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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 09:23

La voix

Edtions points - 400 pages.

 

Je poursuis mes lectures communes des romans d'Arnaldur indridason avec  lasardine (la ronde des post-it) et  Syl .

Ce mois-ci, nous lisons La voix, le troisième tome des aventures d'Einar Sveinsson.

 

Quatrième de couverture :

 

Mauvaise publicité pour l'hôtel de luxe envahi par les touristes ! Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d'enfants. la direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur Sveinsson ne l'entend pas de cette oreille. Déprimé, assailli par des souvenirs d'enfance douloureux, il s'installe dans l'hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins.

 

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Mon avis :

 

Noël approche. La neige remplace la pluie incessante. La famille est au coeur de l'intrigue. Famille aimante pour Elinborg, qui déploie ses talents de cuisinière avec amour pour sa grande tribu. Famille à construire pour Sigurdur Oli, plus sympathique dans ce volume car nettement moins égocentré. Sa vie de couple est loin d'être rose et les scènes incessantes de sa femme sont loin de garantir une bonne entente. Famille à définir et à reconstruire pour Erlendur et sa fille. L'enquête, par une de ses coïncidences qui font la vie même, se remémore l'épisode douloureux de son enfance qui a construit l'homme qu'il est devenu. Il se livre enfin, à sa fille d'abord, parce qu'elle a frôlé la mort, et à une quasi-inconnue (même en Islande, il semble que cela soit plus facile de se livrer intimement à quelqu'un qui ne vous connaît pas). Si Eva Lind parle toujours avec ce ton inimitable, mélange de franchise, de grossièreté et de désinvolture, elle paraît véritablement touchée par les épreuves qu'elle a traversé (et que l'auteur nous fait partager). Elle est prête à s'en sortir, puisqu'elle reconnaît ses difficultés et ses échecs. Sa lucidité s'étend à ce qui l'entoure, et elle aide son père dans son enquête.

 

Même le crime sordide sur lequel enquête Erlendur reste un crime qui puise ses racines dans une histoire familiale complexe. La victime est un ancien enfant prodige avec lequel sa famille avait rompu trente ans plus tôt. La voix, qui donne son titre au roman est la sienne, enfant, capable même de bouleverser Erlendur. Le thème de l'enfant prodige, s'il semble nous ramener implicitement au passé (voir le poster de Shirley Temple) est pourtant très actuel. Combien d'enfants sont mis sur le devant de la scène pour compenser les ambitions déçues de leurs parents et se faire aimer d'eux ? Beaucoup. Si la maltraitance est ici morale, la pédophile est néanmoins évoqué, par la figure du collectionneur trouble Henry Whapshott.

 

Le commissaire doit faire face à des résistances, de la part de cette famille qui ne veut pas se livrer et de la part du grand hôtel, qui a ses petits et grands secrets à cacher. A cette affaire se superpose une autre : un procès pour maltraitance d'enfants est sur le point de s'ouvrir, et bouleverse Elinborg, qui a enquêté et craint de ne pas avoir suffisamment d'éléments pour faire condamner le père maltraitant. Ces deux affaires ont en commun la nécessité pour les enquêteurs d'aller au-delà des apparences et de découvrir une vérité inattendue.

 

Bien sûr, j'ai hâte de poursuivre la lecture des enquêtes d'Erlendur Sveinsson avec la lecture de L'homme du lac, prévue pour le 25 mai.

 Book

dc3a9fi-scandinavie-noireCe livre est le quatrième livre lu dans le cadre du Défi Scandinavie noire.

 

 Il est aussi le quatrième livre lu dans le cadre du régime organisé par Leilonna.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 08:00

Aujourd'hui, débute la semaine celtique organisée par   Emma.

 

Toutes les nations celtes sont à l'honneur : Irlande, Ecosse, Pays de Galles, Ile de Man et Bretagne.

 

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Comme je ne voyais aucune raison de ne pas céder à la tentation, mon premier billet de la semaine sera consacré aux forts de Saint-Malo  (ce sera l'occasion ou jamais de vous parler d'une de mes passions). Note : toutes les photos ont été prises au cours de mes différents séjours en Bretagne.

 

Des forts qui protégaient la baie de Saint-Malo, certains furent détruits, comme le fortin du grand Bé ou le fort de la Varde. Quatre sont toujours présents : le fort National, le fort du petit Bé, le fort Harbour et le fort de la Conchée.

 

Le fort National a été classé monument historique en 1906. Il a été construit en 1689 par Siméon de Garangeau, sur les plans de Vauban. Bien sûr, à l'époque, il s'appelait le fort Royal et faisait partie du système de défense qui comprenait les autres forts, les remparts, et qui s'étendait jusqu'au fort la Latte.  Le voici, à marée basse.

 

Nouvel appareil photo 102-copie-1

 

 

A marée haute, le fort devient inaccessible.

 

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Des visites sont organisées l'été : je ne peux que vous les recommander chaudement, elles sont vraiment très intéressantes. Je me souviens surtout du récit de la bataille de 1693 : anglo-hollandais d'un côté, français de l'autre. Une machine infernale, remplie de poudre, bombe et autres joyeusetés, avait été conçue par les anglais et était destinée, ni plus ni moins, qu'à faire sauter les remparts de Saint-Malo. C'était la tour Bidouane, réservoir de poudre de la cité malouine, qui était visée. La Conchée, (encore en construction !) était tombée, fort Royal résitait, la machine infernale fut lancée. Las ! Rentrer dans le port de Saint-Malo c'est encourir le risque de heurter un récit. C'est ce qui arriva : les anglais mirent le feu aux poudres plus tôt que prévu, la machine explosa, et la catastrophe fut évitée.

 

En 1695, nouvelle bataille : la Conchée subira deux jours durant les tirs anglais mais ne tombera pas.

 

Voici le fort du petit Bé. Laissé à l'abandon pendant de nombreuses années, il a néanmoins été classé monument historique en 1921. Depuis une dizaine d'années, des passionnés le restaurent. Il est maintenant possible de le visiter l'été, à marée basse.Saint-Malo 077 

Le fort Harbour et la Conchée (classé monument historique en 1984) sont des forts privés et ne se visitent pas. Voici une photo du fort Harbour, prise quand je faisais une visite guidée de la baie en bateau :

 

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Pour découvrir malgré tout le fort de la Conchée, il existe une solution. En effet, je me suis procurée pendant mes vacances, en 2006, un très beau livre, Fort de la Conchée, le chef d'oeuvre le plus audacieux de Vauban écrit par Alain Rondeau et qui nous fait découvrir l'histoire de ce fort, toujours au coeur des guerres (il n'a pas été épargné, non plus que la ville de Saint-Malo, lors des bombardements de 1944) et la restauration de ce fort.  

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 15:01

C'est avec grand plaisir que j'ai découvert le tout dernier roman de Françoise Bourdin : le testament d'Ariane, que les éditions Belfond m'ont fait parvenir.

 

Ariane.jpg 

 

Mon résumé :

 

Ariane Nogaro est veuve, sans enfants. Pendant des années, elle s'est battue pour racheter la propriété familiale, ce qui lui a valu d'être traité (au mieux) d'excentrique, (au pire) de folle. Seule sa nièce Anne, comptable, marié à un vétérinaire, lui témoigne de l'affection. Aussi, Ariane va faire de sa nièce sa légataire universelle, lui léguant cette fameuse propriété, entourée de quatre hectares de pin. Se doutait-elle que son testament allait changer la vie très tranquille d'Anne ?  

 

Mon avis :

 

Le Testament d'Ariane est le premier tome d'une saga familiale (le tome 2 est en cours d'écriture). N'allez cependant pas vous méprendre. Ce premier tome ne se contente pas de poser les bases de l'action, de présenter les personnages et de contenir suffisamment de rebondissement pour que le lecteur ait envie de lire le suivant. Il est un roman extrêmement efficace. J'ai passé un excellent moment de lecture en sa compagnie, au point de lire la moitié du roman d'une traite. 

 

L'un des premiers atouts de ce livre est qu'il ne s'ouvre pas par la lecture du testament (trop classique) mais par son écriture. J'ai ainsi fait la connaissance d'Ariane, de son énergie, en dépit de son âge, et de sa lucidité. Ce portrait en actions dissipe tous les commentaires acerbes que les membres de sa famille s'empresseront de débiter.

 

 En effet, qui dit saga familiale, dit patrimoine familiale. Les aïeuls d'Ariane ont bâti la maison que son père, forestier en faillite, a été contraint de vendre. Ariane a voué sa vie à son rachat, comme si elle réparait la faute originel de son père qui n'a pas su la conserver, et ne veut plus que cette propriété quitte la famille Nogaro. Bien qu'elle soit dénigrée par sa famille, elle partage avec Gauthier, son frère, et Paul, le mari de sa nièce préférée, un point commun : un attachement profond à leurs maisons, celles qu'ils ont construites ou celles qu'ils ont choisies, prolongement ou opposition à ce qu'ils ont vécu dans l'enfance. 

 

Un seul membre de sa famille trouve grâce à ses yeux : sa nièce Anne. Comme Ariane le remarque elle-même, son prénom est contenu dans celui de sa tante (tout comme le prénom du mari d'Anne, Paul, est contenu dans celui du dernier mari et véritable amour d'Ariane, Paul-Henri). Pourtant, quand le personnage a été présenté, je l'ai trouvé très conformiste. Anne est mariée, elle vit un bonheur sans nuages, elle exerce à son domicile le métier fort passionnant de comptable, elle est mère d'un adolescent, Léo qui est en pension selon les voeux de son père, vétérinaire sans histoire. Nous sommes loin de l'excentrique Ariane.

 

Pourtant, la lecture du testament bouscule cette vie si bien réglée. Pour la première fois, Anne possède quelque chose qui est entièrement à elle, et s'aperçoit (à sa grande douleur) qu'elle excite jalousie, envie, rancoeur, de la part de sa propre mère (son père se montre plus serein), et de sa fratrie. Ce "tas de pierres" dont elle a hérité la prive même du soutien de son mari et sert de révélateur à des conflits ignorés.  Le problème de la transmission est bien plus vaste que que l'héritage de la maison. Gauthier Nogaro, le petit frère d'Ariane, s'interroge sur ce qu'il a réussi (ou non) à transmettre à ses quatre enfants. Le récit ne se focalise pas uniquement sur Anne et ses questionnements, bien légitimes, mais aussi sur chacun des membres de la fratrie. Nous découvrons ainsi le décalage (ou la coïncidence) entre leurs discours et leurs intentions. Il est ainsi touchant de voir que les seuls véritables soutiens d'Anne sont Julien, l'associé de son mari, et Goliath, le chien de sa tante (il fait aussi partie de l'héritage, ne l'oubions pas, il est le gardien des lieux).

 

Ariane reste présente même après sa mort. Jamais les membres de sa famille n'ont autant pensé à elle que depuis sa disparition. De plus, la lecture de son journal par Anne rythme le récit. Ariane s'y montre sans fard, et décrit ses proches avec lucidité. Anne est amenée ainsi à voir ses parents, ses frères et soeur à travers le regard d'Ariane - et cette prise de conscience ne va pas sans douleur.  

 

  Un grand merci aux éditions Belfond pour m'avoir fait découvrir ce livre.

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Si vous voulez en savoir plus sur Françoise Bourdin et ses romans, n'hésitez pas à aller visiter son site Facebook : link

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 20:21

Je n'ai pas pu résister et je me suis inscrite à la semaine celtique organisée par Emma.

 

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Le principe reste le même que pour la semaine nordique : il s'agit de lire le plus possible de livre de livres celtes, d'écouter les albums d'artistes celts (non, pas le barde Assurantourix, plutôt les Cranberries ou U2) et de publier nos billets entre le 25 avril et le 1er mai. 

 

Nous pouvons choisir un des pays celtes (Ecosse, Irlande, Ile de Man, Pays de Galles, Cornouailles, Bretagne) pour spécialiser nos découvertes, ou tous les faire !

 

Il existe trois catégories  :

 

- Catégorie Crêpe au Suc : 1 billet

 
- Catégorie Brave Heart : 3 billets

 

- Catégorie I.R.A. : 7 billets

 

 Pour ma part, je ne vous cache pas que je vous réserve un article sur les forts de Saint-Malo (depuis le temps que cela me démange) et que je vous ferai découvrir deux romans de Jean Failer pour la Bretagne.  

 

Ensuite, cap sur l'Ecosse avec 4 garçons dans la nuit de Val McDermid. Puis, direction l'Irlande avec Column McCann (j'aurai aimer lire deux de ses romans, mais je ne pense pas avoir le temps).



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 J'ai choisi ces deux logos mais n'hésitez pas à aller faire un tour sur le blog d'Emma : il y en a d'autres !

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 15:42

Letrtes.jpgéditions Dubuisson - 143 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Les lettres réunies dans ce recueil ont été adressées par le lieutenant de Reinach à sa famille pendant les six années qu'il a passées en Indochine. Écrites au jour le jour, sans aucune recherche de style, elles n'étaient pas destinées à la publicité. On y trouvera, à côté de descriptions simple, mais sincères du pays, les difficultés de la vie coloniale où l'officier et l'administrateur doivent, de leur propre initiative, suppléer à l'insuffisance des moyens dont ils disposent. on y verra le lieutenant de Reinach faisant, tour à tour, oeuvre de militaire, d'explorateur, de juge, d'ingénieur, voire même de vaccinateur.

 

Circonstance de lectures :

 

Je suis passionnée par l'Indochine depuis si longtemps que je ne me souviens pas quand cette passion a commencé. Aussi, quand j'ai vu que BOB proposait ce partenariat, j'ai postulé, espérant être choisie. Je l'ai été, et  j'enremercie sincèrement BOB et les éditions Dubuisson. 

 

Mon avis :

 

Cette correspondance est divisée en trois parties : le voyage, le séjour en Indochine puis son affectation au Laos. Certains s'étonneront de l'importance accordée au voyage mais ce texte nous replonge dans la réalité du XIXe siècle. Voyager, c'est attendre que la marée monte, que les conditions climatiques s'améliorent, que l'heure de la correspondance arrive.  Lucien de Reinach part en Indochine dans un but précis : servir la France. Certes, nous sommes dans une colonie, pourtant il se montre toujours respectueux des indigènes (le mot n'a rien de choquant sous sa plume) qu'il rencontre. Son but est de leur venir en aide, comme le prouve par exemple son oeuvre de vaccinateur (il n'en parle qu'à la toute fin de son séjour, comme si, pour lui, agir ainsi était la moindre des choses.

 

Sa situation reste longtemps précaire et rend sa tâche difficile : il ne sait où loger, ses missions, pas toujours bien définies, se modifient, la nourriture est peu variée, la chaleur constante. Il passe beaucoup de temps à attendre (pour ne pas dire à tuer le temps) même quand il reçoit son affectation pour le Laos.Lucien de Reinach informe véritablement les siens de ce qu’il vit, et ne se disperse pas inutilement. Son point d’ancrage reste la France et par delà les distances, il se tient informé de ce qui se passe grâce aux journaux français qui lui parviennent, tout comme ses proches se tiennent informés des événements en Indochine. 

 

Cette lecture fut agréable, notamment grâce à un style simple et accessible. Lucien évoque parfois son carnet de bord qui l’aide dans l’écriture de ses lettres. Son texte m’a rappelé les récits des voyageurs du 16e siècle, qui comparaient toujours ce qu’ils voyaient à quelque chose que leurs lecteurs connaissaient (Paris, Trouville, ou encore Nice).

 

Ce recueil constitue un témoignage juste et simple sur la vie en Indochine au XIXe siècle.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:12

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éditions Folio - 198 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village de Slapton doit être évacué. Au moment du départ, la jeune Lily s'aperçoit que son chat Tips a disparu. Au péril de sa vie, elle part à sa recherche et franchit les barbelés qui entourent le village. Heureusement Adolphus, un soldat amércain, lui apporte son aide. Dès lors se noue entre eux une sincère amitié. Mais un jour, le jeune homme part au combat.

 

Mon avis :

 

D'emblée, je sais que je retrouve dans ce livre un des thèmes majeurs de l'oeuvre de Michaël Morpurgo, thème sous-jacent parfois comme dans Tempête sur Shangri-La,  Le Royaume de Kensuké, ou Shadow, ou, comme dans ce roman, fil conducteur : la guerre et ses conséquences sur les destins individuels. Nous retrouvons aussi les liens qui unissent les hommes et les animaux, liens toujours positifs, et parfois inspirés d'histoires réelles (Shadow, encore une fois, ma prochaine lecture en VO).

 

Autre point commun : le narrateur est un enfant, qui nous raconte les faits dix ans plus tard. Mickaël surnommé Bowie, a en effet reçu une lettre étonnante de la part de sa grand-mère. Le mot est faible : non seulement elle lui annonce une nouvelle extraordinaire (que l'auteur a l'habileté de ne pas nous dévoiler) mais elle lui envoie son journal intime, qui couvre les années 1943-1944.

 

Je rapprocherai ce livre du roman  Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer .Il nous fait découvrir la vie à l'arrière du front, pendant la seconde guerre mondiale. Le récit est moins tragique : les allemands n'occupent pas le territoire. La guerre n'est visible que par l'absence du père de Lily, parti volontairement au Front, et la présence des enfants londoniens évacués à cause des bombardements et des privations (nettement moins nombreuses à la campagne) et des Yankees, qui viennent préparer le débarquement.

 

Ce roman pose beaucoup de questions. Pourquoi combattre quand on y est pas obligé, comme le père de Lily ? Pourquoi aller délivrer des personnes que l'on ne connaît pas ? Pas de réponses toutes faites, banales et moralisatrices mais des décisions individuelle, longuement muries. Je citerai Adolphus T. Tips, citant son ami Harry :

 

Vous savez ce qu'il m'a dit ? Il m'a dit : "Je sais pourquoi je fais ça, c'est pour qu'on soit plus jamais les esclaves de personne, voilà pourquoi. on a eu notre liberté, et on laissera personne nous la prendre. On va la garder." Voià ce qu'il m'a dit. Mais, quand j'irai en France, je me battrai pour la liberté de personne. Je me battrai pour Harry, et ils auront intérêt ) faire gaffe parce que, maintenant, je suis fou furieux, et je me battrai comme un fou, p. 162.

 

Lily évolue au fil des pages et même si l'enfance n'est pas loin (voir l'écriture "en escalier" quand elle écrit dans le noir ou les traces de pattes boueuses), la guerre fait irruption dans le petit village et la fait murir - ce qui ne signifie pas devenir sage.

 

Bref, encore et toujours un très beau roman signé Michaël Morpurgo.

 

Book

 

  Ce roman est le deuxième livre lu dans le cadre de mon régime d'été organisé par Leillona.

2/19. Challenge-anglais

 

Il est le septième livre lu dans le cadre du challenge God Save the livre. 7/15.

 

ObjectifIl est mon troisième livre lu dans le cadre de l'Objectif PAL organisé par Antigone.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:56

La roulotte est de retour sur mon blog ! Je reprends la suite de Cécile et de Vilvirt. Je dois utiliser les mots poisson, bourgeon, malédiction, réunion et enfant.

 

roulotte

 

Avec son sourire le plus innocent - celui qu'elle réservait à la cour et à Dominique - Anne entrouvrit doucement la porte...

-      Albach !

-      Votre Majesté !

Devant elle se tenait un homme qu’elle n’attendait pas avant plusieurs jours. Il semblait dans un piteux état, son uniforme, pourtant renforcé grâce à un alliage que son peuple avait mis au point, portait des traces de déchirures. Aux pieds d’Albach gisait le malheureux garde. Aucune blessure n’était apparente.

-        Albach, gronda la Siréus, abandonnant pour son sous-lieutenant toute sa douceur. Elle gardait ses mignardises pour ceux qui ne savaient pas ce que dissimulait les traits parfaits de son visage. Vous venez de massacrer mon dîner.

Du bout de sa pantoufle, Anne toucha le garde, et fronça ses jolis sourcils. Il n’était pas mort, juste endormi.

-        Je n’avais pas le choix, votre Majesté. S’il m’avait vu, il aurait donné l’alerte, s’il avait donné l’alerte, d’autres gardes seraient venus, s’ils étaient venus, j’aurai été obligé de les massacrer, si je les avais massacrés, nous aurions dû dissimuler les corps…

Pendant que le garde poursuivait sa litanie, Anne, après s’être assurée que le couloir était désert, tira violemment le garde endormi dans la chambre et le fit léviter jusque sur son précieux sofa. D’une passe rapide, elle mesura le degré d’enchantement. Albach n’y était pas allé de main-morte, le garde ne se réveillerait pas avant trois jours, sans garder aucun souvenir de ce qui lui était arrivé (fort heureusement, sinon, il en été quitte pour des nuits de cauchemar). Anne était toujours étonnée qu’un Siréus aussi fruste que le sous-lieutenant Albach ait pu accéder à ce poste tant convoité.

-        Vous serait-il possible de m’expliquer ce que vous faites ici ? Mis à part gâcher mon dîner. Vous n’êtes pas sans savoir que l’ensorcèlement rend les Lepidopteranus impropres à la consommation pendant plusieurs jours. Et où se trouve Retty ? 

Retty. Le capitaine de ses gardes. Le seul en qui elle avait totalement confiance. Le seul à partager son désir de revanche démesuré. Le seul à connaître l’étendu de ses sacrifices. Son double. Son frère d’armes. Son frère tout court.

Albach mit un genou à terre. Pas facile quand on est un homme-poisson et qu’on ne rêve que de plonger dans une rivière pour se remettre de ses blessures. Même la plus puissante des magies – et Anne lui reconnaissait au moins ses qualités de magicien hors-pair- ne parvenait à dissimuler complètement les plaies jaunâtres qui strillaient son visage..

-      Votre Majesté, nous avons été attaqués.

-      Impossible. Les Lepidopteranus sont trop occupés, les Arachnéens sont bien trop primitifs. Même la réunion de ses deux peuples ne pourrait vaincre ma garde.

-      Nous avons été attaqués par des créatures inconnues.

-      Sottise. Ma mère a répertorié tous les peuples connus, mon frère et moi nous avons patiemment approfondi ses recherches, aucun n’a pu nous échapper. Vous ne les avez pas reconnus.

-      Votre majesté Siréenne, nous étions en train de remonter le fleuve, la nuit, par mesure de précaution. Le capitaine Retty allait en tête et nous guidait, quand soudain des créatures inconnues ont fondu sur nous et nous contraint à plonger plus profondément. Il faisait sombre et nous n’avons pu les distinguer…

-      Fondu ? interrompit brutalement Anne. Essaieriez-vous de me dire qu’elles volaient et pouvaient plonger sous l’eau ?

-      Oui, votre Majesté. Hélas ! Le fleuve n’était pas très profond, et nous n’avons pu leur échapper. Elles nous ont attaqués sans pitié, blessant nos camarades avec leurs griffes acérées. L’une d’entre elles, leur chef, semble-t-il, n’a pas plongé. J’en ai déduit (ou plutôt mon frère vous a soufflé cette idée pensa Anne) qu’elle coordonnait les opérations et qu’elle… qu’elle s’activait à éliminer notre sortilège de protection. Aussi soudainement que l’attaque avait débuté, ses créatures sont reparties laissant certains d’entre nous pour mort. Le lieutenant a succombé à ses blessures, bien qu’il n’ait pas quitté le fleuve un seul instant. Votre frère s’est défendu jusqu’au bout

-      Ne me dites pas qu’il est mort !  

Rendons-lui justice. La douce Anne, au naturel, tient plus de la harpie que de la sirène (ou alors, aux  sirènes rencontrées par Ulysse et ses compagnons). Elle empoigna Albach et la frêle jeune fille dont Dominique était épris fit goûter au sous-lieutenant la délicatesse du plafond de sa chambre. Ce fut l’occasion de constater qu’il était particulièrement solide (le sous-lieutenant. Parce que le plafond souffrit de légères et utiles avaries). Elle aurait bien expédié le sous-lieutentant  par la fenêtre, mais faire atterrir un homme-poisson sur les arbres en bourgeon aurait anéanti son plan. La bienséance nous interdit de révéler le tombereau d’injures dont Anne abreuva le malheureux. Sachez seulement que "poisson d'eau douce" fut le plus tendre.

Pendant qu’elle reprenait son souffle, il lui révéla que non, son frère n’était pas mort. Il était en si piteux état qu’il avait chargé son lieutenant de ramener sa sœur, qui seule pouvait le guérir. La malédiction de leur race voulait que seul le sang d’un frère ou d’une sœur ait des vertus thérapeutiques, quand l’eau ne parvenait plus à les régénérer.En utilisant leurs capacités magiques au maximum, ils pouvaient être sur les lieux en trois heures. 

-      Vous n’auriez pas pu me le dire tout de suite ! Nous réglerons le problème des poissons volants plus tard. Si mon frère n’en réchappe pas, je ferai goûter à la cour une nouvelle recette de soupe de poisson.

 

Anne se déchaîna, renversant des meubles, blessant le garde endormi en le jetant à terre. Albach n’intervint pas : même sans son expérience d’aujourd’hui, il savait qu’il fallait éviter le plus possible de contrarier les projets de la reine, à plus forte raison quand on ne les comprenait pas.

 

-      Quand les Lepidopteranus verront la chambre et l’état de ce malheureux garde, ils en déduiront que j’ai été à nouveau enlevée. N’est-ce pas le propre des jeunes filles innocentes, sages et bien nées d’être enlevées ? Ils sont si naïfs que ce sera vraiment un jeu d’enfants de les berner. La première fois, j’ai craint de dévoiler ma véritable identité, aujourd’hui, c’est moi qui orchestre l’événement. Partons !

 

 Et tandis qu’un brouillard les enveloppait, elle annonça au sous-lieutenant qu’il était désormais nommé lieutenant, en lieu et place de son prédécesseur. 

 

 Le voyage fut éprouvant pour le tout nouveau lieutenant. Quand Anne ne lui répétait pas la procédure qu’ils devraient suivre pour sauver son frère, elle le forçait à répéter encore et encore le récit de l’attaque. Il fut bien plus soulagé qu’elle quand ils arrivèrent sur la rive. Il était temps : Retty n’avait plus la force de métamorphoser ne serait-ce qu’un seul de ses cheveux. Les soldats survivants entouraient leur chef, et saluèrent leur princesse. Anne s’agenouilla auprès de son frère, et dénuda son bras droit. Albach, d’un geste sûr, trancha une veine de son poignard. Le sang, jaunâtre, coula légèrement. Retty avait à peine la force d'avaler le précieux liquide. Anne était si inquiète qu'elle ne pensait même pas à dire à son frère que le courage, c'est bien, la survie, c'est mieux. Si jamais elle tenait les emplumés qui avaient osé blesser son frère....

 

Un cocon protecteur commençait seulement à entourer son frère, signe que sa guérison était en bonne voie, certes, mais surtout qu'une régénérescence plus profonde était nécessaire. Elle eut une pensée pour cette petite sotte de Cathy-Rose, la première depuis longtemps. Que pouvait-elle faire, elle et sa troupe de joyeux lurons à l'heure qu'il était ? 

 

Je cède à nouveau les rènes de la roulotte. Les mots à insérer seront : aveugle, cœur, sommeil, rire et souvenir.

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 16:14

fils.jpgTitre : Le septième fils.

Auteur :Arni Thorarinsson.

Editeur :Métalié.

Nombre de pages : 351.

 

Quatrième de couverture :

 

Les soirées sont longues dans le port d'Isafjördur, la capitale des fjords de l'ouest de l'Islande, quand on est chargé de traquer le scoop par un rédacteur en chef avide de sensationnel et qu'on rêve de retrouver sa petite amie laissée à Reyjkavik. Et puis ont découvre que les bars des hôtels abritent des célébrités intéressantes, une séduisante vedette du football national et son copain d'enfance, qui le suit comme son ombre et profite de ses conquêtes, une chanteuse pop, qui a failli gagner le titre de Nouvelle Star, les groupies respectives de ces gens importants, et une petite troupe d'adolescents en révolte.

 

Des maisons brûlent, des tombes sont profanées, des touristes lituaniens sont volés et soupçonnés de trafic de drogue, des droits de pêche ont été bradés, tout s'emballe, tandis qu'à Reykjavik on retrouve le corps d'un homme politique, nouvel espoir de la gauche et ex-mari de la mère de la presque Nouvelle Star.

 

Einar, le correspondant du Journal du soir, malmené par la séduisante commissaire de police, mène l'enquête avec son air désabusé, sa nonchalance et une iroinie qui lui permettent d'apprivoiser les témoins et de porter un regard sans préjugés sur les événements.

 

challenge-du-1-litteraire-2010

 

Mon avis :

 

J'aime beaucoup cet auteur, et surtout le personnage d'Einar, cet enquêteur malgré lui rempli d'humour et fan de rock. L'enquête, comme dans les deux tomes précédents, prend la forme d'un journal de bord, déroualant les jours de la semaine, rythmé par les morceaux de musique préférés du journaliste. Je n'ai qu'une déception en poursuivant cette série : pourquoi les quatre premiers tomes n'ont-ils pas été traduits en français ? Je sais que je prends souvent les séries policières en cours de route, mais pour une fois, je n'y suis pour rien.

 

Bonne nouvelle : Einar a désormais une véritable vie amoureuse. Je peux même dire qu'elle est tumultueuse et que sa nouvelle petite amie est pour le moins passionnée. Mauvaise nouvelle : l'exil d'Einar s'aggrave. Non comptant d'être confiné dans le Nord, il a désormais le privilège d'écrire des articles sur l'Ouest du Nord.  Il n'a d'autres choix que d'accepter, surtout que la malchance est avec lui. Alors que tout est calme à Akureyri, les troubles augmentent à Isafjördur. Un incendie, d'abord, qui, heureusement, ne cause que des dégats matériels. C'est l'occasion d'évoquer le nombre record d'incendies non résolus en Islande, des incendies dans des endroits parfois très stratégiques. Avançons encore un peu plus et nous découvrons (encore) la situation économique désastreuse de certaines régions d'Islande. Le "découragement" et le "désespoir" règnent en maître, s'opposant ainsi aux magouilles des plus riches et aux initiatives peu nombreuses pour s'en sortir. Einar porte un regard à la fois lucide et ironique sur les politiciens, qui se gargarisent de leurs beaux discours sur le développement économique, et sur les jeunes qui "sont tellement pressés de s'en mettre plein les poches qu'ils n'ont même plus le temps de passer leurs diplômes".

 

Surviennent alors deux disparitions, puis une troisième et un vol de camping-car. Tout s'affole car deux des disparus sont des célébrités. Einar éprouve des difficultés : s'il a la chance de recueillir des confidences, il doit faire face à une commissaire de police dont la conscience professionnelle n'a d'égal que celle d'Einar, c'est à dire qu'elle ne livrera que le strict minimum à la presse, tandis qu'il cherche à obtenir le plus possible, avec des méthodes que lui-même trouve parfois discutables.

 

L'enquête peut paraître lente à se mettre en place, pour moi ce rythme me convient parfaitement. Par rapport au premier tome de la série, je trouve même que les péripéties sont plus nombreuses, les retournements de situation vraiment surprenants. Comme dans l'Oiseau de mauvais augure de Camilla Lackberg, Arni Thorarinsson parle avec subtilité de la télé-réalité, du désir d'être connu ou reconnu, et des dérives potentielles. Il évoque aussi, comme dans Le temps de la sorcière, les risques liées à la mondialisation, n'hésitant pas dans les deux cas à détourner les clichés pour offrir des péripéties inattendues et à placer son héros dans des situations à risque.

 

A la fin de ce tome, Einar se retrouve face à un choix. J'espère que le prochain tome de ses aventures (celui-ci date de 2008) paraîtra bientôt en France.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 15:37

J'ai été taguée par  strawberry . C'est avec plaisir que je réponds aux questions suivantes :

  

Quelle est la première chose que tu fais en allumant ton pc ?

 

Je remplis mon journal de bord, qui n'a strictement rien à voir ni avec Internet, ni avec mon blog (donc, vous n'en saurez pas plus).

 

Si ton blog portait le nom d'un livre : Lequel ? ( Précision : le but c'est que le titre doit être représentatif, pas forcément l'histoire du livre ).

  

 Mes nuits sont plus belles que vos jours

 

Prends le premier livre qui te tombe sous la main, donne nous la dixième phrases de la pages 64 .

 

Elle y renonça à l'aube (Le palais adamantin, Stephen Deas).

Note : je sèche lamentablement sur sa critique.

 

En un mot , et un seul définis ton blog .   

 

Policier.

Sinon, deslivresetSharon (c'est bien un seul mot, non ?)

 

Cites nous une manie quand tu écris une chronique.

 

J'en ai beaucoup ! Je rédige d'abord mes critiques sur mon cahier critiques, puis je les tape sur mon blog.

 

 

Je tague à mon tour Cécile et Céline.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 10:47

book cover a comme association, tome 4 le subtil parfum du 

Editeur : Rageot/Gallimard jeunesse.

Nombre de pages : 184.  

 

Quatrième de couverture :  

 

Prénom : Ombe.

Age : 18 ans.

Description : cheveux blonds et courts en pétard yeux bleus allure sportive.

Profession : agent stagiaire à l’Association et étudiante (officiellement).

Signe particulier : incassable.

Aime : sa moto, tabasser un bon gros monstre, qu’on lui fiche

Mission : sauver la vie du loup-garou et éviter d’en tomber amoureuse.  

 

Circonstances de lecture :

 

J’ai précommandé ce livre pour être sûre de l’avoir le jour de la sortie. Je n’ai attendu qu’un mois avant de le sortir de ma PAL.  

 

Mon avis :  

 

Je persiste et signe : je prends toujours autant de plaisir à lire cette série "de littérature jeunesse". Ombe semble ne pas avoir beaucoup changé en dépit des épreuves qu’elle a traversées. Elle aime toujours autant se battre, elle agit avant de réfléchir et se trouve dans des situations pas toujours faciles (Ombe contre les douze garous, ou encore Ombre contre le troll philosophe, le retour).

 

Mais (et j’ai eu envie de l’écrire en majuscule) Ombe, l’héroïne, prend de l’épaisseur dans ce volume. Elle n’est plus seulement la jeune fille sûre d’elle, à la limite de l’arrogance. Par flash-backs, nous découvrons son passé, à la fois ce qu’elle essaie de découvrir (pourquoi a-t-elle été abandonnée ?) et sa différence. Ombe est la petite sœur d’Anita Blake, en lutte contre les vampires et les garous déviants, à la vie amoureuse (et sexuelle) très active pour une héroïne de littérature jeunesse. Pour la citer «pour plus de détails, veuillez d’abord certifier que vous êtes majeur».

 

Ombe est incassable, son cœur ne l’est pas. Les menaces se resserrent autour d’elle, et je la trouve parfois naïve de ne pas mieux prendre la mesure du danger. A la fin de ce tome, elle et Jasper "qui la considère comme une soeur" se trouvent réunis, et peut-être (c'est une hypothèse) ces deux personnages oeuvreront de concert dans le tome 5 de leurs aventures, qui paraitra en juin.

 

Book

 

 

 

 

Ce livre est le premier livre lu dans le cadre de mon régime d'été, organisé par Leiloona.Challenge-Pierre-Bottero

1/ 19.

 

 

Il est le huitième livre lu dans le cadre du Challenge Pierre Bottero, organisé par Edelwe.

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