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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 21:05

Renard.gifédition du Palémon - 287 pages.

 

Mon résumé :

 

A la grande joie du commissaire divisionnaire Fabien, Mary Lester, journaliste à Paris-Flash, réintègre la police. Il en profite pour lui confier une enquête difficile : depuis près de vingt ans, un mystérieux malfaiteur sabote des bateaux, d'abord des bateaux de plaisance, puis des bateaux d'authentiques marins pêcheurs, et même le bateau des sauveteurs en mer. Dans le pays Léonard, un coupable est tout désigné par la rumeur populaire : Fanch Brendaouez dit "Le renard". S'ajoute à cela une floppée de lettres anonymes, et vous comprendrez que le climat n'est pas à la noce. 

 

Mon avis :

 

J'ai beaucoup aimé cette vingt-deuxième enquête de Mary Lester (enfin, sa première partie), même si cela fait quelques années que j'ai lu la vingt-et-unième, Couleur Canari. En effet,  il est fait allusion très fréquemment à une enquête où Mary Lester a pu s'aguerrir  (un coup de vent n'est plus pour l'effrayer, et le mal de mer n'est plus qu'un souvenir)  : Aller simple pour l'enfer. De plus, nous retrouvons dans cet opus un personnage qui s'est déjà opposé à Mary Lester dans  On a volé la belle étoile : Charraz. Il a vieilli, bien sûr, il est désormais retraité de la marine nationale, et plus décoré qu'un sapin de Noël. Il a pourtant rapidement reconstitué une petite bande de joyeux drilles et s'il s'est retiré dans son pays Léon natal, ce n'est sans doute pas uniquement pour déjeuner dans l'unique restaurant du coin tous les jours, ou faire prendre l'air à son quatre-quatre tout neuf. Il a ses raisons, et Mary Lester n'a surtout aucune envie qu'il s'approche trop près d'elle. Il ne lui a sans doute pas pardonné d'avoir fini sa carrière dans les îles Kerguélen - je ne les connais pas, mais je me doute que ce n'est pas l'endroit le plus paradisiaque au monde.

 

Oui, l'enquête commence doucement - croyez-vous qu'il est facile de débusquer un criminel qui sévit depuis plus de quinze ans sans jamais avoir laissé de traces derrière lui ? Croyez-vous qu'il est facile d'enquêter quand on a été repérée (voir plus haut) ? Il est encore moins facile d'enquêter quand il faut apprivoiser une population locale repliée sur elle-même, et qui n'a pas vraiment confiance dans la maréchaussée. Au vue des résultats obtenus dans les différentes enquêtes sur les différents sabotages, je peux comprendre ce sentiment, mais aussi je sens poindre une légère critique de la part de l'auteur. A trop se renfermer, à obéir à une loi du silence et garder ses rancoeurs pour soi, il ne faut pas s'étonner qu'à un moment cela explose. Reste à savoir si ce sera au propre ou au figuré. 

 

J'ai hâte de connaître le dénouement de ce roman.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 17:00

XY240.jpg

édition du Palémon - 291 pages.

Mon résumé :

 

Le conférencier du "manoir écarlate" a été retrouvé assassiné. Son meurtre a été mis en scène de manière spectaculaire. Crime rituel ? Malédiction ? Vengeance ? Les pistes sont nombreuses et les preuves rares. Mary Lester enquête.

 

Mon avis :

 

Dans ce cinquième volume de ses enquêtes (je ne les lis pas dans l'ordre mais selon que je parviens à les trouver), Mary Lester se trouve plongée dans le milieu des écrivains et de la conservation du patrimoine, en l'occurence ce manoir sur lequel plane bien des légendes.

Ce milieu n'est pas très tendre, et l'organisatrice du festival, en plus de lutter contre les élements et un tueur mystérieux qui rôde, doit arbitrer une bataille d'égo pas piquée des hannetons et une gloire littéraire prompte à monter des coups médiatiques.

Mary Lester ne doit pas seulement enquêter, elle doit aussi s'imposer face à un gardien véritable maître du domaine, nostalgique d'un temps passé quasi-monarchique et d'autorités  qui jugent qu'elle n'a pas l'envergure nécessaire face aux célébrités littéraires qu'elle se doit de protéger.

Mary trouvera des appuis, heureusement. Elle découvrira aussi l'identité du coupable, et mettra à jour non une légende, mais un secret de famille qui nous renvoie à la guerre d'Indochine.

Je ne me lasse pas de ses enquêtes et je lirai sans doute un autre volume courant octobre.

 

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Deuxième livre lu dans le cadre du Challenge Tro Breizh

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 21:54

Belle-etoile.jpgéditions du Palémon - 271 pages.

 

Mon résumé  :

 

Après l'affaire des dogues de Saint-Malo, Mary Lester est en congé maladie. Seulement, la pression médiatique est telle qu'elle ne peut se reposer chez elle et trouve donc, au hasard de ses pérégrinations, le repos dans le petit port tranquille de Camaret-sur-Mer. Tranquille ? Pas tant que cela puisqu'on a déjà tenté de voler à plusieurs reprises le langoustier la Belle-Étoile. Mary Lester ne peut s'empêcher de mener l'enquête.

 

Mon avis :

 

Après une enquête éprouvante (Les dogues de Saint-Malo - lue il y a quelques années, je vous recommande chaudement cet opus), Mary Lester pense se reposer. Elle le pourrait bien sûr, si ce n'est que, dans ce petit port tranquille, trop de faits la hérissent, trop d'injustices la révoltent.

Le vol d'un bateau pourrait être une affaire banale, si ce n'est que le vol a été empêché à trois reprises et que le coupable a avoué les faits sans difficulté. L'enquête n'est pas allée plus loin, bien qu'il soit évident qu'un homme seul n'a pu manoeuvrer ainsi. Surtout, les ennuis de l'association qui a construit et pris en charge ce langoustier sont loin d'être terminés.


Que faire ? Rouvrir l'enquête ? Les preuves manquent ou disparaîtront opportunément. Les intérêts en jeu vont bien plus loin qu'un conflit local, la base des sous-marins nucléaires n'est pas loin, non plus qu'un centre d'entraînement militaire renommé. Les militaires font vivre le commerce hors de la période touristique, personne ne se risquerait à les contrarier - du moins, presque personne. Mary Lester ira fouiner là où il ne faut pas, et aura bien de la chance de ne pas revenir avec plus de blessures qu'elle n'en a déjà. Les résultats de ses recherches sont loin d'être politiquement correct, le dénouement non plus - j'espère juste que son supérieur s'en remettra.


hermine2

Premier livre lu dans le cadre du Challenge Tro Breizh

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 08:54

ecnore-vous-imogene.jpgPar notre envoyée spéciale à Callander.

 

Bonjour à tous. Comment vous parlez d'une affaire aussi délicate que celle qui a fait trembler d'effroi l'Ecosse tout entière, si ce n'est en me rendant à Callender et en obtenant une interview des principaux protagonistes ? 

Je vous rappelle les faits : Norman Fullerton, professeur de civilisation britannique au collège de Pemberton, est venu demander l'aide d'Imogène Mac Carthery, dont la réputation n'est plus à faire. Il craint qu'un meurtre ne soit commis au collège. Malheureusement, c'est lui qui est poignardé. Un autre professeur est assassiné à son tour, et Imogène elle-même risquera sa vie à plusieurs reprises, avant de démasquer le coupable. Voici donc quelques témoignages :

 

Archibald MacClostaugh, sergent chargé de la sécurité à Callander :

 

Je leur avais dit, ils ne m'écoutent jamais. Je voulais partir de Callander, être mis à la retraite anticipée, n'importe quoi plutôt que d'affronter... Non, il n'est pas de mots pour désigner ce dragon, cette furie, cette terreur des Highlands. Là où elle passe, les cadavres poussent.

(Il marque une pause et boit la moitié de son verre, contenant un liquide ambré non identifié).

La mettre à la retraite était déjà une idée saugrenue, l'engager dans un collège de Pemberton était (sa barbe frémit) une erreur monumentale. Cette femme est pire qu'une vampire, pire qu'une créature de légende, pire que tout. j'avais dit qu'elle n'était qu'une criminelle mais non ! Je n'aurai de cesse qu'elle ne soit condamnée pour tous les crimes qu'elle a perpétré, dont le pire, le pire, est sans doute d'avoir assassiné MON CASQUE au cours du corrida.

(La suite de l'interview ne peut être écrite. Je n'ai jamais entendu autant de juron).

 

Une corrida dans les Highlands ? Je ne pensais pas qu'elle faisait partie des traditions écossaises. Pour en savoir plus, je me suis rendue chez Ted Boolitt, patron du Fier Highlander.

 

Ted Boolitt :

 

Une corrida ici ? Non. Juste du rugby. Les rencontres ne sont pas plus houleuses qu'ailleurs, même s'il arrive qu'une oreille soit arrachée, qu'une morsure nécessite une piqûre antitétanique. nos joueurs et notre entraîneur sont très motivés à laver les affronts qui nous sont affligés sur le terrain. Puis, certaines personnes ne comprennent pas la beauté du sport, alors que d'autres... Tenez, prenez Imogène, elle sera toujours notre meilleure supporter, notre mascotte presque. Notre équipe rougirait de perdre devant elle. Grâce à une ruse magistrale au cours du dernier match, elle a permis à notre équipe de marquer un essai décisif. Bien sûr, Mac Clostaugh s'est plaint parce que son casque avait un peu souffert. Qu'est-ce qu'un casque auprès de l'honneur de Callander ?

Alors que je sortais du Fier Highlander, Mrs Margaret Boolitt m'appela discrètement. Elle avait des renseignements à me fournir sur Imogène :

 

Mrs Boolitt :

 

Mon mari est son ami d'enfance. Il a littéralement été ensorcelé par cette tornade rousse, tout comme Samuel Tyler, le constable. Il est normal qu'elle ne trouve pas de mari, elle a déjà assassiné trois hommes. Est-ce une manière de traiter ses galants ? Elle a été suspecté d'en avoir tué deux autres mais (Ted Boolitt appelait sa femme) si vous voulez en savoir plus, allez parler au directeur de Pemberton.

 

Keith McDougall : 

 

Oui, elle a identifié le coupable. Elle a aussi fait preuve d'un tempérament de feu. Elle a giflé la marmelade et boxé le linoléum, avant de contraindre le père de la marmelade à reconnaitre la supériorité du clan des Mac Gregor. Si je lui en veux ? A un moment, quand j'ai cru que tout était fini, que la réputation de mon établissement était réduit à néant, oui. Mais grâce à elle, il ne m'en reste plus qu'un mauvais souvenir. Tout est bien qui finit bien.

 

Je laisse le mot de la fin à Sir Woolish

 

Imogène Mac Carthery ? Un de nos meilleurs éléments.

 

Kiltissime 1

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 15:55

cadavre.jpgEditions Société des écrivains - 55 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Annette Lefranc, 26 ans, étudiante aux Beaux-Arts, est retrouvée morte sur les berges d'un canal. Pour enquêter sur ce décès, la police locale, incarnée par le lieutenant Frémicourt se voit adjoindre l'aide du commissaire Richard. et ce dernier ne faillit pas à la réputation qui le précède : peu diplomate, revêche, bourru, voire acariâtre, il attire immédiatement l'antipathie avec son franc-parler et ses méthodes peu orthodoxes. Toutefois, au-delà de l'image qu'il renvoie, Richard est, sur cette affaire, plus qu'un enquêteur. il est surtout un homme qui revient sur les terres de son enfance et de son adolescence pour résoudre les conditions de la mort de l'enfant de celle qui fut la source du scandale dans la contrée...

 

Champignons, petit détour par le passé et destinée brisée pour ce court roman policier au style savoureux et aux personnages restitués avec un réalisme mordant. Doté d'une intrigue dense et enrubannée dans une écriture incisive, maligne, percutante, ce récit, qui explore les thèmes de la vengeance et du bouc émissaire, se dévore d'une seule traite.

 

Mon avis :

 

Ce court roman fait la part belle à son enquêteur, le commissaire Richard. Il vampirise littéralement le récit par sa personnalité. Il nous est difficile d'ignorer quoi que ce soit de son caractère volontiers provocateur, car son voyage, son arrivée et les réactions qu'il provoque nous sont soigneusement racontés.  Lui-même est assez expéditif : "Ecoutez mon petit bonhomme. Si ma tronche vous déplaît, il existe un moyen très simple pour ne plus la voir tous les jours que Dieu fait. Il suffit de se mettre à bosser. C'est pas plus compliqué que ça." J'avoue que cette omniprésence m'a déçue : des policiers qui n'ont que faire et de ce qu'on peut penser d'eux et qui adoptent des méthodes très personnelles sont des personnages assez courants dans les récits policiers. De même, le fait qu'il fasse équipe avec un lieutenant qui est son exact opposé et qu'il finit par gagner à sa cause n'est pas non plus très innovant. Les traits de ce commissaire Richard sont parfois tellement forcés que je me suis demandé si le récit n'était pas légèrement parodique.

 

Les deux enquêteurs prennent tant de place que les autres personnages sont réduits à la portion congrue. La victime ? Nous connaissons son nom, sa profession, ses projets, mais certains faits sont peu crédibles. La mère de la victime ? Désincarnée. La mort de sa fille ne lui fait ni chaud ni froid. Pourquoi la mère s'était-elle détachée de sa fille ? Pourquoi la fille Annette, âgée de 26 ans, n'avait-elle pas quitté le nid plus tôt ; même si les "Tanguy" sont une réalité ? Quant à ses expériences avec la drogue, elles paraissent épouvantablement liées avec les clichés de l'artiste maudit. Le meurtrier présumé ? Une chiffe molle si minable qu'il est impossible de le plaindre : "Les yeux embués de larmes, Cézieux ne parvenait plus à se contenir, invoquant le pardon des deux enquêteurs. Il précisa qu'il n'en pouvait plus, que cette soirée cauchemardesque le hantait depuis qu'elle avait eu lieu et qu'il souhaitait qu'on lui foute la paix. "Ben, faudrait savoir, si vous venez nous avouer avoir tué Annette Lefranc, il me paraît difficile de vous laisser peinard maintenant que je sais un truc pareil sur votre compte", enchaîna Richard. Le véritable meurtrier ? Nous le croisons quelques pages avant la fin, sa motivation est vieille comme le monde, et je trouve que la manière dont il a mis son plan à exécution est pour le moins invraisemblable.

 

Nous n'en avons pas fini avec les clichés : le commissaire effectue un retour au pays natal, pour régler ses comptes avec son passé - enfin, pour savoir s'il a bien fait de partir. Je vous laisse deviner quelle réponse il apportera à cette interrogation. Volontairement, la ville n'est pas nommé - encore un procédé bien connu, qui a pour but de rendre le récit réaliste.  Il veut sans doute aussi montrer que ce récit aurait pu se passer n'importe où en province - si ce n'est que, pour être provinciale moi-même, j'ai eu l'impression de retrouver tous les clichés que les parisiens peuvent avoir sur les provinciaux - hors de Paris, point de salut !

 

Bref, ce roman fut relativement agréable à lire, mais ne me laissera pas un souvenir impérissable.

 

Ma note : 3/5.

 

Merci aux éditions Société des écrivains et aux agents littéraires (link) pour ce partenariat.

 

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 15:04

Meurtres.jpg

Titre : Meurtres sur le Palatin.

Auteur : Christina Rodriguez

Editeur : éditions du Masque, collection Labyrinthe.

Nombre de pages : 323.

 

 

Mon  deuxième livre lu dans le cadre du Challenge Au coeur de la Rome antique   link 

 

Rome

Quatrième de couverture :

 

Dans la Rome impériale, sous le règne de Tibère, on fait de bien étranges découvertes. Comme celle d'un cadavre, affreusement mutilé, sous la langue duquel on a glissé un denier. Paiemant pour son passage aux Enfers ?

Kaeso le prétorien, ami de Caligula et fils d'une prêtresse venue de Germanie, est chargé de l'enquête alors qu'il a déjà fort à faire. Outre protéger la famille impériale, il doit lutter contre la corruption des bas-fonds de la ville, se garder de la vengeance de ses anciens compagnons d'armes et... fuir les assiduités de la malicieuse Concordia, sa ravissante cousine.

Quand le mystérieux Apollonius, qui se prétend l'oracle d'Apollon, entre en scène, Kaeso est subjugué par sa beauté. Que cache vraiment cet éphebe qui a ses entrées dans la plus haute société romaine, avide de sangmants combats de gladiteurs et de paris truqués ? Kaeso, flanqué de Io, son inséparable léopard, n'aura d'autre choix que de le découvrir.

 

Mon avis :

 

Avez-vous déjà essayé de donner un bain à un chat ? Oui ? Et comment cela s'est passé ? Tirons un voile pudique sur une aventure qui a dû se terminer de façon sanglante. Vous mesurerez le courage de Kaeso en sachant qu'il fait prendre des bains réguliers à Io, son léopard.

 

Oui, j'avoue avoir été (encore une fois) plus fascinée par ce personnage (celui de Io, entendons-nous) que par les autres. J'aime beaucoup ses apparitions, ou les moments (courts) où Kaeso lui prête des pensées (lisez donc le début du chapitre 10 et son étude comparative des mollets qui passent à portée de ses mâchoires).

 

J'avoue ne pas être très fan de cette période historique (la faute à de mauvais souvenirs de cours de latin). Néanmoins, ce livre se lit très facilement : nous avons à portée de lecture tous les éléments historiques qui nous permettent de comprendre l'intrigue, sans que celle-ci en soit alourdie. Autre chance : les personnages sont fortement caractérisés, et ont des personnalités extrêmement intéressantes. Nous découvrons Rome et sa part d'ombre, ce qui se passe dans les coulisses de la haute société romaine, entre combats de gladiateurs clandestins et protitutions.


Roman policier ? Je me suis plus intéressé au personnage d'Apollonius, à son étrangeté, au devenir du jeune esclave Mnester qu'à la résolution de l'enquête. Et pourtant, celle-ci est résolue d'une manière telle qu'elle ouvre la voie à un troisième tome (que je lirai en juin).


Note : et si Concordia et Kaeso cessaient leur jeu du chat et de la souris ?  Kaeso est déjà assez vulnérable alors que Concordia n'est que sa cousine, alors si elle était sa femme, je n'ose imaginer.  

 

Book

 

 

 

11/19 pour le régime de Leiloona. Objectif

 

     

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 18:24

pompei.jpg

 

Titre : Les mystères de Pompéï.

Auteur :Christina Rodriguez

Editeur : éditions du Masque, collection Labyrinthe.

Nombre de pages : 398

 

Quatrième de couverture :

 

En l'an 31, l'empereur Tibère, désabusé et las des intrigues de Rome, se retire à Capri. Une fin de règne délétère commence, sur laquelle plane l'ombre du terrible Séjan, préfet du prétoire, à qui l'empereur a confié le pouvoir, et dont l'ambition est sans limite... Personne n'ose s'opposer à ses hommes de main. Personne ? C'est oublier Kaeso, jeune centurion du corps des prétoriens impériaux, une tête brûlée, qui a le courage de s'insurger. Expédié à Pompéï comme chef de la police, il y découvre un climat de tourmente et plonge dans l'oeil du cyclone. Devant l'urgence, Kaeso se lance à corps perdu dans une enquête serrée et tente de déjouer un complot qui pourrait bien viser l'héritier du trône, un certain Caligula. Le jeune homme a heureusement de précieux alliés : Io, son fidèle léopard ; les gardes germaniques - ses frères d'armes ; Hildr, sa mère, guérisseuse le jour et magicienne la nuit ; et enfin sa propre cousine, la ravissante Concordia, très bien informée des secrets de la Cour... Le prétorien en aura bien besoin.

 

Mon avis :

 

La première chose qui me vient à l'esprit est  : y a-t-il un vétérinaire comportementaliste dans la salle ? Si oui, envoyez-le très rapidement pour Io, charmant léopard qui se prend pour un chien. Ce n'est pas pour elle que la situation est fâcheuse, c'est plutôt pour les personnes qu'elle côtoie - toutes ne sont pas au courant. Certes, je reconnais qu'elle est très pratique, pour arrêter un voleur, pour mener un interrogatoire, ou encore pour se défendre en cas d'agression. Elle est tout de même un peu (un tout petit peu) encombrante.

 

Ne croyez pourtant pas que Io soit la seule représentante de la gente féminine avec laquelle Kaeso a des soucis. Non : il a eu beau passer onze mois en prison, sa cousine Concordia n'a mis que trois jours avant de le retrouver à Pompéï. Elle est folle de lui et ne rêve que d'une chose : devenir sa femme. Elle est toujours prête à l'aider, même s'il ne cède pas à ses avances. Doté d'un tempérament volcanique, elle met le feu partout où elle passe. Point important : elle et Io s'entendent bien.

 

Je ne vous ai pas encore présenter Kaeso, l'homme qui est à la merci d'une léopard et d'une tigresse ? Ce vaillant centurion, parce qu'il avait le courage d'être honnête, a passé onze mois en prison. Il a tout perdu, sauf la vie et se retrouver à Pompéï, petite ville très tranquille, à la tête d'une garnison à réorganiser d'urgence. Kaeso n'a pas de chance. A peine vient-il d'arriver que les cadavres s'accumulent comme par plaisir dans cette charmante petite ville très tranquille - je crois vous l'avoir déjà dit. Ajoutons qu'en cette période où l'argent ne circule plus, la découverte d'un trafic de fausses monnaies n'arrange guère la situation. En plus de recevoir de mauvaises nouvelles de ses amis, il doit lutter contre un préfet Septimus, peu enclin à enquêter sur des affaires qu'il juge banales et protéger les siens (au sens large du terme).

 

Très bien écrit (nous sommes bien dans un roman historique, mais sans aucune lourdeur), mené tambour battant, ce livre se lit sans que j'ai eu l'envie de le reposer avant de l'avoir terminé.

 

Merci à  Syl. qui m'a offert ce livre et qui m'a permis de faire connaissance avec Io.  

Book

 

 

 

10/19 dans le cadre du régime organisé par Leiloona. Rome

 

Premier livre lu pour le défi Au coeur de la Rome antique organisé par  soukee .

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 08:54

Je déteste rester sur une mauvaise impression, d'autant plus que j'avais apprécié les tomes 7 (L'homme aux doigts bleus) et 8 (La cité des dogues) des enquêtes de Mary Lester. Voici donc le tome 12 : Aller simple pour l'enfer.

 

Allersimple.jpgÉdition du Palémon - 235 pages.

 

Quatrième de couverture :  

 

Enquête insolite pour Mary Lester. Elle quitte la terre ferme et embraque sur un chalutier de grande pêche pour une campagne dans les mers les plus inhospitalières du monde.

Sur le "Drakkar", fleuron de la flotille lorientaise, des incendies se déclarent régulièrement mettant en péril la vie des quinze hommes d'équipage.

Qui est le pyromane suicidaire ?

Pour le découvrir, pas d'autre moyen que d'embarquer et de partager la vie de l'équipage.

Et, sur l'Océan, entre les Féroé et l'Islande, on est plus près de l'Enfer que du Paradis.

 

Mon avis :

 

Ai-je assez pesté sur Les diamants de l'archiduc ! Heureusement, je n'ai pas le même ressenti à la lecture de cette enquête.

 

Certes, j'ai noté des longueurs (l'entrée en matière, ou la demande d'autorisation pour enquêter, un peu lourde) et une invraisemblance (au beau milieu du livre) mais j'ai apprécié ce roman. Pas de meurtres, pas de violence gratuite, pas de sadisme, vous pourriez croire en me lisant que je me suis offert une petite promenade bretonne très reposante.

 

Pas du tout.

 

La dédicace, âpre, met tout de suite les points sur les i :

 

Aux marins

qui vivent ainsi au quotidien

Aux terriens qui quelquefois

trouvent le poisson trop cher

 

 Ce roman nous plonge dans le monde des marins-pécheurs, pas les pécheurs côtiers non, bien qu'il en soit aussi question, indirectement (la femme d'un des marins la pratique) mais de la pèche pour laquelle le bateau s'en va un mois, avec l'obligation de remplir ses filets tant l'armement a coûté cher, alors que les grands fonds s'épuisent. Une vie dure, des hommes courageux, solidaires. Aussi, il leur semble totalement incroyable qu'un homme puisse compromettre la survie de tous en mettant le feu à bord, pas une fois, mais plusieurs. C'est d'autant plus impensable que le capitaine a survécu à un incendie, sauvant courageusement tous ses hommes et manquant y laisser sa vie.

 

Mary enquête, oui, mais nous fait aussi découvrir le milieu de la pêche, de façon très réussie et très réaliste. Les explications ont beau être nombreuses, elles ne viennent jamais alourdir le récit. Surtout, il est difficile de ne pas éprouver de l'empathie pour ces personnages dont le métier est aussi la passion. Difficile de décrocher quand tous, lecteurs comme personnages, tendent à connaître la vérité et que les péripéties surviennent quand je m'y attendais le moins.    

 

Si ce n'est pas tout à fait un roman policier, en revanche ce livre est un bon roman d'aventures.

 

63108769 p

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:59

Je poursuis ma semaine celtique en lisant  Les diamants de l'archiduc. ce roman policier a été écrit par Jean Failler. Il a été publié aux éditions Alain Bargain et comporte 191 pages.

 

diamants.jpg

 

Mon résumé :

 

Après ses exploits à Lorient, Mary Lester est nommé à Quimper. Pas grand'chose ne se passe, si ce n'est qu'elle se lit d'amitié avec un SDF surnommé l'Archiduc. Celui-ci, en remerciement d'avoir gardé son chien pendant un de ses séjours en prison, lui raconte une affaire criminelle fort intéressante.

 

Mon avis :

 

Le sous-titre est "une enquête de Mary Lester". Je suis ravie de l'apprendre, car je n'ai pas vu Mary Lester enquêter beaucoup ! Elle se promène dans la ville, prend son petit déjeuner, commande un café en terrasse (la page suivante, elle a un pot de thé devant elle, cherchez l'erreur), se rend au commissariat, accomplit des tâches administratives (pas toute la journée, il n'y a pas grand chose à faire), puis rentre chez elle. J'ai eu l'impression de lire un tome "de transition". Mary Lester passe beaucoup (trop) de temps à retourner sur les lieux de son enfance, à déplorer le temps qui passe sur le mode "c'était mieux avant" (curieux pour une femme aussi jeune) et à se perdre dans des descriptions trop impersonnelles. J'ai eu trop souvent l'impression qu'un narrateur omniscient prenait le relais là où il aurait été intéressant d'avoir le regard de la jeune femme.

 

Certes, Mary se lie avec un clochard, surnommé l'Archiduc. Elle prend même en charge son chien quand il est arrêté par la maréchaussée (chien qui réapparaît de temps en temps avant de disparaître définitivement sans plus d'explication). L'archiduc, pour la remercier, lui raconte un hold-up dans une bijouterie. Il lui raconte surtout qu'il sait ce que sont devenus les bijoux et comment ont disparu les deux autres cambrioleurs. Il laisse tout de même Mary rechercher dans la presse locale les articles à ce sujet (il faut bien qu'elle enquête un peu, non ?). Sinon, il lui raconte tout, absolument tout, y compris une histoire de lycanthropie. Je vous déçois tout de suite : aucun personnage ne se transforme en loup, par contre, un jeune aristocrate prénommé Hubert se prend pour un loup et hurle à la lune à chaque fois qu'elle est pleine. Là, j'avoue mon ignorance : le roman raconte que la pleine lune a lieu deux fois par mois, j'ai toujours cru que c'était une fois. Au temps pour moi.

 

Restent les personnages. Même l'Archiduc, qui serait en fait un aristocrate (Mary Lester, pourtant flic, se contente d'écouter béatement ses propos) n'a aucune profondeur. Quant à ses amis, Hubert et Béatrice, il faudrait au moins que je les vois autrement qu'à travers le récit de l'Archiduc pour que je m'intéresse un tant soit peu à eux. Deux autres personnages ont droit à un chapitre substantiel, Germaine et Fernand Lelièvre, et je dois dire que leur apparition m'a hérissé. Mary la "super flic" juge immédiatement Germaine (il faut dire qu'elle est brilllante - Mary, pas Germaine) et affuble le frère et la soeur de sobriquets méprisants. Je ne sais à ce moment de ma lecture qui je supporte le moins : cette inspectrice suffisante ou cet auteur qui n'a aucune tendresse pour ses personnages.

 

Le dénouement (je vous en fais grâce) ne m'a ni touchée, ni étonnée, tant il m'a paru artificiel.

 

 

63109082 p

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 14:42

Je participe pour la troisième fois au rendez-vous organisé par Pimprenelle : découvrons un auteur.

Ce mois-ci, il s'agit de découvrir l'oeuvre de Franck Thilliez (link).

 

logothilliez[1]

 

 

Je ne connaissais pas cet auteur, et aucun livre de Franck Thilliez n’était disponible à la bibliothèque municipale. J’ai donc cherché en librairie et j’ai jeté mon dévolu sur La Forêt des ombres, après avoir hésité avec Train d’enfer pour ange rouge et Fractures.

 

Franck-Thilliez-La-foret-des-ombres_2788949-L.jpg

 

Je crois sincèrement que j’aurai dû choisir l’un ou l’autre livre car je n’ai pas du tout accroché à la lecture de celui-ci.

Pourtant, je l’ai trouvé facile à lire, j’ai tourné les pages très rapidement et je l‘ai terminé en une seule cession de lecture, plus parce que je voulais voir mes intuitions confirmées que parce que j’appréciais ce récit.

 

David Miller est embaumeur de profession. L’héroïne de L’enfant sans nom aussi, et pourtant les descriptions de son travail m’ont semblé bien plus passionnante. David est aussi écrivain et il reçoit de la part d’un milliardaire énigmatique un contrat mirobolant pour écrire un roman dont celui-ci veut être le héros. Si la somme promise et l’acompte donné sont mirobolants, en revanche les conditions de travail s’avèrent plus que particulières : David, sa femme et leur petite fille vont se retrouver dans un chalet isolé en pleine Forêt-Noire, avec pour compagnie le milliardaire, invalide qui plus est, et Amandine, sa compagne, très particulière. Le jeune couple, qui traverse une crise (enfin, David n’est pas vraiment au courant, il a du mal à voir ce qui se passe tout près de lui) n’est pas au bout de ses (mauvaises) surprises, et de rencontres toutes plus singulières.

 

Nous avons là tous les ingrédients d’un huis clos, pourtant, je ne me suis jamais sentie réellement oppressée; je m’attendais à ce que j’allais découvrir sur Arthur Doffre, sur David ou encore sur Amandine. Les péripéties que j’ai lues m’ont toutes semblées des passages obligées, déjà rencontrées dans d‘autres romans. Je n'ai bien sûr pas apprécié le traitement réservé aux animaux - tout-tueur-en-série-a-commencé-par-tuer- des-animaux. Cette vérité générale, entendu une bonne dizaine de fois dans des séries télévisées, lu et relu dans des polars américains, ne m'a pas semblé apporter grand chose à l'action : je savais déjà qu'Emma et Arthur Doffre étaient dérangés.

 

Je ne me suis pas attachée aux personnages, pas même à Cathy. Chacun d’entre eux avait un fort potentiel et j’ai eu la désagréable impression qu’il n’a pas été suffisamment exploité. Je prendrai l’exemple de Miss Hyde. Sa première apparition fait froid dans le dos, son envoi suivant m’a semblé plus grotesque que terrifiant et j’ai rapidement fait le lien entre l’arrivante mystérieuse du chalet et Miss Hyde. Le traumatisme et les maltraitances qu’elles a subies étant enfant auraient-ils préparé le terrain à son obsession amoureuse ? Ils l’ont en tout cas rendue dépendante affective et manipulable. En revanche, Amandine est réellement intéressante, parce qu‘en dépit d‘un parcours chaotique, elle s‘interroge sur ce qui a fait d‘elle ce qu‘elle est, elle trouve les conclusions par elle-même, elle se rebelle et agit.

 

De même, le dénouement sort des sentiers battus (pas de véritable happy end) et l’épilogue montre que un David qui n’en a fini ni avec ses tourments, ni avec ses traumas. Pourrait-il en être autrement ?

 

Bref, j’ai l’impression d’un rendez-vous manqué.

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