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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:10

seven.jpgédition 10/18 - 348 pages.

 

Pourquoi cet avis ?

 

Parce que ma léthargie bloguesque doit être secoué et parce que s'il ne restait qu'une seule littérature sur mon blog, elle serait anglaise.

 

Mon résumé :

 

Thomas Pitt est membre de la Special Branch, pourtant, c'est une toute autre affaire qui l'occupe. Ayesha Zakhari, égyptienne maîtresse d'un ministre du gouvernement de sa majesté la reine Victoria, aurait tué un ancien officier anglais et chercher à déplacer son corps. Le ministre lui-même aurait été sur les lieux. Thomas, sur ordre de Victor Narraway son supérieur, doit enquêter.

 

Mon avis :

 

Anne Perry nous offre une très bonne intrigue qui va nous mener jusque sur les rives du Nil, à condition, bien sûr, que vous veuillez bien suivre les pas de Thomas Pitt. Tout en utilisant des thèmes qui lui sont chers - la misère des londoniens, le sort des domestiques, l'amitié indéfectible, la passion amoureuse - Anne Perry nous fait découvrir les ramifications de l'Empire britannique et son implication en Egypte.   

Nous retrouvons aussi les figures chères à Anne Perry. Lady Vespasia est toujours prête à apporter son aide, tout comme Gracie n'hésite pas à s'impliquer pour soulager la détresse d'une amie. Si l'action peut sembler un peu lente à démarrer, en revanche elle dévoile ensuite toutes les noirceurs et les bassesses dont l'être humain est capable, ainsi que tous les tourments que son action passée peut lui causer.Elle montre aussi jusqu'à quel sacrifice la loyauté et le désir de protéger l'être aimée peut pousser.

Seven Dials est une des enquêtes les plus fortes et les plus marquantes de l'oeuvre d'Anne Perry.

anneperry2-copie-1.jpgChallenge Anne Perry par Syl

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Challenge Victorien par Aymeline

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Antoni : challenge God save the livre. 

 


 


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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 22:35

Half.jpgédition10/18 - 286 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

En cet automne 1891, Londres sembles bien triste au commissaire Thomas Pitt, depuis que sa chère Charlotte est partie se reposer à Paris. Mais il n'a guère le temps de sombrer dans le spleen, car la découverte du corps d'un homme habillé en femme dans une barque, sur la Tamise, l'entraîne dans une nouvelle aventure pleine de mystère. Qui était la victime et pourquoi cette mise en scène macabre ? Aidé de l'irascible sergent Tellman, Pitt fouille les consciences et les coeurs de la haute société, arpentant les coulisses des théâtres où se jouent les pièces d'un certain Oscar Wilde. Gentlemen et ladies irréprochables peuvent parfois cacher de bien dérangeantes vérités...

 

Mon avis :

 

Cette enquête n'est pas facile à chroniquer, tellement elle est foisonnante, tellement elle crée un réseau avec d'autres oeuvres. Half Moon street est véritablement un roman sous influence !

L'influence première est Hamlet, et pas seulement la pièce de Shakespeare, le mythe tout entier comme le prouve la manière dont le meurtrier a mis en scène le cadavre comme dans le tableau de Millais. Pourquoi Ophélie ? Tout vous révéler gâcherez le plaisir de lire. Sachez seulement qu'une troupe joue Hamlet, et que les acteurs qui jouent Gertrude et Hamlet sont réellement mère et fils dans la vie. 

Mais cette troupe ne se contente pas de jouer des classiques, elle interprête aussi une pièce d'Oscar Wilde qui choque dès sa première représentation et est retirée de l'affiche. Son tort ? Montrer une femme qui exprime ses sentiments, ses craintes, ses tourments, bref, qui révèle en public ce que l'on ne confiait qu'à ses intimes, ou même que l'on ne confiait pas du tout. Le débat sur la censure sous-tend le roman tout entier, les questions qui sont soulevées sont toujours d'actualité. Comment protéger ses enfants ? De qui ou de quoi doit-on les protéger ? A Half Moon Street, les devantures des échopes ne proposent pas de contrôle parental. 

On pourrait avoir l'impression de s'éloigner de l'enquête. Il n'en est rien. Il est vrai cependant qu'il est étonnant de lire une enquête de Thomas Pitt où la seule présence avérée de Charlotte est les lettres qu'elle lui envoie de France. La vision qu'elle y donne de notre pays m'a fait penser aux romans de Claude Izner. S'il faut chercher un personnage féminin d'importance, ce n'est pas Cecily, brillante actrice luttant contre la censure, mais Caroline Fielding, mère de Charlotte et Emily. Celle-ci voit apparaître dans sa vie le demi-frère de son défunt mari, venu tout droit d'Amérique, et ce nouveau personnage bouleverse l'équilibre de Mariah Ellison, sa belle-mère. En effet, non seulement Samuel est le fils de la première madame Ellison, dont toute la famille ignorait l'existence mais Samuel est le portrait de son défunt frère. De plus, la première madame Ellison n'est pas morte, elle s'est enfui aux Etats-Unis alors qu'elle était enceinte. Je vous laisse imaginer les possibilités romanesques offertes par ses personnages hors normes pour la société victorienne. Je peux vous dire aussi qu'Anne Perry a su exploiter ses personnages d'une manière absolument inattendu.

Depuis Ashworth Hall, les enquêtes de Thomas Pitt avaient pris une tournure politique. Ici, nous nous retrouvons dans la sphère privée, et c'est vraiment dans les mobiles les plus intimes qui soient que le commissaire devra trouver le mobile du meurtre.

Encore un très bon cru.

 


anneperry2-copie-1.jpgChallenge Anne Perry par Syl

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Antoni : challenge God save the livre. 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 15:01

Bedford.jpgédition 10/18 - 287 pages.

 

Mon résumé :

 

Un cadavre est trouvé sur le perron d'une résidence à Bedford Square. L'affaire serait tragiquement banale si le propriétaire des lieux n'était le général Balantyne, qui a emmenagé ici, ne supportant plus de vivre à Callander Square après les tragiques événements de Mort à Devil's Acre. Qui peut chercher à détruire la réputation du général ?

 

 

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Challenge polar historique organisé par Samlor

 

Mon avis :

 

J'admire le travail d'orfèvre d'Anne Perry. Tandis que certains auteurs oublient ce qu'ils ont écrit ou usent de copier/coller maladroit, l'auteur britannique réintroduit le personnage du général Balantyne, dix ans après le mystère de Callander Square et quatre ans après Mort à Devil's Acre. Il a vieilli, il n'a pas changé. Il est l'homme d'honneur qu'il a toujours été. Ni le courage ni le sens de la justice ne lui font défaut. Ce n'est pas le cas de son adversaire. Ce maître chanteur est d'autant plus abject - comme s'il ne l'était pas tous - qu'il sait que le général ne pourra pas apporter les preuves de son acte de bravoure, les actes qu'on lui reproche sont trop anciens. Pire : dans l'Angleterre victorienne, reconnaître qu'une personne met en doute votre honneur est déjà une cause de déshonneur.

Le général n'est pas le seul à être pris dans ce cercle vicieux, le propre supérieur de Thomas Pitt, qui a voué sa vie à la mer, est lui-même victime de ce maître chanteur. Trois, puis quatre autres victimes sont recensées. Leur point commun ? Mis à part le fait qu'elles ne peuvent réfuter ce qu'on leur reproche, il n'y en a aucun, en apparence. La tâche de la police est donc encore plus ardue.

Comme souvent, Thomas reçoit l'aide de Charlotte et de Gracie. Cela ne fait guère plaisir au commissaire, qui sait à quel point enquêter peut être dangereux. Charlotte devrait le savoir aussi, ce qui ne l'empêche pas d'apporter son soutien au général. Quant à Gracie, se rend-elle compte de l'effet qu'elle fait à Tellmann, l'adjoint de Pitt ? Lui-même n'en a peut-être pas conscience. Lui qui déteste la haute société, pas nécessairement à tort, remet en cause son jugement abrupt face au général Balantyne, décidément une des créations les plus marquantes d'Anne Perry.

Je n'ai garde d'oublier lady Augusta, toujours là, toujours murée dans les prérogatives dues à son rang, maîtrisant les codes de sa caste à la perfection. Lady Vespasia et elles forment un saisissant contraste, et même si les outrages du temps se font sentir, même s'il faut, parfois, épargné la vieille dame qu'elle est devenue, elle a toujours gardé son sens aigu de la justice. D'autres femmes, non moins remarquables, apparaissent dans ce roman. Cherchez la femme : elle peut favoriser la carrière de son mari de bien des manières, sur lesquelles la bonne société victorienne ferme les yeux. Elle peut être aimée, aimante. Elle peut, comme Gracie, être un lien entre deux mondes, celui de la richesse et celui de l'extrême pauvreté. Elle peut vivre dans le luxe et l'honorabilité sans se demander comment son mari parvient à payer ses magnifiques robes de soie.

Bedford Square est à lire absolument après Le mystère de Callander Square et  Mort à Devil's Acre pour mieux comprendre tous ses enjeux.


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 23:53

meurtres.jpgédition 10/18 - 386 pages.

 

Mon résumé :

 

Promener son pékinois adoré est une activité dangereuse - Mrs Peabody ne se remettra pas de sitôt de sa promenade avec son Clarence chéri et indiscipliné. Il a en effet trouvé un morceau de cadavre. La police retrouvera tous les morceaux de ce puzzle sanglant. Thomas Pitt est sur l'affaire. Pendant ce temps, Emily Ashworth, sa belle-soeur, souffre de l'infidélité de son mari. Elle songe à se confier à sa soeur Charlotte.

 

 

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Challenge polar historique organisé par Samlor

 

Mon avis :

 

Ce qui peut être certain avec les romans d'Anne Perry est sa capacité à se renouveler tout en conservant ses personnages fétiches. Cette enquête nous permet de retrouver Lady Vespasia, à Cardington Crescent, où elle séjourne chez son gendre Eustache March. Elle avait prévenu sa fille Olivia : l'homme qu'elle épousait était un idiot. Chacune de ses interventions, chacun de ses actes confirme l'étendue de sa bétise et de son conformisme. Vous ne serez pas déçu, mieux, vous serez horrifié de découvrir jusqu'où de tels principes peuvent conduire un homme bien déterminé à perpétuer son nom et à obtenir le titre de pair.Le sujet central est bien là, en filigrane à la série de meurtres sur laquelle enquête Thomas Pitt et qui touche directement sa famille.

En effet, après le meurtre de Sarah dans L'étrangleur de Carter Street, c'est un autre drame familial qui touche Charlotte et Emily. Pire : ce drame met en cause directement Emily : autant vous dire que Thomas et Charlotte n'épargneront rien, se mettant parfois dans des situations grotesques, pour sauver la jeune femme. Elle ne risque pas la pendaison, elle est une lady, mais son internement serait si pratique.

Comme toujours, le beau monde côtoie la pauvreté la plus extrême, et Anne Perry nous fait découvrir une autre facette de la détresse humaine dans cet opus. Heureusement, il est des personnes pour vouloir faire bouger les choses, comme lady Vespasia ou comme Tassie March, sa petite fille, prête à accomplir par amour pour un tendre vicaire des actes qui ulcère son père mais montre sa réelle générosité. Toutes les Tassie March d'Angleterre n'ont malheureusement pas eu une Charlotte March pour les aider.

A noter, pour les fans de la série, l'apparition de Jack Radley. 

 

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Antoni : challenge God save the livre. 

 


 


 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 14:26

Silence.jpgédition 10/18 - 286 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

L'inspecteur Morse est appelé à enquêter sur la mort d'un homme découvert empoisonné à son domicile. Malgré une vie en apparence normale, la surdité du défunt Nicholas Quinn faisait de lui un professeur différent des autres. Secondé par son fidèle Lewis, l'inspecteur Morse va une nouvelle fois se plonger dans le milieu enseignant. Collègues et voisins vont lui permettre d'esquisser un portrait de la victime, mais de nombreuses questions demeurent sans réponse. Un second cadavre vient confirmer les soupçons de Morse : comme le héros d'Hitchcock Nicholas Quinn en savait trop. Mais l'inspecteur devra cambrioler bien des vies privées et des secrets jalousement gardés pour découvrir enfin la vérité.

 

Note :

 

Colin Dexter s'est-il inspiré de sa propre histoire et de ses collègues ? Lui-même atteint de surdité, il a trouvé en 1966 une place au Centre des examens de l'université d'Oxford.

 

Mon avis :

 

J'ai beaucoup Morse, ce policier hors-norme. C'est presque logiquement que j'ai enchaîné hier soir un épisode de la série télé et la lecture de ce roman.

Les adversaires qu'il doit affronter sont intelligents, très intelligents. Il n'est pas du tout présomptueux de penser qu'ils croient pouvoir très facilement duper ses policiers qui, après tout, ne sont que des policiers. Vous prendrez bien une tasse de thé, inspecteur ? Vous viendrez bien dîner chez nous, inspecteur ? Cet homme au regard éteint ne peut découvrir la vérité, pas plus que son adjoint, et chacun de se croire bien à l'abri.

Il faut dire qu'ils ont une aide précieuse : chaque membre du comité semble avoir quelque chose à cacher, y compris ceux qui ne sont pas du tout concernés par cet affreux crime. Grâce à eux et à leurs examens, la culture anglaise rayonne peut-être sur le monde, mais ce sont plutôt les magouilles et l'adultère qui règnent dans ce fameux comité. La frontière est mince entre mentir et ne pas dire toute la vérité. La formule est usée, mais il n'y en a pas un pour racheter l'autre.

L'avantage de Morse est de ne pas sous-estimer l'adversaire. Il met tout en doute, vérifie, tout, et tant pis si c'est un peu usant pour ceux qui l'entourent et ne voient pas très bien où il veut en venir. Lui-même n'hésite pas à se remettre en cause, et à payer de sa personne les erreurs commises.

Gageons que quelques litres de bière le remettront d'aplomb.

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Antoni : challenge God save the livre. 


 

 


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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 18:37

Acre.jpgédition 10/18 - 286 pages.

 

Mon résumé :

 

Thomas Pitt a certes l'habitude des crimes sordides, ses hommes aussi, mais là, ce qu'il découvre dépasse l'entendement. Il entend donc préserver Charlotte au maximum. Hélas ! Celle-ci est bien décidée à enquêter, avec l'aide de sa soeur Emily, surtout que cette enquête la ramène dans le quartier de Callander Square, où elle rencontra le général Ballantyne .

 

 

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Challenge polar historique organisé par Samlor

Mon avis :

 

Anne Perry tisse des liens entre ses différentes enquêtes, n'hésitant pas à réutiliser des personnages que nous avons déjà croisé. Si l'on y réfléchit, ce principe est parfaitement logique : même divisée en quartier, la ville de Londres n'est pas si grande. Trois ans se sont écoulés depuis Le mystère de Callander Square (et presque deux ans depuis que j'ai lu cette enquête) mais le général, lady Augusta, leur fille Christina ainsi que Miss Ellison (alias Charlotte Pitt) vont se trouver à nouveau méler à un crime sordide.

Je dévoilerai peu de choses sur l'enquête, si ce n'est qu'elle est en partie (mais en partie seulement) la conséquence des événements qui ont eu lieu trois ans plus tôt et que Charlotte comprendra, à ses dépens, qu'enquêter est douloureux.

Non, ce qui m'a le plus intéressée dans ce livre est ce qu'Anne Perry dévoile de la société victorienne. Au fond, j'ai l'impression que mes lectures se suivent et que leur thématique se ressemble, puisqu'il est aussi question d'hommes qui ont tous les droits, et de femmes qui n'en ont aucun. Un homme peut jouer à Devil's Acre, rencontrer des prostituées, parfois même des prostitués, et ses activités sont tolérés - la bonne société ferme les yeux sur cette distraction. J'ajoute néanmoins qu'au vue de ce qui est arrivé à Oscar Wilde, je me pose tout de même des questions sur cette soi-disant acceptation de l'homosexualité masculine. A une femme malheureuse en ménage, il restera les oeuvres de charité, puisque des gouvernantes élèvent ses enfants, que pratiquer un sport est inconcevable (ne parlons même pas de jouer). Elle a de la chance si elle aime lire - des ouvrages choisis, évidemment - et si elle se montre capable de tenir son rang.

L'autre constance est la difficulté à ce que le ménage soit heureux. Les jeunes beautés jetées dans le monde au début de la saison ont un an avant que la nouvelle fournée de belles ne viennent quérir un mari. Les mères-dragons font alors de leur mieux pour trouver un parti présentable et surtout, le retenir dans leur filet jusqu'aux noces. Et après ? Que dire des hommes qui ne retrouvent pas avec leurs timides épouses ce qu'ils ont connu avec des prostituées ? Que dire aussi de ces hommes qui découvrent au sujet de leur épouse des secrets qu'ils auraient aimé ignoré ? Tous les couples ne sont pas comme Charlotte et Thomas. Si Thomas se montre parfois hésitant à révéler les horreurs de son métier à sa jeune épouse, il règne entre eux une liberté de parole que les autres ménages pourraient bien leur envier. Point de conseiller conjugual à cette époque, point même de parentes ou d'amies pour aider les jeunes mariées : une jeune femme n'est plus sous la responsabilité de ses parents une fois mariée, et sa propre mère se gardera bien de lui prodiguer des conseils : on ne s'immice pas dans l'intimité des gens car ce serait sous-entendre que quelque chose ne va pas, que la jeune épouse a failli, et cette seule pensée est inconcevable. Dès lors, le silence fait de non-dit prend toute la place. Bienheureux ceux qui savent, comme le général et son gendre, se comprendre à demi-mots.

La catastrophe finale ne sera pourtant pas évitée.


 

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Antoni : challenge God save the livre. 


 


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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:35

Parker.jpgédition Le livre de poche - 188 pages.

 


 

Quatrième de couverture :

 

" Etes-vous heureux ? Dans le cas contraire, consultez M. Parker Pyne, 17 Richmond Street. " Cette annonce parue dans le Times attire bien des clients, un peu incrédules mais sans aucun doute malheureux. Aux quatre coins du monde, à Delphes, Chiraz ou Londres, Parker Pyne, professeur de bonheur, s'engage à vous faire retrouver l'amour et la joie de vivre. Evidemment, ses tarifs peuvent parfois paraître un peu élevés, mais qui ne risque rien n'a rien, et vous pouvez être sûr que Parker Pyne mettra en œuvre tous les moyens nécessaires, y compris les mises en scène les plus abracadabrantes... Douze nouvelles insolites d'Agathe Christie, où l'ingéniosité le dispute à l'humour.

 

Un-mot-des-titres

Challenge Un mot, des titres organisé par Calypso,

Mon avis :

 

Je n'ai qu'un mot en tête : ouille ! C'est la première fois qu'un livre d'Agatha Christie me déçoit. J'avais déjà rencontré Mr Parker Pyne, à dose homéopathique, dans Marple, Poirot, Pyne et les autres d'Agatha Christie . Ici, la recontre n'est vraiment pas concluante.

S'il me fallait définir Mr Parker Pyne, je dirai qu'il est un sous Hercule Poirot. Je me suis même demandé à un moment s'il n'était pas notre cher Hercule déguisé, un peu comme Arsène Lupin s'était métamorphosé en Barnett, d'autant plus que sa secrétaire se nomme Miss Lemon, et qu'il côtoie une certaine Ariadne Oliver. Las ! Il n'en est rien, et même si Mr Parker Pyne n'est sans doute pas l'ennuyeux statisticien qu'il prétend être (voir ses activités d'espionnage qui le rapproche d'un autre héros d'Agatha Chrisie, Mr Beresford), il n'a pas le charisme de notre cher Hercule.

Les trois premières nouvelles étaient pourtant relativement intéressantes, même si elles me rappelaient des enquêtes bien plus palpitantes, écrites par la plume d'Agatha Christie. La quatrième m'a semblé tristement banale, avec des personnages aussi creux qu'ils le paraissaient dans l'introduction : Agatha Christie n'excelle pas dans la comédie de moeurs. La cinquième, L'employé de bureau, m'a semblé un peu plus riche, car elle jouait sur les apparences tout en flirtant avec un réel danger. A la sixième, j'ai décroché.

Le format court ne réussit pas à Agatha Christie (certaines nouvelles ne mesurent qu'une douzaine de pages) car les personnages n'ont pas le temps de prendre leur pleine mesure, tout comme je n'ai pas eu le temps de m'attacher à ses personnages, terriblement falots pour la plupart. Il faut dire que le danger est rarement réel, et même si les personnages le vivent comme tels, leur seul problème est souvent un incommensurable ennui - le même qui m'a étreint en lisant ce recueil. Je l'ai terminé (mon fichu acquis de conscience) en lisant quatre nouvelles à la suite, puis deux. Elles formeraient presque un ensemble car Mr Parker Pyne part en voyage, et au fil de ses changements de pays (et de moyen de transports), il en vient à résoudre des affaires bien plus tragiques que celles auxquelles il était confronté en Angleterre. Pourtant, ses enquêtes m'ont semblé toujours bien falotes comparées aux intrigues des romans, et la résolution très facile (encore bien plus qu'avec les enquêteurs habituels). 

Mon prochain Agatha Christie sera bien plus traditionnel : Le train bleu, avec Hercule Poirot.

Challenge-anglaisAntoni : challenge God save the livre.

Challenge Agatha Christie  
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:30

Nidédition 10/18 - 476 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Impeccable dandy à l’élégance excentrique, Oscar Wilde ne manquerait jamais une soirée mondaine en compagnie d’Arthur Conan Doyle. Surtout si elle est donnée par l’une des femmes les plus en vue de Londres, la duchesse d’Albemarle. Mais la mort brutale de leur hôtesse entraîne les deux brillants compères dans une enquête au plus près des secrets de la Couronne.

 

 

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Challenge Romans sous influence organisé par moi-même et George.

 

Mon avis :

 

La dernière enquête d'Oscar Wilde avait été une déception pour moi, alors que j'avais beaucoup apprécié les deux premiers opus de cette série. Ne me laissant pas abattre par une déception, j'ai donc lu ce quatrième tome.

Attendez vous à un choc lors l'introduction : ce n'est pas l'Oscar Wilde flamboyant que nous retrouvons mais le Wilde déchu, au soir de vie, complètement détruit par le bagne. Le ton est donné, il sera sombre.

Presque tous les personnages réunis pour cette enquête connaîtront un destin tragique : la duchesse d'Albermale la première, d'autres morts suivront. Je n'ai pas eu besoin de lire l'épilogue pour savoir qu'Albert Victor, duc de Clarence, mourrait deux ans plus tard, ni qu'il avait été soupçonné d'être Jack l'Eventreur. Même pour Oscar Wilde, le temps est compté. Si son esprit fait toujours la joie des salons, il se cache de moins en moins, et même ses proches s'inquiètent - pas pour lui, pour Constance.

En effet, Robert Sherard n'est plus le narrateur exclusif de l'histoire, il en est plutôt le collecteur. Il a rassemblé les lettres, les télégrammes, les témoignages des différents protagonistes pour reconstituer cette affaire qu'ils auraient dû tous pourtant oublier. Cela donne au récit un aspect assez disparate, surprenant, puisqu'un même événement peut être raconté à plusieurs reprises, sans que j'ai vraiment ressenti que ce second éclairage apportait quelque chose en plus. Les écrivains foisonnent, et après Arthur Conan Doyle, pressé de retourner auprès de Touie et de sa fille, Bram Stoker prend sa plume pour correspondre avec Florence, sa femme. Il raconte sans fards sa vie au théâtre, et surtout ne ménage pas son ancien rival (Oscar Wilde était le premier amour de Florence, elle lui a préféré le futur auteur de Dracula). Rien de pire qu'un Irlandais pour dire du mal d'un autre Irlandais.

Je ne vous cacherai pas non plus que j'ai ressenti un malaise en lisant certaines scènes, parce que je suis une femme (grande nouvelle, n'est-ce pas ?). La duchesse d'Albermarle était atteinte de nymphomanie et d'hystérie (dixit son médecin), sa jeune soeur Louise est atteinte de la même maladie (sic). La psychanalise n'a pas encore droit de cité à Londres, leur condition de survie, leur traitement sont à la limite du soutenable. Ses femmes sont entièrement à la merci de leur médecin mais aussi de leur famille : être diagnostiquée hystérique ou folle arrange bien souvent une famille qui craint le scandale et "oublie" fille et soeur dans un asile afin de favoriser le reste de la famille. Bien qu'elles ne soient pas évoquées dans ce roman, je ne puis que penser au triste sort de Louise-Marie de Belgique (que son amant réussit à faire sortir de sa prison au bout de longues années) ou de Sophie de Bavière, soeur cadette de Sissi. La situation en France est pire, et Lulu, maîtresse du prince de Galles, dresse un tableau ahurissant des hospices français. Ils sont un immense tapis sous lequel on a balayé tous ceux que la société ne veut pas voir. Nous sommes alors dans un espace de non-droit, dans lequel seules les plus dociles et les plus chanceuses survivent.

Identifier le coupable après ceci me semblait presque anedotique. Une sombre histoire de légitimité se profile à nouveau. Je n'ai pas non plus aimé le dénouement, la mort de trois femmes n'a que peu d'importance, et l'homme échappe toujours à la justice, soit parce qu'il est intouchable, soit parce qu'il trouve moyen de se dérober. C'est peut-être la leçon que voulait donner l'auteur. Pour ma part, je trouve que le dénouement ressemble presque à une pirouette tragique certes, mais une pirouette tout de même. 

J'inscris ce livre à notre challenge car Oscar Wilde est un personnage prépondérant. Constance n'est-elle pas en train de corriger les épreuves de Dorian Gray, son meilleur livre d'après elle ? Ses aphorismes ne sont-ils pas connus de tous ? De même, les oeuvres de Conan Doyle sont connues et aimées, ce qui le fait rougir à coup sûr. Quant à Stoker, il s'apprête à publier son oeuvre maîtresse. Je n'ai que l'embarras du choix pour le challenge Roman sous influences. 

Le cinquième tome est paru en anglais : Oscar Wilde, the Vatican Murders.

 

Challenge-anglaisAntoni : challenge God save the livre.

challenge Victorien organisé par Aymeline.

Challenge polar historique organisé par Samlor


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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:35

 

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Edition Le livre de poche - 250 pages.

Quatrième de couverture :

 

L’écrivain Mark Easterbrook surprend une dispute entre deux jeunes filles. L’une d’elles s’appelle Thomisa Tuckerton. A quelques temps de là, Mark découvre que Thomisa Tuckerton est décédée, à l’âge de vingt ans. S’agit-il vraiment d’une mort naturelle ?

 

Mon avis :

 

Le cheval pâle est une œuvre rare et méconnu d’Agatha Christie. Pour la première fois, elle met en scène une vaste organisation criminelle. Ses membres ne sont pas des malfrats, ils sont bien plus originaux. Je considère que leur dirigeant est un authentique tueur en série et qu'il faudra patience, finesse et courage pour venir à bout de lui et de son organisation.


Comment débute l’intrigue ? Des morts naturelles mais subites. Elles ne sont cependant Logo Sharonpas suffisamment rapides pour qu’une jeune femme ne ressente pas le besoin de se confesser et de livrer une liste de noms à un prêtre unanimement respecté dans sa paroisse. Il n’aura pas le temps de la donner. L’onde de choc provoquée par sa mort donne à l’inspecteur Lejeune, mais aussi à l’écrivain Mark Easterbrook la pugnacité nécessaire pour élucider cette affaire. Toute cette affaire.


Ses ramifications sont vraiment curieuses. Elles nous mènent dans les petits villages anglais bien tranquilles, mais évoquent aussi des pays plus lointains, et des traditions telles que le vaudou. Elles nous montrent des superstitions que l'on pourrait croire oublier, et des cérémonies que rien ne justifie (et surtout pas le désir de mort).

 

Ce roman nous offre toute une galerie de personnages fortement caractérisés. Les femmes d'abord : j'ai l'impression qu'aucune catégorie n'a été oublié. Hermia, la compagne officielle de Mark, est une jeune femme rationnelle, intelligente, raisonnable, presque une mère pour lui constatera-t-il. Cherchez l'erreur et vous comprendrez pourquoi cette relation est vouée à l'échec. Poppy, fleuriste fâchée avec les mathématiques, est le prototype de la ravissante idiote (très ravissante et très idiote). La femme du pasteur est une précieuse auxiliaire pour l'enquête : rien de ce qui est inhumain ne lui est étranger. Quant à Ginger, restauratrice de tableau, elle fait preuve d'un courage et d'une ouverture d'esprit qui la rapproche des grandes héroïnes d'Agatha Christie (comme Lady Frances dans Pourquoi pas Evans ?). Nous retrouvons une de ses figures favorites : Ariadne Oliver. En pleine écriture d’un nouveau roman, elle accepte cependant de dédicacer des ouvrages lors d’une kermesse. Nous espérons qu’elle n’en gardera pas un traumatisme supplémentaire.

 

Les hommes ne sont cependant pas en reste. Mark Easterbrook et l'inspecteur Lejeune, secondé par un médecin légiste efficace, forment un trio d'enqueteurs d'éterminés à ne pas s'en laisser compter. Ils peuvent compter aussi sur un témoin acharné et sûr de lui, le pharmacien Osborne, et sur un personnage charismatique Mr Venables. Si charismatique et si déterminé en dépit de son infirmité (la polio l'a rendu infirme trois ans plus tôt), que certains auraient presque envie de le voir coupable pour justifier son inquiétante originalité. 

 

Le cheval pâle est un roman d'Agatha Christie qui mérite largement le détour.

 

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Challenge Agatha Christie  
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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 07:59

allo.jpgedition Le livre de poche - 126 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Six nouvelles, six chefs d'oeuvre : disparition mystérieuse d'un banquier, vol de bijoux, suicide maquillé en crime... Point n'est besoin d'analyse sophistiquées ou d'expertises balistiques, Hercule Poirot est là.  

 

Mon avis :

 

Je poursuis mon exploration de l'oeuvre d'Agatha Christie avec ce recueil de nouvelles, que j'ai acheté hier à Paris et lu dans le train qui me ramenait chez moi.

 

Les trois premières nouvelles (La disparition de Mr Davenheim, Un indice de trop et Le guêpier) ont pour héros notre Hercule Poirot. Comme le souligne si justement le quatrième de couverture, Hercule Poirot n'a pas eu besoin de convoquer des experts pour mener ses enquêtes à bien. Il ne lui est même pas nécessaire de se rendre sur les lieux du crime, il lui suffit d'avoir un compe-rendu par ce bon inspecteur Japp, de poser les bonnes questions, et le tour est joué. Japp aurait dû savoir qu'il ne faut jamais parier avec Poirot. N'aurait-il pas eu vent de la tragique expérience menée par un certain Giraud ? Quant aux indices, l'illustre détctive belge sait déméler le bon grain de l'ivraie, et déterminer lesquels sont de vrais indices, et lesquels vont le conduire tout droit à une fausse piste. Il sait aussi empêcher les erreurs judiciaires. Avec papa Poirot, les innocents peuvent dormir en paix.

 

La nouvelle suivante La poupée de la couturière (Dressmaker'doll) tranche avec ce que je connais de l'oeuvre d'Agatha Christie, car je la qualifie volontiers de nouvelle fantastique. En effet, que vient faire cette poupée dans l'atelier de Miss Coombe ? Qui l'a déposée là ? Qui la déplace mystérieusement presque chaque jour ? Miss Coombe a l'impression de devenir folle, ses ouvrières mettent son attitude sur le compte de ses pertes de mémoire - ce qui est loin de rassurer cette brave demoiselle. Le dénouement est en tout cas des plus surprenants.

 

Nous revenons au genre policier pure avec le signal rouge et SOS, les deux novuelles qui cloturent le recueil. Ici aussi, il est nécessaire de se méfier des apprences mais de se fier à son intuition - à condition qu'elle soit relayée par une bonne dose de réflexion. Il n'est pas de lieu, pas d'âge, pas de méthodes qui ne conviennent à un crime et Agatha Chritie l'a bien compris. La cupidité reste cependant le mobile le plus répandu. 

 

Allô Hercule Poirot est un recueil de nouvelles qui va droit à l'essentiel. 

 

tea2troisième participation au mois anglais organisé par  Lou, Cryssilda et Titine. 


Challenge-anglais47e participation au challenge God save the livre organisé par Antoni

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