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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 17:22

challenge-Des-notes-et-des-mots-2

 

Pour le challenge organisé par Anne, il nous faut écouter de la musique. Très douloureux pour moi qui écoute des disques quotidiennement (y compris en rédigeant ce billet). Je profite donc de ce challenge pour vous présenter le dernier album de mon groupe préféré, Placebo : Battle for the sun.

 

Je dédie cet article à mes amies Elise et Tiphaine, aussi fans que moi de ce groupe (si ce n'est plus).

 

Battle_for_the_sun.jpg

 

Cet album, sorti en 2009 (j'ai envie de dire : déjà) comporte treize titres et a été écrit, composé par Brian Molko (chanteur et guitariste) et Stefan Oldsdahl (basse) les membres "historiques" de la formation (le groupe s'est formé en 1994). En effet, ils se sont séparés de leur précédent batteur Steve Hewitt (qui aura tout de même fait partie du groupe plus de dix ans) qui a été remplacé par Steve Forrest au look très particulier (ce qui n'ôte strictement rien à ses talents de batteur. Disons que les tatouages et moi, nous sommes plutôt fâchés).

 

Je vous propose donc d'écouter quelques morceaux de cet album. Tout d'abord, Devil in the details :

 

 

 

Puis, Battle for the sun, le titre qui donne son nom à l'album :

 

 

Bien sûr, en vrai fan, je les ai déjà vus en concert, en 2003 d'abord à Bercy, puis en 2009, au Zénith.
Sinon, j'ai essayé d'insérer une vidéo d'Every you, every me, mon titre préféré.
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:00

cadrans.jpegeditions Le masque - 252 pages.

 

Mon avis :

 

 

Oyez, oyez, Lord Catheram est de retour. Quatre ans se sont écoulés depuis le Secret des Chimeys, quatre ans qui auront été nécessaire au brave lord pour se remettre des événements. Il a de plus réussi un coup de maître : louer pour deux ans la propriété de Chimneys à un couple de parvenus. Hélas, trois fois hélas : un jeune homme a le mauvais goût de mourir dans la propriété. C'est absolument inadmissible, seuls les membres de la famille ont le droit de mourir dans les lits familiaux et éventuellement de venir hanter la propriété.

 

Lord Catheram n'a pas fini de se lamenter. Sa fille aînée, Bundle, toujours aussi bonne conductrice, croit avoir renversé un homme et recueille ses derniers mots. Quand elle découvre qu'il était le meilleur ami du jeune homme mort dans sa chambre, elle décide, telle Lady Frances dans Pourquoi pas Evans ? d'Agatha Christie d'enquêter elle-même. Pour mener à bien cette mission, elle sera aidée par le meilleur ami des victimes, Jimmy, et par la soeur de Gérald, la première victime.

 

Plus qu'un roman policier, Les sept cadrans est un roman d'aventures et d'espionnage. Roman d'aventures, car les péripéties que vivra Bundle, oh, pardon, Lady Eileen s'enchaînent à un rythme soutenu, et sont parfois à la limite du vraisemblable. Roman d'espionnage, car ce sont les plans d'une nouvelle invention qui sont en jeu, tout comme l'arrestation d'un escroc international. Les dangers sont réels, le dénouement est surprenant, mais parfaitement réussi : il donne envie de relire tout le roman à son éclairage.

 

Si ce second volume est moins abouti que Le secret des chymneys, il est cependant tout aussi drôle.

 

challange-agatha-christie                                                                Challenge-anglais                                 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 16:26

A-comme-association-5.jpg

éditions Rageot/gallimard jeunesse  - 207 pages.

 

Mon avis :

 

A peine reçu et déjà lu : je ne vois pas pourquoi j'aurai dû attendre pour avoir le plaisir de lire ce tome 5.

 

Coup de théâtre magistral au début de ce cinquième tome (non, n'insistez pas, je ne le révélerai pas) et cependant si logique, que les cent premières pages du roman peuvent se lire autant comme un hommage que comme la suite du récit.

 

Jasper, le héros d'Erik L'Homme, est en petite forme, et ce n'est que dans la deuxième partie du roman qu'il retrouve son don pour les jeux de mots foireux (et encore, même là, il aurait pu faire nettement mieux). En revanche, ses capacités magiques semblent s'être encore développés, comme le montre son habilité à manipuler les sorts et à accomplir la mission qu'il s'est fixée.

 

Il est toujours agent, certes, mais il doit composer avec Walter et Rose, la secrétaire de l'association, qui veulent à tout prix le localiser et le protéger. Nous en savons un peu plus sur les mystérieux ennemis qui menacent Jasper. Leur identification constitue le noeud de ce cinquième tome et soulève bien plus de questions qu'elle n'en résout, au point que même le dénouement contient une part de mystère, auquel s'est ajouté auparavant la sortie du Sphinx de son bureau pour enquêter sur le terrain. Ne ratez pas son compte-rendu de mission : sa franchise est étonnante, de la part d'un agent si chevronné et si scrupuleux.

 

Les chapitres sont entrecoupés par des flash-back, en italique, qui revisitent certains épisodes des tomes précédents et nous en apprennent un peu plus sur la jeunesse très solitaire de Jasper. Même, et sa garde-robe improbable, se questionne sur les exploits des deux jeunes agents. Peu de descriptions dans ce tome, si ce ne sont celles des nouveaux amis/ennemis de Jasper, et beaucoup de dialogues, notamment avec Jules et Nina, les deux nouveaux agents de l'association.

 

Le tome 6 sort en octobre : un extrait nous permet heureusement de patienter jusque là.

 

Challenge-Pierre-Bottero

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 11:27

challenge-Des-notes-et-des-mots-2.jpg

 

Je me suis inscrite à un nouveau challenge : Des notes et des mots d' Anne . Le défi durera jusqu'à la fête de la musique 2013. Le but est de présenter des romans qui ont un lien avec la musique mais aussi des films musicaux et des disques. Je me suis inscrite dans la catégorie soliste internationale : cinq livres à lire, deux films et/ou CD.

 

Voici le premier ouvrage que je vous propose. Il s'appelle  Le violoncelle poilu, il a été écrit par Hervé Mestron.

violoncelle.jpg


Quatrième de couverture :

« On m’a toujours traité comme un prince, surtout Maurice. Là, je ne comprends pas son attitude […] Avec cette déclaration de guerre, il est devenu fou. Je pendouille dans son dos, semblable à une besace, secoué par les cahots des chemins. »
Un  violoncelle instrument noble et délicat, se retrouve engagé malgré lui dans les tranchées de la première guerre mondiale.
Un petit garçon décide d’écrire noir sur blanc les souvenirs de son grand-père, hanté par un lourd secret.
Un fusil à baïonnette, désormais coincé dans un musée, redoute de devoir servir de nouveau, lors d’une reconstitution de tirs.
Trois nouvelles bouleversantes sur la première guerre mondiale.

Mon avis :

Ce recueil de nouvelles s'adresse aux enfants à partir de dix ans et se propose de leur faire découvrir la première guerre mondiale. Aussi, le style est très simple, facile à lire. Afin d’accroître l’impression de réel, l’auteur insère à l’intérieur de ses nouvelles des extraits d’autres textes (lettres, journal).

"Le  violoncelle poilu", la nouvelle qui donne son titre au recueil, raconte la guerre du point de vue d’un objet, un  violoncelle en l’occurrence. Le violoncelle poilu existe, vous pouvez le rencontrer,à la Cité de la muisique à Paris.  Brisé par un obus, il est reconstitué par Maurice, violoncelliste-brancardier, transformé avec des matériaux de récupération.  Il est véritablement le compagnon du jeune homme, le soir, après  qu'il a passé sa journée à chercher blessés et morts dans les tranchées. Les lettres de Maurice à sa mère sont de véritables moments de grâce et donnent envie de relire des lettres de Poilus. La fin du récit vous paraît tragique ? A vous de l'interpréter comme vous le souhaitez. Après tout, avez-vous déjà entendu un violoncelle vous raconter sa vie.

"Quoi de neuf depuis 14-18 ?" est la nouvelle la plus touchante. A travers trois générations (le grand-père, le père et le petit-fils), nous voyons les ravages que la guerre et les secrets de famille ont pu créer dans une famille. Si la fin est optimiste, elle ne soulage ni les douleurs, ni les regrets.

"Dernier pet d’un fusil à baïonnette" est ma nouvelle préférée. Encore une fois, le narrateur est un objet, un fusil en l’occurrence (pour avoir partagé cette nouvelle avec mes élèves, je peux vous dire que tous ne comprennent pas qui est le narrateur). Il « vit » avec ses souvenirs, avec ce qu’il a vu, ce qu’il a fait, et son plaidoyer est particulièrement émouvant. 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 20:52

Juin-2011-340.jpg

 

Aujourd'hui mercredi 15 juin, j'ai assisté à la remise du prix des Dévoreurs de livres avec deux élèves, Nina et Cloé, à la Halle des expositions d'Evreux. Ce prix littéraire existe depuis douze ans et récompense chaque année cinq romans de littérature jeunesse. A l'issue de la remise des prix, les élèves présents pouvaient questionner les auteurs présents : Franck Prévost, Maryvonne Rippert, Anne Thiollier, Claire Mazard et Thomas Lavachery avaient répondu présents.

 

Les livres suivants ont été récompensés :

 

 

1071217-gf

 

La petite Caillotte de Claire Clément  pour la catégorie CM2

 

 

Colère

 

La colère des MacGregor de Thomas Lavachery pour le niveau 5e.

 

Indiens

  Les indiens de Franck Prévost pour les 5e.

 

Blog de Jean-Philippe Blondel (pour les 4e) et Métal mélody (pour les 3e) de Maryvonne Rippert ont également été récompensés.

 

Plus qu'un prix littéraire, les dévoreurs de livres est une opération organisé conjointement entre l'inspection académique de l'Eure, la bibliothèque départementale de prêt et la librairie l'Oiseau-Lyre. Les élèves s'engagent à lire au moins quatre livres de la sélection (sept livres par niveau) et votent pour leur livre préféré. Cerise sur le gâteau : ils reçoivent la visite d'un auteur au cours de l'année scolaire.

 

Prochain rendez-vous : en septembre, pour les inscriptions, ou en juillet, pour les membres du comité de sélection.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 10:09

Pygmalion.jpg

Éditions L'Arche - 165 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

La différence entre une lady et une vendeuse de fleurs n'est pas dans ma manière dont elles se conduisent mais dans la manière dont elles sont traitées.

 

 Challenge Nobel

 

Mon avis :

 

Le film My fair Lady est connu (j'ai l'impression d'écrire une lapalissade) mais qui lit encore l'oeuvre originale de George Bernard Shaw, Pygmalion, écrite en 1941 ? J'avais envie de découvrir ce texte, sans trop d'a-priori (je n'ai pas vu le film depuis très longtemps).

 

Le mythe de Pygmalion est à l'origine un sculpteur qui trouve son oeuvre si belle qu'il est incapable d'aimer une femme de chair et supplie les dieux de rendre vivante sa statue - il sera exaucé. Ici, nous n'avons pas un mais deux Pygmalions, deux hommes qui, au premier acte, se cherchaient et se sont bien trouvés. D'un côté, nous avons le colonel Pickering, auteur du sanskrit parlé, et vieux garçon, de l'autre, nous avons Henry Higgins, auteur de l'Alphabet universel de Higgins, aussi sensible aux sentiments des autres que peu l'être un bélier en train d'enfoncer une porte. Vieux garçon également, il est le désespoir de sa charmante maman : elle ne parvient ni à le marier, ni à changer ses manières qui font fuir définitivement ses invités s'il a le malheur d'être présent.

 

Ces deux hommes font un pari : transformer une vendeuse de fleurs, Eliza Doolittle, à l'accent cockney très prononcé, en véritable duchesse. Cela n'a l'air de rien, pourtant les enjeux de ce pari sont une satire évidente de la société anglaise. L'accent de chaque personnage définit immédiatement à quelle catégorie sociale il appartient, de quelle région il est originaire et peu importe les mérites de cette personne. Je me suis rendue compte à cette lecture à quelle point la société anglaise avait crée un clivage entre les différentes classes sociales et comme les préjugés ont la vie dure. En effet, s'il est possible de gravir l'échelle sociale - ce que fait monsieur Doolittle, le père d'Eliza, il est impossible, une fois que l'on est à son sommet, de se rabaisser à des tâches subalternes. Ainsi, madame Eynsford Hill, issue du meilleur des mondes, ne peut même pas travailler pour subvenir à ses besoins, ne peut non plus envisager que ses enfants puissent trouver une position sociale équivalente à ce qu'elle était, avant qu'ils soient ruinés. Il ne leur reste plus que la possibilité de faire un beau mariage, avec un(e) riche héritier(e) afin de redorer leur blason. De même, que deviendra Eliza, après la réussite de l'expérience ?

 

Higgins, dans son égoïsme, ne se pose pas la question. Ce n'est pas tant qu'il soit imbu de lui-même, c'est qu'il n'a pas acquis la maturité nécessaire pour prendre en compte dans ses raisonnements quelqu'un d'autre que lui-même. Le colonel Pickering, un peu plus sensible que lui (juste un peu) ne se questionne guère plus. Tous deux ont oublié qu'ils travaillaient avec une jeune femme, qu'ils n'ont pas ménagé, même s'ils ont prévu quelques chocolats en récompense, et que celle-ci ne rentrerait pas gentiment dans sa chambre après le pari. Higgins a beau dire "le grand secret Eliza, ce 'n'est pas d'avoir de mauvaises manières, ou de bonnes manières, ou toute espèce possible de manières, mais d'avoir les mêmes manières avec toute créature humaine", il a beau avoir qu'elle lui manquerait, Eliza a repris l'indépendance qu'elle avait avant de le connaître - la maîtrise de l'anglais et les bonnes manières en plus.

 

Eliza reviendra-t-elle ? Si vous souhaitez le savoir, lisez le dénouement que propose l'auteur  "pour les imaginations affaiblies" . Challenge-irlandais                         

 

 

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 22:33

Prout.jpgéditions France Loisirs - 222 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Depuis que sa meilleure amie a déménagé, Lise s'ennuie dans son quartier. Mais pas pour longtemps, car arrive bientôt un drôle de voisin qui a son âge : le minuscule Bulle. Il a les cheveux rouge, il joue de la trompette et il ne raconte que des sornettes. Quand Bukle et Lise rencontrent le Pr Séraphin, un svant fou qui a inventé une poudre à prout formidable, ils deviennent tout de suite ses assistants. Que vont-ils pouvoir faire de cette invention géniale ? Plein de choses, pour le plus grand bonheur des enfants !

 

Mon avis :

 

Jo Nesbo est un auteur qui m'a laissé un souvenir plutôt peu agréable. Je n'ai pas vraiment aimé Les cafards : trop lent à se mettre en place, trop prévisible. Je ne pensais pas retenter l'expérience de sitôt mais j'ai découvert qu'il avait également écrit des romans de littérature jeunesse (genre que j'ai négligé depuis quelques mois). Je me suis dit : pourquoi ne pas tenter l'expérience ?

 

Je ne vous cacherai pas que j'ai parfois trouver le rythme un peu lent (défaut déjà reproché plus haut). Néanmoins, Jo Nesbo écrit un roman de littérature jeunesse singulier, qui m'a fait penser à l'univers de Roald Dahl - et il existe de pire comparaison. Lise et Bulle, les deux voisins, sont quasiment seuls au monde. Les parents de Lise sont plus préoccupés par leur métier ou par leur cuisine que par leur fille, et ils ne veulent surtout pas s'opposer à leur riche et brutal voisin. La mère de Bulle ne s'aperçoit même pas de l'absence de son fils, quant à sa grande soeur, elle hésite entre jouer l'indifférence ou (le plus souvent) faire de son petit frère son souffre-douleur. L'école ne leur apporte rien de mieux : les élèves les ignorent ou les rejettent, les professeur n'agissent pas mieux, tant ils ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez, qu'il soit long ou couvert de boutons.

 

Dans ce contexte, l'exubérant professeur Séraphin apparaît comme une bouffée d'oxygène. Certes, la comparaison vous semblera rapidement hasardeuse. Le sujet est en effet scabreux : l'invention du poudre à prout capable de provoquer des déflagrations inouïes. Fort heureusement pour notre imagination, ses explosions sont sans odeur. Le professeur envisage même de ... parfumer les pets (parfum flan caramel). Jo Nesbo aborde ce sujet avec beaucoup d'humour, et un mélange bienvenu de tact et de réalisme. Il n'a pas peur de décrire les trous causés dans les fonds de pantalons par ces déflagrations, ou de décrire des réalités fort peu enviables, comme les égouts : " Mais, bon sang, ce que ça pue ! ça pue tellement que l'auteur vous conseille vivement de faire la même chose que Bulle : essayer de ne pas y penser. " Les dessins qui illustrent le récit sont eux-même très réussis.

 

L'union de nos trois héros fait leur force - surtout que chacun de son côté a développé une stratégie pour survivre face à des opposants nombreux. Bulle a un sang froid, une ingéniosité et une logique inventive implacable. Lise sait qu'elle ne peut compter que sur elle-même et ses deux amis - lucide, elle aussi. Le professeur Séraphin n'a que son génie inventif pour les aider - et c'est déjà beaucoup. Ses frêles héros vivent des aventures de contes dans une Norvège plus vraie que nature, entourés d'ogres (les adultes sont tous obèses) et de jumeaux qui rappellent Dudley - en pire puisqu'ils sont deux et le dénouement... Je vous rassure, je ne vous le raconterai pas - je le qualifierai simplement d'américain.

 

Jo Nesbo a bien eu raison de s'essayer à la littérature jeunesse.

 

dc3a9fi-scandinavie-blanche

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 01:00

double blancéditions Baleine -164 pages

 

Mon résumé :

 

Alger, années 90. Ben Ouda, qui a fait une belle carrière dans la magistrature puis dans la diplomatie, fait appel au commissaire Llob : il a besoin de lui pour écrire son prochain livre, rempli de révélations. le commissaire décline l'offre. Peu après, Ben ouda est retrouvé assassiné.

 

Mon avis :

 

Je crois que je suis vraiment devenue une inconditionnelle de Yasmina Khadra. J'ai retrouvé dans ce roman les héros de Morituri, et la vie quotidienne à Alger est toujours aussi difficile. Le commissaire Llob est séparé de sa femme et de ses enfants depuis six mois, pour leur sécurité. Lino, l'inspecteur, s'est fait pousser une natte, comme une protestation aux traumatismes subis.

 

Le meurtre de Ben Goura place Llob, qui est aussi le narrateur dans une situation encore plus délicate (comme si c'était possible). Il doit impérativment retrouver les auteurs de cet attentat. Seulement, plus l'enquête avance - et le commissaire 'n'épargne pas ses efforts - plus les cadavres, souvent horriblement mutilés, s'accumulent, plus la hiérarchie se fait pressente. Heureusement, Llob ne perd pas ses capacités à s'interroger, et à remettre en cause les évidences.

 

Yasmina Khadra décrit sans fard la corruption, la peur et la violence qui règnent à Alger dans les années 90. Sa prose, vivante et colorée, narre la désespérance et la colère de ses policiers, dont la marge de manoeuvre est très étroite. Mieux, il parvient à nous faire rire, grâce à une nouvelle recrue, Ewegh. Cet ancien instructeur a une manière très personnelle ete très efficace de régler les problèmes. Quant au conséquence, en voici une  : "si Alla s'obstine à nous fausser compagnie à cette allure, dans pas longtemps, il aura la figure si plate qu'on repasserait sa chemise dessus."

 

A bientôt, monsieur Khadra.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 15:55

cadavre.jpgEditions Société des écrivains - 55 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Annette Lefranc, 26 ans, étudiante aux Beaux-Arts, est retrouvée morte sur les berges d'un canal. Pour enquêter sur ce décès, la police locale, incarnée par le lieutenant Frémicourt se voit adjoindre l'aide du commissaire Richard. et ce dernier ne faillit pas à la réputation qui le précède : peu diplomate, revêche, bourru, voire acariâtre, il attire immédiatement l'antipathie avec son franc-parler et ses méthodes peu orthodoxes. Toutefois, au-delà de l'image qu'il renvoie, Richard est, sur cette affaire, plus qu'un enquêteur. il est surtout un homme qui revient sur les terres de son enfance et de son adolescence pour résoudre les conditions de la mort de l'enfant de celle qui fut la source du scandale dans la contrée...

 

Champignons, petit détour par le passé et destinée brisée pour ce court roman policier au style savoureux et aux personnages restitués avec un réalisme mordant. Doté d'une intrigue dense et enrubannée dans une écriture incisive, maligne, percutante, ce récit, qui explore les thèmes de la vengeance et du bouc émissaire, se dévore d'une seule traite.

 

Mon avis :

 

Ce court roman fait la part belle à son enquêteur, le commissaire Richard. Il vampirise littéralement le récit par sa personnalité. Il nous est difficile d'ignorer quoi que ce soit de son caractère volontiers provocateur, car son voyage, son arrivée et les réactions qu'il provoque nous sont soigneusement racontés.  Lui-même est assez expéditif : "Ecoutez mon petit bonhomme. Si ma tronche vous déplaît, il existe un moyen très simple pour ne plus la voir tous les jours que Dieu fait. Il suffit de se mettre à bosser. C'est pas plus compliqué que ça." J'avoue que cette omniprésence m'a déçue : des policiers qui n'ont que faire et de ce qu'on peut penser d'eux et qui adoptent des méthodes très personnelles sont des personnages assez courants dans les récits policiers. De même, le fait qu'il fasse équipe avec un lieutenant qui est son exact opposé et qu'il finit par gagner à sa cause n'est pas non plus très innovant. Les traits de ce commissaire Richard sont parfois tellement forcés que je me suis demandé si le récit n'était pas légèrement parodique.

 

Les deux enquêteurs prennent tant de place que les autres personnages sont réduits à la portion congrue. La victime ? Nous connaissons son nom, sa profession, ses projets, mais certains faits sont peu crédibles. La mère de la victime ? Désincarnée. La mort de sa fille ne lui fait ni chaud ni froid. Pourquoi la mère s'était-elle détachée de sa fille ? Pourquoi la fille Annette, âgée de 26 ans, n'avait-elle pas quitté le nid plus tôt ; même si les "Tanguy" sont une réalité ? Quant à ses expériences avec la drogue, elles paraissent épouvantablement liées avec les clichés de l'artiste maudit. Le meurtrier présumé ? Une chiffe molle si minable qu'il est impossible de le plaindre : "Les yeux embués de larmes, Cézieux ne parvenait plus à se contenir, invoquant le pardon des deux enquêteurs. Il précisa qu'il n'en pouvait plus, que cette soirée cauchemardesque le hantait depuis qu'elle avait eu lieu et qu'il souhaitait qu'on lui foute la paix. "Ben, faudrait savoir, si vous venez nous avouer avoir tué Annette Lefranc, il me paraît difficile de vous laisser peinard maintenant que je sais un truc pareil sur votre compte", enchaîna Richard. Le véritable meurtrier ? Nous le croisons quelques pages avant la fin, sa motivation est vieille comme le monde, et je trouve que la manière dont il a mis son plan à exécution est pour le moins invraisemblable.

 

Nous n'en avons pas fini avec les clichés : le commissaire effectue un retour au pays natal, pour régler ses comptes avec son passé - enfin, pour savoir s'il a bien fait de partir. Je vous laisse deviner quelle réponse il apportera à cette interrogation. Volontairement, la ville n'est pas nommé - encore un procédé bien connu, qui a pour but de rendre le récit réaliste.  Il veut sans doute aussi montrer que ce récit aurait pu se passer n'importe où en province - si ce n'est que, pour être provinciale moi-même, j'ai eu l'impression de retrouver tous les clichés que les parisiens peuvent avoir sur les provinciaux - hors de Paris, point de salut !

 

Bref, ce roman fut relativement agréable à lire, mais ne me laissera pas un souvenir impérissable.

 

Ma note : 3/5.

 

Merci aux éditions Société des écrivains et aux agents littéraires (link) pour ce partenariat.

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 17:30

voleur-de-vie.jpg

 

éditions Flammarion - 214 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Alda, trente-sept ans, célibataire, est professeur d'allemand et d'anglais dans un lycée islandais. Riche, cultivée et particulièremente belle, elle partage sa vie avec sa soeur Alma et sa nièce Sigga dans la propriété héritée de ses illustres parents. Avec le mépris d'une aristocrate blasée, elle y reçoit ses nombreux soupirants. Jusqu'au jour où, ardent comme le vent des Skjol, radieux comme la nuée en juillet, l'amour va faire chavirer son coeur.

 

dc3a9fi-scandinavie-blanche

 

 Mon avis :

 

J'ai choisi ce livre parce que tous les avis que j'avais lu à son sujet sur le forum Partage-lecture était négatif. Je voulais découvrir cette auteur, j'avais déjà vu le film (avec Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire et Eric Ruf), j'ai voulu me faire une idée par moi-même.

 

Tout d'abord, l'écriture semble particulièrement belle, elle donne à voir l'Islande, le passage des saisons, les couleurs, les goûts, les odeurs. La prose devient poésie parfois, en des strophes lyriques. Parfois.  La personnalité de sa narratrice rend rapidement cette écriture indigeste et irritante.

 

Grâce à Alda, j'ai découvert que l'Islande comportait une aristocratie. Par dérogation, Alda a donc un nom de famille, Ivarsen. Elle est riche, elle est cultivée, elle voyage dans toute l'Europe - une vie enviable. Elle partage sa grande demeure avec sa soeur et sa nièce dont elle ne parle quasiment pas, si ce n'est quand elles célèbrent des fêtes de famille. Alda a un défaut qui gangrène tout le roman : elle est imbue d'elle-même à un point inimaginable. Aucune femme ne la surpasse en beauté, en intelligence, aucune femme ne sait choisir ses vêtements avec autant de soin, d'à propos, ne sait les porter avec autant d'élégance. Aussi, quand elle condescend à avoir une relation avec un homme (marié le plus souvent), celui-ci doit s'estimer heureux, y compris quand elle rompt avec lui. Son inconscience, dans certaines situations, me fait douter de sa santé mentale.

 

Un jour pourtant, un homme, marié, plus jeune qu'elle, n'agit pas comme elle s'y attendait : certes, il a une liaison avec elle, mais il retourne auprès de sa femme. Il poursuit même une belle carrière - loin d'Alda. Alda ajoute alors à son défaut majeur une complaisance envers elle-même rarement atteinte. Elle a sans doute souffert de cette rupture. Néanmoins, la manière dont elle revient sans arrêt sur leur liaison (cent jours) sur leur ruputre et sur le bénéfice qu'il tirerait à vivre avec une aussi belle femme qu'elle (comparée à sa falote femme légitime - toujours du point de vue d'Alda) est un mélange de masochisme et d'érotomanie.

 

Autant dire que les autres personnages n'ont strictement aucune importance aux yeux d'Alda, pas même sa propre soeur, dont la mort est à peine évoquée. Les autres ne comptent, n'existent que par rapport à elle.

 

Ce roman a eu un succès retentissant en Scandinavie - voir la quatrième de couverture. Pourquoi ? Parce qu'Alda tranche avec les autres personnages féminins rencontrés dans la littérature islandaise, toujours soumis à un mari, un père, un frère, au destin terne, parfois tragique ? Alda est libre, totalement. Même sans l'héritage de ses parents, elle pourrait être indépendante financièrement, elle n'a besoin de personne pour subvenir à ses besoins. Si sa soeur est discrète (Alda "mange" littéralement le récit), Alma a fait un bébé toute seule et a élevé Sigga, sa fille, sans demander de l'aide à son géniteur. Elles se sont passées des hommes et Alda, dans sa vieillesse (elle a quarante-quatre ans à la fin du récit !) n'admet pas de perdre son indépendance en vivant avec un homme, ce qui troublerait sa vie rêvée avec son amant imaginaire, son "nounours" - encore le monde de l'enfance.

 

Un roman que je me suis forcée à terminer et que je suis soulagée de laisser derrière moi.

 

Femmes-du-monde3-jpg

 

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