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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 21:12

Afrikaner.jpgéditions Syros - 127 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

La mère d'Alice est retenue en Afrique du Sud pour les fêtes de Noël... Son collègue océanographe vient d'être attaqué par un grand requin blanc, ce qui perturbe leur projet de créer un parc naturel voué à la protection de cette espèce. Alice et son père sautent dans le premier avion pour la rejoindre. impatiente de découvrir le pays, la jeune fille est bientôt interpellée par les agissements racistes du propriétaire de l'hôtel ultra-chic qui jouxte la bicoque de sa mère.

 

Mon avis :

 

Je connaissais Caryl Ferey comme auteur de romans policiers pour adulte (même si je n'ai encore lu aucune de ses oeuvres), je découvre Caryl Ferey auteur de littérature jeunesse, et la surprise est très agréable.

 

Le style tout d'abord, rempli d'allant et d'humour, sans négliger la gravité des thèmes abordés. Le racisme, l'existence des township et la précarité qui les accompagnent, le trafic d'animaux sont intégrés dans l'intrigue policière sans lourdeur et sans fausse naïveté. Il faut dire qu'Alice est une héroïne particulièrement  attachante. La narratrice a quinze ans, sa mère est éthologue, elle n'est pas souvent là, son père, très amoureux, est souvent dans les nuages, pourtant Alice est une adolescente aussi équilibrée que sa  sensibilité le lui permet. Ses parents (sa mère surtout) lui ont transmis leur passion pour la protection de la nature, une capacité à s'ouvrir aux autres, et à être attentive à ce(ux) qui l'entoure(nt). Aussi, l'idée de passer ses vacances en Afrique du Sud, afin que sa mère découvre pourquoi les requins blancs attaquent a beau l'effrayer, elle se réjouit néanmoins d'être près des siens et de retrouver le continent où elle a passé son enfance.

 

Avec Alice, nous découvrons un pays, encore marqué par l'Apartheid, où le développement se fait certes, mais chacun de son côté, pour paraphraser la jeune fille. Pas de cours pompeux ou pontifiant sur l'histoire du pays : Caryl Ferey synthétise parfaitement ce qu'il faut savoir du pays, décrit en quelques phrases bien choisis la richesse et l'extrême pauvreté qui se juxtaposent et autorisent tous les excès.

 

L'intrigue est particulièrement alerte, les péripéties s'enchaînent de manière parfaitement logique, vers un dénouement certes attendu, mais pas décevant.  

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 19:00

Au départ, mon but était de terminer six challenges cet été. Puis, le comité de lecture a eu lieu et avec lui, dix-huit livres à lire cet été. De quoi donc largement m'occuper.

Voici la liste complète (par ordre de choix lors de la présentation des livres) : 

 

1  Mon vaisseau te mènera jeudi sur un nuage de Marcus Malte.

2 Soeur blanche, soeur noire d'Yves Pinguilly  - lu. .

3 Trouville palace de Malika Ferdjoukh

 4 Babyfaces de Marie Desplechin .

5 le club des inadaptés de Martin Page - lu.

6 Rien de plus précieux que le repos de Yamina Benahmed Daho

 7 Onze de Xavier Deutsch

8 Le don d 'Adèle d'Alice de Poncheville

9 La belle Adèle de Marie Desplechin -  lu. Sera chroniqué à la rentrée.

10 L'afrikaner de Gordon's Bay de Caryl Ferey - lu 

11 Comment je suis devenue flic d'Anne et Marine Rambach

 12 Un cargo pour Berlin de Fred Paronnuzzi - lu

13 Petites histoires de quartiers de Julia Billet 

14 La saga de Sakari de Guillaume lebeau (premier tome d'une trilogie)

15 Je préfère qu'ils me croient mort d'Ahmed Kalouaz.

16Les cornes d'ivoire de Loris Murrail (premier tome d'une trilogie)

17 Replay de Jean-Philippe Blondel - lu. Sera aussi chroniqué à la rentrée.  

18 Quand la révolte gronde d'Anne Lecap .

 

  

J'ai pourtant à peine réduit mes objectifs : terminer quatre challenges en cours. 

 

Challenge 1 % (12/14)

Le plus facile à terminer : il ne me reste que deux livres à lire.

 

challenge-du-1-litteraire-2010

 

 Challenge des Nobel 2011 (4/10) :

  Six livres, et je les ai tous.

Challenge Nobel

 

Challenge Femmes du monde - Littérature au féminin (3/6)

J'ai trois livres pour l'instant, il m'en reste trois, et je peux en coupler deux avec le challenge précédent. 


Femmes-du-monde3-jpg

 

Défi Scandinavie noire et blanche (6/9 et deux livres Islandais en plus)

Il ne me reste plus que trois livres à lire.  


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Au total, je compte donc lire au minimum 30 livres cet été.  

J'ajoute que je compte aussi terminer mon challenge littérature jeunesse de Whoopsy Daisy - en comptant les livres de littérature jeunesse que je dois lire cet été.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 18:38

Rock-de-lou.jpgéditions petit à petit - 138 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Il n'est pas facile de se retrouver seule, surtout quand on arrive dans une ville nouvelle, mais Lou est si pleine de vie que personne ne lui résiste longtemps. Morgane devient son amie la plus proche. Elles partagent leurs rêves, leurs émotions, et la passion du rock. Elles deviennent inséparables et leur amitié semble partie pour durer toujours... mais Lou tombe malade, gravement malade.

 

 challenge-Des-notes-et-des-mots-2

 

Mon avis :

 

Je me réjouis que la littérature jeunesse ose. Qu'elle ose aborder un thème difficile - le cancer chez l'adolescent - et qu'elle le traite sans sensiblerie montre son courage et celui de son éditeur.

 

Oui, il n'est pas facile de voir sa meilleure amie, celle qui vous tirait vers le haut, vous forçait à sortir de votre cocon, vous a fait partager sa passion pour le rock atteinte d'une leucémie. Il n'est pas facile de lui rendre visite à l'hpopital, jour après jour, surtout quand la maladie gagne du terrain et que ses stigmates sont bien visibles. Mathilde voudrait pouvoir retrouver l'insouciance de l'adolesnce. Oui, certains amis abandonnent, disparaissent de la circulation, d'autres font un bout de chemin avec elle puis poursuivent leur route. Lou fait l'apprentissage de la solitude, de la perte de l'insouciance et de la perte de la liberté. Nous partageons chaque étape de son combat avec elle, du diagnostique à la sortie de l'hôpital. Le style est simple, réaliste, et se refuse à tomber dans la sensiblerie ou le mélo. Même malade, même affaiblie, Lou reste Lou, avec ses contradictions, sa passion pour le rock et sa perruque de clown. Pourquoi porter une "vraie" perruque alors que tous voient que ce sont de faux cheveux.

 

Pas d'angélisme non plus avec les soignants : les indifférents, les anxieux, les maladroits croisent des médecins, des infirmières, des aides-soignants dévoués à leur malade et prêts à tout leur expliquer. L'auteur tient un blog, je ne résiste pas à la tentation de vous mettre le lien : blog de catherine leblanc  

 

Merci à la jeune lectrice, croisée à la bibliothèque Jules Verne, qui m'a chaudement recommandé ce livre.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 13:19

Je relais, après Syl, l'information du blog d'Asphodèle, que vous pouvez consulter en cliquant ici.

 

Les vacances arrivent, les abandons se multiplient. C'est la période où les chatons et les chiots reçus en cadeaux à Noël sont abandonnés parce qu'ils coûteraient trop cher à faire garder. Le mieux est encore d'abandonner la chienne, la chatte avec ses petits, parce que la stérilisation, ça coûte trop cher. 

 

Si vous êtes en Vendée, si vous aimez les chats et si vous en avez la possibilité, aidez l'association Nos amis les animaux à trouver un maître pour Timy et Chipie qui seront euthanasiés la semaine prochaine si une famille d'accueil n'est pas trouvée d'ici là. Les familles d’accueil n’ont AUCUN FRAIS à engager, la nourriture, les soins vétérinaires sont à la charge de NALA.

 

Ceux qui me connaissent un peu savent que :

- j'habite trop loin.

- j'ai déjà beaucoup de boules de poils.

Sinon, je les aurais déjà recueillies.

 

 

N'hésitez pas à aller visiter le site de l'association : http://nosamislesanimaux.com  

timy-1-nala-2a0140e.jpgchipie1-nala-2a013e2.jpg

 

Timy                                                                             Chipie

 

  Edit : Timy et Chipie ont trouvé une famille d'accueil. Il reste néanmoins de nombreux chats et chiens qui recherchent un foyer.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:38

chats 025J'ai failli mettre en titre : Sharon, le retour, mais il aurait alors paru inciompréhensible pour bien des personnes. J'ai repris mon avatar de l'époque, qui avait un gros avantage : il ressemblait vraiment à Sharon (pas moi, mon chat).  

J'ai commencé sur le net par écrire des critiques de cinéma, un peu plus de cent vingt, sur le site administré par un ami.  Depuis la fermeture du site (ou plutôt, sa baisse croissante d'activités), je n'ai pas récrit de critiques, j'étais même plutôt soulagée de ne plus à avoir à penser à ma future critique en allant au cinéma. Grâce au film que j'ai vu hier, j'ai envie de retenter l'exercice. Je désespère par contre de retrouver la liberté de ton que j'avais à l'époque.  

 

transformers-3-la-face-cachee-de-la-lune.jpg

 

Le film dont je vais vous parler est le blockbuster de ce début d'été, à savoir Transformers 3. But : me détendre. J'aime beaucoup ce genre de film, parce que :

- Les gentils gagnent toujours à la fin, avec un minimum de casse (enfin, dans le cas de Transformers, on s'attend à un maximum de casse).

- les effets spéciaux sont surprenants.

- quelques bagarres, courses-poursuites et autres explosions sont les bienvenus.

 

Je serai sympathique : je n'établirai aucune comparaison entre ce film et X-men First class (ne confondons pas les torchons et les serviettes). J'espère seulement que John Malkovitch, Frances Mc Dormad et John Turturro se sont bien amusés sur le tournage et ont touché un gros chèque, parce que je ne vois pas d'autres intérêt à leur présence dans ce navet de compétition (même dans la catégorie : film d'explosion). Quant à Patrick Dempsey, il n'est pas vraiment crédible dans le rôle du super méchant (pour lui aussi, j'espère que le chèque était conséquent).

 

Je tâcherai d'être sympa avec Rosie Huntington-Whiteley, qui remplace Megan Fox et partage avec elle quelques qualités :

- elle n'est jamais décoiffée, ses cheveux ne se recouvrent jamais de poussière, quelle que soit la situation dans laquelle elle se trouve).

- ses vêtements, hors de prix, ne sont jamais abîmés non plus.

Pourtant, je préférai le personnage de Micaela à celui de Curly, parce qu'elle était nettement moins naïve, et dotée d'un passé qui lui donnait un tant soit peu d'épaisseur. Certes, Curly a perdu un frère au combat et dit cette phrase mémorable "il vaut mieux un frère que les médailles d'un frère" (je cite de mémoire). Les scénaristes se sont-ils inspirés d'Ana, la sulfureuse méchante de GI Joe, radicalement transformée par la mort au combat de son frère ? Si Sienna Miller était crédible, cette chère Rosie ne l'est pas, la faute aussi à un scénario qui distille l'événement "en passant" et ne l'exploite pas.

 

Je ne vous parlerai pas non plus de Sam, prêt à tout pour la femme qu'il aime parce que, je vous le rappelle, elle est très belle. Il joue si bien qu'il risque une nomination au Razzy Award, peut-être même obtiendra-t-il le prix.

 

Revenons quand même au coeur de l'action : l'action, justement. Elle met une bonne heure à démarrer, et la suite n'est pas vraiment meilleure, si ce n'est peut-être la dernière demi-heure (enfin, si vous avez tenu le choc jusque là, le film dure tout de même deux heures et demi). On nous ressert les vieilles recettes des épisodes précédents, le retour des méchants robots, quelques trahisons, et Optimus Prime qui domine le tout. Je reconnais tout de même que les scènes de destructions sont assez impressionnantes. Félicitons donc les responsables des effets spéciaux : ils ont bien bossé, eux car le pire, pour moi, est que certaines scènes, qui avaient un très fort potentiel ont été massacrées par la réalisation. Elles sont si nombreuses qu'il 'est rageant de constater que le minimum syndical au niveau scénario/réalisation ne soit pas accompli.

 

Je ne massacrerai pas le film davantage : d'autres s'en chargeront sûrement.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 08:54

ecnore-vous-imogene.jpgPar notre envoyée spéciale à Callander.

 

Bonjour à tous. Comment vous parlez d'une affaire aussi délicate que celle qui a fait trembler d'effroi l'Ecosse tout entière, si ce n'est en me rendant à Callender et en obtenant une interview des principaux protagonistes ? 

Je vous rappelle les faits : Norman Fullerton, professeur de civilisation britannique au collège de Pemberton, est venu demander l'aide d'Imogène Mac Carthery, dont la réputation n'est plus à faire. Il craint qu'un meurtre ne soit commis au collège. Malheureusement, c'est lui qui est poignardé. Un autre professeur est assassiné à son tour, et Imogène elle-même risquera sa vie à plusieurs reprises, avant de démasquer le coupable. Voici donc quelques témoignages :

 

Archibald MacClostaugh, sergent chargé de la sécurité à Callander :

 

Je leur avais dit, ils ne m'écoutent jamais. Je voulais partir de Callander, être mis à la retraite anticipée, n'importe quoi plutôt que d'affronter... Non, il n'est pas de mots pour désigner ce dragon, cette furie, cette terreur des Highlands. Là où elle passe, les cadavres poussent.

(Il marque une pause et boit la moitié de son verre, contenant un liquide ambré non identifié).

La mettre à la retraite était déjà une idée saugrenue, l'engager dans un collège de Pemberton était (sa barbe frémit) une erreur monumentale. Cette femme est pire qu'une vampire, pire qu'une créature de légende, pire que tout. j'avais dit qu'elle n'était qu'une criminelle mais non ! Je n'aurai de cesse qu'elle ne soit condamnée pour tous les crimes qu'elle a perpétré, dont le pire, le pire, est sans doute d'avoir assassiné MON CASQUE au cours du corrida.

(La suite de l'interview ne peut être écrite. Je n'ai jamais entendu autant de juron).

 

Une corrida dans les Highlands ? Je ne pensais pas qu'elle faisait partie des traditions écossaises. Pour en savoir plus, je me suis rendue chez Ted Boolitt, patron du Fier Highlander.

 

Ted Boolitt :

 

Une corrida ici ? Non. Juste du rugby. Les rencontres ne sont pas plus houleuses qu'ailleurs, même s'il arrive qu'une oreille soit arrachée, qu'une morsure nécessite une piqûre antitétanique. nos joueurs et notre entraîneur sont très motivés à laver les affronts qui nous sont affligés sur le terrain. Puis, certaines personnes ne comprennent pas la beauté du sport, alors que d'autres... Tenez, prenez Imogène, elle sera toujours notre meilleure supporter, notre mascotte presque. Notre équipe rougirait de perdre devant elle. Grâce à une ruse magistrale au cours du dernier match, elle a permis à notre équipe de marquer un essai décisif. Bien sûr, Mac Clostaugh s'est plaint parce que son casque avait un peu souffert. Qu'est-ce qu'un casque auprès de l'honneur de Callander ?

Alors que je sortais du Fier Highlander, Mrs Margaret Boolitt m'appela discrètement. Elle avait des renseignements à me fournir sur Imogène :

 

Mrs Boolitt :

 

Mon mari est son ami d'enfance. Il a littéralement été ensorcelé par cette tornade rousse, tout comme Samuel Tyler, le constable. Il est normal qu'elle ne trouve pas de mari, elle a déjà assassiné trois hommes. Est-ce une manière de traiter ses galants ? Elle a été suspecté d'en avoir tué deux autres mais (Ted Boolitt appelait sa femme) si vous voulez en savoir plus, allez parler au directeur de Pemberton.

 

Keith McDougall : 

 

Oui, elle a identifié le coupable. Elle a aussi fait preuve d'un tempérament de feu. Elle a giflé la marmelade et boxé le linoléum, avant de contraindre le père de la marmelade à reconnaitre la supériorité du clan des Mac Gregor. Si je lui en veux ? A un moment, quand j'ai cru que tout était fini, que la réputation de mon établissement était réduit à néant, oui. Mais grâce à elle, il ne m'en reste plus qu'un mauvais souvenir. Tout est bien qui finit bien.

 

Je laisse le mot de la fin à Sir Woolish

 

Imogène Mac Carthery ? Un de nos meilleurs éléments.

 

Kiltissime 1

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 12:13

Je ne vous parlerai pas de la difficulté que j'ai eu à rédiger cet article. Non, à peine. J'ai juste l'impression que tout a été dit sur l'héroïne écossaise Imogène Mac Carthery. Je vous ai donjc préparé une petite fiche signalétique de l'héroïne du film.

 

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Nom : Mac Carthery, du clan des Mac Leod (clan des Highland, précisons-le).

Prénom : Imogène.

Vit à Londres, mais son coeur est resté à Callander où elle a grandi.

Famille : une gouvernante, Mrs Elroy, qui se comporte exactement comme si elle était sa mère. Imogène ne s'est jamais vraiment posée la question du pourquoi. Un père légèrement fantomatique.

Profession : secrétaire au foreign office, espionne émérite.

Qualités : écossaise.

 Défauts : écossaise.

Passion : l'Ecosse et tout ce qui se rapporte à l'Ecosse, notamment le rugby, le whysky et la cornemuse.

Déteste : les anglais, les irlandais, les gallois, les français, les italiens. Pas la peine de lui dire que ce n'est pas leur faute s'ils n'ont pas eu la chance de naître écossais, cela ne lui fait ni chaud ni froid.

Sport : gymnatisque, tir, rugby, pourchasser les ennemis de la couronne à pied, en barque et en voiture.

Armes favorites : le tromblon, le troupeau de moutons, la rame.

Soupirants : toujours éconduits.

Amour : ne peut oublier son amour de jeunesse, dont elle a été tragiquement séparée. Son retour à Callander et surtout ses fiançailles avec une française ne seront pas sans l'émouvoir.

Mission : se porter au secours de la couronne en amenant des plans ultra-secrets à son contact.

 

Après avoir vu ses aventures filmées, ma prochaine étape sera de lire Encore vous, Imogène, de Charles Exbrayat.

 

Kiltissime 2

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:27

shadow.jpg288 pages.

illustrations (magnifiques) de Christian Birmingham.

 

Quatrième de couverture (traduite par mes soins) :

 

"Ce chien n'est pas comme les autres chiens. Elle est plus une amie qu'un chien, une ombre amicale qui ne peut pas nous quitter. Tu ne perds jamais ton ombre."

 

Jamais Aman et sa mère n'ont autant eu besoin d'un ami que lorsque qu'un épagneul est apparu à l'entrée de leur cave, en Afghanistan. Ayant retrouvé la santé grâce aux bons soins d'Aman, le chien devient un compagnon fidèle, une ombre, et c'est pour cette raison qu'Aman a décidé de l'appeler ainsi.

 

Mais la vie en Afghanistan devient de plus en plus dangereuse. Aman, sa mère et Ombre trouveront peut-être le courage de partir. Mais jusqu'où Ombre peut-elle les guider ? Et dans ce nouveau monde terrifiant, existe-t-il vraiment un endroit sûr ?

 

Mon avis :

 

Ce roman est un coup de coeur absolu, un chef d'oeuvre de la littérature jeunesse, et je ne pense pas que j'étonnerai les fans de Michael Morpurgo en écrivant ceci. Comme souvent, il s'est inspiré d'une histoire vraie, celle de Sabi, une labrador noire, retrouvée en Afghanistan quatorze mois après avoir été portée disparue après une embuscade où neuf personnes furent blessées. Qui a pris soin d'elle ? C'est pour tenter de répondre à cette question que Michael Morpurgo a écrit ce livre.

 

Mais pas seulement. Tout va bien en Afghanistan, les talibans sont vaincus, etc, etc... Pas vraiment. Comme le dit la mère d'Aman "ils sont partout, dans la police, dans l'armée, comme des loups portant des costumes de mouton". Et quand la vie quotidienne est devenue invivable au quotidien, Aman et sa mère n'ont qu'une solution : partir, grâce au contact de l'oncle Mir, qui vit déjà en Angleterre.

 

Facile à écrire, pas facile à faire, et Shadow joue un rôle prépondérant dans la réussite de leur départ. Comment ? Je vous laisse le découvrir en lisant ce livre sublime, dont j'espère une traduction rapide en français. Quant à l'Angleterre, ce n'est ni la terre promise, ni le paradis. Aman se fait un ami Matt, son "meilleur" ami, et c'est lui qui nous raconte l'histoire de son ami quand celui-ci se trouve dans un lieu de résidence charmant, entouré de barbelé, en bref, une prison nommé Yarl Wood (si vous cherchez bien, vous trouverez sa photo sur internet). "Et ils gardent des enfants là-dedans ?" dit le grand-père de Matt dans un souffle. Oui.  Mais pas longtemps : juste le temps de les réexpédier dans leur pays d'origine.

 

Pas besoin de grands discours, simplement des mots justes, des situations tout aussi justes, pour dénoncer, démontrer l'injustice, comme si pas grand chose n'avait changé depuis Oliver Twist (je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser).

 

Même si vous insistez, je ne vous dirai ni le dénouement de ce récit, ni si Aman reverra Shadow un jour. En revanche, je vous dirai qu'il a fallu attendre janvier 2011 pour que la Haute Cour statue sur l'illégalité du maintien en détention des enfants demandeurs d'asile à Yarl Wood.

 

Challenge-anglais

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 08:26

hiver arctiqueéditions Pocket - 404 pages.

 

Une lecture commune avec Syl du blog thé, lecture et macarons et  lasardine (laronde des post-it) Si j'ai réussi à insérer les liens correctement, vous pourrez acceder à leur billet en cliquant sur le pseudo.

 

Mon résumé :

 

Nous sommes en janvier. Elias, un jeune garçon, est retrouvé poignardé au pied de son immeuble. Erlendur, qui enquêtait jusque là sur la disparition inquiétante d'une jeune femme,  est chargé de l'enquête.

 

Mon avis :

 

Dure enquête que celle qui est confiée au commissaire Erlendur : l'assassinat d'un enfant. Pour une fois, je n'ai pas eu cette impression de lenteur, même si fort peu de temps s'est écoulé dans les cent premières pages; Erlendur, Elinborg, Sigurdur Oli ne cessent d'enquêter et d'interroger les membres de la famille, les voisins, les camarades de classe, les professeurs, de suivre toutes les pistes (celle du voisin récidiviste et pédophile en particulier) et d'écouter toutes les doléances, mettant ainsi à nu les dysfonctionnements de la société islandaise.

 

 Indridason reprend les thèmes qui lui sont chers : les disparitions inexpliquées et parfaitement admises dans la conscience populaire islandaise et l'enfance maltraitée. La protection de l'enfance ne semble guère avoir évoluée en trente ans, rien ne paraît être réellement mis en oeuvre pour sauver tous ses gamins laissés-pour-compte qu'ont croisé les enquêteurs au cours de ce récit.

 

Cette fois-ci, Indridason ne nous plonge pas dans le passé de l'Islande, il interroge plutôt son présent, sa capacité à évoluer et sa place dans le monde contemporain. Il montre le racisme quotidien, banal, quasi-ordinaire. Il montre aussi la haine la plus profonde envers l'étranger, terrifiante parce qu'elle n'avance même pas masquée. Surtout, là non plus, rien n'est réellement fait pour lutter contre elle et ses conséquences dramatiques - comme si elles pouvaient être autrement.

 

En revanche, il est toujours prêt à explorer le passé d'Erlendur. Si ses relations avec ses enfants restent tendues, c'est aussi parce que la disparition de Bergur, son frère, est une plaie ouverte, une souffrance qu'il ne cesse de s'infliger et qu'il ne veut partager avec personne.

 

Je ne peux pourtant m'empêcher de ressentir une certaine déception, que je n'avais pas éprouvée pour les trois premiers volumes de la série. J'ai trouvé que le dénouement était trop précipité, comme un deux ex machina antique. De même, j'ai trouvé que certaines péripéties tenaient plus des grosses ficelles, bien connues et déjà très utilisées, plutôt que de la finesse à laquelle Indridason m'avait habituée. Une, c'est excusable, deux, c'est trop.

 

J'aurai aimé retrouver dans cette lecture le plaisir que j'ai eu en lisant les trois premiers tomes. Cette impression en demi-teinte ne m'empêchera pas de poursuivre avec Hypothermie. 

 

 

 , challengeabccritiques1                Objectif                            dc3a9fi-scandinavie-noire

 

 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 13:07

gently.jpgédition Robinson - 235 pages.

 

Mon résumé (le quatrième de couverture en raconte trop) :

 

Il est six heures du matin, Fred braconne se promène sur la plage d'Hiverton, avec son chien, et profite de la solitude. Soudain, il découvre le corps de Rachel Campion, une jeune femme superbe, secretaire (et sans doute maîtresse) d'un homme d'affaire douteux, aussi laid que jaloux.

 

Alors que la saison touristique bat son plein, Gently rejoint les touristes qui effectuent leur pèlerinage annuel pour résoudre cette enquête.

 

Challenge-anglais

Mon avis :

 

 Lassiez-moi commencer par pester contre ces quatrièmes de couverture qui en racontent beaucoup trop, y compris en anglais. J'en étais à la page 160 (sur 234), quand, enfin, ce qui nous était raconté avait eu lieu dans son intégralité. Certes, les romans sont désormais adaptés en séries télévisées - que je n'ai pas vu -, ce n'est pourtant pas une raison suffisante pour tout révéler.

 

La trame du récit est pourtant extrêmement simple, pour ne pas dire vieille comme le monde. Une jeune femme, magnifique, fait tourner la tête de tous les hommes sans exception, et est découverte assassinée. Que ce soit parmi les estivants ou dans le milieu des pécheurs d'Hiverton, l'affaire fait grand bruit.

 

Gently enquête, avec sa pipe, qui le rapproche de Sherlock Holmes et de Maigret. Il ne séduit pas la police locale, qui en a vite assez de ce policier qui n'en fait qu'à sa tête et mène son enquête comme il lui plaît. N'allez pas croire cependant qu'il manque de rigueur. Simplement, il observe - beaucoup - il vérifie indices et alibi - minutieusement - se met littéralement à la place de la victime, des témoins et des suspects. Aussi le rythme est particulièrement lent, et je me suis surprise à me demander pourquoi il avait fallu attendre tant de temps pour l'interrogatoire du premier suspect, ou pour les recherches sur le passé de la victime. Gently est un maître de l'interrogatoire, ces face à face sont particulièrement prenants, pourtant il ne parvient pas à percer à jour les deux membres les plus énigmatiques d'HIverton. Solitaire par nature, Gently se laisse guider par sa réflexion sans négliger son intuition.

 

Trop parfois. Si je me limite à un cadre juridique strict, l'affaire n'a pas été résolue. Gently a reconstitué ce qui s'est passé, a trouvé un mobile plausible mais n'a réellement identifié le coupable que parce que celui-ci l'a bien voulu - j'ai bien dit "identifier", et non "arrêter".

 

Le roman a été écrit en 1959, et je comprends mieux pourquoi Rachel, femme libre de choisir ses amours, pouvait détonner dans cette charmante station balnéaire familiale. De même, Alan Hunter dénonce - déjà - les méfaits de la presse à sensation et ses conséquences imprévisibles. Alan Hunter crée une ambiance, certes, mais je ne suis pas sûre d'avoir la patience de lire une seconde enquête de son héros.

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