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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 15:30
ashworth hall

Titre : Ashworth Hall.
Auteur : Anne Perry.
Editeur : 10/18.
Nombre de pages : 316.


Quatrième de couverture :

En cette fin de XIXe siècle, les dissensions politiques et religieuses en Irlande n’en finissent pas d’empoisonner le gouvernement britannique ; la guerre civile menace. Une rencontre secrète est alors organisée entre protestants et catholiques irlandais dans le superbe manoir d’Ashworth Hall, et le commissaire Pit se voit contraint d‘assurer, en toute discrétion, la sécurité du lieu. Aidé de l’inspecteur Tellman, déguisé en valet et plus bougon que jamais, et de sa femme Charlotte, Pitt surveille le déroulement de cet événement à hauts risques tandis que la tension monte entre les invités. Lorsque l’un des convives est assassiné, l’atmosphère orageuse d’Asworth pourrait bien tourner à l’explosion de violence et mettre en péril la paix de tout le royaume.

Mon avis : 

Ashworth Hall est la suite de Pentecost Alley. Il est cependant possible d'apprécier ses deux enquêtes séparément.
 L’enquête prend place dans un contexte particulier : les dissensions entre catholiques et protestants en Irlande. Thomas Pitt et son inspecteur vont devoir prétendre être ce qu’ils ne sont pas au cours de cette enquête qui n’en est pas encore une (il s’agit tout d’abord d’une mission de protection) et pour des personnages qui ne supportent rien moins que l’hypocrisie, fut-elle justifiable, la situation ne va pas être des plus agréables.
 
Cette «comédie» est l’occasion de faire découvrir au lecteur (comme souvent dans les romans d’Anne Perry) l’envers du décor, et les conditions de vie douloureuses des domestiques dans les belles demeures victoriennes (labeur quotidien, maltraitance physique et morale). Le lecteur saura toujours trouver aussi un personnage pour s’indigner de ce qu’ils vivent (ici, l’inspecteur Tellman) ou pour rejeter les conventions, même si sa vie aisée s’en trouve à jamais derrière lui (Piers Greville).

Fait inédit : la fin ne permet pas la résolution complète de l’enquête. En dépit de ce léger bémol, l’intrigue est très bien construite et se lit sans déplaisir.
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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 15:25

Pentecost Alley

Titre : Pentecost Alley.
Auteur : Anne Perry.
Éditeur : 10/18.
Nombre de pages : 380.

Quatrième de couverture :

Deux ans après le massacre des prostituées de l’East End par Jack l’Eventreur, un tueur est de nouveau à l’œuvre dans le quartier de Whitechapel. Meurtres rituels dans les bas-fonds de Londres ? Qui sont les membres du Helfire Club dont un insigne a été trouvé près du corps mutilé de la fille de joie ? Et en quoi ce fait divers, somme toute banal pour l’époque, réclame-t-il l’intervention du commissaire Thomas Pitt ? Ce dernier va se trouver confronté à la puissante famille des FitzJames dont l’influence à Londres est telle qu’il n’aura pas droit au moindre faux pas. Que vaut en effet la parole d’une prostituées contre celle d’un FitzJames ?

Présentation :

 


Les aventures de Thomas Pitt sont au nombre de vingt à l'heure actuelle. Celle-ci doit être la douzième. Thomas Pitt est un commissaire de police atypique. Son épouse Charlotte, qui s'est déclassée en l'épousant, l'aide souvent dans ses enquêtes, grâce à ses attaches aristocratiques (sa soeur Emily est veuve de Lord Ashtray)/
 
Mon avis :

Pentecost Alley nous plonge immédiatement dans l’action et propose un final haletant. Entre ces deux extrêmes, nous aurons lu une enquête simple et tortueuse. Simple, parce qu’une fois les mobiles et les coupables identifiés, ils paraîtront évidents, presque logiques. Tortueuse, parce que vient se greffer un arrière-plan politique houleux, au point que le commissaire Pitt se trouvera sur la sellette et verra son intégrité mise en doute. Enquête amère, elle démontre que la justice n’est pas la même pour tous. Faire triompher la justice quand on est du mauvais côté de la barrière demande une lutte acharnée, qui n'a d'égal que le mépris et l'indifférence de la caste la plus aisée envers les plus miséreux. La prise de conscience de Jago, tournant le dos à une vie aisée pour devenir révérend de la paroisse de Whitechapel, est à cet égard exemplaire.

Les héros habituels d’Anne Perry entourent Pitt. Lady Vespasia met en garde le commissaire contre ses ennemis, c’est dire si la situation est grave pour qu’elle agisse ainsi, et Emily se montre inhabituellement désœuvrée et futile. Reste Charlotte, toujours prête à soutenir son mari, et à exprimer son opinion à ses interlocuteurs, même et surtout sur des sujets très intimes.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 22:28

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Titre : La dague d’ivoire.

Auteur : Patricia Wentworth.

Editeur : 10/18.

Nombre de pages : 420.

 

Quatrième de couverture :

 

La chambre de Herbert Whitall offre une vision de cauchemar au petit matin : l’homme a été poignardé durant la nuit à l’aide d’une dague d’ivoire laissée au pied du lit. Miss Silver s’avoue quelque peu désorientée. Elle sait bien sûr que Lila Dryden, qui devait devenir sa femme, nourrissait pour lui en secret une haine féroce, toutefois ce crime ne saurait lui profiter. Mais qu’en est-il de ses proches ? Avec seulement des débuts de réponses et quelques maigres indices, Miss Silver devine déjà que la partie ne sera pas facile à jouer.


Circonstance de lecture :

 

J’ai découvert les romans de Patricia Wentworth, à la bibliothèque de Rouen, et je n’en avais pas lu depuis des années. C’est à l’occasion de mon inscription dans la petite bibliothèque de ma ville que j’a redécouvert cette auteur d’une trentaine de romans policiers, contemporaine d’Agatha Christie.

 

Mon avis :

 

La dague d’ivoire est le vingt-deuxième roman traduit aux éditions 10/18. Il met en scène l’héroïne fétiche de Patricia Wentworth : Miss Silver. Autant dire que les points communs avec Miss Marple sont assez nombreux : comme elle, elle vit dans un petit village, comme elle, elle est vieille fille, comme elle, cette passionnée du tricot semble inoffensive, comme elle, elle a un don certain pour observer ses semblables et percer à jour la nature humaine. Les différences s’arrêtent là cependant : Miss Silver n’est pas une détective amateur, elle a fait de cette passion son second métier (elle était professeur), et a acquis une solide réputation, ce qui fait que Lady Sybil Dryden va l’engager pour tenter d’innocenter sa nièce.

 

Certes, l’intrigue est très longue à se mettre en place : le crime n’a lieu qu’au tiers du roman. C’est parce que l’auteur a pris la peine de dépeindre soigneusement le milieu dans lequel le crime va avoir lieu, et de dresser un portrait précis des personnages et des liens qui les unissent. Le coupable ne sera ainsi pas un parfait inconnu. L’enquête progresse à pas feutré, prenant soin d’examiner chaque indice, chaque preuve, afin d’éliminer peu à peu les suspects, et de resserrer l’étau autour du coupable, qui croyait avoir agi en toute impunité.

 

Les amateurs de suspens haletant seront déçus. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié ce roman à l’intrigue soignée et aux personnages nettement caractérisés, où chaque détail fait sens. Ceux qui aiment découvrir les moeurs d'une époque (l'Angleterre de l'après Seconde Guerre mondiale) apprécieront, les amateurs de belles histoires d'amour contrariées aussi.

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