieuses ou ennuyeuses. La technique ne sert que si elle est au service de l'humain, et la focalisation sur différents personnages montre inquiétudes, tourments, force ou lente montée de la folie. L'étau se resserre autour Alex et le révérend Tom Mackie (Weird) : quelqu'un leur en veut, et si ce quelqu'un est sous nos yeux depuis le début (attendez-vous à un coup de théâtre lors du dénouement), il ne se doute pas de la réactivité des deux amis, même quand le pire survient.  

 

Un excellent roman policier, rempli de suspens.

 

 

  Book

 

 

5/19 dans le cadre de mon régime d'été organisé par  Leiloona . Challenge-anglais

10 livres lus dans le cadre du challenge d'Antoni.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 14:36

mon-nez.jpgJ'avais besoin, après des lectures assez longues et assez sanglantes, d'un roman qui m'offre un bon moment de détente. En visitant le blog de  Cécile , j'ai trouvé le livre qui convenait : le premier tome du journal intime de Georgia Nicolson.

 

Il est publié chez Pôle fiction (une division de Gallimard jeunesse) et comporte 244 pages.

 

Voici le quatrième de couverture :

 

Georgia a 14 ans et sa vie est un enfer : Non seulement celui qu'elle surnomme Super-Canon sort avec une cruche prénommée Lindsay, mais surtout il y a cette chose au milieu de son visage : son nez...

 

Mon avis :

 

Ce roman est drôle, très drôle, vraiment excellent ! Il est de plus très facile à lire, avec son découpage en mois, jour, heure et minute (je ne ferai pas mieux sur mon propre carnet de bord).

 

Georgia est une adolescente ordinaire. Elle n'aime pas le collège trop strict où elle étudie (le port du béret obligatoire sur le chemin de l'école, je ne crois pas que je l'aurai supporté non plus), elle a même un définition du collège que beaucoup d'adolescents pourraient adopter : "le collège ne sert qu'à remplir les heures interminables qui nous séparent de notre retour à la maison et des choses importantes que nous avons à faire entre copines." p. 99.

 

Georgia est une adolescente ordinaire. Elle n'est pas satisfaite de son physique, elle se cherche  : sa technique pour dissimuler ce qu'elle estime est disgracieux sur son visage (son nez !) n'est vraiment pas au point. Elle vit ses premières amours qui ne durent quasiment que le temps qu'elle les écrive sur son journal intime d'une extrême précision. Je me demande même où elle peut trouver le temps d'écrire aussi longuement, et de façon aussi percutante. Elle conseille ses amies, avec des formules qui font mouche "tu veux vraiment finir tes jours avec un type qui est dans les salades ?", et elles-mêmes ne sont pas en reste de petites gentillesses, surtout quand Georgia demande à sa meilleure amie de rompre pour elle.

 

Georgia est dotée de parents singuliers, d'une petite soeur adorable et d'un chat... oui, vous vous doutez bien que je vais m'attarder sur lui. Certes, Libby Nicolson (petite soeur de Georgia) parvient à lui mettre un pyjama, un bonnet, et une tétine "dans le bec" - preuve que ce chat n'est pas aussi agressif qu'il en a l'air. Mais le reste du temps, il est un tantinet agité, très légèrement agressif (juste un peu). Pas de quoi fouetter... un chat.

 

A lire si vous avez envie de vous divertir.

 

Challenge-anglaisHuitième livre lu dans le cadre du challenge God save the livre, organisé par  Antoni .

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 08:46

DSCI0179.JPGJe poursuis la semaine celtique avec le Fort la Latte. Petite digression : le fort a souvent servi de décor pour le tournage de films. Le plus connu (à mes yeux) est Les vikings avec Kirk Douglas et Tony Curtis (1960), mais je citerai aussi Les Chouans  de Philippe de Broca (1988) ou Une vieille maîtresse de Catherine Breillat (2007).

 

 Ce fort moyenâgeux avait été repéré par Siméon de Garangeau, celui-là même qui avait fait construire les forts de Saint-Malo sur les plans de Vauban. Il le fit restaurer, afin de renforcer la ligne de défense de Saint-Malo et l'entrée de la Rance.

 

Gros avantage de ce fort : il était quasiment imprenable puis que séparé de la terre par deux crevasses. Une fois les deux ponts qui le relient à la terre relevés, le fort devenait inexpugnable. A l'intérieur du fort,  le four à rougir les boulets de canon a particulièrement retenu mon attention. Il date de 1793.  Four à rougir les boulets de fer

 

Du fort la Latte, nous pouvons apercevoir le cap Fréhel,  et son phare.

 

Cap Frehel

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:59

Je poursuis ma semaine celtique en lisant  Les diamants de l'archiduc. ce roman policier a été écrit par Jean Failler. Il a été publié aux éditions Alain Bargain et comporte 191 pages.

 

diamants.jpg

 

Mon résumé :

 

Après ses exploits à Lorient, Mary Lester est nommé à Quimper. Pas grand'chose ne se passe, si ce n'est qu'elle se lit d'amitié avec un SDF surnommé l'Archiduc. Celui-ci, en remerciement d'avoir gardé son chien pendant un de ses séjours en prison, lui raconte une affaire criminelle fort intéressante.

 

Mon avis :

 

Le sous-titre est "une enquête de Mary Lester". Je suis ravie de l'apprendre, car je n'ai pas vu Mary Lester enquêter beaucoup ! Elle se promène dans la ville, prend son petit déjeuner, commande un café en terrasse (la page suivante, elle a un pot de thé devant elle, cherchez l'erreur), se rend au commissariat, accomplit des tâches administratives (pas toute la journée, il n'y a pas grand chose à faire), puis rentre chez elle. J'ai eu l'impression de lire un tome "de transition". Mary Lester passe beaucoup (trop) de temps à retourner sur les lieux de son enfance, à déplorer le temps qui passe sur le mode "c'était mieux avant" (curieux pour une femme aussi jeune) et à se perdre dans des descriptions trop impersonnelles. J'ai eu trop souvent l'impression qu'un narrateur omniscient prenait le relais là où il aurait été intéressant d'avoir le regard de la jeune femme.

 

Certes, Mary se lie avec un clochard, surnommé l'Archiduc. Elle prend même en charge son chien quand il est arrêté par la maréchaussée (chien qui réapparaît de temps en temps avant de disparaître définitivement sans plus d'explication). L'archiduc, pour la remercier, lui raconte un hold-up dans une bijouterie. Il lui raconte surtout qu'il sait ce que sont devenus les bijoux et comment ont disparu les deux autres cambrioleurs. Il laisse tout de même Mary rechercher dans la presse locale les articles à ce sujet (il faut bien qu'elle enquête un peu, non ?). Sinon, il lui raconte tout, absolument tout, y compris une histoire de lycanthropie. Je vous déçois tout de suite : aucun personnage ne se transforme en loup, par contre, un jeune aristocrate prénommé Hubert se prend pour un loup et hurle à la lune à chaque fois qu'elle est pleine. Là, j'avoue mon ignorance : le roman raconte que la pleine lune a lieu deux fois par mois, j'ai toujours cru que c'était une fois. Au temps pour moi.

 

Restent les personnages. Même l'Archiduc, qui serait en fait un aristocrate (Mary Lester, pourtant flic, se contente d'écouter béatement ses propos) n'a aucune profondeur. Quant à ses amis, Hubert et Béatrice, il faudrait au moins que je les vois autrement qu'à travers le récit de l'Archiduc pour que je m'intéresse un tant soit peu à eux. Deux autres personnages ont droit à un chapitre substantiel, Germaine et Fernand Lelièvre, et je dois dire que leur apparition m'a hérissé. Mary la "super flic" juge immédiatement Germaine (il faut dire qu'elle est brilllante - Mary, pas Germaine) et affuble le frère et la soeur de sobriquets méprisants. Je ne sais à ce moment de ma lecture qui je supporte le moins : cette inspectrice suffisante ou cet auteur qui n'a aucune tendresse pour ses personnages.

 

Le dénouement (je vous en fais grâce) ne m'a ni touchée, ni étonnée, tant il m'a paru artificiel.

 

 

63109082 p

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