Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 00:14

Homme-copie-1.jpg

 

édition Folio - 474 pages.

Quatrième de couverture :

Parce qu'une jeune Norvégienne a été sauvagement jetée d'une falaise à l'autre bout du monde en Australie, l'inspecteur Harry Hole de la police d'Oslo est envoyé sur place par une hiérarchie soucieuse de l'évincer. Ce qui n'aurait dû être que routine diplomatique va se transformer en traque impitoyable au fur et à mesure de meurtres féroces qu'Harry Hole refuse d'ignorer. Autre hémisphère, autres méthodes... Associé à un inspecteur aborigène étrange, bousculé par une culture neuve assise sur une terre ancestrale, Hole, en proie à ses propres démons, va plonger au cœur du bush millénaire. L'Australie, pays de démesure, véritable nation en devenir où les contradictions engendrent le fantastique comme l'indicible, lui apportera, jusqu'au chaos final, l'espoir et l'angoisse, l'amour et la mort : la pire des aventures.

 

Une lecture commune avec  Lasardine : la ronde des post-it

 

 

Nordique.jpg

Challenges littératures nordiques par Myuiki

 

Mon avis :

 

Voici deux ans, je lisais le second tome des aventures d'Harry Hole, Les cafards de Jo Nesbo.

Mon avis était assez expéditif (je n'écrivais pas des articles aussi longs que maintenant) et je garde encore aujourd'hui un vif souvenir du vif agacement qui m'avait saisi à cette lecture. Qu'en est-il aujourd'hui avec ce premier tome ?

Je me demande franchement si j'ai envie de lire toute la série. Harry Hole n'est ni Kurt Wallander, ni Erlendur Sveinson, deux personnages fort différentes, certes, et avec lesquels j'ai parcouru un bout de chemin littéraire. Personne n'est parfait, me direz-vous. Kurt et Erlendur non plus !

Harry Hole est l'exemple même de l'anti-héros poussé à ses extrêmes limites. Il a pu me paraître un tout petit peu sympathique au début, il ne l'était plus du tout au tiers du livre, après les révélations sur son passé. Il n'est pas seule en cause bien sûr, et la volonté de bienséance de la police norvégienne n'est pas à négliger dans cette histoire. L'image si policée de la Norvège en prend un sacré coup. Il n'est guère que l'épilogue (les toutes dernières pages entretiennent le suspens) qui m'aurait donné envie de poursuivre l'aventure avec lui - si je ne connaissais déjà la suite.

Harry Hole a tout du cow boy solitaire à l'inspecteur Harry - interprétation peut-être erronée de ma part du choix de ce prénom. Je ne parlerai pas non plus de sa vie sentimentale. J'ai rarement vu un tel désastre - et je me retiens de vous révéler ce que cache ce mot désastre.

Il faut tout de même reconnaître que la bétise de la police australienne se dispute à celle de la police norvégienne. Il se pose très peu de question, notre Harry Hole, ou du moins, pas au bon moment. Quant à celui qui est chargé de l'enquête, il ne doit surtout pas suivre ses intuitions, ou alors, pour faire exactement le contraire. Espérons qu'à l'avenir il s'y tiendra.

En effet, nous sommes en Australie, ce qui est l'occasion de nous plonger dans le drame des aborigènes et d'écouter leurs légendes.Je ne vous cache pas que si l'histoire des aborigènes était passionnante et racontée sans concession, les légendes qui arrivaient comme un cheveu sur la soupe au beau milieu de l'enquête commençait sérieusement à m'agacer.

Mine de rien, il ne faut pas oublier qu'il y a une enquête et une victime. Sur les 474 pages, ni l'une ni l'autre ne paraissent être les éléments essentiels. Le rythme est très lent, il faut attendre un rebondissement qui apparaît aux deux tiers du livre pour qu'enfin l'action se mette en train. Bien sûr, Harry Hole plaide avec régularité la différence entre une "vraie enquête" et l'enquête "modèle" dans les romans policiers. Il faudrait malgré tout qu'Harry se montre moins passif, moins inattentif (je n'ose dire "naïf") pour espérer que l'enquête aboutisse.

L'homme chauve-souris est pour moi un second rendez-vous décevant avec Harry Hole.

 

dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


Par Sharon - Publié dans : Littérature norvégienne
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 18:04

chats 025 Film américain de Tim Burton. Avec Johnny Depp (Barnabas Collins), Michelle Pfeiffer (Elizabeth Collins), Helena Bonham Carter (docteur Julia Hoffman), Eva Green (Angélique Bouchard).

 

J'ai assuré le minimum pour la présentation car je ne pense pas que vous ayez pu ignorer cette sortie cinématographique, bien que nous soyons en plein festivale de Cannes. Plaignons plutôt tous ensemble ce pauvre Barnabas Collins. Sa vie était aisée, au XVIIIe siècle. Ses parents, venus de Liverpool, ont fondé la ville de Collinsport et se sont enrichis grâce à la pêche. Barnabas est bel homme, et ne se prive pas, comme tout jeune homme de bonne famille, de courtiser les servantes, voir plus avec ou sans affinités. L'histoire pourrait en rester là, si ce n'est que la servante séduite et éconduite n'est autre qu'une sorcière qui se venge de Barnabas et de sa famille par la même occasion. Barnabas, devenu vampire, est enterré.

 

Deux cents ans passent, et deux cents ans dans un cercueil vous font perdre la notion du temps. Barnabas est réveillé bien malgré lui par des ouvriers de chantier (ils n'ont pas le temps de se plaindre !) et émerge en 1972, au beau milieu des années hippies. Il découvre :

- ce qu'est devenu sa famille (ce n'est pas brillant).

- ce qu'est devenue Angélique Bouchard (et là, ça l'est un peu plus).

 

Ce film n'est pas à mes yeux le meilleur Tim Burton. J'ai, de loin, une préférence pour Sleepy Hollow, vu, revu et re-revu. Il y manquait je ne sais quoi pour que cela prenne, peut-être que certaines situations soient approfondies - et le potentiel ne manquait pas dans cette magnifique famille dysfonctionnelle. Elizabeth, la mère, a bien du mérite à maintenir la barre vaille que vaille. Sa fille est en pleine crise d'adolescence hippie, son frère est un bon à rien pas même charmant, son neveu, traumatisé par la mort de sa mère, est pris en charge par une psy à demeure, qui prend grand soin de garder son taux d'alcoolémie à une hauteur constante. Leur confrontation avec Barnabas, inadapté au possible, donne lieu à des scènes intéressantes, comme une succession de sketchs presque, sans que je trouve une force égale au récit dans sa globalité.

 

Je n'ai garde d'oublier Angélique Bouchard, méchante et prospère sorcière. Là aussi, j'attendais plus de son affrontement avec Barnabas. Beaucoup de bagarres pour finalement pas grand chose. Alors, oui, elle est souvent habillée en rouge, oui, elle est la grande spécialiste des arrivées explosives soit sur le paisible port de Collinsport, soit dans le manoir délabrée des Collins. Son sourire éclatant est quasiment innamovible et elle est très, mais alors très méchante. C'était tout de même le minimum syndical, non ? 

 

Reste le Maine, si paisible, en dépit de ses falaises, de sa mer déchâinée parfois. Les paysages sont superbes, les explosions aussi.  

 

 

50Ma participation pour l'état du Maine au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

 

Par Sharon - Publié dans : Cinéma
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 00:09

Heros-perdu.jpg

édition Albin Michel - 561 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Lorsque Jason, Piper et Léo arrivent à la Colonie des Sang-Mêlé, le seul refuge pour les enfants de demi-dieux, ils croient enfin être en sécurité. Pourtant, autour d'eux, le climat est à la guerre. Les demi-dieux s'entraînent au tir à l'arc avec des flèches enflammées et des explosifs. Et la rumeur d'une terrible malédiction court d'un demi-dieu à l'autre. Pire encore : Jason, Piper et Léo sont les élus pour une dangereuse quête qui doit être accomplie avant le solstice d'hiver. Le trio a quatre jours pour délivrer Héra et empêcher la malédiction de se réaliser...

 

Mon avis :

 

Que deviennent les héros quand leur quête est accomplie ? Peu d'auteurs se donnent la peine de répondre à cette question. Je ne puis m'empêcher de penser que Les héritiers d'Enkidiev est une suite catastrophique aux Chevaliers d'émeraude. Je ne puis m'empêcher de penser qu'Emily Rodda a brillamment relevé le gant avec la suite de la Quête de Deltora. Qu'en est-il de Rick Riordan ?

 

Il commence très fort : Percy Jackson a disparu, et nul doute qu'il est le héros perdu. L'auteur aurait pu ainsi organiser sa recherche pendant 571 pages. Oui et non. Oui, car Annabeth ne cesse de penser à lui. Non, car la colonie des Sang-mêlés a la joie de vous annoncer que leurs ennuis ne font que commencer. A côté, le réveil de Cronos paraît presque une promenade de santé, c'est dire si l'heure est grave.

 

C'est dire aussi à quel point nous allons de découverte en découverte dans ce nouveau roman. Privé de l'humour de Percy (je reconnais qu'il m'a manqué), la narration n'en reste pas moins alerte puisque Rick Riordan a fait le choix d'utiliser trois narrateurs différents : Jason, Piper et Léo, les trois nouveaux demi-dieux. Je ne vous dirai pas de qui ils sont les illustres rejetons, je vous dirai simplement qu'ils auront comme allié un dragon mécanique dont le rôle sera très important. Je n'ai pas non plus de préférence pour l'un d'entre eux, j'ai une préférence pour Piper, la seule fille du trio. Contrairement à trop d'héroïnes de littérature jeunesse, elle est capable d'évoluer - et il ne lui faudra pas plusieurs volumes pour parvenir à s'affirmer.

 

Remplis de rebondissements, le héros perdu est un bon roman de littérature jeunesse, qui a réussi à me surprendre après les cinq volumes de Percy Jackson. J'ai hâte de retrouver celui-ci dans Le fils de Neptune.

 

 

 


Par Sharon - Publié dans : Litterature jeunesse et contes
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 18:09

Je réponds au Tag d'Ela- elle me l'a posé il y a au moins plusieurs semaines, j'avais commencé à y répondre au brouillon, je le poste aujourd'hui seulement. 

 

 

Etape 1 : Poster les règles.

 

            Répondre aux neuf questions imposées.

Répondre aux neuf questions de notre tagueur

Inventer neuf autres questions.

Taguer neuf autres blogueurs

J'espère avoir tout compris (Sharon en mode "je n'aime pas les tags mais Nunzi si").

 

Etape 2 : Répondre au 9 questions imposées

 

           1. A quel âge avez-vous commencé à apprécier la lecture ?

A l'âge de quatre ans.

 

           2. Quel-est le genre de livres que vous préférez ?

Le roman policier.

 

           3. Quel est votre auteur préféré ?

Le dernier auteur dont j'ai apprécié le livre.

 

           4. Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire partit de la blogosphère ?

Je ne me suis pas posée la question ainsi. Je voulais créer mon blog, pour des raisons complexes qui n'avaient rien à voir avec la littérature, et que je n'ai pas forcément envie de dévoiler .

 

           5. Comment choisissez-vous le livre que vous allez lire dans votre PAL ?

Mon planning de lecture, élaboré tous les mois.

 

           6. Qu'est-ce qui vous donne envie d'acheter un livre ?

Tout et rien. Je suis une acheteuse compulsive. 

 

           7. Quel livre, d'après vous, à marqué l'histoire de la lecture et dont vous vous souviendrez toujours ?

 

Salammbô de Flaubert

 

 

           8. Votre film préféré ?

Victor Victoria de Blake Edwards.

 

 

           9. Votre poète préféré ?

Tristan Corbière.

 

 

Etape 3 : Répondre aux 9 questions de votre tagueur

 

                  1. Quel est le rève que tu aimerais réaliser ?

Là, maintenant, tout de suite ? Un remède qui permettrait de guérir le diabète (et pas seulement de vivre avec).

 

                  2. Qu'est-ce qui te plaît autant dans la lecture ?

Je ne sais pas, je ne me pose pas la question, je lis, un point c'est tout.

 

                  3. Quel est ton jeu préféré ?

Je n'aime pas jouer.

 

                  4. Si tu étais une saison, tu serais ?

L'hiver.

 

                  5. Tu peux me décrire ta bibliothèque ?

Un éboulement, ou un éboulis, au choix.

 

                  6. Tu es plutôt mer ou terre (ballade en forêt ou baignade en bord de plage) ?

Mer.

 

                  7. Quelle est ta plus grande qualité ?

Aux autres de le dire.

 

                  8. Le prochain livre que tu vas acheter ?

Le prochain livre qui me tentera.

 

                  9. Quel pays voudrais-tu visiter ?

L'Islande.

 

Etape 4 : Poser 9 questions aux futurs tagués

 

              Je renonce à cette partie, parce que je n'ai plus envie de participer à tes tags. Si vous voulez taguer quelqu'un, taguez Nunzi, cela nous fera plaisir, et au moins, ce sera drôle.


 

Etape 5 : taguer neuf autres personnes.

 

Si quelqu'un veut reprendre ce tag.... pourquoi pas ? Je pense que si Nunzi y répondait, ce serait amusant.

Par Sharon - Publié dans : Tag
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 16:16

  reine.jpg

 

Merci à Asphodèle pour m'avoir offert ce livre :

 

 

Mon résumé :

 

Josey a 27 ans et se dévoue corps et âme à sa mère, ancienne reine de beauté et surtout, femme du richissime chef de la ville. La jeune femme ne remet pas en cause sa situation, elle estime normal de se sacrifier pour sa mère, afin de lui faire oublier tous les caprices qu'elle a fait étant enfant. Tout va donc pour le mieux dans la meilleure Caroline du Nord jusqu'au soir où Della Lee Baker trouve refuge dans son placard et tente de déciller les yeux de la jeune femme.

 

Mon avis :

 

L'indigestion de lecture nuit gravement à la santé livresque. Faites confiance à quelqu'un qui, après avoir trop lu, a fait une pause salutaire et rédige cet avis trois semaines après. 

Ce livre est fort sympathique et fort sucré. Il est tellement question de ce que Josey mange en cachette de sa mère que je me suis dit : "je n'arriverai jamais à manger après cela". Pas faux. Laissons-là mes soucis digestifs et revenons à Josey, sa mère, sa nouvelle Della Lee, son autre nouvelle amie Chloé, les meilleures ennemies de sa mère, l'ex de Della, l'ex de Chloé, un beau facteur et un cardigan rouge (un peu plus, je vous faisais un inventaire à la Prévert). La reine des délices est un roman agréable à lire, à condition de ne pas y regarder de trop près. A cause d'un certain Marc Lévy (et pourtant, je ne l'ai pas beaucoup lu), j'avais deviné une bonne partie du dénouement avant qu'il n'ait lieu.

Alors, oui, tout est bien qui finit bien dans cette bourgade bourgeoise où les enfants n'ont pas le droit de faire des bonshommes de neige dans la cour, mais que de gâchis entre temps ! J'ai vraiment du mal à me réjouir parce que des couples se sont (enfin) formés alors que la catastrophe a été frôlée trop souvent, à cause de l'absence de dialogue et au respect des convenances. Je ne parle même pas de l'absence d'amour maternelle et paternelle : ni Josey ni Chloé n'ont reçu de marques d'affection de leur mère, celle de Della était particulièrement fragiles, quant à leur père, la présence de son absence est pesante. N'étaient la légèreté du style et la touche de fantastique, le roman serait vraiment bien sombre.

La reine des délices est un roman pour toutes celles qui sont restées fleur bleue ou midinettes, bref, pas tout à fait pour moi.

 

 

50Ma participation pour l'état de la Caroline du Nord au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

Par Sharon - Publié dans : Littérature américaine
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