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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:32

Vague.gifEdition 10/18 - 250 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Mma Ramtoswe, unique femme détective du Botswana, a du souci à se faire. Les finances de l'Agence n°1 des Dames détectives et le moral de son fiancé, Mr J.B.L. Matekoni, sont au plus bas.Sans compter cette enquête pour le moins délicate qu'elle doit mener loin de Gaboraone dans la famille d'un membre du gouvernement ! Heureusement, la très efficace Mma Makutsi,secrétaire émérite de l'Agence et assistance détective, prend les choses en main Promue directrice par intérim du garage de Mr J.B.L. Matekoni, elle remet tout en ordre, dirige les apprentis à la baguette et trouve encore le temps de faire son travail de détective dans le milieu trouble et superficiel des concours de beauté. Au Botswana, lorsque les femmes s'en mêlent, tout finit par s'arranger ! 

 

Mon avis :

 

Vague à l'âme au Botswana est le troisième tome des aventures de Mma Ramotswe. Je ne l'ai pas autant aimé que les précédents, pourtant cette série est remplie de qualités, qui ne sont pas nécessairement ce que je recherche dans un livre en ce moment. Le style est toujours aussi fluide, aussi apaisant, l'émotion affleure souvent au détour d'une page, ce qui fait que j'ai eu du mal à accrocher est ailleurs.


Ne vous attendez pas à un roman policier palpitant : la première enquête ne paraît qu'au bout de cinquante pages, et elle ne débutera vraiment qu'à la page 100. Ce que nous montre et nous raconte Alexander Mc Call Smith est l'âme du Bostwana, pays de traditions (qui ne sont pas nécessairement mauvaises), pays où l'on prend le temps de vivre, d'écouter, d'apprendre. Mma Ramotswe n'a pas fini d'apprendre, et surtout qu'il ne faut pas débuter une enquête en ayant des idées reçues.

 

Ce roman fait aussi la part belle à sa vie privée. Alors que tout semblait aller bien et qu'il avait "tout pour être heureux", Mr J.B.L. Matekoni se trouve atteint d'une maladie qui, le croyais-je, épargnait l'Afrique jusqu'ici : la dépression nerveuse. Ici comme ailleurs, cette maladie n'est pas facile à soigner, ici comme ailleurs les hommes peinent à avouer qu'ils sont malades.

 

Les femmes sont toujours plus fortes, et Mma Makutsi en fait une belle démonstration. J'ai beaucoup aimé la façon dont elle mate les apprentis, jusque là plus occupés à ne rien faire qu'à réparer des moteurs. Proprement hilarant - même quand ils sont remplis de cambouis.

 

Je lirai le quatrième tome : j'ai envie de connaître la suite.

 

 

Challenge-anglaisAntoni : challenge God save the livre.

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 20:46

 

9782264045553.jpg  

Editeur : 18/18 - Nombre de pages : 238. 

 

Mon avis :

 

Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blancJ’ai lu le deuxième volume des aventures de Mma Ramotswe, qui s’inscrit immédiatement dans le prolongement du premier volume. Ce second opus n’est pas un recueil de nouvelles comme le premier. Deux intrigues seulement sont développées. La première affaire est particulièrement sensible : Andrea Curtin lui demande, en dernier recours, de découvrir comment son fils est mort, dix ans plus tôt. Bien que son fils soit seulement «disparu », elle sait qu’il est mort. Elle ne vient pas chercher vengeance, elle cherche l’apaisement et veut pouvoir dire adieu à son fils unique. Son humilité, sa connaissance et son amour pour l’Afrique fait que Mma Ramatswe accepte immédiatement l’affaire, bien qu’elle craigne de ne rien pouvoir découvrir. Elle s’attelle à la tache pourtant, avec patience et modestie. La seconde affaire est en apparence plus simple : une affaire d’adultère. Aussi, Mma la confie à sa secrétaire, promue entretemps son assistante détective.


Ce que j’ai aimé, et qui dérangera peut-être les amateurs purs et durs de polars est que la vie quotidienne de Mma est au moins aussi importante que ses enquêtes. Sa vie est bouleversée par son futur mariage et par les décisions prises par JBK Matekoni – sans qu’il l’en ait averti. Sa vie risque pourtant d’être bouleversée aussi parce que Mma met de l’ordre dans la vie de son fiancé : secouer l’inertie voire la malhonnêteté ne plaît pas à tous.


Ce que j’ai aimé aussi est que Mma se questionne sans arrêt sur son métier, ce qui est juste, ce qui ne l’est pas, quelles méthodes il convient d’employer et quelles décisions il convient de prendre à la fin de l’enquête. Les responsabilités sont lourdes de conséquence sur la vie de ses clients et de ses proches, tout en respectant une éthique : le détective ne doit pas se croire tout puissant. Mma et son assistante réussiront le tour de force de dire la vérité tout en préservant les innocents.


Le ton du récit change fréquemment. Nous passons de la comédie, pour ne pas dire parfois de la farce, avec la femme de ménage de JBL Matekoni, à la tragédie la plus pure. Les trahisons les plus sordides côtoient le dévouement le plus désintéressé. Je pense à Mma Potswane, directrice d’un orphelinat, organisation dramatiquement nécessaire à une époque où une maladie décime l’Afrique. Je pense surtout à la petite Motholeli, personnage que je retrouverai avec plaisir dans Vague à l’âme au Botswana, le troisième tome des aventures de Mma Ramotswe.

 

Challenge-anglaisAntoni : challenge God save the livre.

Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.


 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 14:19

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édition Le livre de poche - 315 pages.

Quatrième de couverture :

 

Un junkie retrouvé mort dans un squat d'Edimboug, juste un cadavre dont le corps a été placé sur le sol selon un étrange rituel. Une jeune fugueuse terrifiée qui pense que son ami a été assassiné.

Mais tout le monde s'en moque. Ce sont les déchets de la société, des drogués et des petits délinquants. Mieux vaut s'intéresser aux nouvelles entreprises en plein essor et aux lotissements flambant neufs qui vont apporter la prospérité à une ville qui se vante déjà de sa "qualité de vie".

Il n'y a guère que l'inspecteur Rébus pour s'en préoccuper, sentir quelque chose de trop malsain, de trop dangereux, pour être laissé dans l'ombre... Quelque chose qui n'est peut-être pas sans lien avec le monde merveilleux que promettent promoteurs et publicistes...

 

Mon avis :

 

Je suis ravie de retrouver l'inspecteur Rébus, même si je ne lis pas ses aventures dans l'ordre (la faute à une quatrième de couverture erronée, qui présentait Le carnet noir comme la première aventure de Rébus). Dans ce tome, son frère est encore en prison, Holmes vient tout juste d'être nommé, après avoir tiré un trait sur ses brillantes études (une année en fac d'histoire), et Rébus vient d'être quitté par sa dernière compagne en date, qui lui a préféré un animateur radio.

 

Kiltissime 1Ronnie, la victime n'intéresse personne, sauf Rébus. Un junkie en moins, ce n'est pas gênant. D'habitude, je parle de pugnacité quand un policier s'obstine à résoudre une enquête dont personne ne veut, mais là, cette qualité se double d'une autre : le sens aigu de la justice. Que justice ne soit pas rendue parce que la victime n'est qu'un junkie SDF aux aspirations artistiques dévastées hérisse tout simplement le poil de Rébus.

 

Problème : les enjeux de la résolution de l'enquête vont bien au-delà de la mort d'un junkie, bien au-delà des inquiétudes de sa compagne Tracy, qui pense être suivie (et ne se trompe pas) et sait pour quelles raisons Ronnie a été tué.

 

Sur le thème quasiment éternel de l'exploitation des laissés-pour-compte par les puissants, Ian Rankin tisse une intrigue complexe, où l'ombre de Stevenson se fait sentir. Chaque Jekyll bien intégré dans la société a un côté Hyde qui s'exprime en toute liberté. Rébus, Tracy, Holmes, Nell (la petite amie de Holmes) paieront de leur personne au cours de cette enquête. La carrière de Rébus sera même un temps mise en péril, c'est dire la puissance des personnes auxquelles il s'attaque. 

 

Bien que les coupables soient confondus, je ressens pourtant une amertume en refermant ce livre, sans doute parce que le dénouement est cruellement crédible.

 

Challenge-anglais 

27e participation au challenge God save the livre d'Antoni.

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 09:22

Carnet-noir.jpgéditions Folio - 464 pages.

 

Mon résumé :

 

L'inspecteur Rébus n'a pas de chance, vraiment. Alors qu'il était dans son salon de massage préféré en train de lire la Bible, occupations saines pour le corps et pour l'esprit, voilà qu'un homme entre en titubant dans le susdit salon : il vient d'être agressé. A cette enquête qui n'en est pas encore tout à fait une - le jeune homme se montre assez récalcitrant , se joint une opération d'envergure destiné à faire tomber - ou plutôt à essayer de faire tomber - un caïd écossais bien connu. N'oublions pas que le docteur Patience, petite amie de John Rébus, l'a mis à la porte (lui et ses affaires) et que c'est justement le moment que son petit frère choisit pour s'incruster chez lui, après sa sortie de prison. Challenge-anglais

 

Mon avis :

 

J'ai adoré ! Et pourtant, je ne l'ai pas lu dans des conditions de lectures optimums. Plusieurs enquêtes se mêlent en tre elles, sans qu'au début il soit vraiment possible de voir les liens entre elles - même pas avec le prologue, qui avait pourtant donné une tonalité assez sombre au roman. Il faut dire que l'inspecteur John Rébus est un personnage fascinant. légèrement désinvolte, bourré d'humour, comme le prouve ce dialogue avec le sergent Brian Holmes, qui sort tout juste du comas : 

- Dites-moi, je suis atrocement défiguré et personne n'ose me le dire ?

- Non, vous êtes aussi moche qu'avant.

Je ne doute pas que ces propos dissimulent sa sensibilité, car il s'en prend, des coups, l'inspecteur Rébus, au cours de ces enquêtes. Je ne parle même pas des bâtons dans les roues que certains lui jettent comme à plaisir. Je compte les multiples agressions dont sont victimes ses proches, et une tentative mal orchestrée pour le mettre définitive hors de la course. Autant dire que ses adversaires le connaissent vraiment très mal. Sortir une affaire classée, risquer la suspension, être suspendu (comme son frère) et poursuivre son but malgré tout, quitte à utiliser à bon escient quelques connaissances semblent le quotidien de ce cher Rebus. Kiltissime 1

 Ce policier atypique est aussi l'occasion de nous montrer l'ennuyeux travail de routine des policiers, et la rivalité entre Rebus et son collègue Flower. L'ensemble des policiers compte alors les points, et l'avantage revient dans cette affaire à John.

Bien sûr, la part belle est faite à l'Ecosse, sa gastronomie, ses problèmes. Les bookmakers s'enrichissent, les restaurateurs sont fans d'Elvis, les bouchers font des heures supplémentaires, et les matchs de football déchaînent aussi les passions.

J'ai très envie de me plonger dans une nouvelle enquête de Rébus.

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 08:00

Mmaéditions 10/18 - 250 pages.

 

Une lecture commune avec Somaja et Jeneen (livre d'Ed-en).

 

Quatrième de couverture :

 

Divorcée d'un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l'amour ! J.L.B. Maketoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux mais l'inénarrable "Mma" a un projet en tête... Un beau jour, elle se jette à l'eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s'attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l'Afrique. Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori... et pour notre plus grand plaisir.

 

Kiltissime 1

 

Mon avis :

 

Première lecture de cet auteur, né en Rhodésie et vivant à Edimbourgh, premier livre d'une série, bref, lecture déterminante pour la suite de mes relations littéraires avec Alexander McCall Smith.

 

Une certitude : il aime l'Afrique sur lequel il jette un regard tendre et réaliste. Il aime ses personnages à la franchise détonante, que ce soit J.L.B. Maketoni ou surtout Mma Ramotswe, première femme détective du Bostawana. C'est dire à quel point Precious sait ce qu'elle veut. Ses forces ? Avoir survécu aux épreuves qu'elle a traversées, même si la douleur est là et vient la retrouver, surtout quand elle enquête sur une affaire délicate. Avoir été aimée pendant toute son enfance, son adolescence et le début de sa vie d'adulte par son père, pour qui elle était vraiment "Precious", et avoir trouvé une mère de substitution en la personne de la cousine de son père. Après un premier chapitre intitulé juste "le papa", Obed Ramotswe prend le parole dans le deuxième chapitre, nous racontant sa vie et la vie quotidienne au Botswana et en dehors de ses frontières pour qui voulait travailler. Honnêteté et humilité sont les deux maîtres mots de son histoire, qui rejoint celle de sa fille : ce n'est pas parce qu'Obed est mort qu'il n'est plus présent dans sa vie et dans sa mémoire.

 

  Contrairement aux autres auteurs qui nous montrent rarement les débuts de leur détective fétiche, Alexander McCall Smith nous raconte les toutes premières enquêtes de Mma Ramotswe, et nous montre comment exercer ce métier Au Botswana, pas si différent de notre Europe pour certaines affaires, osant toucher à des tabous africains pour d'autres. Mma, au physique parfaitement assumé (et pourquoi ne l'assumerait-elle pas, je vous le demande un peu ?) accorde une oreille attentive à tous ses clients, élabore à chaque fois une stratégie pour résoudre l'enquête et y parvient - quitte à subir après cela un client mécontent (certaines personnes ne savent pas ce qu'elles veulent). Le roman lorgne vers les maîtres du  genre : Mma elle-même se réclame d'Agatha Christie, et a vérifié ses méthodes (elle possède un instinct très sûr) dans un manuel de détective privé.

 

Mma Ramotswe est un roman policier tendre et émouvant. 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 16:16

sous-les-mains-sanglantes.jpgEditions J'ai Lu - 510 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Grièvement blessé par un dément, le profileur Tony Hill doit en sus affronter la rapacité de sa redoutable mère, tandis que Carol Jordan est chargée d'élucider une série de mystérieux empoisonnements. La première victime, vedeette du football-club de Bradfield, déchaïne l'hystérie des foules. Quelque temps plus tard une nombe explose un jour de match... Des terroristes ? Malgré sa faiblesse, seul Tony Hill sera capable de faire le lien entre ces affaires apparemment distinctes.

 

Merci au forum Partage-Lecture et aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

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Mon avis :

 

Ce livre marque ma deuxième lecture d'un roman de Val Mc Dermid, après [i]Quatre garçons dans la nuit[/i]. Une différence de taille apparaît cependant : Sous les mains sanglantes fait partie d'une série, il s'agit de la cinquième enquête mettant en scène le duo Carol Jordan (inspecteur principal)/Tony Hill (psychologue et profileur). Prendre une série en cours de route ne m'a jamais dérangé, surtout que Val McDermid distille suffisamment d'éléments de leur passé commun pour donner de l'épaisseur aux personnages, sans que jamais ses allusions soient obscures au point que l'on se dise "flûte ! j'ai dû rater quelques chose".
 
Gageure supplémentaire : l'auteur aime nous lancer sur une fausse piste. En effet, en découvrant les premières pages, et l'acte héroïque de Tony, j'avais en tête de nombreux clichés sur la folie et l'influence des éléments extérieurs et je pensais qu’elles prendraient place dans l'action. De folie, il en sera bien question, mais pas du tout comme je m’y attendais. Même l'immobilisation de Tony, qui fait irrésistiblement penser à Jeff, le héros de Fenêtre sur cour, sera exploitée de manière très particulière : Tony ne sera pas un héros passif, obligé de sans cesse déléguer.

 

Si je compare ce roman à un film, c’est parce que son efficacité fait immédiatement penser à une adaptation possible à la télévision (ce qui a d’ailleurs été réalisé : Tony et Carol furent les héros pendant six ans d’une série télévisée outre-Atlantique). La narration, découpée en journée, alterne deux points de vue principaux, l’équipe des enquêteurs d’un côté, Youssef Aziz de l’autre, et j’ai bien sûr tenté de créer des liens entre ses deux récits parallèles et linéaires, en m’appuyant sur des indices, et tourné les pages rapidement, tant j’avais envie d’en savoir plus.

 

Carol et Tony ? Toujours par opposition avec d’autres couples d’enquêteurs célèbres, ils vivent ensemble (ils partagent le même appartement et la garde du chat, très régulièrement nourri ou autorisé à chasser de petits rongeurs – vous ne pensez tout de même pas que j’aurai passé Nelson sous silence ?) mais nous savons qu’une histoire d’amour est difficilement possible entre ces deux êtres aux blessures visibles par eux seuls.

 

Autre manière de se démarquer des lieux communs policiers : cette équipe qui n’en est pas vraiment une. La plupart des membres jouent les francs-tireurs (et tant pis pour les risques qu’ils prennent) ou passent outre les volontés de leur chef pour obéir à Tony – d’où des scènes mémorables qui font dire à Carol que Tony est bien heureux d’être à l’hôpital (pas parce qu’il évite ainsi une belle dispute, non, parce qu’il pourra être soigné immédiatement). Le point commun entre les membres de l’équipe ? Une vie sentimentale hors-norme, mis à part Kévin, marié et père de famille et qui ne leur pose pas de problème : même les lesbiennes ont des problèmes de couples, et la petite génie de l’informatique a une façon très « moderne » d’envisager une soirée d’amour.

 

Peu importe leur volonté de faire cavalier seul (très utile finalement quand une unité anti-terroriste entière vous retire une de vos enquêtes juste sous votre nez), les meurtres qu’ils ont à résoudre sont à la fois modernes et classiques. Moderne, l’attentat au stade municipal rappelle notre crainte du terrorisme et la peur de l’autre. Il montre aussi le poids des préjugés, et comment il est nécessaire aux enquêteurs de s’en défaire. Classiques, les empoisonnements rappellent les intrigues des romans d’Agatha Christie, entraînant proximité et éloignement de la victime. Tous deux entraînent une planification implacable, qui fait froid dans le dos, rétrospectivement.

 

Sous les mains sanglantes est un roman policier que je vous conseille chaudement.

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:32

Je poursuis ma semaine celtique en lisant un polar écossais : 4 garçons dans la nuit de Val McDermird.

 

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 Editions Le grand livre du mois - 450 pages.

 

Quatrième de couverture : 

 

St Andrews, 1978. Quatre étudiants passablement éméchés rentrent chez eux après une fête. La découverte de Rosie la barmaid, poignardée dans la neige, va bouleverser à jamais le cours de leur vie. Car chacun sait que celui qui a trouvé le corps est le principal suspect d'une enquête, et même si leur culpabilité ne peut être établie, ils sont désormais des parias. trente ans plus tard, grâce aux techniques d'analyse de l'ADN, le dossier peut être repris. Ziggy, Gilly, Weird et Mondo ont fait leur vie, mais n'ont jamais oublié cette nuit-là. Et cette nouvelle enquête, tel un écho lointain, les replonge dans le drame avec des conséquences funestes.

 

63108769 p

 

Mon avis :

 

Ce roman est un excellent roman policier, sans doute l'un des meilleurs que j'ai lu. L'auteur s'écarte des clichés, des facilités : nous savons dès que le prologue que l'enquête ne serait pas résolue dans un premier temps et qu'elle sera réouverte plus de vingt ans plus tard, grâce aux avancées technologiques. Le roman est donc divisé en deux parties, 1978 (période du crime) et 2003 (conclusion de l'enquête).

 

De ces quatre garçons qui donnent leur nom au titre, je préfère garder les surnoms qu'ils s'étaient donné dans leur adolescence : Ziggy, Weird, Mondo et Alex. C'est lui qui découvre le corps, par hasard, et j'ai immédiatement senti de l'empathie pour lui, d'autant plus que leur premier mouvement est de tout faire pour sauver la victime, Rosie (Ziggy est étudiant en médecine) et d'aller chercher du secours. Fort heureusement, une voiture de patrouille était garée non loin, et l'agent Jim Lawson se montre particulièrement efficace. Commencent néanmoins pour ces jeunes gens le début d'un calvaire subtile. Oui, ces quatre jeunes gens ont quelque chose à cacher, rien de très grave, mais ce "quelque chose" les rend suspect, de même (ironie du sort) que le fait qu'ils aient porté secours à la victime.  

 

L'enquête piétine, alors que l'inspecteur chargé de l'affaire jette toutes ses forces (et plus encore) pour la résoudre, et si l'on pense souvent que c'est horrible pour la famille de la victime (et c'est vrai), ce l'est encore plus pour les quatre jeunes suspects dont la police ne peut prouver ni la culpabilité, ni l'innocence. Les réactions de chacun sont finement analysés, les conséquences dans leur vie banale d'étudiant sont racontées, sans pesanteur (la narration est toujours extrêmement vive) et, bien sûr, leur amitié est mise à l'épreuve.

 

Alex, qui prendra plus d'importance dans la seconde partie, est celui qui résiste le mieux, envers et contre tous, tout comme Ziggy. Le drame changera profondément Weird, quant à Mondo, il  se laisse aller à ses pires faiblesses. Autre transgression avec les clichés, les quatre personnages, s'ils ont vu leur vie profondément changée par la non-résolution du crime, ont pourtant des vies équilibrées. Ils ont tous des métiers qui les satisfont, certains (Ziggy, Weird) mènent de brillantes carrières, tous ont une vie sentimentale heureuse. La réouverture de l'enquête est plutôt pour les ravir. Enfin, leur innocence sera reconnue !

 

C'est compter sans des rebondissements humains surprenants, qui éclairent d'un jour nouveau le meurtre de Rosie. La technique aide, oui, mais Val Mc Dermid ne se perd pas en longues explications techniques prétentieuses ou ennuyeuses. La technique ne sert que si elle est au service de l'humain, et la focalisation sur différents personnages montre inquiétudes, tourments, force ou lente montée de la folie. L'étau se resserre autour Alex et le révérend Tom Mackie (Weird) : quelqu'un leur en veut, et si ce quelqu'un est sous nos yeux depuis le début (attendez-vous à un coup de théâtre lors du dénouement), il ne se doute pas de la réactivité des deux amis, même quand le pire survient.  

 

Un excellent roman policier, rempli de suspens.

 

 

  Book

 

 

5/19 dans le cadre de mon régime d'été organisé par  Leiloona . Challenge-anglais

10 livres lus dans le cadre du challenge d'Antoni.

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