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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 18:14

A comme Association3

édition Rageot / Gallimard jeunesse - 198 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Prénom : Jasper.

Age : 15 ans.

description : grand, maigre, peau blafarde et yeux charbon.

Profession : agent stagiaire à l'Association et lycéen (à ses heures perdues).

Signes particuliers : pratique la magie et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval.

aime : les mauvais jeux de mots, Donjons et Dragons, l'Agent stagiaire Ombe.

Mission : faire ami-ami avec Erglug le troll et sauver la vie de l'agent Ombe.

 

Mon avis :

 

Pour ce livre, je n'écrirai pas une critique très longue, ou très étoffée car lire ce roman a tout simplement été un très bon moment.

 

Jasper est toujours le roi des jeux de mots foireux, même si cette fois-ci, ils sont moins nombreux mais tout aussi savoureux : "Ne manquez pas les prochains épisodes du bouffon contre les vampires". Il faut dire qu'il a trouvé un compagnon de jeu assez coriace : Erglug, le troll, avec lequel il sympathise. Soyons honnête : c'est surtout avec la soeur d'Erglug qu'il rêve de sympathise, voir plus si affinité (si déjà vous avez quelques soucis parce que le frère de votre copine est trop protecteur, imaginez ce que cela peut donner si le frère en question est un troll).

 

Si l'intrigue poursuit celle des tomes précédents (non, nous ne sommes pas encore débarrassés du magicien), il nous réserve cependant bien des surprises (ne croyez pas que tout le savoir que vous avez emmagasiné dans le tome précédent est acquis), et n'hésite pas à nous plonger dans un univers mi-conte de fée, mi-récit de chevalerie, dans lequel le magicien Jasper, s'adressant à un public conquis d'avance, s'adresse à ses fans éperdus (c'est à dire nous, si j'ai bien compris, nous qui sommes incapables de maîtriser des langages aussi simples que l'elfique).

 

Les deux tomes se rejoignent, pour sans doute ne former désormais qu'une seule intrigue : autant vous dire que j'ai déjà réservé le tome 5.

 

Book

 

 

 

9/19 dans le cadre du régime de Leiloona

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 10:45

Ne me dites pas que je suis en retard, je le sais : je devais publier ce livre le 18 avril, dans le cadre d'une lecture commune avec  Syl et nous sommes le 28. Disons que je tenais à avoir pile dix jours de retard pour la rédaction de ce billet.

 

Eveilleurs.jpg

 éditions Hachette jeunesse - 514 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Dans une vallée isolée, grandissent Claris et Jad. ils sont jumeaux, se comprennent sans rien dire, et vivent dans un univers où évoquer le passé est interdit. A Salicande en effet, personne ne parle des Temps d'avant, pas plus que de leur mère, disparue mystérieusement.

Que s'est-il produit ? Y a-t-il un lien avec ces dons mystérieux dont les enfants semblent avoir hérité ? Avec la Grande Catastrophe et l'effondrement de la civilisation des Temps d'Avant ?

 

Mon avis :

 

Disons le tout de suite : je n'ai pas été convaincue par cette lecture. J'ai même été souvent agacée par l'abondance de questions posées, qui n'obtiennent que rarement des réponses. Les deux cent cinquante premières pages ont été difficiles à lire, les suivantes l'ont moins été, parce que quelques actions se profilent et au moment où le noeud de l'intrigue se met en place, c'est la fin du tome 1.  

 

Je n'ai pas ressenti beaucoup de sympathie pour les personnages, mis à part pour Jad et pour Ugh - sans doute parce qu'ils évoluent au cours de ce roman, au lieu de rester cantonner aux rôles qui étaient les leurs au début de l'oeuvre.

 

Je pense que ma lecture a souffert de la comparaison avec Le Pacte des marchombres, à l'univers assez proche - si ce n'est que ni Claris, ni Jwell n'ont la trempe d'Ellana, tout comme leur mentor n'a pas celle de Jilano. De plus, les éveilleurs restent un roman de science-fiction, et ce genre littéraire n'est vraiment pas ma tasse de thé.

 

Restent l'évocation du temps d'Avant, grâce aux Chroniques, la description (trop brève) de la vie du peuple des Arbres (encore une réminiscence d'Ellana pour moi), ou les apparitions du Gris et d'Athéna.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 14:36

mon-nez.jpgJ'avais besoin, après des lectures assez longues et assez sanglantes, d'un roman qui m'offre un bon moment de détente. En visitant le blog de  Cécile , j'ai trouvé le livre qui convenait : le premier tome du journal intime de Georgia Nicolson.

 

Il est publié chez Pôle fiction (une division de Gallimard jeunesse) et comporte 244 pages.

 

Voici le quatrième de couverture :

 

Georgia a 14 ans et sa vie est un enfer : Non seulement celui qu'elle surnomme Super-Canon sort avec une cruche prénommée Lindsay, mais surtout il y a cette chose au milieu de son visage : son nez...

 

Mon avis :

 

Ce roman est drôle, très drôle, vraiment excellent ! Il est de plus très facile à lire, avec son découpage en mois, jour, heure et minute (je ne ferai pas mieux sur mon propre carnet de bord).

 

Georgia est une adolescente ordinaire. Elle n'aime pas le collège trop strict où elle étudie (le port du béret obligatoire sur le chemin de l'école, je ne crois pas que je l'aurai supporté non plus), elle a même un définition du collège que beaucoup d'adolescents pourraient adopter : "le collège ne sert qu'à remplir les heures interminables qui nous séparent de notre retour à la maison et des choses importantes que nous avons à faire entre copines." p. 99.

 

Georgia est une adolescente ordinaire. Elle n'est pas satisfaite de son physique, elle se cherche  : sa technique pour dissimuler ce qu'elle estime est disgracieux sur son visage (son nez !) n'est vraiment pas au point. Elle vit ses premières amours qui ne durent quasiment que le temps qu'elle les écrive sur son journal intime d'une extrême précision. Je me demande même où elle peut trouver le temps d'écrire aussi longuement, et de façon aussi percutante. Elle conseille ses amies, avec des formules qui font mouche "tu veux vraiment finir tes jours avec un type qui est dans les salades ?", et elles-mêmes ne sont pas en reste de petites gentillesses, surtout quand Georgia demande à sa meilleure amie de rompre pour elle.

 

Georgia est dotée de parents singuliers, d'une petite soeur adorable et d'un chat... oui, vous vous doutez bien que je vais m'attarder sur lui. Certes, Libby Nicolson (petite soeur de Georgia) parvient à lui mettre un pyjama, un bonnet, et une tétine "dans le bec" - preuve que ce chat n'est pas aussi agressif qu'il en a l'air. Mais le reste du temps, il est un tantinet agité, très légèrement agressif (juste un peu). Pas de quoi fouetter... un chat.

 

A lire si vous avez envie de vous divertir.

 

Challenge-anglaisHuitième livre lu dans le cadre du challenge God save the livre, organisé par  Antoni .

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:12

Tips-copie-1.jpg

éditions Folio - 198 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village de Slapton doit être évacué. Au moment du départ, la jeune Lily s'aperçoit que son chat Tips a disparu. Au péril de sa vie, elle part à sa recherche et franchit les barbelés qui entourent le village. Heureusement Adolphus, un soldat amércain, lui apporte son aide. Dès lors se noue entre eux une sincère amitié. Mais un jour, le jeune homme part au combat.

 

Mon avis :

 

D'emblée, je sais que je retrouve dans ce livre un des thèmes majeurs de l'oeuvre de Michaël Morpurgo, thème sous-jacent parfois comme dans Tempête sur Shangri-La,  Le Royaume de Kensuké, ou Shadow, ou, comme dans ce roman, fil conducteur : la guerre et ses conséquences sur les destins individuels. Nous retrouvons aussi les liens qui unissent les hommes et les animaux, liens toujours positifs, et parfois inspirés d'histoires réelles (Shadow, encore une fois, ma prochaine lecture en VO).

 

Autre point commun : le narrateur est un enfant, qui nous raconte les faits dix ans plus tard. Mickaël surnommé Bowie, a en effet reçu une lettre étonnante de la part de sa grand-mère. Le mot est faible : non seulement elle lui annonce une nouvelle extraordinaire (que l'auteur a l'habileté de ne pas nous dévoiler) mais elle lui envoie son journal intime, qui couvre les années 1943-1944.

 

Je rapprocherai ce livre du roman  Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer .Il nous fait découvrir la vie à l'arrière du front, pendant la seconde guerre mondiale. Le récit est moins tragique : les allemands n'occupent pas le territoire. La guerre n'est visible que par l'absence du père de Lily, parti volontairement au Front, et la présence des enfants londoniens évacués à cause des bombardements et des privations (nettement moins nombreuses à la campagne) et des Yankees, qui viennent préparer le débarquement.

 

Ce roman pose beaucoup de questions. Pourquoi combattre quand on y est pas obligé, comme le père de Lily ? Pourquoi aller délivrer des personnes que l'on ne connaît pas ? Pas de réponses toutes faites, banales et moralisatrices mais des décisions individuelle, longuement muries. Je citerai Adolphus T. Tips, citant son ami Harry :

 

Vous savez ce qu'il m'a dit ? Il m'a dit : "Je sais pourquoi je fais ça, c'est pour qu'on soit plus jamais les esclaves de personne, voilà pourquoi. on a eu notre liberté, et on laissera personne nous la prendre. On va la garder." Voià ce qu'il m'a dit. Mais, quand j'irai en France, je me battrai pour la liberté de personne. Je me battrai pour Harry, et ils auront intérêt ) faire gaffe parce que, maintenant, je suis fou furieux, et je me battrai comme un fou, p. 162.

 

Lily évolue au fil des pages et même si l'enfance n'est pas loin (voir l'écriture "en escalier" quand elle écrit dans le noir ou les traces de pattes boueuses), la guerre fait irruption dans le petit village et la fait murir - ce qui ne signifie pas devenir sage.

 

Bref, encore et toujours un très beau roman signé Michaël Morpurgo.

 

Book

 

  Ce roman est le deuxième livre lu dans le cadre de mon régime d'été organisé par Leillona.

2/19. Challenge-anglais

 

Il est le septième livre lu dans le cadre du challenge God Save the livre. 7/15.

 

ObjectifIl est mon troisième livre lu dans le cadre de l'Objectif PAL organisé par Antigone.

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 14:02

Tempete.giféditions Folio - 178 pages.

 

Mon résumé :

 

Cessie étudie le violon, son père est un animateur radio connu, sa mère est très occupée, néanmoins, ils mènent une vie de famille heureuse. Un jour, un vieil homme apparaît : il dit être son grand-père paternel.

 

Challenge-anglais

Mon avis :

 

Ce n'est pas un secret : j'aime beaucoup les romans de Mickaël Morpurgo. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. L'histoire est simple, elle a souvent été traitée dans la littérature jeunesse : le retour du père prodigue.

 

Là, la situation est nettement différente : il ne revient pas alors que l'enfant est encore jeune, il revient alors que son fils est marié, est père lui-même et réussit une belle carrière. C'est donc sa petite fille Cessie qui nous raconte ces retrouvailles (pour son père et son grand-père) et cette découverte (pour elle).

 

Morpurgo évite bien des écueils dans son écriture. Pas de pathos, pas de mélodrames, Tempête sur Shangri-la est une histoire simple, tendre, douloureuse parfois, racontée avec des mots justes. Les personnages sont proches de nous parce que leurs réactions sont humaines : ils peuvent donc se tromper, douter, et surtout reconnaître leurs erreurs, même s'ils ont pensé agir pour le mieux. L'intrigue ne comprend pas à proprement parler de rebondissements spectaculaires (encore que, dans le dernier tiers du roman...), elle suit les méandres de la vie, s'autorisant un retour en arrière en pleine guerre, racontant un événement déterminant pour le grand-père de Cessie.

 

Un beau roman et une belle écriture, à faire découvrir à de jeunes lecteurs. Objectif

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 09:07

Royaume.jpg

 

Titre : Le royaume de Kensuké.

Auteur : Michael Morpurgo.

Illustrateur : François Place.

Editeur : Gallimard Jeunesse.

Nombre de pages : 146.  

 

Quatrième de couverture :  

 

Le 10 septembre 1987, Michael embarque avec ses parents et leur chienne, Stella, sur un voilier pour faire le tour du monde. Ils s’arrêtent, parfois, pour de fabuleuses escales, Afrique, Amérique, Australie, jusqu’au jour où survient un terrible accident. Le jeune garçon se retrouve échoué, avec sa chienne, sur une île déserte perdue au milieu du Pacifique. Va-t-il pouvoir survivre, affamé, menacé par toutes sortes de dangers ? Reverra-t-il jamais ses parents ?

Un matin, alors que l’épuisement le gagne, Michael trouve auprès de lui un peu de nourriture et d’eau douce. Il n’est pas seul…  

 

Challenge-anglais

  Mon avis : 

 

J’aime beaucoup les romans de Michael Morpurgo, son écriture soigné et émouvante. J’ai découvert le Royaume de Kensucké au hasard de mes pérégrinations dans la bibliothèque municipale.



Ce roman existe en deux versions, poche et grand format. Si la version poche est moins onéreuse, en revanche l’édition grand format, avec ses magnifiques illustrations, est un magnifique objet.



Le roman s’inspire de Robinson Crusoé, tout en restant contemporain. La première partie du roman voit les parents de Mickaël tenter de faire face après avoir tous les deux perdus leur emploi. Le père prend une décision radicale : acheter un bateau et larguer les amarres. La deuxième, après l’accident, montre la vie de Michael sur l’île et sa rencontre avec Kensuké.



Kensuké est un vieil homme japonais, survivant de la seconde guerre mondiale. Depuis, il vit sur l’île, peint, s’occupe des animaux. Contrairement à Robinson, il ne les a pas domestiqué à son profit, il les aide à survivre face au plus grand des prédateurs : l’homme.

 

Le vieil homme et l’enfant vont s’apprivoiser peu à peu, Kensuké le nourrira, le soignera, lui fera découvrir son royaume. Il lui racontera pourquoi il n’est jamais revenu à Nagasaki. Comme toujours dans l’œuvre de Mickaël Morpurgo, vous ne trouverez pas de pathos, pas de complaisance, mais un récit délicat et pudique, et même si le récit est rétrospectif (le narrateur nous dit dès la première page qu‘il écrit dix ans après les faits, nous savons donc qu‘il a survécu), il nous surprend par son dénouement inattendu.



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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 21:05

 

au-secours.jpg

Quatrième de couverture :

 

Pourquoi Ralph doit-il rester enfermé dans sa chambre le jour de Noël ?

Tout avait pourtant bien commencé.

Il avait envoyé sa lettre au Père Noël pour demander :

«Un furet, un vrai crâne humain, un scooter Px125, une toupie à moteur, un poster du Roi des Grenouilles, une promenade en ballon, une Game Boy Advance, un tour en avion biplan, un filet de saumon fumé, un casque stéréo GTS et une journée de canoë-kayak sur le Colorado. »

Mais tout ce qu’il a obtenu, c’est : un oncle sadique, une tante gâteuse, une Grand-Mamie odieuse, une cousine crâneuse déguisée en meringue, une mère surmenée, un père coupable, un voisin abandonné par des parents indignes, un Grand-père démolisseur, un oncle radin, une tante au régime.

Et une punition injuste

Il se venge en racontant sa version de l’histoire. Et attention : il dit TOUTE la vérité.

 

 

Mon avis :



 J’ai découvert Anne Fine grâce à son roman très drôle et très réussi Journal d’un chat assassin. Je la retrouve ici avec plaisir dans cet Au secours, c’est Noël.

Ne vous attendez pas à une version traditionnelle de Noël. Tansy, la maman, fait pourtant tout pour que la fête soit réussie. Autant dire qu’elle a fort à faire avec la famille qui est la sienne. Entre un mari dont le mot préféré est « désolé » (pour tout ce qu’il n’a pas fait), un père fou de bricolage, un frère charmeur et adulescent, et des invités tous plus sans-gêne les uns que les autres, je ne sais lequel est le plus adorable. J’accorderai tout de même une mention spéciale à l’arrière-grand-mère indigne, prête à faire un don pour les enfants maltraités, du moment que l’association aide les parents à les maltraiter davantage.

L’ouverture des cadeaux sera un grand déballage des reproches et des rancœurs. Ne vous attendez pas à une grande réconciliation sirupeuse, plutôt à une part de gâteau avec de la glace, de la chantilly et de la crème anglaise, après un festival de claquage de portes et un démontage en règle d’une machine à laver.

N’hésitez pas à faire découvrir ce livre à vos enfants ou à vos jeunes élèves.

 

Challenge-anglais

 

 

Editeur : L’école des loisirs.Nombre de pages : 138.

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 14:21

book_cover_la_plus_grande_lettre_du_monde_40392_250_400.jpeg

 

Titre : La plus grande lettre du monde.

Auteur : Nicolas Schneegans

Editeur : le livre de poche.

 

Présentation de l'éditeur :(source : site du livre de poche jeunesse).

 

Nicolas vient de perdre sa grand-mère. Profondément marqué par cette disparition, il se lance un fabuleux défi : écrire à sa future femme une lettre extraordinaire, une lettre qui retrace toute son histoire passée, présente et à venir...

 

Circonstance de lecture :

 

Le moins que je puisse dire, c'est que je ne participe pas souvent à la journée des enfants. Le fait est que nous ne sommes pas mercredi, mais jeudi.

Mon ordinateur a eu la gentillesse de m'abandonner hier à 13 h 30. J'ai donc dû changer le sujet initialement prévu et le poster en retard.  

 

Mon avis :

 

Ce roman est très court, et sa raison d'être provient essentiellement de l'immense solitude dans lequel est plongé le tout jeune narrateur. Sa mère est morte, sa grand-mère vient de mourir et il n'a personne à qui confier sa peine et ses questions.

 

Roman épistolaire ? Non, pas vraiment. Les codes de la lettre sont respectées, mais le roman tient plus du journal intime que du genre épistolaire pur et dur.Nicolas invente au fur et à mesure cette future compagne, qui elle seule pourrait le comprendre et le consoler.

 

Ce petit roman, écrit avec des mots simples, aborde des thèmes durs tels que le deuil, la maladie, les secrets de famille et la recherche de ses origines avec beaucoup de pudeur et de tendresse. Comme le héros de Noé, Nicolas s'interroge sur son père, sans rancoeur et sans curiosité excessive non plus. Son grand-père, désormais seul avec lui, est davantage dans l'urgence, afin d'assurer  l'avenir de son petit-fils.

 

Le dénouement ne résout pas tout - comme dans la vie. Il ouvre suffisamment de perspective pour laisser vagabonder l'imagination des enfants.

 

58202548 p

 

 

 


 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 13:42

book_cover_a_comme_association-_tome_2___les_limites_obscur.jpg

Titre : A comme association.

Auteur: Pierre Bottero.

Editeur :Gallimard jeunesse/Rageot jeunesse

Nombre de pages : 187.

 

Mon résumé :

 

Ombe, dix-huit ans, est agente stagiaire à l'Association (officieusement) et étudiante (officiellement). Blonde aux yeux bleus, elle a surtout la particularité d'être (presque) incassable et d'aimer tabasser de bons gros monstres. Par contre, en ce qui concerne l'utilisation de la magie, ce n'est pas vraiment son domaine de prédilection.

 

Circonstances de lecture :

 

Mon premier article sur ce blog était consacré à Pierre Bottero.

Je voulais commencer cette nouvelle année en lisant un de ses livres, avant de partir à la découverte de nouveaux auteurs.

 

Mon avis :

 

J'ai passé un excellent moment avec ce livre. Oui, il est très différent de ce qu'a pu écrire Pierre Bottero. Oui, Ombe est très éloignée d'Ewillan et d'Ellana. Pourtant, les aventures qu'elle vit sont ébouriffantes. Surtout, le ton change : place à l'aventure à l'état pur. Place à l'humour aussi : j'ai beaucoup ri en lisant ce livre. Il fallait une très grande maîtrise pour oser une intrigue aussi loufoque, pour oser la concision des chapitres 4 et 6, pour oser une narratrice aussi agaçante parfois.

Alors ....

si vous aimez Pierre Bottero.

si vous vous demandez à quoi a pu ressembler la jeunesse d'Anita Blake, à laquelle Ombe me fait penser.

si vous aimez la série A.N.G.E d'Anne Robillard

n'hésitez pas ! Ce livre est fait pour vous.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 22:29

meto-3.jpg

 

Titre : Méto, tome 3 : le monde.

Auteur : Yves Grevet.

Editeur : Syros.

Nombre de pages : 377.

 

Quatrième de couverture :

 

De retour à la Maison, Méto est séparé de ses proches et désigné aux yeux de tous comme le "traître". Mais les César le conduient bientôt dans une partie de la grande demeure tenue serète et réservéeaux membres du groupe E, une élite chargée d'effectuer des missions sur le continent...

 

Mon avis :

 

Je me pose souvent les questions de la limite entre la littérature jeunesse et la littérature "pour adultes" (je suis à la recherche d'un meilleur terme). Lire Méto pose cette question, dans le bon sens du terme. Ce roman est tellement rempli de références que je me demande si des jeunes lecteurs peuvent toutes les percevoir s'ils ne sont pas guidés dans leur lecture. Néanmoins, je dois dire que les quelques élèves auxquelles j'ai prêté ce livre l'ont apprécié.

 

Méto reste notre guide et découvre le monde - ou plutôt découvre peu à peu tout ce qui lui avait été caché et pour être sûrs de lui faire perdre toute autorité sur la Maison ou sur l'ïle, les Césars vont l'intégrer à cette troupe délite, l'exhiber de manière à ce que chacun le prenne pour un traître. Méto reste plus lucide que jamais, il sait tirer les leçons des pièges qui lui ont été tendus dans le passé et exploiter ce qu'il a appris de ses adversaires. Les actions ne manquent pas dans ce troisième tome, pourtant aucune ne donne l'impression d'avoir été écrite juste pour rajouter une péripétie supplémentaire. Nous avons l'aboutissement de toute l"intrigue.

 

Les références au monde Antique sont toujours bien affirmés. Le monde n'est-il pas gouverné par un triumvirat, dont les deux membres les plus influents sont Jove et Marc-Aurèle ? Nous pouvons lire aussi un exposé, clair, des méthodes d'endoctrinement d'un côté, dans le "Monde", et des méthodes de soumission, sur "l'île" - pour ne pas parler purement et simplement de lavage de cerveaux.

 

A la lecture de ce roman de science-fiction, j'ai eu envie de dire "impossible" et pourtant, pourquoi pas ? Déroulée sur quelques mois seulement, l'histoire de Méto plonge ses origines dans une Histoire de près de trente-cinq ans, jouant sur des peurs très actuelles. La peur d'une troisième guerre mondiale. La peur d'une pandémie :  tous les moyens sont bons pour se défendre contre les maladies sournoisement transmises. La peur de la surpopulation. L'obsession sécuritaire. La seule dimension qui est curieusement absente est la religion - elle s'est incarnée en la personne de Jove.

 

Méto 3 est une très belle conclusion à une remarquable trilogie.

 

 

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