Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 10:10

retour.jpg

édition L'école des loisirs - 142 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Les bulldozers sont arrivés peu après sept heures du matin. Ils ont fait un grand détour par la route du bas pour s’installer le long de la butte en surplomb de la combe. Les bulldozers ont pris position, juste devant la banderole délavée sur laquelle on peut encore lire : « Non à la spéculation immobilière, refusons la destruction des espaces naturels ». Leurs silhouettes se détachent très nettement du paysage, en cette matinée dépourvue de brouillard. Ils sont là. Tout est fini. Dépité et furieux, Brian s’enfonce dans la forêt de son enfance en espérant que sa magie bienfaisante l’aidera à retrouver la sérénité. Mais ce jour-là, dans une clairière, une jeune fille en train de jouer de la harpe celtique semble l’attendre. Le début d’une nouvelle histoire, dont la plus belle partie reste à écrire…

 

regions.jpgChallenge vivent nos régions par Lystig 

 



 

 

Mon avis :

 

Un mot, un seul : bravo ! Et merci d'avoir écrit ce livre.

L'écologie vous barbe ? Ras le bol des bouquins pour adolescent qui vous parle des premières amours et du difficile passage à l'âge adulte. Bonne nouvelle : le retour de la demoiselle est bien plus que cela - tellement plus. Le titre lui-même trouve de nombreux échos dans le récit - c'est dire si, pour une fois, il est parfaitement justifié.

Bien que le narrateur soit à la première personne - Brian, en l'occurence, un ado de 14 ans qui se cherche - ce n'est pas seulement son histoire qu'il nous raconte, mais aussi celle de Maureen et sa soeur, avec lesquelles il est devenu ami.

Le retour de la demoiselle évoque la maladie mentale, le suicide, le désespoir, et la douleur de survivre à la mort d'un être cher. Il évoque aussi le déracinement, et toutes les difficultés qui en découlent. Texte fort, il trouve des moments de respiration grâce à la musique et grâce à l'irruption du merveilleux.

Un très beau texte que je souhaite faire découvrir, et pour conclure, un peu de harpe celtique, cet instrument qui illumine le récit : 

 

 


Repost 0
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:02

cheval-bleu.jpg

édition du Rouergue - 72 pages

 

Mon résumé :

 

Paolo vit dans l'enceinte de l'hôpital psuchiatrique de Trieste. Il n'est pas fou, non, il habite ici parce que sa mère y travaille. Son seul ami est Marco, le cheval de corvée. Un jour, un nouveau directeur, le docteur Franco Basaglia est nommé. Il veut changer les choses, remplacer les médicaments, les camisoles de force, les électrochocs par des mots.

 

Mon avis :

 

Ce livre, inspiré d'une histoire vraie, est magnifiquement servi par les illustrrations de Maurizio Quarello - cela devait être dit. Le texte d'Irène Cohen-Janca est lui-même magnifique.

Plus un album qu'un roman, le grand cheval bleu plonge les jeunes lecteurs dans l'Italie des années 70. Des années après la naissance de la psychanalise, les malades mentaux sont emprisonnés, littéralement, dans les murs, dans les camisoles (physiques ou chimiques), en plus d'être enfermés dans leur monde intérieur. Il faudra l'arrivée du nouveau docteur, qui fait bien des remous, pour que ses personnes se voient offrir les mots et l'ouverture au monde.

Paolo, le narrateur de l'histoire, est un enfant qui vit dans ce monde d'adulte. Il voit les "folies" des uns et autres, et comme il est un enfant, il ne juge pas celui qui se prend pour un arbre ou celle qui n'est que douleur depuis la mort de son enfant.

L'autre point important de ce roman est la place de l'animal dans la société. D'utilitaire, le cheval Marco devient animal de compagnie - enfin - rompant ici le cycle voulant qu'on se débarrasse immédiatement d'un animal qui ne sert plus à rien.

Le grand cheval bleu est un beau roman, à lire en famille.


 

  Challenge psySixième participation au Challenge Psy organisé par Métaphore.

 

 

 

 


 

Repost 0
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 18:31

complot.jpg

édition Flammarion - 244 pages.

 

Présentation de l'éditeur :

 

Neil Galore est sur le point de déjouer le plus grand complot  de tous les temps. Mais des forces démoniaques s'attaquent à  la ville de Chicago. Qui se cache derrière l'ennemi juré de  l'Agence ? Le plus courageux des Pinkerton s'apprête à vivre  les heures les plus brûlantes et les plus effroyables de sa jeune vie.

 

 

challe11

Challenge littérature jeunesse par Mélo

 

Mon avis :

 

La lecture de ce troisième tome confirme tout le bien que je pense de cette série. N'hésitez pas si vous avez l'occasion de la lire, elle est tout simplement formidable.


Déjà, l'auteur prend son temps : résoudre une affaire ne se fait pas en deux temps trois mouvements, même pour des Pinks. L'intrigue commence au Canada, au plus fort de l'hiver, entre la neige, la glace et le blizzard et prend fin aux derniers jours de l'été, quand il ne suffit que d'une étincelle pour que tout s'embrase.


J'ai aimé une intrigue dans laquelle il ne faut surtout pas se reposer sur ses certitudes, ne surtout pas croire que ce qui était tenu pour acquis l'est. Il ne faut pas croire non plus que l'agence laisserait un crime impuni. Prendre le temps d'agir, dresser des priorités ne signifie en aucun cas renoncer ou être lâche, et les ennemis des Pinkerton devraient se le tenir pour dit. Bien sûr, Neil est toujours le personnage central de l'intrigue, et s'il maîtrise de mieux en mieux ses pouvoirs, j'ai apprécié qu'il ne verse pas dans la sensiblerie en dépit des découvertes qu'il fait : l'eau de rose n'a pas sa place dans une intrigue de Michel Honaker.

 

Les interrogations soulevées à la fin de ce troisième tome promettent beaucoup. Vivement la suite.

 

50Ma participation pour l'état de l'Illinois au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet

Repost 0
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:05

product_9782070645589_244x0.jpg

édition Gallimard Jeunesse - 211 pages.

 

Mon résumé :

 

P.P. a disparu ! Rémi et Mathilde sont très inquiets : non seulement il n'a pas petit-déjeuné, mais en plus il était absent en cours, alors que c'était le jour du compte-rendu du conseil de classe. Les deux amis se lancent à sa recherche, grâce aux indices que Pierre-Paul a laissés derrière lui.

 

Mon avis :

 

Plus de dix ans après Le club des inventeurs, sixième volume des aventures de Rémi, Mathilde et Pierre-Paul, c'est avec plaisir que j'ai retrouvé ces trois personnages dans ce septième opus.


Ils n'ont pas changé, toujours élèves de la 4e 2 même si j'aurai pu avoir des doutes légitimes en ce qui concerne ce cher P.P. Cul-Vert, oh,pardon, sa Majesté Pierre-Paul de Culbert, 1er du nom, à moins qu'il ne choisisse un autre titre, tel "Votre gracieuse goinfrerie" ou "Votre bedonnante Altesse". En effet, après avoir résolu des mystères à Venise (Le professeur a disparu), en pays de Loire (la piste de la Salamandre) ou encore en Ecosse (PP Cul-Vert et le mystère du Loch Ness), voilà nos amis en Bretagne, sur un îlot qui appartenait à un ancêtre de notre génial collégien - je veux bien sûr parler de Pierre-Paul, deux ans d'avance, et les félicitations inamovibles du conseil de classe. Notre génial inventeur veut restaurer la monarchie sur cette île magnifique, battue par les embruns et visitée par les mouettes, avec l'aide de son fidèle domestique Jean-Jean (on aime les prénoms composés chez les Culbert).

 

Si vous suivez l'aventure avec P.P. et ses amis, vous découvrirez que rien n'est aussi simple qu'il n'y paraît. Vous affronterez des monstres, des traîtrises abominables (forcément, ce sont des traîtrises). Vous assisterez à des duels pour les beaux yeux des gentes demoiselles, comme au Moyen âge, siècle où il faudrait renvoyer Pierre-Paul et les siens, tant leur vision de la femme est archaïque.

 

Bref, Sa majesté P.P. Ier est la suite logique des six premiers volumes dont elle reprend les recettes, pour la plus grande joie des fans de la série. Pas de surprise, donc, mais pas de déconvenue non plus.

 

Repost 0
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 09:59

samourai-2.jpg

édition Flammarion - 309 pages.

 

Mon résumé :

 

Maître Goku est mort, tué traitreusement par Ken-Ichi, fils du nouveau jito. Les préparatifs de ses funérailles plongent Kimi et Hana dans l'affliction. Leur dernier espoir est de retrouver leur mère et leur petit frère.

 

Dragon2012feu

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

Mon avis :

 

J'ai beaucoup aimé ce second tome : il faut dire que là, j'ai été littéralement plongée dans l'action, et pour une fois, il est des péripéties que je n'avais pas vu venir. Quant à Kimi et Hana, elles ont beau être considérées comme naïves par leur adversaire principal, je ne pense pas qu'elles auraient pu deviner ce qui allait leur arriver.

 

Kimi et Hana ont des personnalités qui s'équilibrent. Si Kimi est définitivement considérée par ceux qui la côtoient comme un garçon, si elle ne cesse de parfaire ses techniques de combat, Hana garde une grande sensibilité - et pas une grande sensiblerie - et surtout, une difficulté constante à dissimuler sa nature féminine. Et il n'est pas bon être une fille en ses temps troublé.

 

Leur oncle n'a en effet pas perdu son temps. Il réorganise l'armée, les dojos, et met en place sa stratégie guerrière pour devenir le maître du Japon, balayant ainsi les efforts de paix mis en oeuvre par son frère. C'est une province presque exsangue que les deux soeurs traversent - leur oncle ne lésine pas sur les taxes, et autres exactions, pour nourrir son armée, redoutable. Les deux jeunes filles et les personnes qui les accompagnent (je n'en dirais pas plus) doivent déployer des trésors d'inventivité pour échapper à leurs poursuivants et parvenir à leur but : en ces temps troublés, personne n'est à l'abri, même de valeureux samouraïs peuvent succomber ou devenir des ronins.

 

Bien sûr, nous sommes toujours dans un livre de littérature jeunesse, le vocabulaire est soigneusement explicité, et parfois, le récit est un peu répétitif, pourtant, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire, et j'espère que le tome 3 sera bientôt disponible à la bibliothèque.

 

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre.

 

challenge-dc3a9fi-1000

le défi des mille

Repost 0
22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 08:53

secret.jpg

Hodder Children's Books - 144 pages.

 

Mon résumé :

 

Après avoir relu le premier tome du Club des cinq, je lis (parce que je ne les lisai pas à l'époque) le premier tome du clan des sept. Ce sont les vacances de Noël, le clan ne s'est pas réuni depuis longtemps et ils n'ont même pas un petit mystère à résoudre. C'est sans compter un concours de circonstance pour le moins inattendu.

 

Challenge littérature jeunesse par Mélo

 

Mon avis :

 

Est-ce parce que j'ai très peu lu cette série quand j'étais enfant ? En tout cas, j'ai beaucoup aimé cette lecture, très facile et relativement drôle, surtout si je la compare au Club des cinq : autant j'ai traîné le premier pendant des semaines, autant j'ai lu celui-ci en une soirée.


Ce n'est pas tant une question de difficulté grammaticale et autres questions de vocabulaire : les deux ouvrages sont aussi faciles à lire l'un que l'autre. C'est juste que le récit de The secret sevent m'a paru moins invraisemblable que le club des cinq. Certes, les enfants tiennent des réunions secrètes - dans la journée, ils rentrent à temps pour le goûter, le dîner, etc, etc. Certes, ils parviennent la nuit à sortir de chez eux sans trop de difficultés  mais la baby-sitter/gouvernante n'est vraiment pas très à  cheval sur la surveillance quand elle-même est prise par ses affaires personnelles. Certes, ils s'introduisent dans une maison vide car ils soupçonnent un enlèvement, mais il fallait bien un rebondissement à l'intrigue et j'en ai lu de plus invraisemblable (et j'en ai vu de bien pire dans la vie réelle).

 

Bref, the secret seven est un charmant roman d'aventures pour enfants, et je prendrai plaisir à lire les autres tomes de la série pour me divertir.

 


Challenge-anglais33e participation au challenge God save the livre organisé par Antoni. 

Défi anglaisQuatrième participation au Défi lire en anglais : I read in english.


 


Repost 0
15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 09:57

filles.jpg

édition Flammarion - 327 pages.

 

challenge-dc3a9fi-1000

le défi des mille

 

Quatrième de couverture :

 

Kimi et Hana sont des jeunes filles de bonne famille. Leur père, gouverneur de la province, vit en parfaite harmonie avec les provinces voisines. L'avenir des deux sœurs est tout tracé : devenir des femmes accomplies, à l'éducation irréprochable. Mais elles nourrissent secrètement un rêve : manier le sabre, comme de véritables samouraïs. Un jour; leur oncle, que la soif de pouvoir aveugle, assassine froidement leur père. Kimi et Hana s'enfuient. Elles se cachent alors dans une école de samouraïs ; elles vont y apprendre les règles de combat dans un seul but : se venger. Traquées sans relâche, leur vie est désormais entre leurs mains.

 

Un-mot-des-titres.jpgLe challenge ludique Un mot des titres de Calypso 

 

Mon avis :

 

Ce livre est dans ma PAL depuis dix-huit mois, le challenge de Calypso m'a donné l'occasion de l'en sortir.


Je l'ai lu très rapidement (comment, cela ne veut rien dire venant de moi ?) car les péripéties se succèdent à un rythme très rapide. J'aurai aimé vous dire qu'elles étaient toutes surprenantes, ce ne serait pas tout à fait juste, car j'avais prévu le principal rebondissement du récit, et j'avais prévu le coup de théâtre final.


Il reste aussi que je suis une adulte, je ne suis pas donc le public visé par ce livre (belle déduction !). Aussi, si j'ai apprécié les nombreuses explications des termes techniques contenus dans le texte (et pas par des notes de pied de pages, lassantes pour les jeunes lecteurs), j'ai trouvé que les répétitions, ou plutôt les récapitulatifs dans le récit était parfois lassants. Je suppose qu'il s'agit là de fixer l'attention des jeunes lecteurs, qui ne lisent pas ce roman d'une traite.

 

J'imagine qu'il s'agit d'ailleurs plutôt de lectrices, déçues de voir des héroïnes fifilles et des livres trop roses. Kimi et Hana sont forcés de devenir autre, pas seulement de se déguiser. Elles ne sont plus les filles du jito, elles ne sont pas des fugitives, elles sont des combattantes qui respectent les codes de l'honneur des samouraïs. Ce n'est pas la vengeance que Kimi recherche, c'est la réparation de l'outrage subi, afin que l'honneur revienne dans sa famille.

 

Même si j'ai l'impression d'avoir écrit un avis mitigé, j'ai bien aimé cette aventure, et j'ai très envie de connaître le dénouement. Il faut juste que je sois patiente : il reste quatre tomes.

 

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre.

 

Dragon2012feu

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

 

Repost 0
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 08:36

guide-bebe-dragon.jpg

 

Vous vous dites : Sharon disjoncte ? Elle a une brouette d'avis bien sérieux en retard, et elle écrit un article sur un guide pratique en l'art d'élever un dragon. Je n'aurai qu'une réponse : et pourquoi pas ?

 

Malheureusement, une combinaison ignifugée n'est pas vendue avec ce court manuel (une quarantaine de pages) relié comme un grimoire ancien. Elle serait pourtant bien pratique, même si le professeur Drake tient à nous préciser que sa propre veste ignifugée est le jouet préféré de Flambeau, son cher dragon.

 

Ce guide, je me le suis procuré en 2007, après qu'un élève m'eut prêté un très bel album sur la dragonologie. Il vous apprendra tout ce qu'il vous faut savoir pour :

- choisir votre dragon (il existe une dizaine de race, soigneusement décrite).

- élever votre dragon.

- éviter de vous faire cramer par votre dragon... et le sujet est vaste.

 

Quand je dis que vous saurez tout, c'est véritablement tout, des recettes préférées du dragonneau, à ses berceuses fétiches (à chanter en cas d'urgence !!!) en passant par l'apprentissage de la propreté, et du retour à la vie sauvage une fois le dragonneau devenu un robuste et solide adulte. Enfin, si vous avez survécu.  

Dragon2012speciale

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

Repost 0
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 18:38

automne.jpg

édtion L'école des loisirs - 176 pages.

 

Mon résumé :

 

Margaux et sa petite soeur Appolline accompagnent leur père, en résidence à Kyoto pour trois mois. Un automne, une saison, ce n'est pas long, même si Margaux laisse en France sa mère, costumière sur un tournage, et Mathias, son amoureux. Elle se dit que trois mois, c'est vite passé. Ces trois mois changeront pourtant sa vie.

 

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

 

Mon avis :

 

Ce roman est un très beau roman, destiné, à mon avis, à de grands adolescents (14/15 ans) qui seront mieux à même de comprendre les incertitudes de l'héroïne.


Margaux est la fille de son père et de sa mère. Son père est un artiste,surtout il est un homme dont la part d'ombre a recouvert à tout jamais la joie de vivre - si tant est qu'il en est jamais ressenti. Sa mère est une femme lumineuse, toujours gaie, toujours en mouvement, qui a porté son mari à bout de bras pendant toutes ses années, tout en élevant ses filles sans qu'elles souffrent d'avoir un père si différent. Si indifférent. Ce voyage à Kyoto n'est pas l'occasion de se rapprocher de ses filles - il est trop tard pour Margaux, et la toute jeune Appolline est bien plus lucide que ses quatre ans ne le laissent concevoir à sa grande soeur. Pourtant, elle aussi a vécu cela, les tentatives vouées à l'échec pour chasser ce spleen et attirer l'attention de son père. Ce voyage a une autre cause et un autre but, ce que Margaux découvrira au long de ses trois mois.

 

Traditionnellement, ces romans qui ont pour ambition de montrer la transformation d'une jeune fille en femme sont moralisateurs et ennuyeux (je reste poli). Ce livre est exempt de ses défauts car Karine Reysset n'a absolument pas l'intention de moraliser quoi que ce soit ou qui se fut. Margaux a seize ans, et elle agit en toute connaissance de cause - et tant pis si son histoire d'amour a choqué certaines personnes (là, je parle en connaissance de cause). Elle n'est pas une lolita perverse, Eric n'est pas un vil séducteur même s'il a quasiment le double de son âge. Contrairement à ce qu'écrivent d'autres auteurs, pourtant portés aux nues, Karine Reysset ne nous narre pas avec forces détails leurs relations intimes - pas de mièvreries vous dis-je, et j'aime cette fin de non-recevoir que la jeune narratrice pose explicitement à des lecteurs trop curieux.

 

Il ne peut avoir de juge plus sévère envers Margaux qu'elle ne l'est envers elle-même. Dans ce récit rétroactif, analyse lucide de ses trois mois, elle ne s'épargne pas, sans pour autant s'auto-flageler inutilement. Elle ne prétend pas être parfaite, son entourage non plus. Que dire de son père, très proche de figures paternelles bien réelles en cette année 2012 : ils ne veulent pas que leur femme ait la garde de leurs enfants, mais eux-mêmes n'ont strictement aucune envie de s'occuper d'eux réellement, sans penser aux dommages qu'ils causent à leur progéniture.

 

Ce qui est aussi troublant pour moi en lisant ce livre, c'est que j'y ai retrouvé, notamment dans les choses dont Margaux se souvient, des accents de Kyoto limited express d'Olivier Adam, Arnaud Auzouy. Je ne vous parle pas non plus de la communion entre leurs deux styles, cette même sensibilité, ces phrases qui vous font désespérer d'écrire avec une telle acuité un jour. J'avais été émue par Comme une mère (non chroniqué), j'ai très envie de poursuivre un bout de chemin littéraire avec cette auteur. 

 

Challenge des quatre saisons

challengeQuatreSaisons

Repost 0
8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 11:36

Five.jpgéditeur : Hodder Children's Books - 184 pages.

 

Mon résumé (non, je ne suis pas sarcastique. Enfin, si, un peu):

 

Julian, Dick et Ann, qui sont pensionnaires tout au long de l'année scolaire, ne pourront pas partir en vacances avec leurs parents comme tous les ans. Après ne pas avoir eu leurs enfants durant toute l'année, leurs parents ont envie d'être un peu seuls, c'est bien naturel. Les trois enfants sont donc envoyés en vacances chez leur oncle Quentin et leur tante Fanny. Ils espèrent ainsi faire la connaissance de leur cousine Georgiana. Ah, ça, pour la connaitre, ils vont la connaître, et ne seront pas déçus. George a un caractère bien trempé, et leur fait découvrir Kirrin Island, son île (héritage maternel) et surtout, son grand secret : son chien Timothy.

 

 

challe11

Challenge littérature jeunesse par Mélo

Mon avis :

 

Daté ? Non, pas vraiment. Enfin, si, un peu quand même. A ma décharge, je n'avais pas lu une aventure du club des cinq depuis au moins vingt-cinq ans - et pas en version originale, bien sûr.

Le premier temps d'adaptation vient des changements de prénom. Pour moi, le club des cinq est constitué de François, Mick, Annie, Claude (surtout Claude) et Dagobert. Je me suis complètement emmelé dans les personnages. Il faut dire qu'ils sont bien peu charismatiques, sauf Claude/George, la véritable chef de la bande. Je ne vous parle même pas d'Ann, la quintessence de la caricature de la fillette. Elle parle avant de réfléchir, et heureusement, car comme elle réfléchit très peu, elle ne prendrait jamais la parole. Par contre, elle pleure souvent, du moins au début, adore ses poupées et toutes les activités estampillées "fille". Bref, pour un roman d'aventures, elle est un boulet de compétition que George doit tracter avec elle - et même si George affirme à un moment qu'elle voudrait bien être aussi douce et gentille qu'elle, j'y vois plutôt la patte de l'éditeur que le souhait profond de George (et d'Enid Blyton).

Quant aux parents... Ceux de Julian, Dick et Ann sont totalement absents (bien pratique pour vivre leurs aventures) et ceux de George n'étaient pas vraiment faits pour en avoir. L'oncle Quentin est complètement imbuvable, et ne souhaite qu'une chose : l'invisibilité et l'inaudibilité de sa progéniture. La tante Fanny est dépassée par sa fille unique. De nos jours, elle lirait des ouvrages de psychologie à tour de bras et irait consulter un pédopsychiatre à n'en pas douter (au minimum). Le fait est qu'elle laisse sa fille et ses neveux faire à peu près tout ce qu'ils veulent, sans réellement s'inquiéter de ce qui peut leur arriver.

Vous me direz : s'ils étaient sous surveillance constante, ils ne pourraient vivre des aventures. C'est vrai. Ils ne pourraient découvrir le trésor de Kirrin Island. Vrai également. Ni être menacés par de dangereux voleurs. Exact. De là à dire que leurs aventures sont invraisemblables, il y a un pas que j'ai déjà franchi depuis de longues années.

J'ai passé beaucoup de temps à lire ce livre parce que je n'accrochais tout simplement pas. Je ne compte pas les pauses entre chaque lecture - et le nombre de livres que j'ai ingurgité entre temps. Pourtant, ce livre est facile à lire, les phrases sont bien construites, le vocabulaire relativement simple. C'est juste qu'aujourd'hui, heureusement, on ne fait presque plus de la littérature jeunesse avec uniquement des bons sentiments.

Lire les autres aventures du club des cinq ? Non. Il est d'autres auteurs jeunesses qui me tentent davantage, en VO ou en VF.


Challenge-anglais29e participation au challenge God save the livre organisé par Antoni. 

Défi anglaisTroisième participation au Défi lire en anglais : I read in english.

 Un classique par mois organisé par Cécile classique-final2

Repost 0

Présentation

  • : le.blog.de.sharon.over-blog.com
  • le.blog.de.sharon.over-blog.com
  • : J'ai crée ce blog pour partager mes lectures. Mes goûts me portent plutôt vers le roman policier.
  • Contact

Parlons félins.

Nunzi aussi a son blog :

le  blog de Nunzi

485

Recherche

Challenges

Logo Sharon

Le Challenge animaux du monde  a débuté le 24 juillet2011. Pour vous inscrire et déposer vos billet, c'est ici .

Si vous cherchez des idées de lecture, vous en trouverez en cliquant

 

logo

  Le Challenge romans sous influences a débuté le 18 septembre. Pour vous inscrire et déposer vos billets, c'est ici .

N'oubliez pas la bibliographie

Leblanc

 

Arsène.

Pour le Challenge Maurice Leblanc , les inscriptions et le récapitulatif ont lieu ici .

 

moliere-1318954748

 

Le Challenge Molière est à durée illimitée lui aussi .

 

Lecture

Le Challenge Histoire de famille est à durée illimitée lui aussi. Venez déposer vos billets ici ou Là.

Jetez un coup d'oeil sur la bibliographie.

 

challenge Paris(1) Le Challenge Paris je t'aime est illimité dans le temps.

Mon profil Babelio

Mon profil sur Babelio.com

Hellocoton

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez Sharon sur Hellocoton