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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:50

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Titre : Isabelle.

Auteur :André Gide.

Editeur : Folio.

Nombre de pages : 148.

 

Mon avis :

 

Isabelle paraît de premier abord un roman au charme désuet. Avec lui, je me suis retrouvée dans au château de Dominique de Fromentin ou du grand Meaulnes d'Alain-Fournier. Je retrouvais la vie à la campagne, dans un monde coupé de la société, où les saisons rythment encore la vie.

 

Après le prologue qui les mène dans une demeure à l'abandon, le narrateur laisse la parole à son ami Gérard, qui nous entraîne dans le passé des lieux qu'ils visitent. La vie semblait s'y être arrêté avant la Révolution Française. Des hobereaux, les Saint-Auréol, et de riches bourgeois, reçoivent un jeune visiteur (le narrateur) venu compléter sa thèse sur les sermons de Bossuet. Ni le curé de campagne promu précepteur du petit Saint-Auréol, infirme, ni Gratien le dévoué serviteur ne manquent à l'appel. Le récit n'a beau s'étendre que sur deux jours, il donne l'impression que le temps s'écoule très lentement, en dépit des recherches, distillant l'ennui de journées toujours semblables.

 

Puis survient la péripétie romantique entre toute : le narrateur s'éprend du portrait de la fille de ses hôtes. Le privilège d'André Gide est alors de détourner tous les codes que je connaissais. Non, nous ne sommes pas dans un conte fantastique de Théophile Gautier, dans lequel le héros s'éprend d'une héroïne pure et innocente, hélas décédée. Nous ne lisons pas non plus un récit romantique, dans lequel l'héroïne se montre à la hauteur des aspirations exaltées de son aimé. André Gide écrit un roman cruellement moderne, et Gérard verra ses rêves romantiques se briser au contact de la réalité. Le romantisme est mort, et c'est avec lucidité qu'il découvre la véritable Isabelle de Saint-Auréol. Décrire ses défauts est vain. Elle  joue un personnage dans une sinistre comédie, toujours recommencée, celle de la jeune fille abandonnée, de la mère sacrifiée, et tant pis si ses actes démentent ses paroles puisque les autres habitants du château participent à cette comédie. Casimir, l'enfant délaissé, et Gratien, le fidèle serviteur, échappent seuls à cette hypocrisie et en ont payé le prix. 

 

Que dire de la langue ? Elle est fine et précise, sans fioritures inutiles. En 148 pages, André Gide nous raconte comment un jeune étudiant est devenu un homme.

 

Challenge Nobel

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 10:52

_A_la_folle_jeunesse_m.jpgTitre : A la folle jeunesse.

Auteur : Ann Scott.

Editeur : Julliard.

Nombre de pages : 150.

 

Quatrième de couverture :

 

C’est le dernier jour, mais je ne le sais pas encore. Exactement comme au moment où a été pris ce Polaroïd. Je dois avoir dix ans, mes yeux sont plissés de fureur parce qu’on me force à me tenir face au soleil ou parce que je n’existe qu’en photo ; le tee-shirt bleu ciel des Dents de la mer ne me rappelle rien, le banc de sable qu’on devine flou derrière non plus, et du jour où cette photo a été prise, je ne sais que ce qu’on m’en a dit : qu’après l’avoir éventée pour la faire sécher, au lieu de l’empocher comme n’importe quel parent, ma mère me l’a tendue comme si elle ne voyait vraiment pas quoi en faire. Maintenant je la regarde sans me reconnaître tant je n’ai aucun souvenir d’avoir été aussi déterminée, aussi certaine, à cet âge, de ce que j’étais et de ce que je refuserais de devenir, et je finis par penser que si je dois quelque chose à quelqu’un, c’est à cette gamine énervée qui ne fixait pas sa mère mais un point déjà bien au-delà. »
Au fil d’une journée où se croisent ceux qu’on a trop aimés ou pas assez, un passé resurgit et se déconstruit peu à peu. À la folle jeunesse exprime, avec le plus de sincérité possible, les plus gros mensonges. Et inversement.

 

Mon avis :

 

Encore un roman que j'ai acheté "par hasard", et que j'ai lu, au cours d'une de ses journées où le froid, la neige, le gel ne me donnait guère envie de sortir de chez moi. Il m'importe peu de savoir quelle part est inventée, et quelle part est imaginaire : ce livre est appelé "roman" et je vais donc le considérer comme tel.  Ll’Ann Scott du livre est un personnage, tout ce qu’elle fait dans le livre est vrai - dans les limites du livre. Du faux pour de vrai.

 

Ann, l'héroïne, a quarante ans, et est amenée à dresser le bilan de sa vie, parce qu'elle a quarante ans, parce que cela se fait. Elle a deux amies, très proches, peut-être plus que des amies, Marie et Stella, une amante aussi, Shannon, avec laquelle elle vient de rompre. Elle a connu un gros succès littéraire dix ans plus tôt. Elle égraine les souvenirs de cette décennie, de ce tourbillon plutôt qui les ont emportés, elle et ses proches. Elle m’a parue touchante, cette jeune quarantenaire. Que lui reste-t-il ? Des souvenirs de fêtes, des rituels mis en place avec ses amies, des amours fugaces et évanouis, des livres, ceux qu’elle a écrit et dont elle n’est pas entièrement satisfaite, sur les attentes qu’elle a suscitées et qu’elle n’a pu ni su satisfaire. Posture de l’écrivain ? Peu me chaut. J’ai été sensible à la fragile lucidité de son personnage.

  

Ann Scott cite Brent Easton Ellis, et A la folle jeunesse n’est pas sans me rappeler Suite(s) impérial(e) et son héros, Clay, qui constate l‘évolution (ou l’absence d’évolution) des personnes qui faisaient partie de son univers. Ann constate surtout les morts. Violentes la plupart du temps. Mourir avant quarante ans est souvent mourir de façon brutale, et sa génération n’a pas été épargnée.

 

 

Curieusement, j’ai aussi pensé à Plage de Marie Sizun, non parce que les deux héroïnes portent le même prénom, mais parce qu’elles sont amenées à reconsidérer leurs relations avec leurs parents maintenant qu’elles ont mûri. D’ailleurs, A la folle jeunesse se ferme sur une renaissance inattendue et sur un bonheur, possible.

 

 

Quarante ans, l’âge adulte ?

 

 

challenge-du-1-litteraire-2010

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:42

Les-amants-imparfaits_2.jpg

  Titre : Les amants imparfaits.

Auteur: Pierrette Fleurtiaux.

Editeur :Babel.

Nombre de pages : 309.

 

Quatrième de couverture :

 

Paris, juin 2001 : trois jeunes gens comparaissent devant un juge d'instruction. Il s'agit des jumeaux Léo et Camille, dix-sept ans, issus d'une famille très fortunée et de Raphaël, vingt ans, fils d'une employée de mairie. Ils ont noué autrefois, dans la petite ville de leur enfance, une amitié complexe et passionnée.

Après la tourmente, le récit de Raphaël révélera le secret des jumeaux et l'histoire des amants imparfaits.

Variation superbe sur les thèmes du double et de la fascination, ce roman raconte les paradis perdus et les utopies, l'innocence et ses dangers, le vertige des origines et la difficulté de grandir. Il compose aussi une méditation sur l'inconscient social et les pouvoirs de l'écriture.

 

Mon avis :

 

Une voix s'élève dans ce roman : celle de Raphaël, le narrateur. Pas seulement une voix, une écriture aussi. Tout au long du livre, il va citer tous ceux qui se sont réappropriés son histoire : juge et avocats bien sûr, mais aussi son psy, qui en a fait une publication scientifique, Xavier, qui dirigeait un atelier d'écriture... Chacun a construit une histoire, qui se voulait vrai. Raphaël aujourd'hui donne la sienne, sans oublier de citer les interprétations d'autrui. Le point de départ de cette écriture fut la recontre avec une écrivain, Natacha, des années plus tôt. Véritable personnages extérieur au récit principal. Natacha ne connaît pas les jumeaux, n'a rien su du drame et du procès, elle est pour Raphaël un point de référence en dehors de la tourmente.

 

Peu de faits, peu d'événements : ils sont soigneusement exhumés de sa mémoire par Raphaël, et reconstitués afin d'en extraire le sens profond - celui qu'ils avaient au moment où ils se sont produits, non celui que les experts essaient de lui donner après coup.

 

Ce n'est pas un livre de procès, celui-ci n'occupe qu'une place infime dans le récit. D'ailleurs, le procès lui-même, essentiellement basé sur des manipulations, des dissimulations et des demandes de dédommagements financiers, n'est qu'une parodie de justice.

 

Pami les thèmes principaux du roman, je citerai a recherche des origines. La filiation est brisée pour Raphaël : sa mère est issue de la DDASS, sa grand-mère ne cherche qu'à exploiter son petit-fils comme elle a exploité sa fille adoptive auparavant, son père adoptif est décédé, son père naturel est un parfait inconnu, ce qui ouvre une brèche pour tous les fantasmes. A l'opposée, la filiation est complète et complexe pour Camille et Léo : demi-frères, demi-soeur, beau-frère, beau-père, grands-parents.Leur enfance fut cosmopolite, sans autre repère que les trois retrouvailles avec Raphaël.

 

Mais Les amants imparfaits est avant tout un livre sur la recherche de son double amoureux - pas de chance pour Raphaël, ce double est lui-même dédoublé. Pourquoi Raphaël fascine-t-il les jumeaux ? Parce qu'il comble un manque, dont vous découvrirez la cause en découvrant leur secret. Raphaël a aussi la chance d'avoir une mère qui est en tout point la mère idéale que les jumeaux auraient aimé avoir.

 

Pourquoi les jumeaux fascinent-ils Raphaël ? Le jeune homme, trois ans après le procès, tente de s'en expliquer, tout au long d'un récit analytique. Sa version de la réalité se heurte aux interprétations des adultes. Il est encore incapable de voir l'anormalité, pour ne pas dire la perversion de leurs actes, tant sa fascination pour les jumeaux demeurent, en dépit de la séparation imposée. Au risque de paraître excessive, je dirai que les jumeaux sont une drogue pour Raphaël, et que la moindre bribe d'information qui lui parvient à leurs sujets empêche son sevrage définitif et souhaité - mais pas par lui.

 

Grâce au style riche et limpide de Pierrette Fleurtiaux, ce qui aurait pu n'être qu'une histoire glauque parmi tant d'autres - écrite autrement, elle aurait fait un parfait roman noir - devient un roman d'une incroyable fluidité, que je n'ai pas eu envie de lâcher avant la fin.

 

Encore une belle découverte.

Objectif-copie-1

 

 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 15:54

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Titre : Les gens sont méchants

Auteur : Riccardo Salavador.

Editeur :Kyklos éditions.

Nombre de pages : 260.

 

Quatrième de couverture :

 

Tous les couples traversent de mauvaises passes. Celui dont il est question dans ce roman n'en est déjà plus là. Les termes impasse, sans issue, cul-de-sac, voire coupe-gorge, seraient, en ce qui le concerne, plus appropriés...

Plutôt que de s'adresser à un conseiller conjugal ou de consulter un avocat, Hippolyte décide de régler le problème de manière directe et définitive.

Forcément, cela requiert quelques réglages, un plan précis et un scénario sans faille afin d'éviter tout démêlé avec la justice. Pas question pour lui de finir comme ces imbéciles imprévoyants, ces amateurs sans cervelle qui sèment des indices accablants sur les lieux de leurs crimes.

Mais sur le chemin du veuvage, Hippolyte ne s'attendait pas à croiser des gens vraiment méchants.

 

Mon avis :

 

 

 

 

Mon avis : 

 

L'histoire commençait comme une œuvre de Dickens. Tout était négatif dans la vie du narrateur, de sa naissance à son arrivée à l’âge adulte. Comme il n'a reçu aucun amour, il n'a pu se construire normalement. Il me semble difficile de donner de l'amour quand jamais on en a reçu. J'étais pourtant déjà sur mes gardes (je ne me refais pas), car je me méfie des narrateurs à la première personne, forcément subjectifs, surtout qu'à moins que sa mère, décédée peu après, ou son père, qui l'a rejeté, ne le lui ai raconté les circonstances de sa naissance, il est peu probable qu'Hippolyte s'en souvienne avec autant d'acuité. Le répit, rencontré grâce à son mariage avec Lucille (Lumière, en latin) ne fut que de courte durée. Dommage que nous n’en sachions pas plus sur les véritables raisons de leur haine mutuelle.

 

J'ai ensuite basculé, avec bonheur, dans le roman policier, qui à mon sens serait forcément original puisque raconté par le futur meurtrier. Sauf que j'ai lu la page 38, et là, mon cerveau s'est emballé, ce qui est tout de même embarrassant. J'ai vu alors l'histoire non du point de vue d'Hippolyte, mais de celui de Lucille, et je me suis mise à relever des indices dont j'ai pu vérifier la pertinence lors du dénouement. Je me suis même demandé pour quelles raisons Hippolyte ne s'était pas questionné au sujet des soins soudains dont sa femme l'entourait. Il était sans doute trop obsédé par la conception et la mise au point de son plan, ou pas assez futé. 

 

Ce plan reste néanmoins intéressant, tout comme la mise en exécution. J'ai beaucoup aimé l'ironie et l'humour noir de cette première partie. Pour un peu, j'aurai presque frémi avec Hippolyte lorsque des obstacles apparaissaient dans son plan. "Presque", car à aucun moment Hippolyte ne se montre touchant. Je me suis même demandé comment il était parvenu à avoir un ami sincère, comme Albert - sûrement parce que ce dernier n'a pas mesuré le cynisme de notre narrateur.

 

C'est après que l'intrigue se gâte. Dans la deuxième partie, j'ai eu l'impression de lire la mécanisation du crime. Hippolyte a perdu toute capacité de réflexion, sa seule réponse à ce qu'il interprète comme une menace est la suppression de la personne, presque par hasard, presque par accident, si ce n'est qu'Hippolyte devient de moins en moins performant à chaque crime. Au début, je trouvais intéressant de lire les méandres du raisonnement du narrateur, dans lesquels l'absurdité s'épanouissait pleinement. Pourtant, l'accumulation lasse. Les procédures d'élimination, variées, ne m'ont pas empêchée de ressentir un certain ennui, tant chaque meurtre devenait inéluctable et par la même, répétitif. Seul Kiki échappe à la terrible mécanique - théoriquement, il ne peut pas le trahir, et pourtant, il est à lui seul un des premiers indices de sa culpabilité, et il est l'un des seuls à le fuir.

 

Les gens sont-ils méchants ? Non : cette phrase a beau scander le roman comme un leitmotiv, je dirai simplement que le narrateur est méchant et qu'il projette sur chaque personne qui croise sa route sa propre haine de soi. Personne ne trouve grâce à ses yeux, chaque sentiment et chaque défaillance est exploitée par lui dans son propre intérêt, quand elle ne devient pas sujette à caution.

 

Je tiens à remercier les éditions Kyklos, le forum Partage-Lecture et son administratrice, Thot, pour ce nouveau partenariat.

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 19:16

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Titre : La fille de son père.

Auteur : Anne Berest.

Editeur : Seuil.

Nombre de pages : 161.

 

Quatrième de couverture :

 

Trois soeurs que la vie a éloignées se retrouvent chez leur père à l'occasion d'un dîner d'anniversaire. dans la maison d'enfance, les souvenirs affleurent. Les gestes deviennent nerveux, les langues fourchent et les rancoeurs s'invitent autour de la table.

Au dessert, un secret de famille est révélé. Une bombe à retardement qui va, sourdement, modifier le quotidien de chacune des filles.

Un premier roman acéré, qui sonde les rapports doux-amers de trois jeunes femmes et d'un père.

 

Mon avis :

 

Je n'aime pas écrire un avis négatif sur un premier roman - et pourtant, je n'ai d'autres choix que de l'écrire, ou bien renoncer.  

 

Le roman débute au présent, et énonce les deux fils narratifs qui vont tendre ce récit. Pas de véritable surprise pour moi donc, pas même lors du dénouement : j'avais presque deviné la fin dès le début. Même le fait que la narratrice portât une robe marron ne m'a pas choqué - je ne porte jamais de noir aux enterrements non plus.

 

Le sujet est simple : trois filles, orphelines de mère, toutes trentenaires, sont invités à un repas de famille chez leur père et belle-mère, qu'elles détestent. La tension monte, et Catherine, la belle-mère maladroite, révèle un secret de famille : Martine, leur mère bien-aimée, trompaient leur père et l'une des filles est illégitime.

 

L'écriture est sobre, sans émotion. Pas ou peu de communication dans cette famille, donc peu de dialogues. Chacun parle avant tout pour soi, et se garde bien d'attendre les réponses.

  

J'ai envie de comparer ce livre aux Faux-Monnayeurs, d'André Gide. Là aussi, un personnage découvre que son père n'est pas son père - et le père le sait. La complexité de leurs relations et la force de l'amour de ce père pour ce "fils" y sont narrés avec une profondeur et une émotions rares.

 

Là, rien.  Les seuls moments de quiétudes sont quand les trois soeurs se remémorent leurs souvenirs communs, à trois, sans que vraiment leurs parents interviennent. Les explications aux rapports conflictuels entre les soeurs, puis entre les soeurs et leur père, sont énoncés dans de lourdes sentences à visée généralisatrice. Le père est sur le mode de la colère, voire de la violence, physique et verbale. La mère est morte et désincarnée parce que le père l'a confisquée, gardée pour lui seul, interdisant même à ses filles de regarder les albums de photos ou de prendre les objets qui appartenaient à leur mère. La fille aînée est toute aussi vindicative, persuadée d'être la fille illégitime, et d'avoir donc subi une éducation plus rigoureuse, des châtiments plus sévères que ses soeurs cadettes. La narratrice se complaît dans la neutralité, puisque même ses histoires d'amour sont dénuées d'amour. Elle n'a jamais la force d'agir, elle se laisse porter par les décisions prises par l'une ou l'autre de ses soeurs. Seule Charlie, la benjamine, apporte un peu de fraîcheur, en dépit de son histoire d'amour irréelle. Elle est sans doute moins concernée par cette quête parce qu'elle n'a que peu de souvenirs de sa mère, et parce qu'elle a su créer des liens avec Catherine, plus maladroite que réellement méchante. Par son prénom et son métier, elle est un peu le garçon (manqué) de la famille.

 

Ce premier roman m'a déçue, j'attends néanmoins la prochaine oeuvre de cette jeune romancière.

 

 

challenge-du-1-litteraire-2010

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 22:01

Titre : Le diamant bleu.

Auteur : François Farges etThierry Piantanida.

Editeur : Michel Lafon.

Nombre de pages : 327

 

Merci aux éditions Michel Lafon et à Bob.

 Je l’avoue, ce qui m’a attiré en premier dans ce livre, c’est sa sublime couverture. Quand Bob l’a proposé en partenariat, j’ai aussitôt posé ma candidature, en croisant les doigts. C’est peu dire que je n’y croyais pas trop. J’avais tort.

 

Quatrième de couverture :

 

En 1664, un Intouchable découvre dans les mines du royaume mythique de Golconde un diamant bleu d’une taille exceptionnelle. Bientôt, celui-ci arrive à la cour de France où le joaillier du Roi-Soleil en fait le plus beau diamant du monde. Mais il disparait mystérieusement lors du vol insensé des joyaux de la Couronne en 1792…

            Il passera de main en main et fascinera tous ses propriétaires. Pour le posséder, un banquier londonien va devenir receleur, obligé de le retailler – véritable sacrilège – pour qu’on ne puisse pas le reconnaître… Il travers alors l’Atlantique, rendant fous les nouveaux riches en quête de bijoux aristocratiques. La pierre porte malheur, semble-t-il : elle n’en est que plus attirante aux yeux de tous ces excentriques. Désormais véritable icône de la société américaine sous le nom de « Hope », elle s’expose aux regards extasiés des foules, aussi admirées à Washington que La Joconde au Louvre.

            Idolâtrie, superstition, goût du pouvoir, insolences de milliardaires mais aussi géni des artistes qui ont révélé sa splendeur : laissez-vous entraîner à la recherche du diamant bleu qui, sur trois siècles et sur trois continents, fut le catalyseur de toutes les passions humaines.

 

Mon avis :

 

Le sujet pouvait être ardu, car la minéralogie n'est pas mon domaine de prédilection. Il n'en est rien. La grande force de ce livre est de ne pas se préoccuper uniquement du destin de ce diamant bleu, quelque fabuleuse que soit cette pierre, mais aussi de dresser un état des lieux historiques et économiques des périodes clé de son parcours. Véritable ouvrage de vulgarisation, Le diamant bleu nous raconte l'importance des diamants à l'époque de sa découverte. Si pour Colbert, il s'agissait avant tout d'un placement, qu'il était toujours possible de revendre si les caisses étaient vides, ils avaient une dimension sacrée en Inde (et je n'ai pas pu m'empêcher de penser au Signe des quatre, de Sir Arthur Conan Doyle, dans lequel le vol d'une pierre sacrée entraînait une série de catastrophe - pour ces voleurs).

 

Surtout, le style est parfaitement accessible, fluide et limpide à la fois.  Les dialogues, judicieusement placés, nous permettent de vivre véritablement ce récit, comme si nous y étions. J'ai beaucoup apprécié que la parole soit donnée, par le biais d'extraits de ses textes, à Tavernier, ce grand voyageur et commerçant qui a rapporté ce diamant en France. J'ai apprécié que rien ne soit passé sous silence de son histoire, y compris les périodes justement où il était "négligé", au profit d'autres pierres. Bien que le diamant bleu ne soit qu'une pierre, ses déboires m'ont secoué, non parce qu'il s'agissait d'une superbe pierre précieuse, mais parce qu'il était avant tout un objet de passion - ce n'est pas tant lui qui a été mutilé, que tout ce que Pittan et sa femme avaient pu investir de temps, de soins, et de savoir-faire.

 

Entre vol, crimes et malédiction, ce roman de vulgarisation scientifique est aussi un roman d'aventures et un roman policier. N'est-ce pas d'ailleurs à une minutieuse enquête que ce sont livrés ces auteurs pour reconstituer son parcours ? 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 15:43

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Titre : Plage.

Auteur : Marie Sizun.

Editeur : Arléa.

Nombre de pages : 262.

 

Quatrième de couverture :

 

Un peu perdue sur une plage bretonne, une femme attend l’homme qu’elle aime. Il a promis de la rejoindre à la fin de la semaine, pour huit jours ensemble. Il est marié. Dans l’impatience heureuse, puis l’anxiété de cette attente, elle trompe sa solitude en regardant, en écoutant autour d’elle tous ces gens en vacances… Images et voix diverses qui font remonter en elle des souvenirs tantôt proches, tantôt lointains, qui, bientôt, lui parlent étrangement.

Qu’il vienne ou non, cet homme attendu, elle ne sera plus jamais la même.

Avec un art qui lui est propre, Marie Sizun dresse le portrait tout en nuances d’une femme d’aujourd’hui. Avec finesse, elle explore l’intimité des êtres dans leurs moments de doutes et de passion.

 

Mon avis :  

 

 Une voix solitaire s’élève, celle d’Anne, la narratrice. Seule, elle l’a toujours été, surtout depuis la mort de son père. Pas d’amis, pas de mari, une rivalité sourde avec sa mère, une admiration sans borne pour son père, tel pourrait être le portrait d’Anne.



Anne attend. Son amant, François, un homme marié, doit venir la rejoindre à la fin de la semaine, dans une petite station bretonne qu‘ils ont choisi ensemble. Anne est venue plus tôt afin de préparer sa venue. Les coups de téléphone de son amant, trop rares, trop brefs, rythment ses journées, et entre chacun d’eux se prolonge cette attente, heureuse d’abord, puis plus inquiète, au fur et à mesure que les appels se raréfient. Alors elle observe les personnes, chaque jour différentes, qui prennent place sur la plage, elle cherche à deviner les titres des livres lus par les plaisanciers (je dois dire que je fais la même chose, et pas seulement sur la plage). Elle écoute des bribes de conversations qui font parfois remonter des bribes de souvenirs.



L’absence de l’homme aimé lui permet de ne plus être dans l’immédiateté du bonheur, et de se livrer à l’introspection. Ce n’est sans doute pas un hasard si elle reproduit (inconsciemment ?) la situation qu’elle a connu enfant en choisissant comme amant un homme qui ressemble à ce père qu’elle admirait tant, mariée à une femme faible, fragile des nerfs.



 De ces sept jours, elle sortira transformée, et même ses relations avec sa mère prendront une autre teinte. Je n'irai pas jusqu'à parler de renaissance, non, je dirai plutôt d'une ouverture aux autres, comme si ce qui l'avait tenu si longtemps à l'écart n'existait plus.

 

Un regret toutefois : les couleurs de la couverture sont jolies, mais n’illustrent pas l’histoire.

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 14:37

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Titre : Déborah, la femme adultère.

Auteur : Régine Deforges.

Editeur : Le livre de poche.

Nombre de pages : 247.

 

Quatrième de couverture :

 

 

Quand la jeune et belle Déborah, fille de scribe, cultivée, Mais mariée contre son gré à un vieillard impuissant, est surprise endormie auprès de son cousin, elle doit être lapidée pour adultère. Seul Jésus s’élève contre la vindicte populaire : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » Dans la Palestine occupée par les Romains, le peuple juif est divisé : les nantis penchent pour la collaboration avec l’occupant, tandis que les Zélotes le combattent. De leur côté, les prêtres tentent de préserver leurs privilèges. Jésus, lui, prêche l’amour du prochain et chasse violemment les marchands du Temple… Au cœur de ces conflits, que va devenir Déborah après avoir échappé à la mort.

Dans ce bouleversant roman, Régine Deforges réinvente la vie de ceux et de celles qui suivirent un homme nommé Jésus, entre doute et foi, entre fidélité et trahison.

 

Mon avis :

 

Tout d’abord, je tiens à remercier le forum Partage-lecture et les éditions Le livre de poche pour ce partenariat.

 

Autant le dire tout de suite, j’ai été déçue à la lecture de ce livre. Mes attentes de lectrice n’ont pas été comblées.

 

Pourtant, le premier chapitre m’avait bien plu, parce qu’il racontait l’histoire de Déborah, l’héroïne du livre. Le style était fluide, agréable à lire, alors que je redoutais  un texte ardu.  (Je lis peu de romans historiques)

 

Puis, tout change dès le second chapitre, car ce n’est plus la même histoire qui m’était raconté. Je lisais la vie de Jésus et de ses disciples. J’ai cru que ce ne serait qu’une parenthèse, et que l’action se recentrerait très vite sur Déborah. Il m'a fallu attendre presque deux cents pages pour qu’elle tienne à nouveau le rôle principal. Certes, elle était parfois au centre de l’action : accusée d’adultère, elle a la vie sauve, grâce à Jésus. J’aurai simplement aimé que ses fuites successives et le fait qu’elle ait été retrouvée avec son cousin nous soit raconté de manière directe, non par le biais d’un retour en arrière.

 

Je n’étais pas au bout de mes peines, car l’histoire en elle-même est composée de nombreux récits enchâssés les uns dans les autres. Cette technique narrative aurait pu rendre la narration plus vivante : le lecteur se trouve ainsi dans la même position que la majorité des personnages, qui « écoutent » eux aussi le récit. Elle ne parvient qu’à la rendre ennuyeuse. Quant au texte, il me donnait l’impression désagréable de lire une récriture, ni heureuse, ni utile, de la Bible, et cette impression n’allait plus me quitter de toute la lecture. Bien sûr, je me suis interrogée sur les raisons qui l'ont poussée à effectuer cette démarche. Serait-ce une volonté de montrer la modernité du texte ? Le désir de prouver que rien n'a vraiment changé ?  Certains peuples étaient opprimés à cause de leur foi, c’est encore le cas de nos jours, ils se révoltent contre l’occupant,  même remarque, un chef s’élève contre la violence mais perd la vie… Les figures christiques ne manquent pas dans nos mythologies modernes, si ce n’est qu’ici, c’est le Christ lui-même qui est mis en scène, et que le dénouement était connu.

 

Reste la place des femmes, et surtout celle de Déborah, qui tout de même donne son nom au roman. Déborah est jeune, belle, savante (elle a mis en musique, à quatorze ans, le Cantique des cantiques), et coquette : la scène dans laquelle les femmes renouvèlent leur garde-robe m’a semblé inutile, pour ne pas dire risible. Les hommes tombent instantanément amoureux d’elle, mais elle aime d’un amour inconditionnel et contrarié son cousin. Curieusement, son histoire d’amour entre elle et Philippe m’a rappelé Tristan et Iseut, y compris lorsque les deux amants sont trouvés endormis. La différence est que le roi Marc, même si ses soupçons reviendront, grâce aux félons qui l’entourent, va alors croire en l’innocence des amants alors que les vieillards vont condamner Philippe et Déborah. Tristan, comme Philippe, est un combattant, si ce n’est que jamais Tristan n’abandonnerait jamais Iseut, comme Philippe a abandonné Déborah. Prendre la fuite est un point commun entre eux : Déborah fuira elle aussi, jusqu’à être rattrapée par son destin. Elle est victime de sa condition de femme, de la faiblesse de son père, et de la force de l’opinion publique. Au risque d’être lourde, je dirai que l’actualité nous prouve que la condition des femmes n’est guère plus enviable de nos jours dans certains pays.

 

Les autres personnages ne sauvent pas le récit. Ils sont peu ou pas décrits, et quand ils le sont, ils sont très beaux (les disciples, les femmes), sans véritable nuance. Pour la majorité d’entre eux la mention de leur âge ou de leurs professions suffit.  En fait, un seul personnage m’a touché : la flamboyante et complexe Marie-Madeleine. Sans hésitation, c’est à elle qu’un roman aurait dû être consacré.

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 15:58

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Titre : La femme de l’allemand.

Auteur : Marie Sizun.

Editeur : Le livre de poche.

Nombre de pages : 286.

  

Quatrième de couverture :

  

Dans le Paris de l’après-guerre, une petite fille, Marion, vit avec sa mère, Fanny, qu’elle adore. Peu à peu, pourtant, une dissonance s’installe, faussant leur relation. Des emportements inexplicables, un silence incompréhensible à propos de ce père allemand dont Marion ne sait rien ou presque. Avec le temps, Marion comprend que sa mère est maniaco-dépressive. Les rôles s’inversent alors. L’adolescente endosse cette raison qui, doucement, abandonne Fanny. Mais l’amour ne suffit pas pour terrasser la folie… Marie Sizun sait dire avec émotion et pudeur l’amour qui rapproche et sépare les êtres.

 

 Mon avis :

   

 

Quelle est cette voix qui s’élève et qui s’adresse à Marion, le personnage principal ? J’ai pensé que c’était Marion, adulte, qui s’adressait à l’enfant et à l’adolescente qu’elle avait été.

 

La vie de Marion, dès son plus jeune âge, est faite de secrets : ne pas révéler que son père est allemand, ne pas révéler que sa mère est maniaco-dépressive. Bien sûr, ce n’est pas ce mot que Marion emploie au début, elle va découvrir petit à petit la réalité de la maladie de sa mère. Il est significatif que le premier souvenir conscient de Marion est celui de la première crise dont elle a été témoin. Chaque fait nous est raconté de son point de vue d’enfant, sans fausse naïveté (jamais le lecteur n’a l’impression d’en avoir deviné plus qu’elle), sans enjolivement.

 

Il n’est pas facile de grandir et de se construire dans ces conditions. La maladie de Fanny impose son rythme au roman. Les périodes d’accalmie sont résumées, toujours vécues dans un mélange d’aveuglement et de défiance, dû en partie aux commentaires de la narratrice. Les crises sont soigneusement racontées : les signes précurseurs, le déroulement et les conséquences.

 

Marion a la chance d’avoir des grands-parents et une grand-tante qui prennent soin d’elle et qui lui assure une existence presque normale. Je peux comprendre aussi que Maud retrouve dans Marion la fille qui s’est éloignée d’elle, et pour Elisa, la petite-fille qu’elle n’aura jamais. De même, lorsque ses origines sont révélées, Marion rencontrera la compréhension autour d’elle - la guerre s’est éloignée, et tout le monde ne songe pas à reprocher aux enfants la faute des parents.

 

Marion aime sa mère, d’un amour inconditionnel, et fait tout pour la protéger. L’adolescence lui apporte cependant le désir de s’émanciper, de vivre les émois ordinaires d’une jeune fille de son âge. Fanny ne voit plus alors en sa fille un double, sa petite Funny, mais une rivale. Marion, qui reconstitue les méandres des raisonnements malades de sa mère, devra choisir entre protéger, encore et toujours sa mère, et se protéger, vivre, enfin, même si c‘est d‘une manière que son entourage ne comprend.

 

Un très beau roman et un vrai coup de cœur.

 

 

 

 

 

challenge           Objectif

 

 

 

 

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 22:58

Titre : Les invités. 64d93d666355a43c4a86679a030d35b6_XL.jpg

Auteur : Pierre Assouline.

Editeur : Folio.

Nombre de pages : 202.

 

Quatrième de couverture :

 

 

Un dîner, de nos jours, dans la grande bourgeoisie parisienne.

Afin de séduire son invité d’honneur - un puissant homme d’affaires étranger - la maîtresse de maison a convié ses amis les plus remarquables. Mais à la dernière minute, l’un d’entre eux se décommande : il n’y a plus que treize convives….

Comme le dîner doit commencer à tout prix, la nouvelle «invitée » est choisie au mépris de la bienséance. Une véritable transgression.

La quatorzième convive devient alors le grain de sable qui fait déraper la soirée. Pour l’émerveillement des uns, pour le désespoir des autres.

Tout dîner est une aventure.

 

Circonstance de lecture : lecture commune de septembre / octobre du forum Partage-Lecture.

 

Mon avis :

   

Rarement un roman n’aura aussi bien porté son titre. Jamais deux mots n’auront eu une signification aussi riches. Sauf que j’ai dû attendre bien longtemps avant de pouvoir la découvrir.

 

Je tiens à préciser que j’ai passé un agréable moment à lire ce roman, sans doute parce que les circonstances de lecture étaient particulièrement apaisées. J’ajouterai que j’en ai terminé avec les éléments positifs de cette lecture.

Le premier tiers du roman est exclusivement réservé à la présentation des personnages, de manière extrêmement figée. Leur portrait moral et physique est donné une bonne fois pour toute, et ne changera pas. Pour le coup, j’avais l’impression de lire les fameux portraits fixes que j’enseigne à mes élèves, ou de me retrouver dans un roman de Balzac - en beaucoup moins bien. La frontière est bien mince avec la caricature.

 

Le sarcasme pointait parfois dans cette présentation, ainsi en est-il quand le narrateur aborde le sujet des abus de la chirurgie esthétique. Parfois. J’ai surtout eu l’impression de lire un texte très maniéré, écrit par un chroniqueur mondain qui se veut ironique.

 

Enfin (soulagement), le dîner commence et l’incident tant attendu survient. Il est banal et prouve davantage l’inconséquence des personnages qu’un réel problème. Bref, nouvelle déception et ennui profond.

 

Il ne restait plus qu’une possibilité pour le récit, qui en était déjà presque à sa moitié, devienne franchement prenant : la venue de l’invité transgressif. Elle se résumera à une joute mondaine, avec expositions des clichés sur les immigrés et étalage du racisme ordinaire. Au final, (presque) rien n’aura changé.

 

 Un seul personnage trouve grâce à mes yeux, celui de Christina. Elle seule est sincère, sans pour autant être sans gène. Certes, elle est superstitieuse, ce qui peut paraître étonnant pour un tel milieu. Mais, contrairement aux autres invités, elle assume parfaitement sa différence, mettant ainsi encore plus en valeur l'hypocrisie des autres invités

 

 

 

 

 

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