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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 20:06

Le challenge 50 états/50 billets est typiquement le challenge qui m'a tenté, et que je ne parviendrai pas à terminer. J'espère au moins faire de mon mieux.


Voici où j'en suis.

 

J'ai visité 21 états :

 

Alaska : Désolations de David Vann

Californie : S comme silence de Sue Grafton

Caroline du Nord :La reine des délices de SarahAddison-Allen
Illinois : L'agence Pinkerton, tome 3 de Michel Honaker

Hawai :Battleship de Peter Berg

Louisiane :Black cherry blues de James Lee Burke

 Massachusetts :  L'affaire James Joyce

Maine : Dark Shadows de Tim Burton

Mississippi : Mississipid'Hillary Jordan. 

Missouri :  Lunatic cafe, de L.K. Hamilton
Montana : 
 Indiana Teller t.1, de S. Audouin-Mamikonian
Nevada : 
Tuer le père, d'A. Nothomb 
New York : 
une (irrésistible) envie de sucré, de M. Cabbot
Ohio : 
Au bord de la tombe (chasseuse de la nuit T 1), de J. Frost
Oregon : 
La vampire, de C. Pike 

Tennessee : Chasseuse de la nuit, tome 3 de Jeaniene Frost.

Texas :Killing Fields d'Ami Canaan Mann

Utah :L'agence Pinkerton, tome 1 de Michel Honaker

Virginie : Un pied dans la tombe (Chasseuse de la nuit T. 2) J. Frost

 Washington : Si je te retrouvais, de N. Roberts
Wisconsin : 
Instinct de survie de Jeffery Deaver.

 

 

Il est des Etats que je tiens absolument à visiter : l'Indiana et le Kentucky (si vous avez des idées, je suis preneuse).


Il en est d'autres que je visiterai car j'ai des livres qui se passent dans ces états dans ma PAL. Ce sont :

- l'Arkansas : Meurtre à Shakespeare de Charlaine Harris.

- le Connecticut : les Sacrifiés.

- le Dakota du Nord : la malédiction des Colombes de Louise Erdrich.

- la Floride : Dexter.

- la Georgie : Seul le silence de RJ Ellory.

- l'Iowa : Sur la route de Madison

- le Maryland : The Wire.

- le Michigan : Nord-Michigan de Jim Harrisson.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 20:26

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édition Michel Quintin - 250 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

La station de métro est déserte. Personne non plus dans les wagons et la cabine du conducteur est vide. Pourtant, la rame s’ébranle et file à toute allure, sans plus faire mine de s’arrêter, en emportant Edwin, prisonnier de cette mécanique déréglée. Et voilà que de monstrueux personnages, comme nés du néant, le menacent en lui réclamant il ne sait trop quoi.
Sans le savoir, le jeune Robi vient de s’engager dans une aventure qui le mènera dans un monde parallèle plus vrai que le vrai, où il sera investi d’une étonnante mission, celle de faire obstacle à des rebelles qui terrorisent les gens dans un but mystérieux.
Lui et son ami Balthazar, dit Boucanier-le-Pirate, n’auront pas trop de toutes leurs ressources pour soulever le voile de cette énigme et en trouver le fin mot.

 

 

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Challenge les mondes imaginaires par Arieste

 

Mon avis :

 

Ce livre n'est pas mauvais, non, il est très mauvais. Il donne une exacte impression de ce que peut être le vide littéraire, le vide narratif, le néant fantastique. Si encore le quatrième de couverture avait été juste. Même pas ! La mission dont il est investi ? J'attends encore. Le rôle de son ami Balthazar ? A la trappe ! Leurs ressources ? Ils en ont, ils les utilisent, oubliant les choses les plus élémentaires (et je pèse mes mots). Edwyn Robi a un talent très particulier, qui ne choque personne, pas même les habitants de la zone Onirique - il faudrait juste qu'il serve à quelque chose, ce talent.


Venons-en, à cette zone, monde parallèle, nous dit-on, peuplé d'Oneiro, Oneira, remplie de passonges (ah ! ah !) et dirigée par un conseil d'administration de Sagesonge. Le jeune Robi ne brille déjà pas par son intelligence, et les personnes qu'il rencontre dans cette fameuse zone sont encore plus bêtes que lui, ce qui n'est pas peu dire. Les seules choses intéressantes dans ce roman sont :

- l'intrigue qui aurait pu être développée, mais ne l'a pas été. Pourtant, dans les cinquante premières pages, j'y ai cru. Les deux cents pages suivantes ne sont que du délayage.

- la description de la zone Onirique, intéressante au début, mais très pédagogique. Les explications sont tellement claires, tellement limpides qu'elles en deviennent barbantes. Un peu de dynamisme, zut ! Je m'attendais à un texte enlevé, je me retrouve devant de la bouillie de régime.


A la fin du livre, se trouvent un glossaire et la liste des personnages. Merveilleux ! Le lecteur manquerait-il de mémoire à ce point ? Je dirai plutôt que le livre est si ennuyeux qu'à peine un personnage a été vu, il est déjà oublié.


ll existe deux autres tomes. Développe-t-il tout ce qui ne l'a pas été dans ce premier tome ? Je ne le saurai pas, je ne m'ennuyerai pas avec ces ouvrages.

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 09:16

Depuis le temps que je me retiens d'en rédiger un...


La cause ? Très simple : je peine à terminer un livre, et je m'interroge sur la façon dont je vais bien pouvoir le chroniquer, d'autant plus qu'il ne sort officiellement dans l'édition que j'ai que dans dix jours. Puis, simultanément, le sujet qui n'a rien à voir avec la blogosphère : un candidat au sénat dans l'état du Missouri explique qu'il est contre l'avortement en cas de viol et d'inceste car selon des médecins (qu'il se garde bien de citer), en cas de vrais viols (parce qu'il y en a des faux, c'est bien connu), il est impossible de tomber enceinte. Voir l'article ici.


Ben voyons.


Allons jusqu'au bout du raisonnement et donnons la garde de l'enfant au "père" qui exigera des compensations de sa victime (enfin, qui ne l'est plus, n'est-ce pas, puisque ce ne n'était pas un viol) car elle est une mère infanticide (toujours dans la logique de ce candidat, bien sûr).

 

On ne dira que cela se passe aux Etats-Unis, et que la marge est énorme entre professer de telles idées et les appliquer. Que cela ne peut arriver en France. J'ai envie de dire qu'il faut toujours être vigilant(es) et que l'extrêmisme de tout bord est toujours à craindre.


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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:45

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édition Folio - 262 pages.

 

Présentation de l'oeuvre :

 

Paris est une fête a été publié après la mort de l'auteur. Dans ce texte, il raconte les années pendant lesquelles il a vécu à Paris avec sa première femme Hadley et leur fils. Il parle de ses rencontres, notamment avec Gertrude Stein qui le qualifiera, lui et les autres écrivains américains exilés à Paris, de génération perdue, et de ses débuts d'écrivain.

 

 

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Ma troisième participation au Challenge Fitzgerald

 

Mon avis :

 

Ce livre est plus facile à lire qu'à commenter. Il faut dire que je m'y connais fort peu sur cette génération d'écrivains américains, venus chercher l'inspiration dans le Paris de l'entre-deux-guerre, et qu'à part Francis Scott Fitzgérald et, dans une moindre mesure Gertrude Stein, je ne connais aucun des écrivains dont il est question.

 

Hemingway, lui, est en train de devenir un écrivain, lui qui écrit des contes, avec des fortunes diverses, lui qui saute parfois un repas et trompe la fin, pensant ainsi mieux écrire. En revanche, il n'est pas question de se priver de boisson, et j'ai été étonnée à l'évocation de certaines quantités ingurgitées. Il évoque aussi sa vie auprès d'Hadley, sa première femme : tout allait bien entre eux, même si les dernières pages montrent les prémisses de leur séparation (ils divorceront en 1927). J'ai aimé voir Paris à travers les yeux d'Hemingway, voir la librairie Shakespeare and co, le Luxembourg. J'ai moins aimé certains passages, plus laborieux. J'ai vu passer l'ombre de Karen Blixen, par le biais de son mari, le baron von Blixen, très fier de la réussite littéraire de son ex-femme.

 

Quant à Fitzgerald, il lui est consacré deux chapitres, dans lequel j'ai vu un Fitzgerald prompt à modifier ses textes pour qu'ils soient publiés, quitte à mettre de côté la "bonne version", alcoolique (n'ayons pas peur des mots) et hypocondriaque. Zelda n'est pas épargnée, son portrait est pire encore : le couple est montré dans une spirale auto-destructrice.

 

J'ai pris plaisir à relire ce livre. Il faudrait maintenant que je me décide à découvrir d'autres oeuvres d'Hemingway.

 

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Challenge des Nobel 2012

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 17:09

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édition Le livre de poche - 222 pages.

 

Mon résumé :

 

Arsène Lupin s'est emparré d'un petit secrétaire en acajou. Son propriétaire, monsieur Gerbois, veut le récupérer car il contenait le billet gagnant de la loterie - ce que ne pouvait savoir Arsène Lupin, rendons-lui justice. Qui pourrait vaincre Arsène, si ce n'est Herlock Sholmès ?

 

Mon avis :

 

Il s'agit de ma deuxième contribution à on propre challenge. Cette participation n'est pourtant pas évidente, il s'agit d'un des rares volumes que je n'ai pas déjà lu. Il est davantage une parodie de Sherlock Holmes qu'une aventure où Lupin déploie complètement son envergure.

 

Sholmès est ici ridiculisé, comme Ganimard qui semble avoir totalement baissé les bras. Sholmès se déguise - comme Lupin. Il déjoue tous les pièges, résout toutes les énigmes - comme Lupin. Son plus grand défaut est son manque d'altruisme. Passons pour Wilson, qui a la saine habitude d'être son souffre douleur attitré de Sholmès, alors qu'il exécute fidèlement ses ordres - ou ce qu'il croit être ses ordres, les plongeant l'un et l'autre dans les pièges d'Arsène Lupin. Wilson illustre ainsi bien malgré lui le principal défaut de Sholmès : son absence d'altruisme. Sholmès résout pour résoudre, et tant pis pour les conséquences, alors qu'Holmes, le vrai, est capable de décisions qui sont contraires à la loi.

 

Arsène Lupin, lui, est montré d'emblée comme un personnage qui attire toutes les sympathies en dépit du fait qu'il est un voleur. Il vole la date de mademoiselle Gerbois ? Mais son père n'est même pas capable de se rendre compte que sa fille est amoureuse. Tant qu'elle est à l'heure, pour l'attendre à la sortie du lycée, le brave homme est heureux. La gouvernante des d'Imblevalle se laisse accuser de tous les maux en silence ? Sholmès ne voit que les preuves, et non les causes. Pendant ce temps, Arsène Lupin est partout à la fois, passant maître dans l'art d'anticiper, même l'imprévisible, entre Paris et l'Angleterre, en passant par la Normandie. Bien plus gentleman que cambrioleur, il veille à limiter sauver bien plus que les apparences.

 

Arsène Lupin contre Herlock Sholmès ? Match nul, mais atout coeur à Arsène.

 


 

Arsène

 


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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 08:58

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Mon résumé :

 

Nous sommes dans la région de Lyon, en plein hiver.  Cédric Bergelet a beau être un fils à papa, doté d'une superbe voiture, il n'en conduit pas moins prudemment sur cette route gelée : il a toute la vie devant lui, il ne va pas la raccourcir bêtement ! C'est sans compter cette voiture qui le suit et le fait sortir de la route. Cédric est violemment agressé, mais il est vivant. Pourquoi son agresseur s'est-il arrêté de le frapper ? Soeur Blandine, ex-commissaire de police, se retrouver mêler à l'enquête.

 

Mon avis :

 

Grand roman policier  ? Petit roman policier ? Peu m'importe ! J'ai passé un très bon moment en compagnie de soeur Blandine, de son ami journaliste Gontran Cheuillade, du dirigeant humaniste de la SOMAREC, qui essaie à lui tout seul de réparer les infamies que son prédécesseur, qui n'est autre que son père, a commises. Bien entendu, Réginald Bergelet peut paraître immédiatement suspect, à cause de sa propension à venir en aide à tous et toutes et de sa rectitude morale, inusitée dans son milieu. Et pourtant, il est fortement reposant de pouvoir compter sur un personnage qui est vraiment ce qu'il paraît être et respectera scrupuleusement les décisions qu'il a prises, dans un récit rempli de retournements de situations.


L'agression de Cédric n'est que le prélude à un chantage, mis en place par son mystérieux agresseur. Le but ? Faire payer (dans tous les sens du terme) la compagnie pour la pollution d'un site au Chili. A la suite d'une situation politique particulièrement favorable (pour eux) et de magouilles économiques, elle n'a jamais été inquiétée, et ce qui est tout aussi inquiétant est que, n'était la direction rigoureuse de Reginald, ses collaborateurs seraient tout à fait prêts à recommencer. Il n'en est pas vraiment un pour sauver l'autre, tant ils ne regardent que la possibilité d'une promotion et de l'achat d'une nouvelle voiture. Tirez-vous dans les jambes les uns les autres, et les profits seront bien gardés.


Les militants écolos ne sont pas plus sympathiques, et si je suis moi-même anti-cléricale (je me suis retenue de faire un billet d'humeur après la prière universelle du 15 août), je ne me vois pas agresser gratuitement une religieuse. Fort heureusement, il y a de l'Imogène Mc Carthery dans soeur Blandine, bien plus que de la résignation chrétienne qui lui ferait tendre la joue gauche quand on lui soufflète la joue droite. Loin d'être contemplative, elle est au coeur de l'action : la misère humaine, elle la voit de très près tous les jours que Dieu fait. Les difficultés économiques aussi : quel bonheur de rouler à 39 km/h parce que la voiture ne peut rouler plus vite à moins de cracher son moteur ou de prendre une douche froide parce qu'il est fortement impossible de le remplacer.

 

Personnages attachants, écriture inventive et drôle en dépit de la froideur de l'hiver et de la dureté de la situation, La Saône assassinée m'a permis de passer un très bon moment de lecture, et c'est déjà beaucoup.

 

 

regions.jpgChallenge vivent nos régions par Lystig 

  Challenge Thriller et Polar chez Liliba77158541 o

 

 


 


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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 02:14

 

Plume

Ma deuxième participation aux Plumes de l'été organisées par Asphodèle. Cette semaine, les plumes en V.

 

7 h 45. Il me reste un quart d’heure avant l’ouverture du cabinet. Je prends un dernier café, mon troisième depuis mon réveil. J’ai besoin de rester éveillé, avec leurs histoires à dormir debout.

8 h 00 : psychologie.

mon premier patient. Russell. 2045 ans au bas mot. Il est extrêmement volubile, comme à son habitude.

« Ma mort est horrible. On ne vous prévient pas que votre peau va ressembler à un parchemin avec veinules apparentes, peut-être parce que mon créateur n'a pas vécu assez longtemps. Je me refuse à utiliser les crèmes hydratantes spéciale peau de vampire. Je reste un homme avant tout. Mort, mais un homme. Pire : je dois supporter ma sœur, qui a été transformée en même temps que moi. Le monde a beau être vaste, elle ne veut pas me quitter et s’accroche à ma redingote. Elle est en train de me gâcher ma mort ».

Je lui suggère une thérapie familiale.

9 h 00 : thérapie de couple.

Jamais on n’aurait dû autoriser les unions entre mortels et non mortels (j’adore ce terme politiquement correct). A ma droite, Bill, plus ennuyeux, impossible. A ma gauche, Sookie, dont l’intelligence n’est plus à prouver. Bill a commis une petite erreur sur ce qu’il a vu et …. Ouf, Sookie n’écoute plus ce que je pense. Cette gourdasse pratique voluptueusement le sport en chambre avec Eric, le tout nouveau député des non-mortels (la vacance du poste aura été brève) et Bill a malencontreusement surpris Sookie en train de s’ébattre avec lui. Eric a eu beau tenter de d'hypnotiser Bill, qui était tout de même son co-listier, il lui reste tout de même des bribes de souvenirs.

9 h 55 : la séance vient tout juste de terminer quand des vibrations secouent mon cabinet. Savoir voler, c’est bien. Savoir atterrir sur la piste prévue à cet effet, c’est mieux.

10 h 00 : en fait, c’étaient mes prochains patients qui se disputaient en plein vol et ont donc chu. Les vicissitudes du métier. Je reçois donc un certain Angel (à voir son gabarit, je comprends le choc) et un dénommé Spike. Vu l’état de sa figure, pas la peine de leur demander qui est victorieux.

10 h 15 : nous avons dû attacher Spike après qu’il eut envoyé valser à peu près tous les meubles de la pièce. Allergie au tout nouveau sang de synthèse goût  verveine qui vient d’être commercialisé.  

10 h 25 : j’aimerai bien que le traitement fasse effet.

10 h 35 : dire que je ne peux utiliser les chaines en argent, avec la réaction allergique qu’il se paie. Mon véloce collègue, le docteur Silas Chépukoi est venu me prêter main forte.

10 h 45 : le traitement commence à faire effet. Silas a finalement assommé Spike avec l’énorme vasque qui ornait l’entrée terrienne du cabinet. Il a fait ainsi une pierre deux coups : nous débarrasser de cette horreur et neutraliser Spike.

11 h 00 : véto.

Jacob, je comprends que c’est embarrassant. Cet antipuce vous fera néanmoins le plus grand bien.

12 h 00 : après avoir vérifié que Spike récupérait, et qu’Angel avait de quoi se restaurer – il s’était institué son garde-malade, je pris  ma pause déjeuner avec Silas Chépukoi. Salade sans vinaigrette pour lui, pizza pour moi. La verdure dans mon assiette, très peu pour moi.

«- Les Trolls qui construisaient le viaduc de Tépasséou se sont mis en grève à cause de leur condition de travail.

-          Je les approuve totalement. Le code du travail des créatures fantastiques doit être respecté. 

-          Ils ne sont même pas autorisés à utiliser leur langue vernaculaire. Le conflit n’est pas prêt de se terminer. Je connais bien les Trolls de l’est : tant qu’ils n’auront pas la victoire, ils ne lâcheront rien.»

Vous l’aurez compris, mon collègue et compagnon de couette est docteur en Trollogie appliquée.

13 h 00 : thérapie conjuguale.

Drac, tu as déjà réussi à maintenir l’harmonie entre tes trois premières épouses. Elles ont même passé l’éponge et la serpillère sur Jonathan Harker. Mais là, vouloir faire votre coming-out et vous installer avec Lestat, je ne suis pas sûr qu’elles acceptent.

14 h 00 : dermatologie.

Je sais, Edward, avoir la peau qui scintille, ce n’est pas pratique. Le fond de teint, non plus. Je trouve que vous exagérez cependant un peu. Ce n’est pas pour cette raison que les autres vampires se moquent de vous. Vous êtes sûrs que vous n’avez pas une petite idée ?

15 h 00 : Spike est définitivement remis. Je lui conseille tout de même d’attendre avant de voler à nouveau tout seul. Angel le raccompagne chez lui : il ne faudrait pas qu’il rate Vampire Diaries, sa série préférée. 

15 h 10 : dentiste.

Jean-Claude, il faut vous ménager, vos capacités de régénération  sont au plus bas. Jamais vu autant de dégâts sur une mâchoire. Sincèrement, Jean-Claude, vous ne trouvez pas que fréquenter une tueuse de vampires est pousser le vice un peu loin ?

16 h 00 : cours collectif de préparation à la césarienne. Grâce des procédés dont je vous fais… grâce, les vampirettes peuvent désormais avoir des bébés vampires qui deviendront des enfants, des ados, et des adultes vampires. Elles viennent partager leur expérience et surtout, surmonter le traumatisme causé par un certain film. Non, une césarienne, ce n’est pas aussi dramatique. Puis, vous ne pouvez pas mourir ainsi : vous êtes déjà morte ! Elles apprécient modérément mon sens de l'humour.

17 h 00 : pause lecture avec Le vagabond des étoiles de Jack London.

17 h 30 : Sophrologie.

Carmilla, quand je vous ai dit de visualiser un but positif, je ne vous demandais pas de me le raconter. Même, je ne pense pas que les mannequins de Victoria’s secret acceptent de venir à une fémorale partie.

18 h 30 : Silas m’attend pour diner et aller sous la couette. Manque de bol, Russell est revenu en traînant sa sœur par-les-cheveux. C’est parti pour une longue séance de thérapie familiale.

20 h 30 : après avoir convaincu Russel de ne pas fracasser le crâne de sa sœur – la guérison lui ferait très mal, et elle aurait peut-être envie de piétiner la nouvelle copine de son frangin en riposte, je rejoins enfin Silas sous la couette avec un plateau repas.

Je me souviens seulement maintenant que je ne me suis pas présenté : docteur Gael de Nanterry, vampirologue et lycanthropologue. 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 09:16

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édition J'ai Lu - 446 pages

Quatrième de couverture (extraits) :

 

Au milieu d'un train bondé, une petite fille Lilian disparaît. En dépit d'une centaine de témoins potentiels, personne n'a remarqué quoi que ce soit. Sa mère Sarah était descendue sur le quai pour passer un coup de fil, et n'a pu regagner le train à temps. Affolée, elle a alerté les contrôleurs qui ont gardé un oeil protecteur sur l'enfant endormie. Pourtant, à l'arrivée en gare de Stockholm, la fillette s'est volatilisée. On ne retrouve que ses chaussures sous la banquette... Une équipe de police, assistée par l'enquêtrice Fredrika Bergman, est chargée de l'affaire.  Nordique.jpg

Challenges littératures nordiques par Myuiki

 

Circonstance de lecture : 

 

J'ai trouvé ce livre hier, par hasard, dans une très grande librairie, dotée d'un bon rayon "littérature scandinave". J'en ai lu la moitié dans le train, je l'ai terminé hier soir.

 

 

76012749 pChallenge en train de lire par Aux bouquins garnis

Mon avis :

 

Je pense que nous avons là une nouvelle équipe d'enquêteur sur laquelle il faudra compter. Premier point, très positif pour moi : ils ont chacun leur problème, mais aucun ne noie ses soucis dans une addiction à l'alcool. Deuxième point : nous découvrons la police dans toute sa routine, et rien de pire, dans une enquête comme celle-ci, que la routine.


Alex, c'est un vieux de la vieille, le chef de la brigade, une légende vivante près de qui Peder est fier de travailler. Les disparitions d'enfants, il a l'habitude : la plupart du temps, la négligence des parents est responsable. On finit toujours par les retrouver, parfois, très loin, parfois en mauvais état, mais l'issue est globalement heureuse. Alors ce n'est pas Frédérika, la petite nouvelle, froide, distante, avec sa théorie tirée par les cheveux, qui va remettre en cause ce qu'il croit. La police manque d'effectifs, on nous impose des personnes venues de la société civile, qui n'ont rien à faire ici, on voit les dégâts que cela cause.

 

Ajoutez à cela qu'Alex et ses co-équipiers sont misogyne. A Frederika, on confie certains interrogatoires, certaines missions, parce qu'elle est une femme. On lui confie de plus grandes responsabilités uniquement quand personne d'autres n'est disponible. Le changement de point de vue nous permet de voir la distance entre ce que ses collègues croient qu'elle ressent, et ce qu'elle ressent réellement - rien qu'à leurs erreurs d'interprétation, je pouvais mettre en doute leur capacité à se remettre en cause. De plus, quelques chapitres, fort brefs, nous permettre de connaître le point de vue des kidnappeur, et leurs propos sont suffisamment nébuleux pour que l'inquiétude naisse.

 

Et se confirme. Quand le pire arrive, et que la première théorie s'écroule, il leur faudra tout reprendre à zéro, et vite. Ou, plutôt, s'intéresser enfin à la théorie de Frederika, aidé du programmateur informatique. Pas (trop) le temps de la réprimander parce qu'elle a poursuivi ses investigations en solo : elle a fait son travail malgré tout, et elle leur a permis d'avancer.

 

Nous retrouvons alors des thèmes fréquents dans la littérature suédoise : la maltraitance des enfants et son corollaire, l'impuissance de la société suédoise à remédier à leur souffrance, la prostitution des très jeunes filles, la différence entre les classes, et même si des mains secourables se tendent, il est souvent trop tard, ou le mal est trop grand. Je suis toujours choquée quand je vois (et pas seulement dans ce roman, dans ceux de Mons Kallentoft aussi) que les instituteurs détournent les yeux plutôt que de signaler les problèmes. D'un autre côté, tant qu'ils n'ont pas été signalé, ils n'existent pas, il n'y a donc aucun soucis dans le système éducatif suédois.

 

Premier roman d'une écrivain suédoise, Les enfants de cendre interroge sur la place des femmes dans la société suédoise, sur l'évolution de leur condition et de leur droit. Theodora, la grand-mère de Lilian, est la figure même du passé et de la perversion : toutes les méthodes sont bonnes, toutes les tricheries également, pour préserver son apparence et son rang. Sarah, Nora, Jelena, ont toutes été la proie d'un homme pervers, violent, et elles ont eu des difficultés (euphémisme) à retrouver leur liberté. Yvla, la femme de Peder, souffre d'une dépression post-partum, et si son mari s'est montré très attentif, même s'il ne comprend pas la cause de sa dépression (elle avait imaginé un enfant, elle a eu des jumeaux),elle en revanche, ne lui a jamais accordé le droit d'avoir ses propres coups de blues dues à des enquêtes pénibles. La sollicitude ne doit pas être à sens unique. Ellen, divorcée et "invisible" ou presque dans l'équipe, tente de sortir de sa solitude et de refaire sa vie, tout en veillant attentivement sur ses deux enfants. Quant à Frederika, elle a 34 ans, et se pose pour elle la question d'avoir un enfant - ou pas. Hors-norme, elle vit une liaison avec un homme marié plus âgé, sans éprouver le besoin de le dissimuler.

 

Reste un point important dont je n'ai pas parlé : le mobile du coupable. Si je le dévoile, la lecture du livre perd tout son intérêt. Sachez seulement qu'il a su trouver, dans le livre, une personne pour approuver ce qu'il fait et pourquoi il le fait. Même une, pour moi, c'est déjà trop. J'espère qu'aucune personne qui lira ce livre ne sera de son côté. 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

  dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 12:22

J'ai eu envie de vous faire partager une de mes découvertes lors de ma visite du musée du quai Branly : le théâtre d'ombre du Hebei.

 

Le Hebei est une province de l'est de la Chine. Elle est un centre important du théâtre d'ombres. Le principe ? Projeter sur un écran des ombres produites par des silhouettes, faites en parchemin rigide. Le cuir utilisé est de la peau d'âne. 

 

P160812_12.16-copie-1.jpgexemple de silhouettes


La plupart des personnages sont actionnés au moyen de trois baguettes : une pour le corps et deux pour les bras, actionnées par un seul montreur.


Un petit orchestre accompagne le mouvement, donne le rythme avec les instruments à percussion, et suit le chant avec les instruments à vent ou à corde.


Quatre types de personnages principaux se distinguent :

- les rôles d'hommes, sheng.

- les rôles de femmes, dan.

- les visages peints : jing.

- les clowns : chou.

 

 

Dragon2012feu

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 22:09

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éditions Kana - 190 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Moritaka Mashiro possède un don évident pour le dessin. Il est secrètement amoureux de Miho Azuki. Akito Takagi, le meilleur élève de sa classe, écrit des scénarios et souhaite que Mashiro les transpose en manga. La lente ascension pour réaliser le meilleur manga jamais édité commence !

 

Circonstance de lecture :

 

Comme vous pouvez le constater, je lis des mangas, en compléments des livres pour les jurys. Je ne me lasse pas.

 

 

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Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

 

Mon avis :

 

Je suis absolument conquise par ce manga : dès que la bibliothèque rouvre, je me précipite pour emprunter les tomes suivants.


L'action débute dans un établissement scolaire, comme beaucoup de mangas que je connais (Fruits Basket, Enigma, Chocola et Vanilla), mais l'intérêt de Bakuman n'est pas dans la vie de l'établissement scolaire. Les deux personnages principaux vont très vite considérer les études comme "une planche de salut" plutôt que comme un but, bien qu'Akito soit le meilleur élève de l'établissement. Les contrôles sont toujours là, la nécessité de travailler aussi, mais pour se donner les moyens d'accomplir leur rêve, ce n'est pas suffisant. Surtout, Akito sait quelle somme de travail et de dextérité sont nécessaires : son oncle était mangaka, il s'est épuisé à la tâche sans pouvoir vivre de son art.


Trois aspects de cette oeuvre sont réellement intéressants. D'abord, l'intrigue est très bien construite, et le premier tome se termine sur un réel aboutissement dans le cheminement des personnages. Ensuite, le lecteur en apprend énormément sur le monde du manga, et de manière très varié. Il est autant question du dessin, de la technique que du monde de l'édition et des différents concours qui existent pour se faire connaître. Enfin, le dessin est absolument superbe. Les personnages ont pris vie sous mes yeux, leurs mouvements ont été saisis à la perfection. Rarement j'aurai vu des silhouettes aussi expressives, même de dos.

 

Bien sûr, une histoire d'amour est présente elle aussi. Elle est cependant bien moins sirupeuse que dans d'autres mangas, de par son caractère touchant et pudique, de par le fait aussi que le lecteur sait que l'issue peut ne pas être heureuse, puisqu'il a l'exemple vivant sous ses yeux du devenir d'une histoire romantique.

 

Bakuman ? Un très grand manga. J'espère que la suite ne me décevra pas.

 

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