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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 17:54

Attention, attention : depuis la création de ce blog il y a deux ans, ceci est le tout premier article consacré à la bande dessinée, et il restera peut-être unique en son genre. Je prends la série en cours de route - j'ai lu les trois premiers tomes voici très très longtemps, et je commence donc par le tome 4.

 

BD-De-Cape-et-de-Crocs-4.jpgLe mystère de l'île étrange voit nos héros en bien fâcheuse posture sur l'île au trésor où ils sont arrivés dans le tome précédent. Néanmoins, Armand de Maupertuis est bien trop rusé, Don Lope trop énergique pour attendre et voir ce qu'il advient sans broncher. Retournement de situation ? Oui, en quelque sorte. Ayroles et Masbou connaissent leur classique, et jouent à fond avec la littérature de genre : le mythe du bon sauvage est revisité, avec une pincée de traité contre l'esclavage et de récit de voyage.


N'ayons garde d'oublier la jolie demoiselle en détresse, absente de L'île au trésor, mais pas d'autres récits de pirate. Si l'une d'entre elles prête presque à sourire en dépit d'une situation désespérée, l'autre doit faire rire, et elle n'est pas vraiment faite pour ce nouveau rôle. Dans la seconde partie de l'album, ce n'est plus seulement un clin d'oeil à la comedia dell'arte que font les personnages, c'est un hommage pur et simple, et particulièrement enlevé.

J'admire particulièrement le graphisme, à la fois luxurieux pour les décor et vif pour les scènes d'action. Tous les personnages sont particulièrement expressifs, mis  à part les mystérieuses créatures qui apparaissent à la moitié de ce tome. La palette des couleurs est aussi extrêmement variée, tout comme les jeux d'ombre et de lumières, ce qui est rare dans le domaine de la bande dessinée (du moins, les classiques que j'ai lus). La langue est elle aussi extrêmement châtiée, l'usage de l'alexandrin ou les citations cornéliennes sont autorisées, rendant ainsi cette bande dessinée extrêmement riche. Il est dommage qu'il ne soit plus possible de l'étudier en classe.

Je n'ai garde d'oublier Eusèbe, particulièrement sympathique. A quand un rôle au cinéma pour Eusèbe ?

 

BD-De-Cape-et-de-Crocs-5.jpgJean sans lune est le titre du tome V et en fervente normande, je ne peux que lire dans ce titre une référence à Jean sans Terre, frère cadet de Richard Coeur de Lion et fils d'Aliénor d'Aquitaine (d'ailleurs, si j'ai une fille, je l'appelerai Aliénor - mais revenons à notre album). Quant à la seconde référence historique, elle est dans le titre de "monsieur, frère du roi" que se donne Jean sans Lune : il emprunte certains traits à son modèle, monsieur, frère de Louis XIV, par sa passion du théâtre et d'autres à monsieur, frère de Louis XIII, par sa propension à se dresser contre son frère.


La difficulté est réellement de ne pas trop en dévoiler, car ce cinquième tome apporte beaucoup de réponses à des questions posées dans les quatre tomes précédents. Je dirai cependant qu'Eusèbe, dans un des planches de cette BD, acquiert vraiment une posture héroïque, tandis qu'Armand de Maupertuis est vraiment irrésistible quand il est à table.

Le dessin est toujours aussi beau, la langue aussi châtiée. Ce tome nous réserve de belles scènes de combat. Même sans cela, les personnages donnent l'impression d'être toujours en mouvement. J'adore également le jeu très ample des couleurs, qui nous transporte immédiatement d'un univers à l'autre : le bleu nuit du cachot sans lumière, l'éclatante lumière de l'île, l'ambiance feutrée ou rogeoyante crée par les bougies.

 

La fin de ce tome apporte un coup de théâtre de taille. Qu'en est-il dans le tome suivant ?

 

Logo Sharon

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 08:56

Envie-sucree.jpgédition Le livre de poche jeunesse - 444 pages.

 

Mon résumé :

 

Heather est une ex-star de la pop. Elle a trouvé du travail dans une résidence universitaire et espère bien reprendre ses études. Malheureusement, deux étudiantes trouvent la mort coup sur coup. Et si un tueur rôdait à sur le campus new yorkais ?

 

challenge-ny-12 Challenge New York 2012 par Emily

 

Mon avis :

 

Les romans de Meg Cabot ne laissent pas des souvenirs impérissables, ils permettent néanmoins de passer de bons moments.L'héroïne est assez atypique pour un roman de chick litt. En effet, Heather porte du 46 - comme la majorité des femmes américaines - et n'entend pas se mettre au régime pour rentrer à nouveau dans du 42, encore moins dans du extra-small, comme cette jeune femme qu'elle croise dans une boutique. Elle revendique sa taille et ses certitudes. Parmi elles figure le taux de matières grasses d'une barre Milky Way.

 

Heather a des rêves. Déchirer les vêtements de Cooper, son propriétaire détective, est sans doute celui qui revient le plus souvent. Pour parvenir à ses fins, il faudrait d'abord qu'elle reprenne ses études, et qu'elle obtienne un diplôme, et si possible un prix Nobel ! Cooper aime les beautés réversibles comme Marian, son ex, belle et intelligente. 

Pour l'instant, Heather a surtout un gros soucis : un cadavre a été retrouvé dans le dortoir, pardon, dans la résidence universitaire où elle travaille. Elle ne veut pas croire que cette mort est accidentelle. Elle ne veut pas croire non plus qu'il s'agit encore d'un accident lorsqu'une deuxième jeune fille trouve la mort. Le soucis est qu'elle est bien la seule et qu'elle n'est pas la personne en laquelle on fait spontanément confiance en matière de crime.

D'ailleurs, l'enquête criminelle passe au second plan, tant nous sommes pris dans les soucis d'Heather. Nous savons tout sur ses tracas quotidiens dans son travail, son ex, la nouvelle compagne de son ex. Les paparazzis s'en donnent à coeur joie, elle moins, quant aux lecteurs... je n'ai pas boudé mon plaisir devant certaines scènes.

Et puisqu'Heather est une chanteuse, j'inscris ce livre au challenge d'Anne. En effet, chaque chapitre s'ouvre sur le texte d'une des chansons qui ont fait la gloire de la pop star pour ado - des chefs d'oeuvres de mièvrerie. Les derniers textes, dus à la plume d'Heather elle-même (délicieuse mise en abîme) sont plus combattifs. Normal : Heather chante ses propres mots (maux ?).

Je lirai sans doute le tome 2, car cette lecture a été distrayante et reposante, juste ce qu'il me faut en ce moment.


 

50Ma participation pour l'état de New York au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

challenge-Des-notes-et-des-mots-2défi des mots des notes par Anne

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 14:18

annee.jpgédition 10/18 - 152 pages.

 

Mon résumé :

 

Une année au jardin, en compagnie de Karel Capek.

 

Mon avis :

 

J'aimais jardiner... quand j'étais plus jeune.Je manque de temps et j'ai beaucoup de chats. Néanmoins, j'ai lu ce livre qui était dans ma PAL depuis deux ans avec beaucoup d'intérêt car ce n'est pas un livre de jardinage comme les autres.

Jardinage, ai-je dit ? Non, plutôt monomanie du jardin. Nous avons affaire à un passionné, qui ne pense, ne vit que pour son jardin, ne supporte pas d'être éloigné de lui très longtemps, et quand il est obligé (quelle horreur !) de partir en vacances, il écrit chaque jour des lettres passionnées au malheureux qui en a la charge. Il m'a rappelé quelqu'un (moi, et les compte-rendus téléphoniques au sujet de mes chats quand je m'absente).

Comme un vrai livre de jardinage, il est découpé en mois et entre chaque bréviaire mensuel se trouve un chapitre centré sur une spécificité du jardin : les semences, les bourgeons, et même la pluie. Ce livre a près de quatre-vingts ans, il ne connaît donc pas les engrais, les insecticides, et les recettes préconnisées sont parfois à mourir de rire (ne ratez pas les méthodes pour se débarrasser des pucerons au mois de juin). Karel Capek a de l'humour, certes, mais aussi beaucoup de tendresses pour ses monomaniaques, ses obsédés de la plante rare, ceux qui ont toujours peur d'écraser une pousse fraîchement sortie de terre, ceux qui ont mal au dos à force de se courber sur leur plante favorite.

Le dernier point qui m'a séduite à cette lecture sont les illustrations, conçues par le frère de l'auteur, Josef : j'aime les histoires de famille.

 

chateau-baviere

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 16:09

bridget.jpgédition J'ai Lu - 405 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Voici la suite tant attendue de l'irrésistible journal de Bridget Jones, la célibataire la plus drôle de la  planète. Où elle découvre à quel point l'important n'est pas de trouver un prince charmant, mais surtout de le garder !

 

Nous retrouvons les tribus de copines, les Célibattantes et les Mariées-Fières-de-l'Être, les parents à côté de la plaque... et ses éternelles bonnes résolutions (perdre au moins cinq kilos; arrêter de fumer et de boire du chardonnay), qui font de cette aventurière des temps désespérément modernes notre névrosée préférée.

 

 Challenge-anglais

Venez vous inscrire au challenge God save the livre sur le blog d' Antoni  

 

 

 

 

Petite lettre à l'héroïne :

 

Chère Bridget,

 

Lire votre journal a été pour moi un défi - un vrai. J'ai lu le premier tome de votre oeuvre à sa sortie, et il m'avait profondément ennuyé. Je n'en retiens que le compte des calories ingurgités, proportionnel à votre poids. Il ne m'avait pas fait rire non plus. Déjà, à l'époque, je me disais que la chick-litt n'était pas faite pour moi.

 

Plus de dix ans ont passé et je découvre ce second tome, qui m'a été donné (sinon, le livre finissait je ne sais où). Je l'ai lu en entier parce qu'il se lit très vite. L'abondance des remarques, la précision des horaires donnent l'impression de lire le journal d'une adolescente. Si ce n'est qu'en lisant Mon nez, mon chat, l'amour et moi , le journal de Georgia Nicolson, j'ai beaucoup ri, et là, pas du tout. Je ne me suis pas attachée à votre personnage, qui passe son temps à chercher des solutions dans les guides pratiques ou demande des conseils à ses copines au lieu d'exposer simplement le problème à son compagnon. Vous avez rencontré le prince charmant, tant mieux. Prenez confiance en lui. Il est symbolique que vous jetiez vos guides juste au moment où, pour vous comprendre (et ce n'est pas simple), le preux chevalier, lancé à votre secours (et pas qu'une fois), entasse à son domicile des best-sellers sur les moyens de comprendre les femmes.

 

Vos amies Sharon et Jude semblent elles aussi sur le point d'atteindre une certaine forme de stabilité amoureuse. Tant mieux : je n'avais pas envie de lire "Briget Jones : l'âge des biberons".

Cordialement, Sharon.

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 16:16

charmant.jpg

 

 

Titre : Ce crétin de prince charmant.

Auteur : Agathe Hochberg.

Editeur : Pocket.

Nombre de pages : 246 

 

Quatrième de couverture :  

 

Une chose est sûre : le chevalier servant n’existe pas ! Beau parleur, mesquin, égoïste, obsédé, irresponsable, voire désespérément immature, le mâle du XXIe siècle pencherait plutôt du côté « odieux crapaud », avec tout ce qu’il faut de ridicule et de veulerie affichée. Et ce n’est ni Ariane, jeune Parisienne branchée, mariée « par interim».

  

Mon avis :  

 

Il est des jours où je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas envie d’être gentille. Surtout pas après avoir lu ce livre.

Ce livre devait être drôle - il ne l’était pas du tout. Sur les 246 pages que durait ce livre, j’ai ri une seule fois - autant vous dire que je m’en souviens.

 

Techniquement, ce livre appartient au genre «chick-litt» et se rapproche du roman épistolaire puisque les deux héroïnes échangent des emails tout au long du roman. Leurs occupations préférées sont :

- se plaindre de son mari Vincent pour Ariane (c’est vrai qu’il oublie de la prévenir, le soir, quand il ne rentre pas. Je n’ose imaginer ce qui se passerait s’il posait des problèmes plus graves. Ou la tête qu’elle ferait s’il changeait de métier et rentrait tous les soirs).

- manger des céréales, boire du saké et faire du stretching pour Justine. Elle estime en effet avoir un problème de poids.

- imaginer laquelle de leurs fausses amies elles vont placer dans la Chambre des Tortures. Premières concernées : les filles qui ne vont pas chez un pédicure, ou qui ont des pieds laids, et qui osent porter des sandales.

- se demander ce qu’elles vont faire de leurs soirées. Ariane est célibataire à mi-temps, Justine, à temps complet, ce qui fait que sa famille lui arrange fréquemment des rencontres. Autant dire que Justine a rencontré tous les hommes célibataires à des kilomètres à la ronde. Elle a même failli être présentée à son propre frère.

- se plaindre de leur travail. Ariane n’a pas le courage de se lancer à temps complet comme styliste, Justine, qui travaille avec ses parents et son frère, n’ose pas quitter cette petite entreprise familiale.

- se rendre à des mariages ou à des fiançailles ou à des repas de famille.

- suivre, pour Ariane, la désastreuse vie sentimentale de son amie Ambre. Son ami Julien n’a pas de désastreuse vie sentimentale. Normal, c’est un homme, et bien qu’il soit qualifié d’hypersensible, un homme ne se torture pas parce qu’à 32 ans, il n’est pas marié et n’a pas d’enfants. Ariane et Ambre ont néanmoins un point commun : elles regrettent leurs amours passés (au lieu de profiter du présent).

Note : j’aurai dû me sentir proche d’Ambre parce qu’elle et moi avons le même âge, et la même situation personnelle (pas de mari, pas d’enfants). Différence : je le vis très bien et je ne me tourmente pas. Mes cousines, toutes plus âgées que moi, m’ont précédé sur un chemin baptisé « vie amoureuse atypique », (je les en remercie chaleureusement) au point que, d’après mes amies proches, le seule moyen que j’aurai de me distinguer serait de me marier, d’avoir deux enfants et un labrador.

Bref, je m’attendais à me détendre à cette lecture, je me suis juste ennuyée et je n’ai terminé le livre que par acquis de conscience.

 

 Objectif

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 15:47

un-amour-vintage.jpgTitre : Un amour vintage. 

Auteur : Isabel Wolff

Editeur : France Loisirs, collection Piment.

Nombre de pages : 526.

   

Quatrième de couverture :

   

Phoebe Swift vient d’ouvrir une boutique de vêtements d’occasion à Blacknheath. Pour surmonter sa tristesse due à la mort de sa meilleure amie, elle se réfugie dans son métier : rendre à ces merveilleuses pièces vintage leur splendeur passée et leur offrir une nouvelle vie. Un jour, elle rencontre Thérèse, une vieille dame française qui souhaite lui vendre quelques tailleurs et costumes élégants. Parmi sa garde-robe, Phoebe découvre un manteau d’enfant bleu ciel, datant des années 1940, loin de se douter que celui-ci a un lien profond et intime avec sa propre vie…

 

 

Mon avis :

 

 

Je ne suis pas une fan de chick-litt, j’en lis très peu. Pourtant, ma dernière expérience en la matière (Soirée Sushi d'Agnès Abecassis ) a été plutôt réussi.

 

 

Pour moi, l’archétype de la chick-litt, c’est Confession d’une accro au shopping : une jeune femme qui achète des vêtements, jusqu’à ce que son compte en banque soit dans le rouge, remplit son compte en banque à nouveau, puis redépense tout et plus. Les nombreuses suites n’étaient pas très différentes. J’avais donc l’impression que quand on en avait lu un, on les avait tous lus.

 

 

Un amour vintage d’Isabel Wolff sort pourtant du lot. Oui, Phoebe achète des vêtements, et n’hésite pas à dépenser des sommes extravagantes. Mais elle n’achète pas n’importe quel vêtement. Elle est passionnée par les habits vintage, parce qu’ils sont originaux, résistants, et parce qu’ils ont une histoire, celles des personnes qui les ont portées. Elle est une archéologue du vêtement comme le dit sa mère. Elle les retape, les restaure, mais pas pour elle, elle les vend dans la petite boutique qu’elle vient d’ouvrir. Son but est de rendre les gens heureux.

 

 

Son projet a l’air naïf et futile, Phoebe ne l’est pas. Les femmes qui rentrent dans sa boutique cherchent une robe qui va les rendre plus belle, ou qui va leur permettre d’oublier la grisaille de leur existence. Rien n’est rose dans ce roman, sauf la couleur des robes. Phoebe est rongée par la culpabilité. Bien sûr qu’elle n’est pas responsable de la mort de sa meilleure amie, mais la culpabilité et le remords ne sont pas des sentiments rationnels. Bien sûr, un nouvel homme entre dans sa vie, son passé et son présent sont suffisamment lourds pour l’empêcher de se projeter dans une histoire d’amour.

 

 

Mais c’est dans un passé plus lointain encore, dans les heures sombres de la guerre que Phoebe devra se plonger pour exorciser son passé - et celui d’une de ses clientes, devenue son amie. La déportation, le sort des enfants juifs cachés pendant la guerre sont des sujets rarement traités dans la chick-litt. Cette gravité s’inscrit bien dans la tonalité du roman.

 

 

J’ajouterai que les passionnés de couture apprécieront les nombreuses références, aussi bien aux travaux de ravodage qu’aux grands noms disparus, dont les modèles défilent dans la boutique.

 

Objectif

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 17:09

breveTitre : Brèves de Football.
Auteur :Renaud Dély.
Editeur :François Bourin éditeurs.
 Nombre de pages : 270.

 

Mon avis :

 

Depuis que j’ai découvert les forums et la blogosphère, j’ai découvert des œuvres que je n’aurai jamais connu avant. Aussi, c’est avec curiosité que j’ai postulé pour ce partenariat avec les éditions François Bourin, puisque mes connaissances en matière de football sont très,limitées. Merci à BOB et aux éditions François Bourin de m’avoir sélectionnée.


Ce recueil est divisé en dix parties. Chacune propose un sommaire détaillé de son contenu. Chaque page contient ensuite un aphorisme et le commentaire de Renaud Dély.


Je m’attendais à ce que les auteurs de ces phrases soient avant tout des footballeurs, des entraîneurs, ou des commentateurs sportifs. J’ai dénombré aussi des écrivains (Albert Camus et Marguerite Duras), des humoristes ou des chanteurs (Jean-Louis Murat). Par contre, le football reste une affaire d’hommes : quatre femmes interviennent, mais pas n’importe lesquelles (Marguerite Duras, Françoise Giroud, Erma Bombeck et Rama Yade) deux sont citées, presque malgré elles (Estelle Denis et Victoria Beckham).


Certaines phrases sont très drôles, d’autres émouvantes et sincères. J’en citerai trois :


«Il n’y a pas d’endroit au monde où l’homme est plus heureux que dans un stade de football » Albert Camus, p. 14.
« Ceux qui ont découvert en 1998 la France black-blanc-beur était en retard de trente ans. Ces personnes ne regardent pas beaucoup autour d’eux » Michel Platini, p. 156.
«Moi, j’ai grandi dans un quartier privé. Privé d’eau, de lumière, de téléphone» Diego Maradona, p. 166.

Plus que les aphorisme eux-mêmes, ce sont les commentaires de l’auteur qui éclairent le sens de ces phrases, avec une ironie mordante devant la forfanterie de certaines vedettes du ballon rond, plus rarement avec tendresse et respect.  Il éclaire aussi la pertinence (ou au contraire le manque complet d’à-propos) de certains intervenants.


Un bémol néanmoins : j’aurai aimé savoir à quelle date les phrases avaient été prononcées, afin de mieux cerner le contexte dans lequel elles ont été dites.


Je conseillerai ce livre à des fans de football purs et durs, à la condition qu’ils ne soient pas dénués d’humour. 

 

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