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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:00

terreur.jpg

édition Thierry Magnier - 284 pages.

Quatrième de couverture :

 

Tonje, presque dix ans, est la seule enfant de Glimmerdal ; son meilleur copain, Gunnvald, a soixante-douze ans. Tous les deux, ils fabriquent des bobsleighs pour dévaler la montagne à toute blinde en hiver, en hurlant leur joie et leur trouille. Le seul problème dans la vallée : c’est Klaus Hagen, le propriétaire du camping : il déteste le bruit, les enfants, et... Tonje. Jamais à court d’idées et d’inventions, Tonje est bien contente quand une famille avec enfants s’installe au camping…

 

Mon avis :

 

J'ai envie de remercier les éditions Thierry Magnier pour deux choses :

- le quatrième de couverture, qui n'en dévoile pas trop, et surtout pas l'extraordinaire humour de l'auteur.

- la couverture, qui illustre parfaitement l'héroïne accompagnée d'un de ses compagnons (non, je n'exagère pas).

Cependant, des événements m'ont gênée (et pas qu'un peu) : la chasse aux rennes à laquelle participe Tonje, qui n'a même pas dix ans, Heidi qui tire sur les goélands ou abat son chien elle-même plutôt que de demander à un vétérinaire de l'euthanasier. Ces faits sont très crédibles, malheureusement (et pas seulement en Norvège) mais je ne trouverai jamais normal que l'on tire une balle dans la tête de son chien - si un chien est violent, c'est parce que son maître l'a mal éduqué. Le but de l'auteur est ailleurs.

Il est question d'écologie, il est question des enfants, qui sont toujours les victimes des adultes lorsque les parents se séparent - moult exemples le prouvent. Il est question de la nostalgie du pays natal. Il y a aussi beaucoup d'humour, comme le montrent les descentes en bob de Tonje, avec des aneigissages compliqués, la création par Dieu de ses deux tantes jumelles, ou encore les cinq chiots nés du croisement entre un nanocaniche et un chien qui ressemble à une serpillère.

La petite terreur de Glimmerdal est peut-être un bon roman, il est surtout un roman qui me fait réagir. L'adolescente que j'étais lui aurait sans doute fait faire un superbe vol plané avant de s'en débarrasser définitivement.


  dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

 

 

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 00:14

Homme-copie-1.jpg

 

édition Folio - 474 pages.

Quatrième de couverture :

Parce qu'une jeune Norvégienne a été sauvagement jetée d'une falaise à l'autre bout du monde en Australie, l'inspecteur Harry Hole de la police d'Oslo est envoyé sur place par une hiérarchie soucieuse de l'évincer. Ce qui n'aurait dû être que routine diplomatique va se transformer en traque impitoyable au fur et à mesure de meurtres féroces qu'Harry Hole refuse d'ignorer. Autre hémisphère, autres méthodes... Associé à un inspecteur aborigène étrange, bousculé par une culture neuve assise sur une terre ancestrale, Hole, en proie à ses propres démons, va plonger au cœur du bush millénaire. L'Australie, pays de démesure, véritable nation en devenir où les contradictions engendrent le fantastique comme l'indicible, lui apportera, jusqu'au chaos final, l'espoir et l'angoisse, l'amour et la mort : la pire des aventures.

 

Une lecture commune avec  Lasardine : la ronde des post-it

 

 

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Challenges littératures nordiques par Myuiki

 

Mon avis :

 

Voici deux ans, je lisais le second tome des aventures d'Harry Hole, Les cafards de Jo Nesbo.

Mon avis était assez expéditif (je n'écrivais pas des articles aussi longs que maintenant) et je garde encore aujourd'hui un vif souvenir du vif agacement qui m'avait saisi à cette lecture. Qu'en est-il aujourd'hui avec ce premier tome ?

Je me demande franchement si j'ai envie de lire toute la série. Harry Hole n'est ni Kurt Wallander, ni Erlendur Sveinson, deux personnages fort différentes, certes, et avec lesquels j'ai parcouru un bout de chemin littéraire. Personne n'est parfait, me direz-vous. Kurt et Erlendur non plus !

Harry Hole est l'exemple même de l'anti-héros poussé à ses extrêmes limites. Il a pu me paraître un tout petit peu sympathique au début, il ne l'était plus du tout au tiers du livre, après les révélations sur son passé. Il n'est pas seule en cause bien sûr, et la volonté de bienséance de la police norvégienne n'est pas à négliger dans cette histoire. L'image si policée de la Norvège en prend un sacré coup. Il n'est guère que l'épilogue (les toutes dernières pages entretiennent le suspens) qui m'aurait donné envie de poursuivre l'aventure avec lui - si je ne connaissais déjà la suite.

Harry Hole a tout du cow boy solitaire à l'inspecteur Harry - interprétation peut-être erronée de ma part du choix de ce prénom. Je ne parlerai pas non plus de sa vie sentimentale. J'ai rarement vu un tel désastre - et je me retiens de vous révéler ce que cache ce mot désastre.

Il faut tout de même reconnaître que la bétise de la police australienne se dispute à celle de la police norvégienne. Il se pose très peu de question, notre Harry Hole, ou du moins, pas au bon moment. Quant à celui qui est chargé de l'enquête, il ne doit surtout pas suivre ses intuitions, ou alors, pour faire exactement le contraire. Espérons qu'à l'avenir il s'y tiendra.

En effet, nous sommes en Australie, ce qui est l'occasion de nous plonger dans le drame des aborigènes et d'écouter leurs légendes.Je ne vous cache pas que si l'histoire des aborigènes était passionnante et racontée sans concession, les légendes qui arrivaient comme un cheveu sur la soupe au beau milieu de l'enquête commençait sérieusement à m'agacer.

Mine de rien, il ne faut pas oublier qu'il y a une enquête et une victime. Sur les 474 pages, ni l'une ni l'autre ne paraissent être les éléments essentiels. Le rythme est très lent, il faut attendre un rebondissement qui apparaît aux deux tiers du livre pour qu'enfin l'action se mette en train. Bien sûr, Harry Hole plaide avec régularité la différence entre une "vraie enquête" et l'enquête "modèle" dans les romans policiers. Il faudrait malgré tout qu'Harry se montre moins passif, moins inattentif (je n'ose dire "naïf") pour espérer que l'enquête aboutisse.

L'homme chauve-souris est pour moi un second rendez-vous décevant avec Harry Hole.

 

dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:40

422363030.jpgédition Le livre de poche - 224 pages

 

Mon avis :

 

Je termine le challenge des Nobel 2010-2011 avec ce roman que j'ai beaucoup apprécié. Le vagabond qui joue en sourdine est le narrateur. Il nous raconte l'histoire qu'il vit et observe, de son point de vue de simple domestique, ancien vagabond qui le redeviendra une fois la parenthèse refermée, sans amertume aucune.

 

L'intrigue est simple, en apparence : Knut revient, six ans après, au domaine où il a travaillé. Il a été épris de l'épouse du capitaine, maître des lieux, amour qui est bien sûr passé inaperçu : il n'était qu'un domestique. J'aimerai dire qu'en six ans rien n'a changé, ce serait faux. Le domaine partirait à vau l'eau sans l'acharnement des domestiques. La vie est rythmée par les saisons qui abîment les bâtiments et ramènent invariablement les mêmes travaux des champs ou des forêts. Le capitaine ne se préoccupe plus que des réceptions qu'il donne et des invités qu'il reçoit. Il délaisse sa femme, madame Falkenberg, qui joue du piano et a trois servantes pour elle seule. Ils n'ont pas d'enfants. Le narrateur y voit la cause de cet abandon dans lequel le capitaine laisse son domaine, tout en délaissant d'autant son régiment. Knut observe les intrigues amoureuses qui se nouent, les mensonges, les faux-semblants. Des couples se forment, d'autres se séparent.

 

Deux mondes s'opposent, bien forcés pourtant de cohabiter : les maîtres, les domestiques. Si les maîtres ont tout pouvoir et font preuve souvent de légèreté envers leurs employés, qu'ils renvoient pouir réembaucher aussitôt ou rétribuer avec négligence, les domestiques espionnent et s'espionnent, jalousent, se jalousent, toujours sous la menace d'une renvoi au gré des caprices de madame. Ils ont le tort de connaître des secrets inavoués, surpris ou confiés par leurs maîtres.

 

J'ai ressenti une curieuse modernité dans les décisions de madame : sa vie amoureuse, bien qu'elle soit mariée, est assez mouvementée. Elle la vit pourtant avec la bénédiction de ses parents. Pourtant, les femmes sont loin d'être privilégiées dans ce roman, et le regard des domestiques (encore eux) est sans appel : nous glissons lentement mais sûrement vers la tragédie. Elle était déjà présente, pourtant, y compris dans les descriptions (sublimes) des paysages. Elle était là, en sourdine.  

 

Roman délicat, Un vagabond joue en sourdine m'a rappelé les plus belles pages de Tchekhov. Grâce au challenge des Nobel, j'ai à nouveau fait une très belle découverte littéraire.  

 

challenge-Des-notes-et-des-mots-2

 Une nouvelle participation au Challenge des notes et des mots   dc3a9fi-scandinavie-blanche

 

Une belle découverte pour la Norvège

Ma dixième participation au challenge des Nbel.

Challenge Nobel

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 16:04

La-femme-fidele.jpgédition Folio - 406 pages.

 

Mon résumé :

 

Nathalie et Sigurd sont mariés depuis seize ans. Ils n'ont pas d'enfants mais ils sont heureux. Ils ont chacun un bon travail, des loisirs, des vacances (chacun de leur côté). Tout va bien - en apparence.

 

Challenge Nobel

 

Mon avis :

 

 Le constat se répète : j'éprouve des difficultés avec la littérature norvégienne. Ma consolation est qu'il me reste beaucoup d'auteurs à découvrir, et j'espère que leur lecture modifiera cet état de fait. 

 

Le roman a été publié en 1936 et, comme j'ai lu un roman de littérature jeunesse qui se déroulait en 1936 en France, je ne puis que tracer le parallèle entre les deux pays. En France, 1936 est le symbole de la semaine de quarante heures et des congés payés. En Norvège, les féministes ont déjà combattu et obtenu des changements significatifs, même si ceux-ci ne sont considérés que comme provisoires. Nathalie est la femme fidèle du titre. Tout le monde est raconté de son point de vue. Bien que mariée, elle est rendue indépendante par son travail. Elle et son mari ont des centres d'intérêts différents, partent en vacances séparément, le plus naturellement du monde. Ce dernier point m'a cependant semblé en contradiction avec l'amour qu'ils disent éprouver mutuellement - pourquoi partir en vacances séparément alors qu'ils pourraient profiter de moments qui leur appartiennent entièrement ?

 

Nathalie et Sigurd forment un couple aisé, les autres membres de la famille ne sont pas non plus dans le besoin. La mère de Nathalie, ardente militante féministe, donnait même des conférences, quand elle ne se disputait pas violemment avec son mari - cet amour orageux leur a permis de passer toute leur vie ensemble. Tout est plus trouble dès que l'on aborde la famille de Sigurd : son père s'est suicidé, sa mère est morte de la tuberculose en soignant sa fille, elle-même emportée par la maladie, sa première belle-soeur est internée. J'ai eu l'impression non de me trouver en face de non-dits, mais de rester en dehors du récit parce que les personnages disposaient d'un savoir commun, implicite, qui n'était pas partagé avec le lecteur.

 

Le thème principal est l'amour conjugual. Soit. Comme le titre le suggère, le bonheur conjugual repose avant tout sur la femme, si possible la femme au foyer, qui prend soin de son mari et le soulage de tout soucis. Nathalie travaille, certes, mais elle préfère soigneusement le repas de son mari, plie et range soingeusement ses affaires, aucun soucis ne ternit leur quotidien. Nathalie a un caractère égal, ce qui explique la sérénité de leurs seize années d'union.

 

 Rien n'est si simple. Ce qui semblait être, aux yeux de Nathalie, un mariage réussi, ne l'était pas. Nathalie était une jeune fille des villes, Sigurd un jeune homme de la campagne - leur éducation fut très différente. Modernité : Nathalie tient pour acquis que chaque personne a un "rêve", un fantasme de bonheur et qu'il cherchera à l'accomplir. Elle a cru être le sien, elle se fourvoyait.  Poids des traditions (bien que ce constat soit toujours accusé de causer l'échec de certaines unions) : Sigurd ne supportait pas de ne pas être le chef, le protecteur de sa femme. Il ne supportait pas de ne pas être le chef de famille, puisqu'aucun enfant ne leur était né. Il a rencontré, de manière très banale, une jeune fille qui avait besoin de sa protection et à qui il a fait un enfant. Le combat entre tradition et modernité est sous-jacent. Si Nathalie porte le costume traditionnel norvégien par plaisir et parce qu'il lui rappelle de bons moments passés avec Sigurd, si elle est athée, il n'en est pas de même pour Anne sa rivale, dont les parents n'acepteront jamais qu'elle se marie avec un homme divorcé.Anne est destinée à devenir "une de ces femmes paisibles de la campagne" et à reprendre la ferme familliale.

 

Anne. Ce prénom joue un rôle et fait partie de ces informations implicites. Anne était le prénom de la mère et de la soeur de Sigurd, et le fait qu'il trompe sa femme avec une toute jeune Anne ne doit rien au hasard, il cherche à travers elle les figures des femmes aimées, si différentes de Nathalie et si rassurantes. Les morts sont nombreuses dans ce roman et n'étonnent personne, la mortalité infantile ou maternelle m'a semblée élevée. Il s'agit là d'un reflet de la réalité, bien sûr, cependant, surtout vers la fin du roman, j'ai trouvé que certains décès étaient bien commodes pour le développement de l'intrigue. 

 

Si je n'ai pas apprécié ce livre (contrairement aux autres livres que j'ai lu pour le challenge des Nobel), je reconnais qu'il m'a fait m'interroger sur les notions de fidélité et d'amour telles que l'entendait Sigrid Undset.  

 

dc3a9fi-scandinavie-blanche

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 17:39

Madame-la-presidente.jpgUne enquête de Vik et Stubø.

éditions Points - 479 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

La présidente des Etats-Unis est enlevée lors d'un voyage officiel en Norvège. Pour le commissaire Stubø, il s'agit ni plus ni mpons d'éviter une crise mondiale. on lui assigne un collaborateur inattendu, Sciffor, profiler au FBI, un homme mystérieux surgi du passé trouble de sa propre femme et coéquipière, Vik. une apparition pour une disparition, est-ce vraimetn une coïncidence ?

 

Mon avis :

 

Ce roman me réconcilie avec les polars norvégiens. Certes, il est fortement américanisé et plutôt que de me plaindre de ne pas avoir lu un roman norvégien pur et dur, j'y verrai plutôt les marques de l'implantation de la culture américaine dans ce petite pays tranquille.

 

Très tranquille - au point que la toute nouvelle présidente des Etats-Unis choisit le pays de ses ancêtres pour sa première visite officielle. Elle disparaît - et tous les polices de Norvège sont sur les dents, allant de fausses pistes en déduction hâtive et erronée. Le FBI se porte à leur rescousse - ou plutôt met en doute leur capacité. La guéguerre entre les services - mention spéciale pour le professionnalisme des norvégiens - n'empêche pas Stubø de chercher réellement à comprendre ce qui s'est passé. Quand vous découvrirez comme madame la présidente a été enlevée, vous trouverez le moyen employé à la fois totalement simple et énorme à la fois. Il s'appuie sur les failles que nous avons en chacun de nous, ces petits secrets que nous avons honte ou peur de dévoiler et qui pourtant, une fois révélé, ne diminuent ni l'estime ni l'amour de nos proches. Chacun juge l'importance de son secret à sa propre aune - dc3a9fi-scandinavie-noireet c'est à partir de ce jugement que le complot pourra réussir (ou pas).  

 

D'autres récits prennent place en parallèle à l'intrigue principale, sans que les liens soient faciles à percevoir d'abord. Ils rejoignent peu à peu l'intrigue principale, tressant le motif serré d'une tapisserie, à l'image de celle que le kidnappeur a conçu.

 

Machiavélique ? Il l'est, et bien plus encore. En dépit de toutes les précautions qu'il a prises, il se retrouve face à un impondérable de taille. En face de cet homme (je peux au moins vous dévoiler ceci), se dressent non seulement le FBI (peu efficace), Stubø et des femmes de l'ombre. Officiellement, Vik ne participe pas à l'enquête, elle s'est retirée chez une amie, ancienne héroïne des romans policiers d'Anne Holt - je l'ai découvert hier - et toujours, en dépit de sa paralysie, très efficace. J'ai apprécié aussi que le personnage de la présidente ne soit pas, comme dans les romans ou les séries, une petite chose entièrement à la merci de son service d'ordre. Helen reprend son destin en main, efficacement - jusqu'à quand ? L'épilogue est prometteur, et les extraits du dernier opus d'Anne Holt me donnent envie de découvrir un peu plus l'oeuvre de cette romancière.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 22:33

Prout.jpgéditions France Loisirs - 222 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Depuis que sa meilleure amie a déménagé, Lise s'ennuie dans son quartier. Mais pas pour longtemps, car arrive bientôt un drôle de voisin qui a son âge : le minuscule Bulle. Il a les cheveux rouge, il joue de la trompette et il ne raconte que des sornettes. Quand Bukle et Lise rencontrent le Pr Séraphin, un svant fou qui a inventé une poudre à prout formidable, ils deviennent tout de suite ses assistants. Que vont-ils pouvoir faire de cette invention géniale ? Plein de choses, pour le plus grand bonheur des enfants !

 

Mon avis :

 

Jo Nesbo est un auteur qui m'a laissé un souvenir plutôt peu agréable. Je n'ai pas vraiment aimé Les cafards : trop lent à se mettre en place, trop prévisible. Je ne pensais pas retenter l'expérience de sitôt mais j'ai découvert qu'il avait également écrit des romans de littérature jeunesse (genre que j'ai négligé depuis quelques mois). Je me suis dit : pourquoi ne pas tenter l'expérience ?

 

Je ne vous cacherai pas que j'ai parfois trouver le rythme un peu lent (défaut déjà reproché plus haut). Néanmoins, Jo Nesbo écrit un roman de littérature jeunesse singulier, qui m'a fait penser à l'univers de Roald Dahl - et il existe de pire comparaison. Lise et Bulle, les deux voisins, sont quasiment seuls au monde. Les parents de Lise sont plus préoccupés par leur métier ou par leur cuisine que par leur fille, et ils ne veulent surtout pas s'opposer à leur riche et brutal voisin. La mère de Bulle ne s'aperçoit même pas de l'absence de son fils, quant à sa grande soeur, elle hésite entre jouer l'indifférence ou (le plus souvent) faire de son petit frère son souffre-douleur. L'école ne leur apporte rien de mieux : les élèves les ignorent ou les rejettent, les professeur n'agissent pas mieux, tant ils ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez, qu'il soit long ou couvert de boutons.

 

Dans ce contexte, l'exubérant professeur Séraphin apparaît comme une bouffée d'oxygène. Certes, la comparaison vous semblera rapidement hasardeuse. Le sujet est en effet scabreux : l'invention du poudre à prout capable de provoquer des déflagrations inouïes. Fort heureusement pour notre imagination, ses explosions sont sans odeur. Le professeur envisage même de ... parfumer les pets (parfum flan caramel). Jo Nesbo aborde ce sujet avec beaucoup d'humour, et un mélange bienvenu de tact et de réalisme. Il n'a pas peur de décrire les trous causés dans les fonds de pantalons par ces déflagrations, ou de décrire des réalités fort peu enviables, comme les égouts : " Mais, bon sang, ce que ça pue ! ça pue tellement que l'auteur vous conseille vivement de faire la même chose que Bulle : essayer de ne pas y penser. " Les dessins qui illustrent le récit sont eux-même très réussis.

 

L'union de nos trois héros fait leur force - surtout que chacun de son côté a développé une stratégie pour survivre face à des opposants nombreux. Bulle a un sang froid, une ingéniosité et une logique inventive implacable. Lise sait qu'elle ne peut compter que sur elle-même et ses deux amis - lucide, elle aussi. Le professeur Séraphin n'a que son génie inventif pour les aider - et c'est déjà beaucoup. Ses frêles héros vivent des aventures de contes dans une Norvège plus vraie que nature, entourés d'ogres (les adultes sont tous obèses) et de jumeaux qui rappellent Dudley - en pire puisqu'ils sont deux et le dénouement... Je vous rassure, je ne vous le raconterai pas - je le qualifierai simplement d'américain.

 

Jo Nesbo a bien eu raison de s'essayer à la littérature jeunesse.

 

dc3a9fi-scandinavie-blanche

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 17:52

CafardsTitre : Les cafards.

Auteur : Jo Nesbo.

Editeur : Folio.

Nombre de pages : 500.

 

Quatrième de couverture :

 

  Un somptueux couteau thaïlandais enduit de graisse norvégienne est retrouvé planté dans le dos d’un ambassadeur scandinave. L’homme est mort dans une chambre de passe à Bangkok. Près de lui, une valise au contenue sulfureux : de quoi nuire, de quoi faire très mal… A peine revenu d’Australie, Harry Holle repart pour l’Asie, ses usages millénaires, ses secrets et sa criminalité dont il ignore tout. Toujours aussi cynique, intimement blessé, l’inspecteur venu d’Oslo va se heurter de plein fouet à cette culture ancestrale en pleine mutation. Un tueur local monstrueux le traque sans relâche. L’affaire se complique au-delà de la raison. Bangkok reste une ville à part. Un mystère pour celui qui s’y arrête. Hole ira jusqu’au bout, au plus profond du cœur d’un homme, jusqu’à l’invraisemblable.

 

 Mon avis :

 

Après le polar islandais (La femme en vert, La cité des jarres), le polar suédois (Ake Edwardson, Camilla Lackberg), j’ai découvert le polar norvégien par le plus grand des hasard.

 

Polar norvégien ? Oui et non. Non, car l’action se déroule en Thaïlande, et ne permet pas de découvrir la vie quotidienne en Norvège. Oui, car l’enquête prend place chez les expatriés norvégiens : les raisons qui les ont poussés à quitter leur pays ne sont pas toujours avouables.

 

Le déroulement de l’enquête est lent, très lent, beaucoup trop lent. Ce n’est pas que le lecteur se perd dans un jeu de fausses pistes, c’est que des faits inutiles s’accumulent et viennent parasiter la bonne marche de l’enquête. Ceux qui ont envoyé Harry Hole en Thaïlande n’ont pas non plus des motifs très avouables de l’avoir choisi pour traiter ce dossier délicat. Le quatrième de couverture est en parti responsable de cette déconfiture : il dévoile bien trop d'éléments de l'intrigue, pas toujours avec justesse.

 

Quant à l’enquêteur, il est bien trop stéréotypé. Meurtri par la mort de la femme qu’il aimait, blessé par l’inaction de ses collègues devant l’agression de sa sœur, Hole noie ses problèmes dans l’alcool. Il n’est attachant que dans ses efforts pour se tirer de sa dépendance. Il joue avec le feu, parfois, dans ses rapports avec les suspects et ses prises de risque sont lourdes de conséquence.

 

Au final, l’intrigue se révèle, comme son héros, banale et assez décevante.

  Objectif

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