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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 11:04

Quartiers.jpgOcéan éditions - 197 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Dans ces Petits histoires de quartiers, on rencontre un adolescent qui rêve d'être journaliste et ne supporte plus qu'on lui demande ses origines, un autre qui se demande ce qu'il fera de sa vie alors qu'il fait tant de fautes d'orthographe, des filles qui ne peuvent pas sortir le soirt parce qu'elles sont des filles justement, des hommes et des femmes qui aimeraient vitre sans craindre le regard des autres, une petite fille qui voudrait se dépêcher de grandir pour échapper à l'ogre. Tous vivent dans leur quotidien une forme d'inégalité. Parce qu'ils ne sont pas dans cette "norme" qui voudrait gommer ce qui reind chacun de nous unique, ils se heurtent aux petites ou aux grandes injustices, aux violences ou au rejet. Dix-sept petites histoires, parfois drôles, parfois graves, qui viennent rythmer des bouts de vie de héros très ordinaires.

 

Mon avis :

 

Rédiger ce fameux "avis" revient à faire des choix. Je pourrais analyser chaque nouvelle une à une, distinguer celles dont le narrateur est omniscient, de celles dont la voix du narrateur s'élève pour nous conter son histoire ou celle d'un proche. Je ne le ferai pas, non par paresse, mais parce que le but de ce billet est de vous donner envie de découvrir ce recueil, non de vous le résumer.

Je vous dirai simplement que deux nouvelles sont très drôles, même si les sujets abordés ne le sont pas.

Je vous dirai que l'écriture (au sens le plus large du terme) est le centre de deux autres nouvelles et que les contes de fées se récrivent au présent. 

Je vous dirai qu'aucun thème n'effraie Julia Billet, et si "les inégalités" sont le fil conducteur de ce livre, elles prennent des visages très variées. Inégalités dues à la couleur de la peau, au sexe (les clichés sexistes ont la vie dure), à l'âge ou à la naissance. Inégalité entre les riches et les pauvres, exacerbés quand une des nouvelles s'apparente à la science-fiction.

Je vous dirai que tout n'est pas toujours bien qui finit bien.

Je vous dirai aussi que ce livre "de littérature jeunesse" plaira sans doute davantage aux adultes qu'aux adolescents - ce qui constitue sans doute sa faiblesse.

Je vous dirai que j'ai lu ce recueil d'une traite, et que je l'ai vraiment adoré.

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 05:36

book_cover_comment_je_suis_devenue_flic_126862_250_400.jpgéditions Thierry Magnier - 149 pages.

 

Mon résumé :

 

Alice veut devenir officier de la police judiciaire et elle sait que sa mère, ardente défenseuse de la cause des sans-papiers, ne réagira pas très bien. Aussi, elle profite d'une dégustation au palais du muffin pour lui dévoiler sa vocation. Mais tout ne se passe pas comme prévu.

 

Mon avis :

 

Challenge youg adultIl est des livres que je termine uniquement par acquis de consicence - oui, je sais, ce constat est assez horrible. J'avoue avoir dévoilé très largement l'histoire, si ce n'est que j'en dis moins que la quatrième de couverture.

L'action se traîne littéralement en longueur, parce qu'elle est entrecoupée de très longs retours en arrière qui nous dévoilent les rencontres les plus marquantes avec les sans-papiers pour lesquels ils ont eu à prendre fait et causes.

De même, le récit dans le palais du Muffin s'étire désespéremment. Alice nous dévoile une profusion de détails avec une maturité étonnante (pour une pas dire impossible) chez une demoiselle de quinze ans, en train de vivre un tournant de sa vie et une expérience traumatisante. Son récit pourrait être la preuve qu'elle est vraiment faite pour devenir policière parce qu'elle en possède déjà tous les réflexes, sans oublier une aisance face à sa mère et à ses arguments, il est surtout pour moi peu crédible, et sonne plutôt comme un chapitre des futures mémoires de la future super flic qu'Alice deviendra sans doute, après des débuts aussi fracassants plutôt que comme le récit de vie d'une adolescente.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 19:47

quand-la-revolte-grondeédition Flammarion jeunesse - 216 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

En 1936, Emilie, quinze ans, quitte sa grand-mère pour travailler à l'usine. Dès les premiers jours, elle doit faire face à une discipline de fern un travail exténuant et un salaire d emisère. Bientôt, un jeune cheminot va tout changer : il lui parle de dignité, de grève, de congé payés. Le coeur battant, Emilie s'engage à ses côtés dans le combat solidaire des travailleurs, malgré les risques qu'elle encourt.

 

Mon avis :

 

Ce roman est facile à lire, il est aussi extrêmement bien documenté, et permet de revivre cette année 36 qui a vu l'avènement des congés payés, et de la semaine de quarante heures. Tout est juste, d'un point de vue historique, et la vie quotidienne est bien retracée. Emilie fait découvrir en même temps que le lecteur, le monde du travail des années 30, l'usine, la possibilité de ne pas être réemployée du jour au lendemain, sans véritable motif (ce que nous nome rions aujourd'hui la précarité), la difficulté à trouver un logement. S'ajoutent aussi certaines pratiques qui vont décontenancer les adolescents à qui ce livre est destiné : une jeune fille "bien" ne sort pas "en cheveux" et une promenade avec un garçon est un engagement qui peut vous mener au mariage.... Point important : le roman ne s'arrête pas avec la résolution du conflit, il se poursuit en montrant les changements que les réformes ont apporté à chacun.

 

Pourtant, je ne suis pas satisfaite de cette lecture. Trop d'éléments, sans doute, comme s'il y avait une volonté d'en apprendre le plus possible sur cette période, au détriment de la crédibilité du récit. Si Emilie, Vincent, Rémy, Juliette, ou les ouvriers de Bertier et Cie prennent vie devant nous, de manière très juste, j'ai trouvé que les relations entre Emilie et ses parents étaient assez artificielles, à l'image de ces lettres qu'ils échangent et qui permettent de découvrir le travail dans les grands magasins (avec une référence à Emile Zola). 

 

Ce qui m'a vraiment dérangé est le second sujet qui est traité dans ce livre et avec lui, j'arrive à un trop-plein. Ce sujet est la désertion pendant la première guerre mondiale Non seulement j'ai trouvé qu'il se greffe sur le récit principal de manière très artificielle, mais encore qu'il est traité de manière superficielle. C'est d'autant plus dommage que l'évocation de la première guerre mondiale était particulièrement réussi.

 

Quand la révolte gronde me laisse un souvenir en demi-teinte, j'aurai pourtant envie de le faire découvrir à mes élèves.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 23:16

Avalon-high.jpg

édition France Loisirs - 367 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Elaine, 17 ans, est nouvelle au lycée d'Avalon. Ses parents, médiévistes tous les deux, ont pris une année sabbatique pour écrire leur nouvel ouvrage. Très rapidement, elle est remarquée par Will, le capitaine de l'équipe de football, major de sa promotion. Ne se seraient-ils déjà pas rencontrés... dans une vie antérieure ? 

 

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Mon avis :

 

Je n'avais pas lu de roman de Meg Cabot depuis très lontemps, je me suis donc dit, quand je l'ai trouvé en soldes : "pourquoi pas ?"

 

Je ne dirai pas que je me suis ennuyée, non, le livre est agréable à lire, et certaines déclarations d'Elaine, la narratrice, sont profondément philosophiques : "ses yeux étaient de la même couleur que l'eau bleue de ma piscine, quand je dose parfaitement le chlore et le PH." dit-elle en parlant de Will.

 

 Le ton est donné et l'ouvrage est ratée. Meg Cabot modernise la légende arthurienne - ou comment transformer les chevaliers de la Table ronde en équipe de football - en faisant surtout du remplissage. Nous sommes au royaume de Ken et Barbie, sauf que là, nous avons plutôt Will et Elaine au parc, à la piscine, au lycée, à une petite fête, font du bateau. N'oublions pas Elaine fait de la course à pied et Will joue au football, sans oublier Will et Elaine ont un coup de foudre et commencent une belle et irrésistible histoire d'amour.

 

Les personnages dégoulinent de bons sentiments. Ils sont prêts à pardonner dans la minute les pires trahisons, à se porter au secours de la moindre personne en déresse. Ils n'ont aucun défaut, ils sont tous concentrés dans la personne de Marco. J'attribuerai une dédicace spéciale à Mr Morton, vraiment pas à la hauteur de son rôle avant qu'Elaine ne le mette face à ses responsabilités. Les scènes clefs sont trop brèves, ratées, alors que l'histoire avait un véritable potentiel.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 23:39

oh-boy.jpg

 

édition L'école des loisirs - 207 pages.

 

Mon résumé :

 

La famille Morlevent est composée de trois personnes : Siméon, Morgan et Venise, âgés respectivement de quatorze, huit et cinq ans. Leur père est parti, sans laisser d'adresse, leur mère s'est suicidée, etils ne peuvent rester seuls, même si Siméon, l'aîné, est un surdoué qui prépare son bacalauréat. Ils se font alors une promesse : ne jamais être séparés.

 

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Mon avis :

 

J'ai adoré ! Oui, deux fois le même jour, j'ai presque l'impression que cela se fête, surtout après quelques lectures dont j'ai encore le souvenir peu agréable.

 

LA PLU~1Les thèmes abordés ne sont pas drôles, le récit l'est. Comment réagiriez-vous si trois petits frères et soeurs vous tombaient du ciel, alors que vous ignoriez tout de leur existence, pour la simple et bonne raison que votre père est parti quand vous étiez tout jeune, voir encore dans le ventre de votre mère, et qu'il n'a plus donné aucun signe de vie ? Vous seriez surpris, je vous l'accorde, vous seriez peut-être même abasourdi devant la tâche à accomplir, car il ne faut pas se leurrer - et Marie-Aude Murail ne nous leurre pas - prendre en charge trois orphelins, ce n'est pas facile. Voyaons maintenant les candidats au tutorat :

- à ma droite, Josiane Morlevent, ophtmalmologiste réputé, spécialiste de l'opération de la cataracte des personnges âgées, mariée, pas d'enfants, en dépit de plusieurs tentatives infructueuses de fécondation in vitro. Aime beaucoup Deauville.

- à ma gauche, Barthélémy Morlevent, SPF (sans profession fixe) et pédésexuel (ce n'est pas moi qui le dis, c'est Venise, sa nièce de cinq ans). Calme son copain Léo en mettant des tranquilisants dans sa nourriture. Porte une boucle d'oreille. Beau comme un dieu. Grand lecteur de Spirou. Signe particulier : s'évanouit à la vue du sang.

 

Si vous ajoutez à cela que la demi-soeur déteste son demi-frère, et vice-versa, vous comprendrez que les enfants Morlevent ne sont pas près de trouver un peu de sérenité. Tous les coups ne vont pas être permis, non, ce sera bien plus feutré car les moeurs évoluent et Barthélémy ne peut pas ne pas obtenir la garde de ses demi-frère et soeurs juste parce qu'il est homosexuel. Non, il faut trouver d'autres motifs, comme son instabilité, la petitesse de son logement, voire porter quelques accusations... qui se trouveront vite démenties.  Si la juge d'instruction montre son absence de préjugés et son amour du chocolat noir, en revanche l'assistante sociale est plus réticence, bien que consciente de l'évolution de la société. La petite Venise ne marie-t-elle pas ses poupées ensemble, en l'absence de Ken digne de ce nom ?

 

Challenge youg adultMarie-Aude Murail n'hésite pas à dire quelques vérités qui fachent. Oui, il est plus facile d'être recueillie si on est une jolie petite fille de cinq ans, une vraie petite princesse, comme un nouvel accessoire qu'on exhibe, que si l'on est plus commune, voire franchement disgraciée. Il n'est pas facile, pour les travailleurs sociaux, de veiller au bien-être de chacun des membres de la fratrie. Surtout quand le pire survient. Car au milieu de la débâcle qui a suivi la mort de sa mère, Siméon a réussi à cacher les premiers symptômes de sa maladie. Le diagnostique est posé rapidement, car Marie-Aude Murail n'est pas une adepte du mélodrame et des gros effets soulignés. Le combat contre la maladie est montré dans toutes ses étapes, de manière réaliste et sans pathos, du côté du malade et du côté des soignants. Comme un contrepoint bienvenue, entre deux scènes douloureuses, j'ai ri, non à cause de Siméon, mais à cause de Bart, son grand frère. Et hop ! Un évanouissement à la première prise de sang. Et hop ! Encore un petit malaise. Vite, une chaise pour monsieur Morlevent, non, pas le petit, le grand, il se trouve mal. Accompagner son petit frère dans ses douloureuses séances de soin permet à Bart de mûrir un peu et surtout, de prendre conscience de son attachement pour ce petit frère tombé quasiment du ciel.

 

J'ai très envie de vous en dire plus, j'ai encore plus envie que vous découvriez ce magnifique roman de Marie-Aude Murail.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 11:49

Huitième porteTitre : la huitième porte.

Auteur :Pierre Bottero.

Editeur :Rageot poche.

Nombre de pages :  378.

 

 Circonstances de lecture :

 

Deux challenges prennent fin le 31 juillet, et, concernant, l'objectif PAL organisé par Antigone, il m'était impossible de le terminer sans lire le troisième tome de L'autre.

 

                                             Challenge-Pierre-Bottero Objectif challengeabccritiques1

 

Mon avis :

 

J'ai adoré, tout simplement, comme les deux autres tomes précédents. J'ai adoré la capacité qu'a Pierre Bottero à se renouveler sans cesse.Il prend le risque, après deux tomes pendant lesquels nous avons suivi les aventures de Nathan et de Shae, de changer ses héros : quinze ans ont passé, la dictature s'est installé et les personnages principaux sont désormais leur fils Elio, descendant des six familles et de Gino, son guide. De Marseille à l'Amazonie en passant par le Cameroun, j'ai suivi leurs pas dans leur combat contre l'Autre. Le temps lui manque et Elio doit prendre rapidement possession de ses pouvoirs, avec une sérennité rare pour un enfant de son âge, mais nécessaire pour garder ce rythme haletant qu'est celui de l'action.

 

Nous ne sommes plus seulement dans un roman de fantasy, mais presque dans un roman de science-fiction, avec ses écrans géants diffusant ses messages ses bracelets IC à réinitialiser chaque jour, son espionnage permanent et sa délation obligatoire, monde dont Elio va déjouer les pièges - certaines situations ne sont pas sans annoncer le personnage d'Ombe, dans la série L'Autre. Je vous rassure : le rythme de la narration reste particulièrement enlevé, et Elio bénéficie, en plus de Gino (c'est de son point de vue qu'une partie importante du récit est montrée) de trois alliés efficaces, féerique, félin et fortement déterminé. 

 

Quant à l'épilogue, elle unit cette trilogie à un autre monde de Pierre Bottero.  

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 18:23

babyfaces-marie-desplechin.jpgédition L'école des loisirs - 139 pages.

 

Mon résumé :

 

Rajanikanth est le narrateur de ce récit. Vous trouvez son nom trop difficile à prononcer ? Rassuez-vous, tout le monde, sauf ses parents, l'appelle Freddy, et surtout Nejma, sa voisine. Elle est trop : trop grosse, trop en échec scolaire, trop seule. Quand une nouvelle injustice fond sur elle, elle ne se révolte pas, elle se tait, et son silence est pire pour Freddy que les plus grandes protestations.

 

Mon avis :

 

Babyfaces est le deuxième roman de littérature jeunesse que je lis de Marie Desplechin, et je dois dire que je suis conquise par son style rafraîchissant. L'action se situe à Amiens, ville que je connais assez bien (surtout le journal, le courrier picard) mais l'histoire pourrait prendre place dans n'importe quelle ville nouvelle, n'importe quelle cité. Challenge youg adult

 

Le narrateur a de la chance : sa mère est généreuse, aimante, et ses parents forment un couple uni. Sa voisine n'a pas autant de chance. Sa mère est mère célibataire, et travaille dur pour élever sa fille seule. Aussi est-elle déjà partie le matin, et pas encore rentrée le soir quand sa fille se lève puis s'endort. Nejma est souvent livrée à elle-même, aussi traîne-t-elle dans les supermarchés de la ville, non pour voler mais pour être au chaud. En classe, ce n'est pas mieux : Nejma est placée au fond de la classe, non pour ne pas déranger les autres, mais pour qu'elle y soit mieux - si vous trouvez ce prétexte caricatural et hypocrite, vous avez parfaitement raison.  

 

La caricature ne s'arrête pas là car quand un jeune garçon est retrouvé inconscient, avec de nombreuses fractures dans la cour, c'est Nejma qui est immédiatement accusée. Les professeurs des écoles et la directrice montrent ainsi l'étendue de leur idées reçues, et leur paresse à mener de vraies recherches. De même, l'école de catch qui devait ouvrir juste à côoté de l'école est judicieusement transofrmé en école de danse orientale, par la grâce d'une entrevue entre les deux heureux propriétaires (anciens cancres notoires) et la directrice.

 

Et pourtant, le récit passe, par la magie du style et de l'humour déployés par Marie Desplechin. Comme le récit est rétrospectif, Freddy peut se comporter parfois comme un narrateur omniscient, donnant ainsi des informations nécessaires aux lecteurs sans alourdir le récit. J'ai tourné les pages avec une facilité déconcertante, ayant réellement envie de savoir ce qu'allait devenir Nejma. Sa chance est sa rencontre avec Isidore, un vigile, ancien sportif de haut niveau, qui ne voit pas une grosse fille, mais une fille puissante, spéciale, aux capacités physiques hors normes. Il est le seul à lui donner une image positive d'elle-même, et donc à lui rendre un peu d'estime de soi.

 

Et si la rédemption par le sport vous semble une idée peu originale, essayez donc la rédemption par la danse orientale...

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 17:20

ailes.jpgGF Flammarion, étonnants classiques - 145 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Lorsque le petit Clopinet, à causé de son infirmité, s'éloigne du monde des hommes, c'est auprès des oiseaux, dans un "nid" de la haute falaise, qu'il se réfugie. Plein d'innocence et de curiosité, il va découvrir la richesse de l'univers qui l'entoure, et vaincre un à un tous les obstacles, grâce à ses "ailes de courage" symboles de toute ascension et de liberté.

 

Logo Sharon

 

Mon avis :

 

Je cherchais des contes à lire, et j'ai trouvé celui-ci dans ma petite bibliothèque municipale. Il fait partie des contes d'une grand-mère, que George Sans a écrits pour ses deux petits-filles, Aurore et Gabrielle.

 

L'histoire est longue, plus longue que pour un conte ordinaire, et surtout, il prend place dans un monde familier, la côte normande, près de Trouville. Les villages décrits, les métiers (tailleur, apothicaire, boulanger), les conditions de vie n'ont rien de merveilleux et c'est dans ce cadre réaliste que s'inscrit l'histoire de Clopinet. Les noms, comme celui des falaises (les Vaches-Noires), ou du seul rocher qui dépasse de la mer à marée basse (la Grosse-Vache) renforce l'impression de familiarité.  

 

Comme souvent dans les contes, il est le petit dernier, le préféré. Comme souvent, il est un peu naïf, plus en tout cas que ses frères aînés, qui apprécient leur lopin de terre et leur métier de paysan. Lui préfère regarder le vol des oiseaux. Son rêve est de devenir marin, comme son oncle Laquille, marié et père de sept enfants. LA_PLU-1.JPG

 

Cependant, vous sentez déjà sa faiblesse : Clopinet est surnommé ainsi parce qu'il boite, et il ne semble pas (aux yeux des autres) avoir la force nécessaire pour devenir paysan ou marin. Surtout, il a sur lui les ailes de la peur, qui l'empêche d'avancer. Son oncle, un de ses adjuvants avec son frère François, a beau prédire que des ailes du courage lui pousseront un jour, sa famille le cède comme apprenti à un tailleur, pour trois ans. 

 

Nous basculons alors dans le merveilleux car Clopinet prend son destin en main et s'enfuit, première poussée de ses ailes de courage. Menacé d'être repris à cause de sa tante, qui n'a rien à envier aux méchantes belles-mères, il s'enfuit à nouveau et découvre la mer, les oiseaux, les falaises. Ce sont de petites voix qui l'appellent et qu'il pense être les esprits de la mer qui le guident. Pendant ces six mois de vie au grand air, Clopinet s'organise, se contente de peu, surtout, il observe la nature, les oiseaux, les guignettes, les pluviers, les alouettes des mers, et surtout les rupeaux, si recherchés pour leurs plumes. Nous en découvrons ainsi beaucoup sur eux, sans pour autant que le récit s'en trouve apesanti.

 

Comme dans tout conte, après ce parcours initiatique, il revient auprès de ses parents, riche, et métamorphosé. Ce retour est à la fois un échec et une réussite. Un échec, car ses parents ne souhaitent pas le laisser voyager, une réussite car Clopinet s'instruira, auprès d'un apothicaire, d'un aristocrate ornithologue, le baron de Platecôte et d'un curé naturaliste. Il trouve des explications rationnelles aux phénomènes naturels qu'il a observés, sans pour autant perdre ses rêves. Il lui faudra cependant une succession d'épreuves pour qu'il atteigne son objectif et que le merveilleux reprenne tous ses droits.

 

Une belle découverte pour le premier titre du challenge Animaux du monde et le second du défi La plume au féminin.

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 22:44

Un-mot-des-titres 

Calypso a eu la bonne idée d'organiser un challenge ludique (si, c'est possible) sur son blog aperto libro que je vous invite à découvrir. Le principe est simple : un mot est donné, et pour réussir le challenge, il suffit de lire un livre dont le titre contient ce mot.

 

Pour la première cession, le mot choisi était bleu. J'ai donc sorti de ma pal Bleu de Rosede Marie Chartres, livre que l'auteur m'a dédicacé au salon du livre du Mans en octobre 2010. Le roman est publié dans la collection Médium de L'école des loisirs et comporte 124 pages.

 

Mon résumé :Rose a quinze ans. Son frère Nathan, 17 ans,  est atteint de mucovicidose, et la maladie gagne du terrain. Sa vie quotidienne est ponctuée par les prises de médicaments de son frère et par ses crises. Rose voudrait tant avoir une vie normale, elle voudrait tant que ses parents voient la réalité en face. Elle rencontre Zeus, un garçon qui lui parle et qui l'écoute.

 

Mon avis :

 

Il sera très bref : ce livre est un vrai coup de coeur. L'écriture d'abord, est particulièrement poétique. Certes, les éditions l'école des loisirs offre toujours des récits soignés, mais là, cette écriture ne paraît pas trop mature  puisque la narratrice, Rose, a quinze ans, et que la maladie de son frère l'a forcée à mûrir. Elle ne peut pas vivre une adolescence ordinaire, elle ne peut pas se rebeller contre ce qu'elle vit : personne ne peut rien contre la maladie de son frère. concours star

 

Le récit est sobre, pudique quand la maladie s'aggrave. Rose n'a que de petits moments de liberté, et le bleu est leur symbole. Le bleu du ciel, tel que son frère peut le voir de son lit, le bleu de l'eau de la piscine que son ami Zeus et sa soeur Iris photographient. Parfois, le récit dévie, et le rose (celui des romans du même nom) apparaît. Pas longtemps : les clichés n'ont pas leur place dans un roman aussi juste.

 

Je n'ai qu'un regret après avoir lu ce livre, c'est avoir attendu autant de temps pour le lire. 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 12:00

Yamina.jpgéditions Hélium - 92 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Avant chaque journée rude et péniblement longue, les esclaves rejoignaient le terrain en attendant les ordres du maître. Alors que Tommy parcourait le terrain de long en large, il découvrir dans un coin un chou dont les feuilles étaient toutes flétries; Tommy savait qu'il ne pouvait retirer ces feuilles avec les mains, c'était la règle numéro 4. Alors il eut l'idée de le faire rouler en le poussant avec le plat du pied.

 

1863. Comment sans une plantation aux États-Unis un jeu avec un chou permet à des maîtres de s'enrichir, à des esclaves de gagner leur liberté et à un médecin solitaire de trouver la compagnie des hommes.

 

Un premier roman sur l'esclavage et la formation du collectif, une fable lumineuse et puissante sur la liberté.

 

Mon avis :

 

Mon premier livre de l'été sur le football et le second sur l'esclavage. Je laisse de côté ce classement thématique abrupte, pour revenir à ce roman. La structure narrative en est curieuse : le prologue et l'épilogue entourent un récit qui prend place au même endroit, mais quelques années auparavant, alors même que le personnage principal de ce prologue soignait tant bien que mal les blessés sur les champs de bataille de la guerre de Sécession.

 

Autre point commun : les choux. Ils vont devenir les instruments de libération des esclaves de la plantation de coton, dans des parties de "chouball", enjeu de paris pour les riches propriétaires. Les esclaves n'ont pas de droits, juste des règles à respecter, sous peine de châtiment. Ils planeront longtemps sur eux avant de tomber, injustes et choquants.

 

Ce récit central est parfaitement équilibré. La voix du narrateur omniscient se fait entendre, annonçant ainsi les aspirations des personnages. J'ai un peu décroché dans les parties de "chouball". Je ne connais strictement rien au football, que ce soit aux stratégies mises en places, ou aux sensations ressenties par les joueurs, seul un "footeux" pourrait confirmer ou infirmer cette partie du texte. Certains scènes (la punitions des esclaves, l'incendie) sont difficiles mais pas insoutenables. Le dénouement ouvre un horizon apaisé, presque heureux.

 

Yamina Benahmed Daho est une auteur à suivre.  

 

  Je joins ce morceau d'Otis Redding, parce que je trouve qu'il sonne juste avec la tonalité du roman.

 

 

 

 

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