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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 00:00

La-circulaire-et-autres-racontars.jpg édition Gaïa - p. 11 à 252

Mon résumé :

 

La terrible circulaire est arrivée. A la fin de l'automne, les stations devront être abandonnées et les chasseurs rentreront au Danemark. Que deviendront-ils ?

Nordique.jpg

Challenges littératures nordiques

 

Mon avis  :

 

alphabet-ring-1.pngJ'aime beaucoup les racontars de Jorn Riel, tantôt tragiques, tantôt comique, et toujours savoureusement écrits.  

De nos jours, et sous nos latitudes, nous parlerions de "reconversions professionnelles". Ici, les personnages se demandent avant tout comment ils vivront loin de ce qu'ils ont aimé. Avant de partir, d'aucuns réalisent leur rêve, d'autres trouvent un moyen (courageux) de revenir après être partis. 

Ce qui pourra déranger certains lecteurs est l'absence de moral. Je ne pense pas que la manière dont Mads quitte ce monde ne choquerait pas sous nos latitudes, même si ses amis ne font que respecter sa volonté. Je ne pense pas non plus que la largeur d'esprit de William le Noir séduirait ici bas. Un auteur français aurait pu écrire, sur son histoire, un drame familial sur trois générations - minimum - faits de sang, de vengeance, de reniement et de passion. Autant dire que j'ai beaucoup apprécié la simplicité avec laquelle il résout ce qui aurait pu être un horrible conflit.

Des allusions sont faites à des précédents recueils, mais le texte reste parfaitement lisible. Nous n'allons pas seulement au Groenland, mais aussi au Danemark et même en Islande (ma prochaine lecture).

Je conseillerai simplement de lire ses racontars un à un, pour mieux les savourer.

 

 

 

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Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 20:28

Maison.jpgédition 10/18 - 70 pages

 

Mon résumé :

 

Cinq célibataires dans une maison au Groenland. L'un d'eux veut se marier avec une riche veuve afin d'assurer aux quatre autres une vieillesse heureuse. Rien ne se passe comme prévu.

 

Mon avis  :

 

J'ai dévoré ce court livre en une demi-heure. Il est très drôle, car nos cinq célibataires sont réellement attachants dans leur volonté de rester ensemble, envers et contre tout,surtout quand la vieillesse sera là. Vous me direz qu'ils font tout pour séparer leur ami de sa riche fiancée. Si vous l'aviez rencontré au détour des pages de ce roman, vous comprendrez que c'est vraiment à cause de leur amitié profonde et sincère qu'ils agissent ainsi.

Je n'ai garde d'oublier quelques petites rosseries bien réjouissantes, dirigées contre le clergé (ce curé-ci est bien moins courageux que celui de L'enfant qui voulait devenir un être humain) et contre l'administration, prise à son propre piège.

Si vous croisez ce livre, n'hésitez pas, plongez vous aussi !

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:46

jorn-riel-le-garcon-qui-voulait-devenir-un-etre-hu-copie-1.gifédition Gaïa - 110 pages.

 

Mon résumé:

 

Ce volume nous conte la fin des aventures de Leiv, le garçon qui voulait devenir un être humain. Mais est-ce vraiment la fin, ou le commencement d'une nouvelle aventure ?

 

Mon avis :

 

Leiv, Narua, Apuluk grandissent, s'aguérissent avec les épreuves. Ils repartent pour retrouver Thorstein, à qui ils vont devoir annoncer le massacre des siens. Soli, l'esclave de Thorstein, se joint à eux. La présence des esclaves est connue dès le second volume, mais c'est la première fois qu'une réflexion est menée sur l'existence de cette pratique qui choque Narua et Apuluk. Pour eux, un être humain est libre et n'est en aucune manière une marchandise.Pourtant, en écoutant le récit de Solvi, ils sont obligés de se confronter à cet état - se confronter ne signifiant pas l'accepter, mais chercher des moyens d'y mettre fin.

 

J'avais qualifié le premier tome de "voyage initiatique", je persiste avec ce troisième volume qui nous fait explorer de nouveaux territoires. La grande différence entre les contes européens et ce récit scandinave est que le voyage (et, par conséquent l'apprentissage) n'est jamais terminé, quel que soit l'âge ou l'autorité du voyageur. Leiv n'a pas fini de découvrir le Groenland, sa faune, ses coutumes - et il a encore beaucoup à apprendre sur le courage des siens. 

 

Je vous ai dit aussi qu'ils grandissaient. D'un côté, nous avons Leiv, que Narua n'a jamais laissé indifférent. De l'autre, nous avons Apuluk, qui ne rêve que de libérer Solvi de son esclavage. Que pourra-t-il bien se passer entre ses très grands adolescents ?

 

La fin n'est que le début.

 

 

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:58

jorn-riel-le-garcon-qui-voulait-devenir-un-etre-humain-tome.gifédition Gaïa - 104 pages.

 

Mon résumé :

 

La suite des aventures de Leiv, le jeune viking islandais.

 

Mon avis :

 

Ce livre est le second tome du garçon qui voulait devenir un être humain, et qui y est parvenu, puisqu'il a été accepté par les inuits.

Cette seconde partie inverse les données du premier livre, puisque ce sont Narua et Apuluk, les deux enfants inuits, qui découvrent le mode de vie des islandais, grâce à la ferme de Thorstein. Celui-ci a survécu au naufrage, ainsi que ses hommes, il est marié, est le père de Frida, muette depuis sa naissance et possède une ferme prospère. Il n'est plus question de vengeance pour Leiv, il est devenu suffisamment mûr pour passer outre le code de l'honneur islandais.

Dans ce second volume, qui nous montre aussi la vie quotidienne à la ferme, il est d'abord question de religion. Si Rollo, moine zélé envoyé en mission par son évêque, essaie de convertir Narua et Apuluk, il essuie un semi-échec. Chacun gardera ses croyances, sans que l'une soit jugée supérieure à l'autre. Il est aussi (et surtout) question d'ouverture aux autres : les inuits reconnaissent leurs erreurs passées.

Narua s'émerveille devant l'art du tissage, Apuluk veut apprendre la ferronerie. Ne vous attendez cependant pas à de pesantes explications, comme j'en trouve dans la littérature de jeunesse française. Jorn Riel est un formidable conteur, qui préfère parler de tolérance, d'altruisme et de courage plutôt que d'écrire une reconstituion historique. Il existe des ouvrages pour le faire. Il n'hésite pas à montrer la face sombre de l'être humain. Rane et Grimur, deux frères islandais, ne sont pas des méchants de conte de fées. Ce sont des tueurs sanguinaires (fiers de l'être) capables de toutes les monstruosités et de toutes les lâchetés. Ils ont tout de même une qualité : ils révèlent des qualités que Leiv ne connaissait pas encore chez les inuits.

Groeanland ou Islande ? Quel sera le destin des trois adolescents ?

Je débute le livre III ce soir.

 

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 14:52

9782847200102.jpgEdition Gaïa - 89 pages.

 

Mon résumé :

 

An mil, en Islande. Leiv n'est encore qu'un enfant quand son père est assassiné par Thornstein. Bien que l'assassin ait été condamné à trois ans de banissement, Leiv désire ardemment se venger. Il embarque clandestinement sur son drakkar. Comment pour lui non une histoire de vengeance, mais un voyage initiatique.

 

Mon avis :

 

J'ai découvert la plume de Jorn Riel grâce à Pani, la petite fille du Groenland de Jorn Riel .

Je poursuis ma découverte de son oeuvre avec Le garçon qui voulait devenir un être humain, dont voici le livre I. Le lien entre les deux oeuvres est l'allusion à la Mère de la mer, figure protectrice des hommes et de la nature. 

 

Nous pourrions presque croire que nous sommes dans un conte. L'époque est si lointain qu'elle en devient imprécise pour le lecteur actuel. Ce qui ne l'est pas est le code de l'honneur qu'applique Leiv, le jeune islandais brusquement projeté dans le monde des adultes : Rodrigue et Chimène, Orso et Colomba ont strictement le même. Ce qui change est que Leiv est bien trop jeune pour se mesurer à son adversaire, Thornstein. Il apprendra, au cours de ce voyage, à estimer cet adversaire, prisonnier d'un code de l'honneur qui n'était pas le sien.

 

Le voyage, comme l'indique le titre du livre I, tourne court à cause d'un naufrage - les glaces et le brouillard sont les ennemis du drakkar. Leiv survit, et rencontre Narua et Apuluk, deux enfants inuits. Grâce à eux et à leur courage - leur peuple ne craint-il pas les êtres venus d'ailleurs, au point de les mettre à mort sans discussion possible - Leiv se confronte à un peuple et à une culture radicalement différente de la sienne. A la fin de ce livre I, je parlerai presque d'intégration, tant Leiv a amené les inuits à modifier leur jugement et tant lui-même s'est fait à leur mode de vie. Les épreuves qu'il a traversées ont fait de lui un inuit, c'est à dire un humain.

 

Reverra-t-il les siens ? La réponse dans le livre II.

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 21:04

Paniédition Le livre de poche jeunesse - 155 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Pani est une petite fille eskimo qui a le don extraordinaire de parler aux animaux. Mais ce don ne lui permet pas seulement d'être l'amie d'un ours polaire, il lui commande aussi d'aider son village à triompher de la famine.

 

Mon avis :

 

J'ai envie de découvrir cet auteur depuis longtemps, j'ai trois de ses oeuvres dans ma PAL, et il a fallu le RAT pour que je me lance enfin.

Que dire ? Sinon que je suis charmée par les talents de conteur de Jorn Riel, et que si ses oeuvres pour adultes sont de la même veine que ce délicat conte pour enfants, alors je vais passer un très bon moment de lecture. 

Le récit est très bien mené : à l'intérieur d'une trame principale, nous avons de courtes histoires enchâssées, qui permettent aux enfants de faire des pauses dans la lecture tout en suivant la ligne directrice de l'histoire : trouver la Mère de la mer, pour empêcher habitant et animaux de mourir de faim.

Les épreuves sont inhérentes au genre du conte et si Pani les surmonte, c'est avant tout grâce à ses qualités. Grâce à elles, les adjuvants affluent, et chaque objet magique trouvera une utilité pour elle mais aussi pour tous ceux qu'elle sera amener à secourir.

Pani est un conte que les grands doivent faire découvrir aux petits.

 

dc3a9fi-scandinavie-blancheMa 16e participation au défi Scandinavie blanche.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 15:03

blixen-la-ferme-africaine

Une lecture commune avec George, Lystig et Mimi.

édition folio - 506 pages

 

Mon avis :

 

Je crois que je dois être la seule participante à cette lecture commune à ne pas avoir vu Out of Africa. Est-ce que cela change quelque chose à mon analyse ? Je ne le sais pas, je le saurai en lisant les billets de mes co-lectrices.

 

Cette prose est magnifique : Karen Blixen écrit un hommage à l'Afrique avec une richesse d'images, de couleurs, de saveurs inégalés. L'amour pour cette terre et pour ses gens vibrent dans ce  texte. Toujours, elle dit son amour, elle qui vient du Nord, pour les gens du Sud. Elle raconte sa vie quotidienne en apesanteur, entre le ciel, changeant, et la terre, aride. J'ai souvent eu une impression de solitude : son mari n'apparaît guère, elle est seule face aux taches de sa ferme (sa plantation de café) et face à ses premières tentatives d'écriture - impérieux besoins. Elle prend soin des indigènes, non comme un colon qui prend soin de ses biens, mais comme une humaniste consciente de ses limites. J'ai parfois pensé en la lisant à ces explorateurs du XVIe siècle, racontant ces terres inconnues, si ce n'est que Karen Blixen ne ressent pas le besoin de tout expliciter, elle fait confiance à la culture et à l'intelligence de ses lecteurs. Elle ne s'enorgueillit pas de ses visites extraordinaires : le prince de Galles a moins d'importance qu'un vieux danois indigent.

 

Si la quatrième partie, la plus proche sans doute du genre récit de voyage, m'a semblé plus décousue, la cinquième partie qui raconte le départ définitif de l'Afrique (ou plutôt, le déchirement de quitter ce continent).

 

dc3a9fi-scandinavie-blancheMon second livre de Karen Blixen lu dans le cadre du Défi Scandinavie blanche. LA PLU~1 

Il participe aussi au Challenge Gilmore Girl

J'inscris aussi ce livre au défi La plume au féminin.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 12:34

chanteuse-russe.jpgédition Babel Noir - 340 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

URSS, 1985. Dans une chambre de Moscou, on découvre les corps de Sonia, employée de l'ambassade du Danemark, et de Véra, une prostituée russe, dans des circonstances qui ne laissent aucun doute quant aux jeux érotiques qui ont précédé leur mort. Autour d'elles : des vidéos pornos et des dollars - pièces à conviction des deux plus graves délits reconnus par le régime en place.

  

Jack Andersen, diplomate danois, ne croit pas à la thèse de l'accident suivi d'un suicide qui est rapidement avancée. Son ambassade comme les dirigeants soviétiques ont en effet tout intérêt à enterrer l'affaire, même si une assiette en trop permet d'imaginer que les deux femmes n'étaient pas seules dans l'appartement. La quarantaine désabusée, pour penser à autre chose qu'à son divorce imminent, Jack commence une enquête qu'il croit discrète.

 

Mon avis :

 

Je voulais découvrir le roman policier danois, et cette découverte est à la fois ratée et réussie. Elle est ratée, car l'action se déroule en URSS. Minuscule bémol, en regard de la grande réussite qu'est ce roman.

dc3a9fi-scandinavie-noireLa chanteuse russe nous plonge dans une époque que nous avons déjà oubliée, celle de l'URSS d'avant la Perestroïka, d'avant l'éclatement de l'URSS pour tout dire, bien avant la reconnaissance de l'indépendance des républiques baltes. L'action prend place du bon côté des choses, celui du monde diplomatique. Contrairement aux russes, les diplomates ne manquent de rien. Contrairement aux russes, ils ne sont pas obligés de rester ad vitam aeternam dans ce pays, qui n'est que l'avant-goût d'une meilleure affectation.

 

Le seul personnage qui tranche dans ce milieu est Jack Andersen. Il m'a été immédiatement sympathique. Lui aime ce pays, et c'est par amour pour lui, pour sa culture, qu'il a choisi cette affectation, hors de tout choix de carrière. Il n'a pas été élevé pour devenir un brillant diplomate et tranche dans ce milieu trop policé. Peu importe les piques qui lui sont lancés, il accentue comme à plaisir sa différence. Il refuse les discours convenus et déjà, le politiquement correct. Il lui importe peu que Sonia ait été légère et que sa compagne se prostituaient : justice doit leur être rendues. Il est le seul à en avoir envie puisque, pour les autres diplomates, les intérêts du pays priment avant tout et leur mission semble être de limiter les dégâts.

 

Il rencontre, au cours de son enquête, Lili, sa soeur de Véra, la seconde victime. Son histoirechallenge-Des-notes-et-des-mots-2 est si tragique et si absurde qu'elle serait inconcevable dans un autre pays. J'en connais même qu'elle pourrait faire rire. Lili est veuve et chante pour gagner sa vie, "sans ardeur ni intérêt", non parce qu'elle n'est pas douée, mais parce qu'elle n'aime ni ne vit ce qu'elle chante. Il n'en sera pas toujours ainsi, heureusement. Le jazz, le rock, deux genres musicaux qu'elle pratique de manière quasi clandestine, lui permettent d'exprimer sa passion pour la musique. Jack, dont la vie sentimentale est un désastre, tombe amoureux d'elle, et un homme amoureux est bien plus fragilisé.

 

Il en faudra du temps, des renoncements pour que les meurtres de Sonia et de Véra soient jugés. Les ramifications du pouvoir sont telles, les intérêts des uns et des autres si variables suivant l'évolution du régime qu'un intermède sera nécessaire entre les deux temps forts de l'enquête pour que tout soit enfin résolu. Il en faudra aussi, des accidents qui n'en sont pas vraiment, des rencontres clandestines, des contournements des absurdes règles de vie en vigueur pour nous mener jusqu'au dénouement. Au milieu de ce chaos, l'amitié et l'amour sont les deux seules valeurs qui ne se monnayent pas - mince rayon d'optimisme, dans un récit dont l'issue restera incertaine jusqu'à la dernière page.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 20:18

Chevalédition Folio - 164 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Dans le château d'une petite principauté allemande, au début du siècle dernier, le peintre Cazotte, conseiller de la grande-duchesse, rêve en observant une jeune fille. ce séducteur patenté déploie une patience infinie pour percer le mystère d'Ehrengarde, la farouche descendante d'une famille de militaires frustres et disciplinés. mais il se sentira floué en voyant Ehrengarde, fidèle à son nom qui signifie "gardienne de l'honneur", compromettre sa réputation pour sauver celle de la famille patricienne qu'elle sert.
Dans cette nouvelles, comme dans celles qui suivent, les personnages agissent sous l' empire de sentiments aussi désuets que l'amour, l'honneur et la fidélité, dans un monde où le rêve sert de contrepoint à la réalité.

LA PLU~1

 

 

Mon avis :

 

Ce recueil est composé de quatre nouvelles. La première, la plus longue, s'appelle Ehrengarde. Elle reprend tous les éléments du conte de fée : la naissance du jeune prince est aussi miraculeuse que celle de la princesse Aurore, le jeune prince grandit, paré de toutes les perfections, et rencontre une princesse qui est son exact complément, exubérante et tendre.

 

Le conte est pourtant légèrement décalée, puisque la famille régnante a toutes les caractéristiques des fins de race et que cette nouvelle génération pourrait bien être la dernière. Mieux : la princesse n'est pas innocente, et dans une Cour royale parfaite, il est difficile d'évoquer la prématurité. Pour préserver le secret, une cour de porcelaine, qu n'a rien à envier au Trianon, est recrée, avec juste une poignée de fidèles dont fait partie Ehrengarde. Le traître n'est pas sur place, mais le peintre Cazotte se promet de séduire la belle Ehrengarde de manière artistique et intellectuelle. C'était sans compter un complot digne des meilleures monarchies d'Europe de l'Est, et des péripéties à faire dresser les cheveux sur la tête. Tel est pris qui croyait prendre, car Ehrengarde est une héroïne d'un autre temps, prête à tout pour défendre ses souverains et Cazotte un artiste.dc3a9fi-scandinavie-blanche

 

Seconde rencontredéveloppe un thème propre à la littérature fantastique : celui du double. Ici, le double de Goethe est un simple roturier, qui a mis quatorze ans plus tôt sa vie en jeu pour sauver celle de l'écrivain. Aujourd'hui, il lui demande des comptes : qu'a-t-il fait de ces quatorze ans de sursis ? Karen Blixen pose aussi implicitement la question de la postérité : que retient-on d'un auteur, son oeuvre, sa vie ? Cette nouvelle apparaît comme une démonstration que l'auteur, à son tour, peut devenir le personnage d'un tout autre récit que le sien.

 

Plus dramatique est Le gros homme. Le titre de la nouvelle n'est pas sans faire rappeler le personnage de l'ogre, puisque ce gros homme  a assassiné une petite fille. Christophe, un jeune étudiant, est persuadé de connaître le coupable et prépare un piège pour le confondre. Pour cela, il exploite sans le savoir le même thème du double que dans la nouvelle précédente, puisque c'est une petite fillle exactement semblable à la petite victime qu'il mettra en présence de son suspect.

 

Les chevaux fantômes est la dernière nouvelle. Elle est aussi la plus émouvante. A l'égoïsme et à la frivolité de la mère, s'oppose la gravité de sa petite fille âgée de six ans, qui se laisse mourir. Seul son oncle, qui a été appelé pour rester au chevet de la fillette pendant que sa mère est à Paris (et apprécie tant son séjour qu'elle n'a pas envie de rentrer dans sa belle demeure familiale qui menace ruine), comprend les origines de sa maladie.Leur empathie, leur capacité d'imagination et de voir la valeur réelle des choses (et non leur valeur pécuniaire) rend cette nouvelle très touchante.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 19:02

Virginia.jpgédition Folio - 115 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Nous sommes en 1943, et les bruits de la guerre n'épargnent pas même cette grande demeure bourgeoise construite au bord de la mer du Nord. Ses propriétaires, un couple sans enfants, accueillent leur jeune neveu de quatorze ans, mais aussi la fille adolescente de la couturière de Madame, pour la mettre à l'abri des bombardements qui menacent Copenhague. Lorsqu'un avion s'écrase non loin de là dans les dunes, un drame silencieux va se nourer entre les deux adolescents et un pilote britannique...

 

 

dc3a9fi-scandinavie-blanche

 

Mon avis :

 

Virginia est un récit simple et pudique. Court roman ? Longue nouvelle ? Une certitude : le texte se suffit parfaitement à lui-même. Le jeune homme, cinquante ans après les faits, nous conte cet été et ses premières émotions amoureuses pour la jeune femme qui était hébergée sous le même toit que lui. S'il nous confie ses tourments (difficile de ne pas trop en dévoiler), il lui faudra deux brèves rencontres, à des années de distance, avec la jeune femme mariée, puis divorcée pour entendre sa version de cet été.

 

Jens Christian Grondhal raconte avec douceur et finesse des vies banales, presque inaccomplies en dépit de réussite visible. L'héroïne répand son parfum sur ses pages et pourtant elle échappe autant au narrateur qu'à son mari, qui l'a sincèrement aimée.   Ses non-dits et ses ellipses ne nuisent en aucun cas à la poésie de ce texte, qui me donne sincèrement envie de découvrir plus avant l'oeuvre de cet auteur.

 

 

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