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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 21:41

Trouville.jpgéditions l'Ecole des loisirs - 67 pages

 

Mon résumé :

 

Maurice (nommé ainsi en l'honneur de son grand-père) a attrapé la scarlatine et personne ne peut le garder, sauf sa grande-tante Willa, qui habite Trouville. Elle a aussi la réputation d'avoir un sale caractère.

Voici donc Maurice à Trouville, avec Willa, Michel - une boule de poil identifié comme un chien - et un ancien palace à explorer.

Challenge youg adult

 

Mon avis :

 

J'ai adoré la lecture de ce court roman. Le postulat de départ abracadabrant (maman et papa sont trop occupés pour veiller sur le fiston malade), c'est dire si Malka Ferdjoukh a du talent pour le retourner et baser sur lui un récit qui apporte une bouffée d'air frais à la littérature jeunesse actuelle. Alors :

-i vous aimez Trouville, son hotel des Roches Noires, ses villas et son atmosphère.

- l'humour, même dans des situations qui ne prêtent pas forcément à sourire.

- les chiens qui ne ressemblent à aucun chien reconnu.

- les bouffées de nostaligie.

- les histoires d'amour qui traversent le temps.

lisez ou offrez Trouville palace.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 10:47

Club.jpgéditions L'école des loisirs, collections Médium - 72 pages.

 Quatrième de couverture :

 

Martin et ses amis se doutaient bien que cela arriverait un jour, que l'un d'entre eux finirait pas se faire tabasser, simplement à cause de sa façon de s'habiller ou de ses bizarreries. Cela aurait pu tomber sur Bakary, tellement bon en maths qu'il énerve tout le monde ; sur Fred, le musicien, qui se teint les cheveux en vert ; ou même sur Martin, particulièrement doué pour l'ironie. Finalement, c'est arrivé au plus gentil d'entre eux, à Erwan, le bricoleur de la bande., dont le seul tort est de porter un costume et une cravate. Et c'est comme si cette agression avait blessé les trois autres. Au collège, ils deviennent encore plus distants. La moindre injustice met leurs nerfs à vif. la colère circule en eux, leur donnant une énergie folle ! ils veulent agir, mais à leur manière, forcément particulière.

 

Mon avis :

 

Voilà un étrange roman sur lequel je dois écrire mon avis. En dépit de sa brièveté, je ne me suis pas sentie très à l'aise avec ses personnages, sans doute à cause de leur fameuse "inadaptation". En quoi consiste-t-elle ? Difficile à dire - le fait qu'ils s'habillent avec soin et que, du coup, ils sont persécutés par les autres élèves ? Je n'en ai pas tellement vu les preuves, si ce n'est qu'Erwan a été agressé à son retour du collège, sans que l'on sache très bien par qui ni pourquoi.

 

Le ton de Martin, le narrateur, m'a aussi dérangé. Il se définit comme ironique - rarement personnage de romans se sera jugé avec autant d'acuité. Cependant, tant d'ironie chez un personnage aussi jeune, tant de pessimisme aussi ne me paraît pas normal. Il serait question d'aborder l'avenir avec optimisme grâce à ce roman. Où est la confiance en l'avenir, quand le narrateur dit  : "j'avais l'impression que depuis l'enfance on nous mithridatisait contre la tristesse et le renoncement. Notre corps et notre esprit allaient s'habituer à ces poisons, à tel point qu'un jour nous ne réagirions plus quand les choses terribles arriveraient. Nous ne réagirions plus à nos vies. la tristesse et l'ennui ne seraient plus ni tristes ni ennuyeux, ils seraient notre normalité, notre quotidien. "p. 44-45. Challenge youg adult

 

Bien entendu, je n'ai pas non plus aimé le point de vue donné sur les professeurs - alcooliques et passionnants ou sobres et ennuyeux, il faut choisir - car rien n'est aussi simple dans l'éducation nationale. Je passe également sous silence d'autres points qui m'ont dérangé (pas la peine de m'énerver pour un livre). Le père est bien sûr absent. Pardon ! Ce grand médecin, qui consulte en pyjama, chatte tous les soirs sur internet avec son amie virtuelle, et est soucieux de donner une bonne éducation à son fils. Rendons-lui justice : en cas de soucis, il est efficace. Je n'ai pas non plus été émue par la relation que le narrateur entretient avec sa mère défunte (je crois que je vais commencer à compter le nombre de romans de littérature jeunesse dans lesquels les jeunes héros vivent dans des familles monoparentales).

 

Leçon de vie, oui, le temps fait évoluer les choses, mais lentement, les adolescents les plus malheureux seront sans doute des adultes heureux et vice-versa, le tout est de trouver des moyens de surmonter les injustices, même de manière virtuelle. Je ne suis toujours pas convaincue par ce récit et n'étant pas convaincue, je ne saurai convaincre mes élèves de le lire.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 19:33

Soeur blancheéditions romans du monde - 110 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Pointe de la Bretagne, Youenn n'a que 15 ans en ce début de 19e siècle. il doit pourtant fuir la terre où il est né : il vient de tuer le châtelain voisin, qui tentait d'abuser de sa jeune soeur. Il débarque aux Antilles et découvre l'esclavage. une autre forle de soumission qui le révolte... Mais comment agir contre l'opression ? Et comment faire oublier la blancheur de sa peau ? Un jour, comme il l'avait fait pour sa propre soeur, Youenn se met en danger pour sauver une jeune fille noire.

 

Mon avis :

 

Si vous avez aimé Les clients du bon chien jaune de Pierre Mac Orlan, alors vous aimerez ce roman de littérature jeunesse à l'écriture soignée. Je me croyais, au début du roman, dans les pas d'Yves-Marie : Brest, et le quartier de Kéravel, les forçats qui éduquent le jeune Youenn. Là s'arrête le point commun. Youenn a la maturité de ses quinze ans, suffisamment de jugements pour comprendre la disproportion entre le châtiment et la faute commise par "le philosophe", son meilleur instructeur. Il effectue aussi le chemin inverse d'Yves-Marie, puisqu'il revient au pays pour retrouver sa mère et sa soeur, servantes toutes deux.

 

Youenn a du jugement, pourtant il écoute son impulsion et son courage en se portant au secours d'une jeune fille, qu'il reconnaît pour être sa soeur. C'est la première fois que sa vie est bouleversée par un acte de courage insensé, ce n'est pas la dernière. Il doit sa survie à sa débrouillardise et embarque, à nouveau.

 

Je ne qualifierai pas ce voyage initiatique, car Youenn a déjà des idées bien arrêtés, et s'il cite la déclaration universelle des droits de l'homme, il n'est pas un Candide quand il découvre l'esclavage (et les conditions de vie des esclaves), ni un contemplatif. Il a le tort (mais en est-ce vraiment un ?) de toujours écouter son sens de la justice. Challenge youg adultSon ami Job est plus préoccupé par ses intérêts personnels - ce qui ne l'empêche pas de se comporter comme un véritable ami. Plus âgé, plus soucieux de son confort que de modifier l'ordre des choses (ses années de navigation ont été rudes), il restera sur l'île, pour des raisons différentes.

 

Soeur blanche, soeur noire est un roman d'aventures superbement illustré, où la fin n'est que le début d'une nouvelle aventure. Mon léger bémol (mais en est-ce vraiment un ?) est que le vocabulaire est un peu difficile pour de jeunes lecteurs.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 21:12

Afrikaner.jpgéditions Syros - 127 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

La mère d'Alice est retenue en Afrique du Sud pour les fêtes de Noël... Son collègue océanographe vient d'être attaqué par un grand requin blanc, ce qui perturbe leur projet de créer un parc naturel voué à la protection de cette espèce. Alice et son père sautent dans le premier avion pour la rejoindre. impatiente de découvrir le pays, la jeune fille est bientôt interpellée par les agissements racistes du propriétaire de l'hôtel ultra-chic qui jouxte la bicoque de sa mère.

 

Mon avis :

 

Je connaissais Caryl Ferey comme auteur de romans policiers pour adulte (même si je n'ai encore lu aucune de ses oeuvres), je découvre Caryl Ferey auteur de littérature jeunesse, et la surprise est très agréable.

 

Le style tout d'abord, rempli d'allant et d'humour, sans négliger la gravité des thèmes abordés. Le racisme, l'existence des township et la précarité qui les accompagnent, le trafic d'animaux sont intégrés dans l'intrigue policière sans lourdeur et sans fausse naïveté. Il faut dire qu'Alice est une héroïne particulièrement  attachante. La narratrice a quinze ans, sa mère est éthologue, elle n'est pas souvent là, son père, très amoureux, est souvent dans les nuages, pourtant Alice est une adolescente aussi équilibrée que sa  sensibilité le lui permet. Ses parents (sa mère surtout) lui ont transmis leur passion pour la protection de la nature, une capacité à s'ouvrir aux autres, et à être attentive à ce(ux) qui l'entoure(nt). Aussi, l'idée de passer ses vacances en Afrique du Sud, afin que sa mère découvre pourquoi les requins blancs attaquent a beau l'effrayer, elle se réjouit néanmoins d'être près des siens et de retrouver le continent où elle a passé son enfance.

 

Avec Alice, nous découvrons un pays, encore marqué par l'Apartheid, où le développement se fait certes, mais chacun de son côté, pour paraphraser la jeune fille. Pas de cours pompeux ou pontifiant sur l'histoire du pays : Caryl Ferey synthétise parfaitement ce qu'il faut savoir du pays, décrit en quelques phrases bien choisis la richesse et l'extrême pauvreté qui se juxtaposent et autorisent tous les excès.

 

L'intrigue est particulièrement alerte, les péripéties s'enchaînent de manière parfaitement logique, vers un dénouement certes attendu, mais pas décevant.  

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 18:38

Rock-de-lou.jpgéditions petit à petit - 138 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Il n'est pas facile de se retrouver seule, surtout quand on arrive dans une ville nouvelle, mais Lou est si pleine de vie que personne ne lui résiste longtemps. Morgane devient son amie la plus proche. Elles partagent leurs rêves, leurs émotions, et la passion du rock. Elles deviennent inséparables et leur amitié semble partie pour durer toujours... mais Lou tombe malade, gravement malade.

 

 challenge-Des-notes-et-des-mots-2

 

Mon avis :

 

Je me réjouis que la littérature jeunesse ose. Qu'elle ose aborder un thème difficile - le cancer chez l'adolescent - et qu'elle le traite sans sensiblerie montre son courage et celui de son éditeur.

 

Oui, il n'est pas facile de voir sa meilleure amie, celle qui vous tirait vers le haut, vous forçait à sortir de votre cocon, vous a fait partager sa passion pour le rock atteinte d'une leucémie. Il n'est pas facile de lui rendre visite à l'hpopital, jour après jour, surtout quand la maladie gagne du terrain et que ses stigmates sont bien visibles. Mathilde voudrait pouvoir retrouver l'insouciance de l'adolesnce. Oui, certains amis abandonnent, disparaissent de la circulation, d'autres font un bout de chemin avec elle puis poursuivent leur route. Lou fait l'apprentissage de la solitude, de la perte de l'insouciance et de la perte de la liberté. Nous partageons chaque étape de son combat avec elle, du diagnostique à la sortie de l'hôpital. Le style est simple, réaliste, et se refuse à tomber dans la sensiblerie ou le mélo. Même malade, même affaiblie, Lou reste Lou, avec ses contradictions, sa passion pour le rock et sa perruque de clown. Pourquoi porter une "vraie" perruque alors que tous voient que ce sont de faux cheveux.

 

Pas d'angélisme non plus avec les soignants : les indifférents, les anxieux, les maladroits croisent des médecins, des infirmières, des aides-soignants dévoués à leur malade et prêts à tout leur expliquer. L'auteur tient un blog, je ne résiste pas à la tentation de vous mettre le lien : blog de catherine leblanc  

 

Merci à la jeune lectrice, croisée à la bibliothèque Jules Verne, qui m'a chaudement recommandé ce livre.

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:27

shadow.jpg288 pages.

illustrations (magnifiques) de Christian Birmingham.

 

Quatrième de couverture (traduite par mes soins) :

 

"Ce chien n'est pas comme les autres chiens. Elle est plus une amie qu'un chien, une ombre amicale qui ne peut pas nous quitter. Tu ne perds jamais ton ombre."

 

Jamais Aman et sa mère n'ont autant eu besoin d'un ami que lorsque qu'un épagneul est apparu à l'entrée de leur cave, en Afghanistan. Ayant retrouvé la santé grâce aux bons soins d'Aman, le chien devient un compagnon fidèle, une ombre, et c'est pour cette raison qu'Aman a décidé de l'appeler ainsi.

 

Mais la vie en Afghanistan devient de plus en plus dangereuse. Aman, sa mère et Ombre trouveront peut-être le courage de partir. Mais jusqu'où Ombre peut-elle les guider ? Et dans ce nouveau monde terrifiant, existe-t-il vraiment un endroit sûr ?

 

Mon avis :

 

Ce roman est un coup de coeur absolu, un chef d'oeuvre de la littérature jeunesse, et je ne pense pas que j'étonnerai les fans de Michael Morpurgo en écrivant ceci. Comme souvent, il s'est inspiré d'une histoire vraie, celle de Sabi, une labrador noire, retrouvée en Afghanistan quatorze mois après avoir été portée disparue après une embuscade où neuf personnes furent blessées. Qui a pris soin d'elle ? C'est pour tenter de répondre à cette question que Michael Morpurgo a écrit ce livre.

 

Mais pas seulement. Tout va bien en Afghanistan, les talibans sont vaincus, etc, etc... Pas vraiment. Comme le dit la mère d'Aman "ils sont partout, dans la police, dans l'armée, comme des loups portant des costumes de mouton". Et quand la vie quotidienne est devenue invivable au quotidien, Aman et sa mère n'ont qu'une solution : partir, grâce au contact de l'oncle Mir, qui vit déjà en Angleterre.

 

Facile à écrire, pas facile à faire, et Shadow joue un rôle prépondérant dans la réussite de leur départ. Comment ? Je vous laisse le découvrir en lisant ce livre sublime, dont j'espère une traduction rapide en français. Quant à l'Angleterre, ce n'est ni la terre promise, ni le paradis. Aman se fait un ami Matt, son "meilleur" ami, et c'est lui qui nous raconte l'histoire de son ami quand celui-ci se trouve dans un lieu de résidence charmant, entouré de barbelé, en bref, une prison nommé Yarl Wood (si vous cherchez bien, vous trouverez sa photo sur internet). "Et ils gardent des enfants là-dedans ?" dit le grand-père de Matt dans un souffle. Oui.  Mais pas longtemps : juste le temps de les réexpédier dans leur pays d'origine.

 

Pas besoin de grands discours, simplement des mots justes, des situations tout aussi justes, pour dénoncer, démontrer l'injustice, comme si pas grand chose n'avait changé depuis Oliver Twist (je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser).

 

Même si vous insistez, je ne vous dirai ni le dénouement de ce récit, ni si Aman reverra Shadow un jour. En revanche, je vous dirai qu'il a fallu attendre janvier 2011 pour que la Haute Cour statue sur l'illégalité du maintien en détention des enfants demandeurs d'asile à Yarl Wood.

 

Challenge-anglais

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 16:29

Rock-machine.jpgéditions Syros - 93 pages

 

Quatrième de couverture :

 

"Les Cadillacs sont trop vieux pour affronter la scène. Leur manager refuse de les montrer depuis deux ans maintenant, sans aucune justification, mais l'explication est simple : trop vieux, perclus de rhumatismes et incapables de proposer un concert dynamique.

 

Telle est l'opinion des journalites de Rock Businesse. et pourtant, le groupe doit se produire quinze jours plus tard, dans un stade près de Bordeaux. C'est une belle surprise pour le jeune Franck Miller, fils du chanteur vedette des Cadillacs. Le garçon fait le voyage jusqu'à Bordeaux. Mais là, une surprise l'attend.

 

challenge-Des-notes-et-des-mots-2

 

Mon avis :

 

Je n'aurai qu'un seul mot à dire : bof. Même pour un lecteur jeune (à partir de neuf ans), je n'aurai aucune envie de recommander ce livre. Il est question de musique, certes, d'un groupe de rock mythique dont on saura peu de choses, si ce n'est que le leader délaisse son fils (il l'a vu deux fois dans sa vie) et que sa bassiste est, comme l'indique le pronom possessif, une femme. En revanche, la fièvre qui entoure un concert rock est assez bien restitué, tout comme la rapacité du manager omnipotent.

 

Je passerai donc sur le meurtre (car il y a meurtre, et ce n'est pas la surprise indiquée sur le quatrième de couverture), les multiples invraisemblances, les policiers, peu consistants, la visite de Bordeaux (qui n'apporte rien à l'intrigue) ou l'historiette amoureuse esquissée entre Franck et son amie, sans compter certains détails, qui ancrent vraiment l'action dans les années 90 (Franck a la chance de posséder une machine à écrire portable) et portent à sourire.

 

Avantage : ce roman se lit très vite. Inconvénient : il ne me laisse pas un souvenir impérissable. 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 16:26

A-comme-association-5.jpg

éditions Rageot/gallimard jeunesse  - 207 pages.

 

Mon avis :

 

A peine reçu et déjà lu : je ne vois pas pourquoi j'aurai dû attendre pour avoir le plaisir de lire ce tome 5.

 

Coup de théâtre magistral au début de ce cinquième tome (non, n'insistez pas, je ne le révélerai pas) et cependant si logique, que les cent premières pages du roman peuvent se lire autant comme un hommage que comme la suite du récit.

 

Jasper, le héros d'Erik L'Homme, est en petite forme, et ce n'est que dans la deuxième partie du roman qu'il retrouve son don pour les jeux de mots foireux (et encore, même là, il aurait pu faire nettement mieux). En revanche, ses capacités magiques semblent s'être encore développés, comme le montre son habilité à manipuler les sorts et à accomplir la mission qu'il s'est fixée.

 

Il est toujours agent, certes, mais il doit composer avec Walter et Rose, la secrétaire de l'association, qui veulent à tout prix le localiser et le protéger. Nous en savons un peu plus sur les mystérieux ennemis qui menacent Jasper. Leur identification constitue le noeud de ce cinquième tome et soulève bien plus de questions qu'elle n'en résout, au point que même le dénouement contient une part de mystère, auquel s'est ajouté auparavant la sortie du Sphinx de son bureau pour enquêter sur le terrain. Ne ratez pas son compte-rendu de mission : sa franchise est étonnante, de la part d'un agent si chevronné et si scrupuleux.

 

Les chapitres sont entrecoupés par des flash-back, en italique, qui revisitent certains épisodes des tomes précédents et nous en apprennent un peu plus sur la jeunesse très solitaire de Jasper. Même, et sa garde-robe improbable, se questionne sur les exploits des deux jeunes agents. Peu de descriptions dans ce tome, si ce ne sont celles des nouveaux amis/ennemis de Jasper, et beaucoup de dialogues, notamment avec Jules et Nina, les deux nouveaux agents de l'association.

 

Le tome 6 sort en octobre : un extrait nous permet heureusement de patienter jusque là.

 

Challenge-Pierre-Bottero

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 11:27

challenge-Des-notes-et-des-mots-2.jpg

 

Je me suis inscrite à un nouveau challenge : Des notes et des mots d' Anne . Le défi durera jusqu'à la fête de la musique 2013. Le but est de présenter des romans qui ont un lien avec la musique mais aussi des films musicaux et des disques. Je me suis inscrite dans la catégorie soliste internationale : cinq livres à lire, deux films et/ou CD.

 

Voici le premier ouvrage que je vous propose. Il s'appelle  Le violoncelle poilu, il a été écrit par Hervé Mestron.

violoncelle.jpg


Quatrième de couverture :

« On m’a toujours traité comme un prince, surtout Maurice. Là, je ne comprends pas son attitude […] Avec cette déclaration de guerre, il est devenu fou. Je pendouille dans son dos, semblable à une besace, secoué par les cahots des chemins. »
Un  violoncelle instrument noble et délicat, se retrouve engagé malgré lui dans les tranchées de la première guerre mondiale.
Un petit garçon décide d’écrire noir sur blanc les souvenirs de son grand-père, hanté par un lourd secret.
Un fusil à baïonnette, désormais coincé dans un musée, redoute de devoir servir de nouveau, lors d’une reconstitution de tirs.
Trois nouvelles bouleversantes sur la première guerre mondiale.

Mon avis :

Ce recueil de nouvelles s'adresse aux enfants à partir de dix ans et se propose de leur faire découvrir la première guerre mondiale. Aussi, le style est très simple, facile à lire. Afin d’accroître l’impression de réel, l’auteur insère à l’intérieur de ses nouvelles des extraits d’autres textes (lettres, journal).

"Le  violoncelle poilu", la nouvelle qui donne son titre au recueil, raconte la guerre du point de vue d’un objet, un  violoncelle en l’occurrence. Le violoncelle poilu existe, vous pouvez le rencontrer,à la Cité de la muisique à Paris.  Brisé par un obus, il est reconstitué par Maurice, violoncelliste-brancardier, transformé avec des matériaux de récupération.  Il est véritablement le compagnon du jeune homme, le soir, après  qu'il a passé sa journée à chercher blessés et morts dans les tranchées. Les lettres de Maurice à sa mère sont de véritables moments de grâce et donnent envie de relire des lettres de Poilus. La fin du récit vous paraît tragique ? A vous de l'interpréter comme vous le souhaitez. Après tout, avez-vous déjà entendu un violoncelle vous raconter sa vie.

"Quoi de neuf depuis 14-18 ?" est la nouvelle la plus touchante. A travers trois générations (le grand-père, le père et le petit-fils), nous voyons les ravages que la guerre et les secrets de famille ont pu créer dans une famille. Si la fin est optimiste, elle ne soulage ni les douleurs, ni les regrets.

"Dernier pet d’un fusil à baïonnette" est ma nouvelle préférée. Encore une fois, le narrateur est un objet, un fusil en l’occurrence (pour avoir partagé cette nouvelle avec mes élèves, je peux vous dire que tous ne comprennent pas qui est le narrateur). Il « vit » avec ses souvenirs, avec ce qu’il a vu, ce qu’il a fait, et son plaidoyer est particulièrement émouvant. 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:30
cauchemar.jpg
Bayard Jeunesse - 350 pages.
Quatrième de couverture :
Je rêvais de Lizzie l'Osseuse... Elle trônait dans une grande salle. Le Malin se tenait à côté d'elle, une main posée sur son épaule. Des prisonniers hurlant de terreur attendaient d'être décapités, et le sol était rouge de sang. " La guerre. qui faisait rage au sud du Comté, a maintenant gagné l'ensemble du pays. A leur retour de Grèce. Tom Ward et John Gregory découvrent que les soldats ont mis le feu à la maison de Chipenden, réduisant en cendres la précieuse bibliothèque. De plus, pendant leur absence, les sorcières de Pendle ont libéré Lime l'Osseuse, que l'Epouvanteur avait enfermée dans une fosse. Rester dans le Comté s'avère trop dangereux. En compagnie de la jeune Alice, et des trois chiens, Griffe, Sang et Os, Tom et son maître s'embarquent pour l'île de Mona, gouvernée par le cruel lord Barrule. Seulement, ils n'y sont pas les bienvenus...
Challenge-anglais
Mon avis :
J'avais laissé Tom Ward en pleine affliction à la fin du tome 6, je ne peux pas dire que sa situation et celle de son maître se soient améliorés au début de ce septième tome.
Tout au long des trente chapitres de ce récit, Tom affrontera de nouvelles épreuves, et l'imagination de Joseph Delaney semble sans limite pour les inventer. A nouveaux adversaires (le buggane), nouveaux maléfices, nouvelles cruautés. Pourtant, ce ne sont pas eux qui sont le plus à craindre, même si les vaincre ne sera pas facile. Le retour de Lizzie l'Osseuse se révèle bien plus destructeur car il révèle un John Gregory que l'on ne connaissait pas, un John Grégory affaibli, d'autant plus facile à vaincre qu'il a perdu confiance en lui. Tom et Alice, heureusement, ont mûri, ont appris de leurs erreurs passés, et c'est quasiment seuls qu'ils doivent lutter.
Je tiens à saluer la traductrice, Marie-Hélène Delvat, qui restitue en une langue châtiée et soignée un texte particulièrement littéraire pour un roman de littérature jeunesse. Il est spécifié "pour lecteur averti", j'aurai envie d'ajouter "pour lecteur aimant le beau langage". Je suis très tentée de lire les tomes suivants en anglais.
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