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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 16:07

 

 Je ne sais pas si c'est le cas chez vous, mais alors que je suis plutôt en train de penser aux vacances de la Toussaint et à Halloween, les magasins commencent à s'emplir de décorations de Noël.

 

Cela tombe presque bien car Mia organise à partir du 1er Novembre et ce jusqu'au 25 Décembre le challenge La magie de Noël dont je vous laisse admirer le superbe logo :

 

Challenge Noël

 

Le principe est très simple : Mia nous invite à lire des livres dont le titre comporte le mot "NOEL"

 

Elle nous propose plusieurs catégories :

 

- de 1 à 3 livres : Esprit de Noël (la catégorie que j'ai choisie, je suis prudente)

- de 3 à 10 livres : Lutin de Noël

- de 10 livres : Assistant privé du Père Noël

 

Je lirai sans doute La révélation de Noël et Un Noël plein d'espoir d'Anne Perry (ce dernier paraît le 3 novembre). Je ne veux pas m'avancer davantage, et si je parviens à lire d'autres livres, je verrai bien.

 

Les BD et autres mangas, articles etc... ne sont pas comptabilisé.

.

Il existe aussi ce petit challenge :

 

Mon défi "La Magie de Noël"

 

qui consiste à faire découvrir des livres pour enfants avec le mot NOEL dans le titre.

Aucun nombre obligatoire, juste pour le plaisir de faire découvrir !

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:07

Crepe-des-champs.jpgédition L'école des loisirs - 110 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Mademoiselle Mirabelle, notre institutrice, est arrivée tel un ange. Un ange avec des cheveux dorés, des petits cloches aux oreilles et des chaussures très hautes et très vertes.

Elle n'a pas du tout plu à notre directrice, Madame Poivre.

 

Pour la journée Portes ouvertes, nous étions la seule classe à n'avoir rien préparé. Madame Poivre était si contrarié que Mademoiselle Mirabelle lui a dit un énorme mensonge...

Après ça, la classe était bien embêtée.

 

Heureusement, un des garçons a eu une idée tellement originale, tellement extraordinaire, que tout le monde sera sauvé. Heureusement  surtout que Flossie la vache, son amie, fait de merveilleuses crêpes des champs, brunes, odorantes et bien fumantes.

Une histoire d'un humour savoureux.

 

Mon avis :

 

Je cherchais un autre roman d'Anne Fine, j'ai trouvé celui-ci par hasard et, ma foi, je n'ai pas été déçue, si ce n'est par le dénouement.

 

Le jeune narrateur est Lancelot, un chevalier des temps modernes. La modernisation est nécessaire. Sa belle n'est autre que son institutrice, au doux nom de fruit. Lancelot n'est pas le premier élève à s'éprendre de son institutrice, surtout si celle-ci sort de l'ordinaire, après une floppée de remplaçant tous plus excfentriques les uns que les autres. Elle ne fait pas exception à la règle, disons plutôt que son excentricité est pleine de charme et de poésie. Le vaillant destrier a  fière allure également puisqu'il n'est autre qu'une douce vache, répondant au nom de Flossie. Tel un paladin du temps jadis, il a vu naître sa fidèle compagne et lui a choisi ce nom délicat.

 

Sa mission est de sauver mademoiselle Mirabelle des griffes de la méchante directrice d'école en trouvant un projet pour les portes Ouvertes. Les intrigues les plus simples sont les meilleures, et la solution trouvée est véritablement écologique (pourtant, ce roman a plus de vingt ans). Madame Poivre, au fond, n'est pas si méchante : c'est juste qu'elle a voué sa vie à enseigner et à améliorer la pédagogie.

 

Ce roman est présenté comme "d'un humour savoureux", je dirai plutôt qu'en dépit du sujet traité, il reste toujours poétique et énigmatique. Je suis sûre qu'il plaira aux plus jeunes.

 

 

 

 

 

 

Challenge-anglaisMa trente-sixième participation au challenge God save the livre organisé par Antoni. 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:07

les-nuits-d-ismael-marie-chartres-9782211204828.gifédition L'école des loisirs - 74 pages

 

Quatrième de couverture :   

 

Ismaël possède un pouvoir magique. La nuit, il devient un petit garçon volant. Il passe d’une pièce à l’autre, sans s’en apercevoir. Le soir, il se couche dans son lit, et, le lendemain matin, il a été téléporté dans celui de sa maman.

 

C’ets aussi le soir que la mélancolie se manifeste. C’est le nom de l’étrange maladie dont souffre la mère d’Ismaël, cette maladie qui lui laisse des pierres dures au fond du ventre et la fait tant pleurer. La mélancolie a tout envahi. Elle a fatigué le papa d’Ismaël, qui a quitté la maison.

 

Lorsque sa maman a la mélancolie, Ismaël se sent seul. Alors il pense à son pouvoir. Il est certain d’une chose : une cape magique lui pousse derrière le pyjama. Une sorte de cape rétractable qui se déploie dans son dos pour l’élever dans les airs et l’emmener loin de son lit. Une cape dans la nuit, il faut bien que ça serve à quelque chose. Qui Ismaël est-il censé sauver ? Quelqu’un ? Le monde ? L’univers ?

 

Ismaël attend et espère des réponses. Un jour, il le sait, il comprendra son pouvoir.  

 

Mon avis :

 

Je suis toujours désagréablement surprise par le fait que les romans de Marie Chartres ne soient pas plus connus, et que Marie Chartres ne soit pas une auteur reconnue. Est-ce à cause de leur brièveté ? Je connais peu d'auteurs qui savent en dire et en suggérer autant en si peu de pages, dans une écriture à la fois sobre et poétique.

 

Le thème est dur : la dépression et le suicide, vu à travers les yeux d'Ismaël. Il assiste jour après jour à la "mélancolie" de sa maman, et ne sait plus quoi faire pour qu'elle aille mieux.

 

Les causes de cette dépression ne nous sont pas expliquées - y a-t-il d'ailleurs toujours des causes identifiables ? Elle importe peu pour Ismaël, qui vit, jour après jour, les conséquences : le départ de son père, l'arrivée de l'aide familiale, Françoise, et la lente désagrégation de sa mère, dont il ne parvient plus à reconnaître les traits tant ils sont mangés par les larmes, dévorés par le désespoir.

 

Ismaël s'évade, de temps en temps, parce qu'il ne comprend pas tout ce qu'il vit - il les comprendra un peu mieux, plus tard.  J'ai certes l'impression de céder à la facilité en n'en disant pas plus. J'ai simplement envie de vous dire : ne passez pas à côté de ce livre.

 

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Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 12:43

154675-0.jpgéditions Milan - 105 pages.

 

J'ai lu ce recueil dans le cadre du challenge Fairy Tales organisé par Whoopsy Daisy (cinquième participation).

 

 

Quatrième de couverture :

 

Pourquoi n'y aurait-il que de belles et douces princesses, des princes charmants, des méchantes sorcières et d'abominables dragons ? Et pourquoi pas le contraire, hein ? Alors embarquement immédiat pour le royaume des contes d'aujourd'hui où tout est possible... ou presque.

 

Mon avis :

 

J'ai eu envie de faire une pause dans mes lectures "sérieuses" et de me replonger dans les contes de fées. Six contes composent ce recueil et jouent avec les codes des contes de fée.

Dans Les royaumes jumeaux, la gentille sorcière Bilinda est chargé par les deux rois, fatitgués de régner, d'unir leurs rejetons. Si le prince Florian est grognon, la princesse Mélinda est une chipie. Heureusement, la sorcière peut compter sur son charmant dragon, très bien dressé.


Le crapaud est une histoire relativement classique de prince charmant transformé... en crapaud justement. Trouvera-t-il une jolie princesse qui voudra bien l'embrasser ? Ou devra-t-il s'unir avec une charmante femelle crapaud ? Reste aussi à savoir s'il parviendra, ce charmant prince Armand, à se venger de la sorcière qui l'a ainsi transformé.


Comment faire la peau d'une sorcière montre les tentatives désespérées pour venir à bout de la méchante sorcière Sacra-Manta. Les méthodes choisies vont de la plus originale à la plus singulière, sans garantie de résultats. Ce conte est sans doute l'un des plus divertissants, mais j'avoue avoir bien aimé Le dragon qui pleurait sans cesse. Je ne vous dirai pas pourquoi, il pleurait, ni même les remèdes qu'il a ingurgité pour guérir (nous retrouvons la sorcière Bilinda) je vous dirai simplement qu'il gagnera un ami pour la vie et un emploi sympathique.


L'ogre exploite cette figure traditionnelle du conte. Attention ! Cet ogre est gourmet, il ne mange pas de la chair d'enfants de plus de douze ans. Il a du mal à trouver des fournisseurs. Ce conte est bourré d'humour, assaisonné de quelques anachronismes. "Je suis incapable de faire du mal à une souris qui dévore nos corn-flakes" est une jolie formule, surtout quand elle est dite par un personnage aussi courageux que Gilou, défendant ses petits frères et soeurs contre la voracité d'un ogre. Le narrateur n'est pas en reste, qui commente la situation et salue la bravoure du jeune garçon : "attendri par ce geste, et les pensées anesthésiées par cinq verres, bonjour les super dégâts !"


Le géant réunit tous les personnages (ou presque : la sorcière Sacra-Manta a été anéantie) que nous avons rencontré dans ce recueil. Ce conte est une véritable mise en abîme de l'écriture et des procédés propres aux contes de fées.


Petits contes comme autrefois... ou presque est un recueil à faire découvrir ou redécouvrir.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:11

Le-soleil-et-la-mort-Elise-Fontenaille-Les-lectures-de-Liya.gif

Grasset Jeunesse -  98 pages.

Merci à Liyah d’avoir fait voyager ce livre !

 

Quatrième de couverture :

 

On cherchait l’endroit idéal, isolé, tranquille.

Une nuit, j’ai eu l’idée : Irus ! L’île d’Anton était en vente depuis sa mort, mon père venait de trouver un acheteur, on ferait d’une pierre deux coups : on partirait dans un endroit génial, et après une histoire pareille, le type ne voudrait plus l’acheter, Irus… l’île du Bonheur serait à nous pour toujours. Et le grand saut, on le ferait comment ?

Là, Vlad a eu l’idée du siècle. En douceur, impossible à louper : il suffisait d’attendre la marée.

Il avait fait fort, le Prince des Ténèbres… un moyen aussi simple, je n’y aurais jamais pensé. Pas de sang, de violence, de boite crânienne éclatée, ni de grosse langue noire ou de corps bleu pendu à une poutre.

-          Dommage, a dit Mishima qui aimait bien se la jouer gore.

Il pensait déjà aux photos dans les journaux.

Kim et moi, on aimait autant que ce soit clean, en plus on pourrait se regarder partit en se donnant la main, ce serait beau comme une estampe japonaise.

 

Mon avis :

 

Le titre m’a interpelé par son antithèse et, comme à chaque fois qu’un titre me frappe, j'aurai envie de le modifier, de le retourner, de le trnasformer pour en extraire le sens profond, et je n'ai pas pu ne pas penser au ballet Le jeune homme et la mort, bien qu'il ne soit pas évoquer dans ce livre.

 

Le thème est dérangeant : le mal être adolescent poussé jusqu’à son paroxysme. Les sites dont il est question dans ce roman existe-t-il  réellement ? Je n’ai pas fait de recherches sur la question mais si oui, leurs conséquences et la facilité avec laquelle les adolescents fragilisés sont manipulables, font froid dans le dos.

 

Maintenant… L’écriture et la narration participent d’un choix qui ne me convienne pas. J’ai apprécié la précision et la sobriété avec laquelle les ados sont caractérisés. J’ai aimé la concision du récit, puisant sa richesse dans différentes sources (l’Odyssée, le roi Arthur, la littérature asiatique). J’ai moins aimé les faits laissés sans explication, les pistes narratives non développées. Certes, l’imagination du lecteur est ainsi sollicitée, mais j’aime aussi lire pour lire, non pour inventer.

 

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Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 08:45

mauvaigraine5.jpgédition Gallimard Scripto - 140 pages.

 

Mon résumé :

 

Jérémy a quinze ans et ne sait pas trop ce qu'il veut faire de sa vie. Ses résultats scolaires sont moyens, voire médiocres, il est amoureux de Mathilde, qui n'éprouve strictement rien pour lui, il a trois amis proches et surtout, une grande soeur brillante (elle fait science Po !).

 

Circonstance de lecture :

 

Ce livre est sélectionné pour le prix des Dévoreurs, section 4e.

 

Mon avis :

 

Un beau livre, un beau texte, un sujet sensible. Mauvaise graine parle du mal-être des adolescents, pas les adolescents de banlieue dont on nous parle sans arrêt, non, des adolescents coincés à la campagne, là où il n'y a strictement rien à faire, rien à espérer, entre les champs et les usines qui ferment, et où, pourtant, les interrogations et les problèmes existent aussi.

 

Jérémy est issu d'une famille simple. Père ouvrier, mère couturière. D'origine étrangère (on ne nous dira pas de quel pays, et au fond, quelle importance), celle-ci n'a jamais réussi à parler français sans accent. Elle n'a pas non plus réussi à transmettre sa langue natale à son fils, qui s'est refusé très tôt à la parler. Jérémy est en rupture avec sa famille, dont il a honte. Aussi ne comprend-il pas pourquoi tout le monde admire et respecte ses parents, qu'il voudrait bien pouvoir dissimuler aux yeux du monde, au contraire de ses baskets neuves de marque qu'il exhibe.

 

Jérémy grandit, s'isole, et pourtant tout l'amour de ses parents ne vise qu'à les protéger, lui et sa soeur. De quoi ? Le texte vous le dira, et le lecteur le comprendra bien avant Jérémy. Cette épreuve est racontée avec infiniment de pudeur, sans effet misérabilisme, ou avalanche de termes techniques qui mettent l'émotion à distance. Petit à petit, Jérémy renoue les liens avec sa famille, sort doucement de son état d'adolescence pour enfin grandir mais surtout mûrir.

 

 

Les thèmes développés dans ce roman ont, bien sûr, déjà été exploités. Ce qui fait la différence est la sensibilité avec lesquels ils ont traités, et le refus de l'auteur de tomber dans les lieus communs.

 

J'espère que ce livre plaira autant à mes élèves qu'il m'a plu.  

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 11:08

Prophetie.jpgédition Bayard Jeunesse - 297 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

La nuit de son treizième anniversaire, Nathan est tiré du sommeil par un étrange cliquetis. Guidé par le bruit, il se rend dans la chambre de son père et trouve, dans une vieille valise, une photo, un carnet et une boite qui appartenaient à sa mère, décédée à sa naissance. La boite contient un jeu, manifestement très ancien et maya. Nathan découvre bientôt qu'il s'agit d'un cadeau de Kukulkan, le dieu maya de la Création. remettant le sort de l'humanité en question, celui-ci propose au garçon un défi : s'il parvient à le battre au Jeu, la fin du monde prévue en décembre 2012, n'aura pas lieu. Un défi d'autant plus terrifiant que, pour espérer remporter la partie, il faudrait déjà que Nathan connaisse les règles du jeu.

 

Merci à Babélio et aux éditions Bayard jeunesse pour m'avoir permis de découvrir ce livre en avant-première.

  

Mon avis :

 

Prophétie est le premier tome d'une trilogie, chiffre symbolique très prisé dans la fantasy. Disons-le d'emblée : ce qui fait l'originalité de ce livre est le héros n'est pas très sympathique. A sa décharge, il a perdu sa mère à sa naissance, son père est passionné par son métier et ne semble guère préoccupé par son fils, souffre-douleur de certains camarades. Mais Nathan n'est pas tout blanc dans cette histoire et ses provocations ne sont pas pour rien dans les brimades qu'il endure . Contrairement à sa cousine Alyssa, il n'est pas un brillant élève (il pourrait l'être, mais môssieur ne veut pas), il n'est pas sociable et résiste à toutes les tentatives d'apprivoisement de son oncle William et de sa cousine. J'aimerai vous dire que ces deux derniers personnages sont antipathiques et justifier ainsi l'attitude de Nathan : ce n'est pas le cas. Alyssa travaille dur, elle essaie même de protéger son cousin, sans jamais être injuste envers ses adversaires - autant dire que sa tâche n'est pas aisée. William essaie d'instaurer un cadre propice à l'épanouissement de son neveu et son échec est autant lié à sa méconnaissance de Nathan qu'au caractère du garçon. Les chiens ne font pas des chats, et toute ressemblance avec son père n'est pas fortuite.

  

La vie d'adolescent en crise de Nathan se trouve métamorphosé lors de son anniversaire car il projeté dans des mondes parallèles, timidement d'abord, puis la fréquence et l'intensité de ces projections augmentent rapidement. Il se trouve ainsi au centre d'un jeu, qu'il doit gagner bien entendu, mais la partie serait nettement plus facile si les renseignements et les enjeux réels n'étaient distillés au compte-goutte.

 

Pour remporter le jeu, Nathan doit réussir une mission qui unit le genre fantastique et le genre policier puisque Nathan doit retrouver le meurtrier d'un policier, aidé par le fantôme de celui-ci. Récit initiatique ? Oui et non. Nathan est obligé de se dépasser, mais changera-t-il réellement ? A vous de le lire.

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 20:00

Killer.jpgMon résumé :

 

C'était mon anniversaire. Je ne pouvais tout de même pas savoir que ce ne serait pas la seule fête en ce jour d'Halloween ! Ma fête s'est terminée de manière légèrement désordonnée. Bon d'accord, de manière désastreuse. Oui, c'était quasiment une émeute !!!

 

Mon avis :

 

Pour une fois, je suis entièrement de l'avis de Tuffy : ce qui est arrivé n'est pas de sa faute. Pas du tout. Il est bien naturel de réunir ses amis le jour de son anniversaire, et ce n'est vraiment pas de la faute de Tuffy si sa famille donnait la plus grande fête d'Halloween de toute la ville précisément ce jour-là, encore moins si son ami Tiger a été horriblement blessé (physiquement) par l'invitation que sa famille a reçue.

Il faut dire que Tuffy n'a pas eu de chance : naître le 31 octobre est plutôt rare pour un chat, ce n'est pas la "saison des chatons", ou plutôt, pour employer une autre expression, Tuffy est un chaton d'hiver, censé être de santé fragile (je vous laisse juge si cet axiome est vrai pour Tuffy).

Il a donc organisé sa fête avec le plus grand soin : choix du lieu, invités triés sur le volet, menu issu des meilleures poubelles de la ville. Tout aurait été parfait si des pique-assiettes ne s'étaient présentés. Non, encore une fois, il n'est pas responsable des pertubations subies par ses hôtes, ni des déconvenues qui émaillèrent son chemin, jusqu'à son retour triomphal chez lui (au beau milieu de la plus grande fête d'Halloween qui soit, rappelons-le).

Ce quatrième volume est drôle, enlevé, l'éloquence de Tuffy est intacte, comme sa capacité à se renouveler dans le domaine des catastrophes.   

 

Trente-quatrième participation au challenge God save the livre organisé par Antoni.Challenge-anglais

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 20:15

saga_de_sakari_T1_200-2.jpgéditions Rageot - 274 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

- Kaspar, je te confie Sakari, Sakari, je te confie Kaspar. Veillez l'un sur l'autre comme l'étoile polaire veille sur la banquise.

 

Mon avis :

 

Je n'ai pas aimé ce livre mais je pense qu'il peut plaire à des adolescents - encore que l'adolescente que j'ai été n'aurait pas aimé ce livre. L'histoire est très simple, au fond. Deux camps s'opposent, les méchants, dirigés par leur chef, borgne, entouré de guerriers, de mercenaires et de mages, souhaitent vaincre les gentils habitants du royaume de Thulé. Ils ne sont pas totalement gentils, ils ont rompu les liens avec la Nature (un soupçon d'écologie est dans l'air du temps) et se sont fermés aux autres peuples, ce qui explique sans doute qu'ils soient tous blonds aux yeux bleus. 

Beaucoup de bataille, beaucoup de sang versé teintent ce roman - trop à mon goût. Je n'ai pas réussi à m'attacher à un personnage, si ce n'est aux Ursus et aux harfangs. Même la quepte de Sakari et de Kaspar, le duo de héros inversé (Sakari, la fille, est une guerrière, Kaspar, le garçon, héritier de l'empire, est contemplatif) ne m'a guère intéressée. Là aussi, j'ai préféré le jeune chaman qui les accompagne.

J'ai trouvé des points communs avec d'autres sagas, comme Le seigneur des anneaux (pour les batailles), A la croisée des mondes (pour les ours et e monde polaire), ou encore avec l'Autre et la Quête d'Ewillan (le guerrier solitaire, l'isolement d'un peuple), aux désavantages de la saga de Sakari, qui n'a ni leur souffle épique, ni leur originalité.

Deux autres tomes sont prévus, en octobre et au printemps 2012 : je ne les lirai pas.

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 08:44

Heritiers.jpgéditions France Loisirs - 360 pages.

 

Circonstance de lecture : 

 

Lecture commune avec Syl 

 

Quatrième de couverture :

 

1907, Saint-Pétersbourg. Le danger menace Natalia et sa famille : Volodia s'est échappé de son asile. Sa folie n'a plus de limite, il est prête à tout pour retoruver sa fortune et, surtout, se venger de son ennemi juré, Stepan.

Mais le jeune compositeur est loin. Parti en Amérique, tentant en vain de reconstruire sa vie.

Le destin dirige les pas de l'homme.

Ceux de Stepan le guident encore et toujours vers Terre-Noire.

 

Mon avis :

 

La trilogie se termine avec Les héritiers du secret. La nouvelle génération arrive sur le devant de la scène : Tatiana, qui préfère utiliser son diminutif, Tanya, à 18 ans, est encore plus volontaire et animée d’un esprit de changement que sa mère au même âge. Elle a l’avantage d’être l’aînée, mais son frère présente déjà des troubles du comportement, une immaturité qui le font étrangement ressembler à son oncle : tous deux ont manqué d’un père dans leur jeunesse.

La Russie a changé depuis 1891, et le tsar me fait étrangement penser à Louis XVI : même ancêtre à l’autorité écrasante, même caractère influençable. La maladie de son fils, le tsarévitch Alexis, le rend d’autant plus vulnérable puisque tous les espoirs reposent sur lui.

Je ne m’attendais pas vraiment à la présence de Raspoutine dans le cadre de l’intrigue - il faut dire que je connais mal l’historie de la Russie et que je ne savais pas à quel moment Raspoutine étendait son influence sur la cour impériale. S’il n’est pas le héros du roman, il est du moins le héros de Volodia.

La vengeance est encore le thème de ce troisième volume, si ce n’est que le désir de vengeance de Volodia n’a rien de légitime. Enfermé dans un asile depuis plus de quinze ans, il alterne apathie et violence aigüe. L’asile est dans un délabrement inouï - l’argent manque cruellement, comme il manque partout en Russie pour toutes les choses essentielles. Il ne parvient encore à fonctionner que grâce au dévouement du docteur Antipov et à la générosité de Natalia. Bien qu’elle n’éprouve plus rien pour son frère, son sens du devoir est suffisamment aigu pour qu’elle ne l’abandonne à son sort. Le désir de vengeance de Volodia est suffisamment aigu pour qu’il veuille faire payer à sa sœur, à sa nièce et à Stepan tout et n’importe quoi.

J’ai comparé, dans un commentaire, ce roman à la trilogie marseillaise, parce que, comme Marius et Fanny, il leur aura fallu attendre des années pour se retrouver, et que la jeune génération (Césariot d’un côté, Tanya de l’autre) n’est pas pour rien dans ces retrouvailles. Comme Marius ou comme le fils de Mercedes dans Le comte de Monte-Cristo, Mischa, le fils de Natalia, prendra la mer.

Stepan est devenu encore plus impressionnant que dans le précédent volume, son feu intérieur l’a entièrement consumé. Il croit au destin, il ne croit pas à la psychanalyse naissante ni à ce docteur Freud qui exerce à Vienne et qui, dit-on, pourrait guérir la paralysie de son bras droit. Son but est simple et juste : protéger la femme qu’il a toujours aimée et ses enfants, peu importe les dangers encourus. Les péripéties ne manquent pas dans ce dernier volume, jusqu’au dénouement.

Je n’apporterai qu’un léger bémol : je n’aime pas les personnages morts qui ressuscitent inopinément. Néanmoins, comme Marius et Fanny, Stepan et Natalia ont bien le droit d'être enfin heureux.

 

Ma cinquième participation au Challenge Vie de Chateau. chateau16

Challenge psyLa lecture de ce livre valide ma première participation au Challenge Psy organisé par the book addictes.

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