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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 09:15

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Quatrième de couverture :

 

Violet Juniper, une danseuse de cabaret bien connue à Londres, a été étranglée ! Sherlock Holmes, qui a remarqué sur le lieu du crime de petites traces circulaires, ainsi qu'une forte odeur de poisson, charge le jeune Wiggins de l'enquête. Les choses se compliquent lorsque l'apprenti détective apprend que peu de temps avant sa mort, la jeune femme avait reçu en cadeau un perroquet empaillé, et que l'animal a été dérobé...

 

Mon avis :

 

Vous me connaissez, je fais toujours les choses dans le désordre. Voici donc la toute première enquête de Wiggins, dans laquelle il se présente, et porte au passage quelques piques contre ce bon docteur Watson (qui, selon lui, a un peu dénaturé la réalité dans ses textes).

Wiggins se présente, présente aussi sa mère, son frère et son père défunts tous deux, ainsi que ses conditions de vie précaire : sa mère cumule deux emplois, et les activités du fils permettent d'acheter du bois pour se chauffer, ou des chaussures pour sa mère.

L'enquête que lui confie Sherlock Holmes est exactement faite pour lui : une charmante danseuse a été étranglée, et le principal suspect fréquenterait le marché aux poissons où officie la mère de Wiggins. De planques en filature - difficile, nous sommes en plein hiver, et Wiggins ne laisse pas d'avoir d'être froid, pour ne pas dire qu'il se les gèle - Wiggins met le doigt sur une affaire complexe où la victime a été le jeu des circonstances.

L'intrigue est fortement liée à l'histoire - voir les allusions au drame de Mayerling , ou à Henry VIII. La Tamise aura elle aussi son rôle à jouer dans cette histoire, quant au perroquet, il aura finalement beaucoup à dire.

Sur ce livre, voir aussi l'avis de l'oncle Paul.

 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 08:59

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Edition Syros - 78 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Dans l'ombre de Sherlock Holmes, Wiggins rêve de devenir un grand détective. Quand sa mère est accusée à tort d'avoir volé des objets de valeur chez le comte et la comtesse Brazenduke, Wiggins court à son secours. Ses soupçons se portent bien vite sur Marjorie, la fille des Brazenduke, qui semble avoir de drôles de fréquentations. C'est le début d'une filature mouvementée...

 

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Mon avis :

 

J'ai rencontré Béatrice Nicodème grâce à un partenariat avec Livraddict Défi à Sherlock Holmes.J'ai découvert les autres oeuvres dans lesquelles elle met en scène Wiggins grace

au blog de l'oncle Paul. Hier, en revenant de Paris, j'ai lu ce roman dans le train.


Qui est Wiggins ? Il est le gamin des rues, chef des irréguliers que Sherlock Holmes emploie dans ces enquêtes telles que Le signe des quatre de Sir Arthur Conan Doyle ou Une étude en rouge de Sir Arthur Conan Doyle.Son rêve est de devenir détective, comme son idole Sherlock Holmes. Pour l'instant, il vit seul, dans le quartier mal famé de Whitechapel - un quartier où jamais un détective privé digne de ce nom n'implanterait son cabinet, les cliens n'y mettraient jamais les pieds.


Pour l'heure, c'est sa mère qui a besoin de lui : elle n'est pas accusée de vol, non, pas ouvertement, et c'est presque pire. Simple fille de cuisine, sa parole n'a que peu de poids face à celle de la fille unique des Brazenduke. Si vous n'avez jamais lu un roman d'Anne Perry, je vous recommande celui-ci, afin de découvrir le monde clos des domestiques, qui ne quittaient pas le sous-sol dévolu au cuisine tandis que leurs maîtres circulaient dans tous les étages de la maison - autant dire qu'une fille de cuisine dans les chambres se remarque aisément.

 

Comme souvent, l'affaire se révèlera bien plus complexe qu'elle ne le semble. L'intrigue est bien rythmé, le dénouement bien mené, bref, ce livre est un très bon roman policier pour la jeunesse - et aussi pour les plus grands, qui veulent retrouver les personnages de Sir Arthur Conan Doyle.

 

 

Sur Wiggins et la ligne chocolat, lisez aussi l'avis de l'oncle Paul

 

 

Challenge petit bac par Enna

 

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petit bac

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:10

 

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Pour ma première sortie post-grippe, je suis allée aux Andelys. Et là, surprise : la Seine était en crue et les berges sous l'eau.Là où je marche d'habitude, nageaient canards et cygnes. Voici quelques photos.

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 05:58

unehistoireMa troisième participation à ldes mots, une histoire d'Oivia

 

Les mots à intégrer sont pendant – oreille – congé – salon – baisser – coupé – presbytère – complèter – goélette – fleur – précisément – implorer – manche – sourd – individu – patrouiller – comme – devenir

 

 

 

La nuit était depuis longtemps tombée sur la petite ville normande, en ce bel été de 1906. Charles-Marie patrouillait, un bougeoir à la main. Non qu’il soupçonnât qu’un sinistre individu osât s’introduire dans sa demeure – qui  oserait cambrioler la résidence du député-maire de la ville ? mais il ne pouvait trouver le sommeil, comme chaque soir depuis bien trop longtemps et la marche trompait son ennui.

 

Il passa devant la chambre d’Edouard. A sa respiration, il pouvait être sûr que son fils dormait sur ses deux oreilles. Puis, il arriva devant la chambre de Claire, et les interrogations revenaient le tourmenter. Avait-il eu raison d’accepter cette proposition ? N’était-ce pas trop incongru pour être vrai ?

 

Il se souvint, six mois plus tôt. Une séance à l’Assemblée, ni plus ni moins ennuyeuse qu’une autre. Les débats avaient dégénéré, les voix s’étaient enflammées, et à la fin de la séance, il était presque tombé dans les bras de son voisin, dont il avait ainsi fait la connaissance.

 

Il se nommait Hugo de Nanterry. Il sut plus tard que le nom complet était « comte Hugo de Nanterry de Saint-Fargeau de Chenoncelle » « Nous sommes en République, lui avait-il répondu, et si auprès d’électeurs simples, le titre peut faire de l’effet, je n’oublie pas quelles sont mes convictions ». Ils avaient discuté, de leurs terres d’élection, de leurs épouses, qui fermaient les yeux sur leur passion dévorante, et de leurs enfants. Il se trouvait justement que le comte de Nanterry en avait trois, dont précisément un fils célibataire, Antoine. Pourquoi les deux familles ne se rencontreraient-elles pas ?

 

Charles-Marie descendit l’escalier, entra dans le salon et contempla le portrait de sa mère, posé sur le guéridon, entouré de fleurs coupées toujours renouvelées – le jardin est assez vaste. Ambitieuse, madame Liénart l’avait été pour son unique enfant survivant. Elle n’avait pas baissé les bras quand la maladie avait emporté son mari. Non, Charles-Marie ne se contenterait pas d’administrer le vaste domaine, il deviendrait médecin, il en avait la vocation, lui qui avait attrapé dans sa jeunesse toutes les maladies possibles et avait accepté chaque diagnostique, chaque traitement avec le même œil serein. Elle était morte après avoir vu toutes ses ambitions heureusement récompensées : son fils unique médecin, heureusement marié et père d’une petite fille.

 

Que lui conseillerait-elle maintenant ?

-          Si tu ne peux enquêter, réfléchis : que peuvent-ils cacher pour vouloir que leur fils unique, élevé près de Paris, s’unisse à la fille d’un député-maire de province ?

La famille au grand complet avait été invitée deux fois dans leur château, au plan assez spécial, il est vrai.

-          Notre ancêtre Louis-Alexis, dragon sous Louis XIV, n’avait pas que ce seul défaut : il se croyait un brillant architecte et avec la dot d’Emeline, sa première femme, a bâti l’aile Nord.

-          Votre famille n’a-t-elle pas eu des soucis pendant la Révolution ?

-          Philippe, notre ancêtre en 1789, était marié à une femme de tête, qui a su la garder. Ils ont été parmi les premiers aristocrates à gagner Calais. Là, ils ont retrouvé Jeanne, sœur de notre aïeule, qui avait imploré son mari de partir avant qu’il ne soit trop tard. Ils ont traversé la Manche sur une goélette, ont passé maintes années d’exil en Angleterre, et se sont vus leurs biens restitués sous Louis XVIII.

Charles-Marie devait bien s’avouer qu’il ressentait une certaine fascination pour ses histoires, ses portraits, et Antoine était sympathique. Il était intelligent, cultivé mais d’une timidité !!!

-          J’aurai aimé être avocat, je poursuis mes études en ce sens, je crois que je suis trop timide pour plaider.

Charles-Marie s’était pourtant crispé quand il avait dû s’asseoir à la même table que l’abbé, tout juste sorti de son presbytère.

-          Il ne manquerait pour rien au monde le saint-Honoré d’Eulalie, notre cuisinière. Un petit péché de gourmandise ne peut lui faire du mal.

-          Je suis athée.

-          Moi aussi, m’avait répondu le comte de Nanterry, et ne me demandez pas en quelles circonstances je le suis devenu. Je ne vais à la messe, je ne reçois l’abbé, qui est presque sourd, que pour faire plaisir à Elisabeth.

La comtesse Elisabeth de Nanterry. Comme elle paraissait jeune, plus que sa fille aînée qui, venue avec son mari le comte Odon de Vaudreuil, complétait la tablée. Hugo de Nanterry lui avait donné le bras pour l’escorter jusqu’à la table. Charles-Marie n’avait pas besoin de l’ausculter pour savoir qu’un mal la rongeait. Pâle, mince, éthérée, elle semblait prête à partir pour un autre monde. Antoine n'avait pas caché sa santé fragile, et, de sa voix douce et sensible, avait ajouté qu'il avait été cause de bien des angoisses pour ses parents.

 

Oui, c'était peut-être cette santé chancelante, cette minceur et (il fallait aussi le reconnaître) ses étonnants cheveux roux qui avaient écarté les prétendantes du jeune comte de Nanterry. Charles-Marie baîlla, crut que le sommeil était arrivé et remonta dans sa chambre aussi silencieusement qu'il en était sorti.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:43

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Mon résumé :

 

Sherlock Holmes s'ennuie, et pas qu'un peu. Et quand il s'ennuie, il cède à son pire penchant, la cocaïne, et Watson ne peut pas l'en empêcher.

Heureusement, une nouvelle affaire se présente : Mary Morstan demande à Sherlock Holmes d'enquêter sur la dispartion inexpliquée de son père, dix ans plus tôt, et sur le mystérieux inconnu qui lui propose de réparer l'injustice qui lui a été faite.


 

Challenge-anglais Challenge God Save the livre organisé par Antoni 

 

 

 

Mon avis :

 

Cette enquête de Sherlock Holmes - la deuxième dans l'ordre chronologique - nous mène encore sur les traces d'un mystère qui puise son origine bien des années plus tôt, entremêlant les fils de l'intrigue avec le Londres contemporain (de Sherlock Holmes).


En effet, en suivant Watson, Mary Morstan et Holmes, nous visitons différents quartiers de Londres, du plus cossu au plus plus populaires, pour finir sur les quais de la Tamise. Nous retrouvons, comme dans Une étude en rouge de Sir Arthur Conan Doyle Wiggins et sa petite bande d'enquêteurs, gamins des rues fort débrouillards pour trouver des renseignements pour Sherlock Holmes. Nous rencontrons des personnalités tout d'un bloc, comme celle de l'avare Bartholomeuw Sholto (ou l'avarice comme héritage empoisonné) ou son jumeau Thaddeus, plus sympathique, plus excentrique aussi.

 

Le ton est un peu différent, également, car Watson, je n'en ferai pas mystère, est amoureux de Mary, et n'a pas grand chose à lui offrir. Il est préoccupée par sa santé, son bonheur, son avenir, et la résolution de l'enquête ne devient importante que parce qu'elle l'est pour l'avenir de Mary.

 

Le signe des quatre n'est pas mon enquête préférée, mais j'ai eu plaisir à la redécouvrir.

 

Challenge petit bac par Enna

 

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petit bac

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 09:18

unehistoireVoici ma seconde participation à des mots, une histoire d'Olivia.

Les mots à intégrer sont semaine – surmenage – jeunesse – onomatopée – malpropre – climat – lancer – messager – grande – politique – gréément.

Je reprends les personnages d'Alexander McKellen et de sa soeur aînée, Cal.

 

 

Alexander devait se faire une raison, Cal abandonnait momentanément la cuisine pour écrire de la littérature érotique. Dire qu'il était fou de joie en apprenant le nouveau hobby de sa sœur était sans doute exagéré, cependant il se consolait en se disant ce n’était pas dangereux – moins que le saut à l’élastique. Il jubila nettement moins quand Calpurnia lui présenta les trois premiers chapitres, lui demanda de les lire et de lui donner son avis.


-          Je ne lis que des bandes dessinées ou des ouvrages de décoration, lui rappela-t-il.

-          J’ai besoin d’un œil neuf.


En fait, Alexander avait plutôt l’impression d’en prendre pleins les yeux. Il ponctua sa lecture de « mazette », « la vache ! » et autres onomatopées peu reluisantes. Etait-ce vraiment la même Calpurnia qu'il chambrait étant gosse pour son amour démesuré des opérettes d'André Messager ? Il posa la dernière feuille avec un soulagement évident.


-          Je serai toi, j’abandonnerai : tu risques le surmenage en cumulant tant d’activités. Tu es toujours bénévole au club de lecture ?

-          Je t’en prie, ne change pas de sujet ! Je travaille toute la semaine, j’ai bien le droit d’écrire le samedi et le dimanche.

-          Cet ouvrage est-il compatible avec ton emploi ?

-          Je travaille au ministère de la marine, je ne me présente pas à une élection. Je n’ai pas vocation à me lancer en politique.

- Lavinia et Elinor ont-elles lu ton texte ? (Note de l'auteur : Lavinia et Elinor sont les soeurs cadettes d'Alexander et Calpurnia).

- Non, je t'en réserve la primeur.

- C'est trop d'honneur.


Alexander n’avait jamais fui devant le danger. Il n’avait pas fui quand un de ses projets avaient pris l’eau, il n’avait pas fui dans des situations éminemment tragiques. Mais là, seul avec sa grande sœur, il avait envie de prendre la poudre d’escampette le plus rapidement possible, avant que le climat ne se détériore et qu’il ne soit viré comme un malpropre de son appartement.


-          Je trouve que le prénom du héros n’est pas en adéquation avec le genre littéraire choisi. Jules, c’est un peu banal.

Calpurnia fit mine de réfléchir :

-          Je me demande bien où j’ai trouvé ce prénom.  C’est vrai, j’ai bien dû trouver l’inspiration quelque part. Ah, oui, dit-elle, les poings sur les hanches, je me souviens d’un certain Alexander, qui, dans ma jeunesse, me demandait toujours quand j’allais me trouver un Jules, voir même un César et trouvait cette remarque hilarante.


-          Ensuite, ton héroïne, Isa…

-          Bella était déjà pris.

-          Maintenant, venons-en à leur rencontre. Ils font du jogging, dans le jardin des Tuileries, ils se cognent violemment et pour s’excuser, il l’invite à se remettre dans son duplex, à Saint-Germain-des-prés. Ils ne sont pas un peu débiles, tes héros ?

-          Les personnages de littérature érotique ne sont pas aimés pour leur intelligence.

Il émit d’autres critiques, prudemment. Posséder des immeubles à Paris, Neuilly, Cannes, présider une œuvre de charité en faveur des orphelins du tiers-monde et restaurer un vieux gréement à ses heures perdues, ce n’était pas un peu trop ? Puis, vu ce qu’il faisait de ses nuits et d’une partie de ses journées, il n’était pas épuisé ?

-          C’est un super héros de la couette – et si tu savais ce que j’ai lu !!!! Il aura fallu que j’attende 38 ans pour découvrir certaines pratiques, et encore, même pas dans la vie réelle. Dès que j'ai écrit les trois prochains chapitres, je te les envoie.

- Ne te presse surtout pas ! Tu n'as pas plutôt envie de te remettre à la patisserie ?

- Non ! Pas pour le moment.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:55

LectureJ'ai eu envie d'écrire, de m'amuser un peu - de me prouver que je le pouvais aussi, même sans participer à un atelier. Voici donc un nouvel aperçu de la famille d'Imogène et de sa cousine.

 

Cal, c’est Calpurnia, sœur aînée d’Alexander et cousine d’Imogène.

Autant vous le dire tout de suite, la vie d’Imogène est plutôt calme par rapport à celle de Calpurnia – et pourtant, Calpurnia n’est pas détectrice de fantômes, comme son frère et sa cousine.

En apparence, elle mène une vie particulièrement rangée. Elle est fonctionnaire dans un ministère, et on ne saurait faire plus austère.

Cependant, elle a des loisirs, et elle ne recule devant aucun sport extrême.

Afin de bien vous prouver la différence entre elle et son frère, sachez que pour Alexander, monter sur un escabeau pour se saisir d’un pot de confiture représente son maximum en matière d’exercices physiques. Pour Calpurnia… Non, je lui laisse la parole :

-          J’ai déjà fait de la plongée sous-marine à Bali, du saut à l’élastique, du saut en parachute, et même du base-jump. J’ai tenté le surf aussi.

-          Moi, j’ai tenté de survivre à tes côtés, dit Alexander.

Il se gardait bien de le dire, mais il avait passé de sales moments dans sa jeunesse. Grimper aux arbres ? Très peu pour lui. Pratiquer les arts martiaux ou le rugby ? Heu… sans façon. Le plongeon ? Sincèrement, il préférait prendre un bain – et non risquer de se casser des petits morceaux de lui-même ou de se ridiculiser. Même le mariage était pour lui une aventure impensable – il vivait en concubinage avec Jeanne depuis quinze ans, ils avaient quatre enfants, et tout allait bien merci.

Il fallait quand même reconnaître à Calpurnia cette qualité : elle non plus ne s’était pas mariée, contrairement à sa jeune sœur qui en était déjà à sa troisième tentative pour s’unir pour la vie.

Juste avant de partir pour son stage de trapèze volant, Calpurnia avait fièrement montré sa dernière œuvre : les premiers chapitres d’un roman érotique.

-          Ce n’est pas très dur à écrire.

Alexandre sentait qu’il allait bientôt se boucher les oreilles et chanter : «la, la, la. » pour ne pas écouter les confidences de sa sœur.

-          J’ai lu plusieurs romans de ce genre, j’ai compris la recette, il faut juste l’appliquer – et là, je ne risque pas de faire brûler quoi que ce soit.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 03:04

 

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Voici ma première participation à Des mots une histoire organisé par Olivia

dont c'est la 90e édition. Les mots à placer sont créer – palais – concerner – multiples – croire – pourquoi – tous – circonstance – expérimenter – madame. 

 

 

 

 

Il était une chose que nous sachions tous : quand Cal avait décidé d’expérimenter une nouvelle recette, nous devions la goûter et taire les remarques désobligeantes qui nous viendraient à l’esprit – ou plutôt au palais, surtout si celui-ci avait été irrémédiablement incommodé. Il fallait être philosophe, quelles que soient les circonstances, et se rappeler que rien, absolument rien, ne pourrait être pire que le haggis (plat traditionnel écossais servi lors du mariage d’Imogène – une manière habile de pousser son futur mari et sa famille à fuir sans demander leur reste - leur reste de nourritures, bien entendu).

Nous lisions tous, dans le salon, sans paraître concernés par les bruits incongrus qui jaillissaient de la cuisine, les multiples « aïe, aïe, aïe » qui parvenaient à nos oreilles rendues chastement sourdes, et autres cris : « mais pourquoi ça ne cuit pas ? ». Stoïques, nous attendions.

Quand vint l’heure du thé – heure sacrée, n’est-ce pas – nous vîmes apparaître Cal, portant triomphalement le gâteau qu’elle avait préparé. Je crus lui faire plaisir en disant : « il a l’air fameux, ton gâteau au chocolat. » Ma sœur, aussitôt, fondit en larmes et courut se réfugier dans sa chambre.

-          C’est malin, commenta Imogène, qui était dans la confidence. C’est un quatre-quarts. Il est brûlé, mais je suis sûre qu'il est très bon.

Je mangeai ce chef d'oeuvre gastronomique au thé, au dîner et même au petit déjeuner. J'avais oublié le dernier précepte en vigueur quand ma madame ma soeur aînée cuisine : mange et tais-toi.

Alexander McKellen, échappé des aventures de Guillaume et Imogène.


 

 

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 20:24

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Circonstance d'écriture :

 

Maintenant, quand je poste un avis, je me demande sur quel blog le poster. Il est évident pour moi que je continuerai à poster sur ce blog-ci, c'est vers celui-ci que je me réfugie quand cela va mal.

 

Mon résumé :

 

John Watson est médecin. Il a été grièvement blessé, puis a été démobilisé. A Londres, il ne peut rester dans son hôtel, bien trop couteux. Il cherche une colocation. Un ami lui fait remarquer qu'il est la deuxième personne ce our-là à lui tenir ces propos. Il lui présente alors Sherlock Holmes, curieux individu aux connaissances nombreuses et au mystère intact.

 

Challenge petit bac par Enna

 

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Mon avis :

 

Etude en rouge ? Le roman que tous les auteurs de romans policiers devraient lire en urgence - surtout ceux qui pensent avoir tout inventé. Il est simplement incroyable.

 

Je ne parlerai pas de la construction de l'intrigue, dans laquelle rache (vengeance en allemand) est le maître mot. Pas une petite vengeance d'une bouchée, non, pas une vengeance pour un motif faible, risible, dérisoire, non, une vengeance, totale, complète, absolue, telle qu'elle semble dépasser les dignes représentants de Scotland Yard. Je ne parlerai pas de ce formidable retour en arrière qui nous plonge, pour le tiers du roman, dans un univers bien éloigné de Londres et de Baker Street. Je ne parlerai pas de ces personnages que, finalement, on verra peu, comme Wiggins, chef d'une bande de gamins des rues, ou le petit bouledogue de John Watson.

 

Je parlerai de la création d'un mythe : celui de Sherlock Holmes. C'est à travers le regard de Watson que nous le découvrons, Watson détective sans le savoir puisqu'il recueille indice et information pour découvrir quelle peut être la profession de son curieux colocataire, fortement ignare en littérature et en astronomie, incollable sur les poisons et autres substances bizarroïdes.

 

Prétentieux, Holmes ? Un peu, beaucoup parfois, à la mesure de son talent. J'avais oublié la rivalité entre les deux policiers "officiels" dans cet enquête, ne gardant le souvenir que de Lestrade - je ne pense pas être la seule.

 

Paradoxe : Il entraîne son nouvel ami (en avait-il seulement un avant ?) à travers tout Londres, pour découvrir ce mystérieux assassin mais il préfère très largement rester chez lui, afin de réfléchir sur les indices, les informations qui lui auront été apportées - et il réussit à remonter la piste du criminel bien mieux que la police.

 

A bientôt, Sherlock et Watson.

 

 

Challenge-anglais Challenge God Save the livre organisé par Antoni 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:36

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édition Kwari - 177 pages.

Mon résumé :

 

Comment Watson et Holmes se sont rencontrés ? Quels sont les affaires qu'ils ont élucidés ensemble ? Comment une dessinatrice coréenne s'est-elle pris de passion pour Holmes ? C'est ce que vous saurez en lisant ce manwha.

 

 

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Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

 

Mon avis :

 

Plus de six mois sont passés depuis que j'ai lu le premier volume The Sherlock Holmes Story de Kyo-Jeong Kwon. Comme je n'aime pas rester sur un sentiment d'inachevé, j'ai voulu lire aussi ce second volume.

Et j'ai eu raison. Ce que je reprochais au premier volume est largement atténué ici. Si les dessins n'ont toujours pas la richesse des meilleurs mangas, en revanche ils se sont largement étoffés, Watson est beaucoup plus présent (il n'est pas réduit à être une voix off) et la narration est beaucoup plus riche. En effet, le premier chapitre est consacré au récit, en flash-back, de la rencontre entre Holmes et Watson, avant de voir nos deux héros se lancer dans une nouvelle enquête, celle qui oppose Sherlock à LA femme, Irène Adler. Elle est réellement mise en valeur dans les dessins, elle est vivante, elle bouge - alors que même en mouvement, Watson a toujours l'air statique.

Il faut dire que c'est Holmes qui fascine l'auteur plus que Watson : il a vraiment les honneurs de ses dessins, notamment lors de ses transformations physiques.

Ne ratez surtout pas à la fin du volume les explications de l'auteur, et notamment son point de vue sur les relations entre Watson et sa femme. Hilarant !

Un tome trois devrait voir le jour, ne serait-ce que pour terminer cette intrigue....

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Challenge petit bac par Enna

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