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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 07:07

sardo.jpgMerci à Newbook et aux éditions First pour ce partenariat.

 

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Mon avis :

 

Mon expérience de la littérature italienne est plutôt faible si je dois la comparer à mon expérience de l'opéra italien. Je n'ai guère lu (récemment) qu'Alberto Moravia, Federico Moccia, Susanna Tamaro, Curzio Malaparte et, bien sûr, Andrea Camilleri, qui m'a offert mon seul contact littéraire avec la mafia.

 

Dans les nuits de Favinio, il est principalement question de cette organisation, vu d'un point de vue très particulier : celui d'un tout jeune gardien de prison, chargé de surveiller des fin de peine jamais. Il n'a pas choisi ce métier, il effectue son service militaire de neuf mois sur l'île de Favonio et le roman s'ouvre avec sa première nuit de garde, qui sera ponctuée par un événement tragique (le premier, mais pas le dernier). Les nuits désignent non seulement ses tours de garde, mais aussi le temps qu'il passe à noircir ses cahiers où il note ses souvenirs, ses impressions. Sa découverte de ce milieu éclipse peu à peu sa vie d'avant, et même son histoire d'amour avec la sensuelle Nella.

 

Nous assistons ici à une conception de la Mafia "à l'ancienne". Certes, la guerre des clans existent, personne ne le nie, mais les mafieux ont un code de l'honneur et sont attachés à le faire respecter. Pas de meurtres d'enfants, pas de meurtres d'innocents, sinon les coupables sont "dénoncés" par leur propre commanditaire. Gare à celui qui rentrerait à la prison et aurait commis les pires des crimes (viol et meurtres d'enfants ou d'innocents) : le jugement de ce tribunal implacable est pire que celui du tribunal ordinaire et les enquêtes ont beau être diligentées, peu de choses peuvent être empêchés. Que peuvent craindre de pire les "fin de peine jamais" ? Nous ne sommes pas encore à l'époque des repentis.

 

Je diviserai ce livre en trois parties. Dans la première (approximativement les cent premières pages), le narrateur apprivoise le monde de la prison, découvre ses us et coutumes (les anciens le laissent parfois patauger), s'en étonne d'abord puis s'habitue. il nous décrit cette vie quotidienne sous forme de courts chapitres, ponctués par les confidences de quelques détenus. Les détenus ont beau avoir un lourd passé criminel (homicides, enlèvement, extorsion de fonds, des "curriculums impressionnants"), le calme qui règne dans cette prison, où cinq à six détenus peuvent cohabiter par cellule, est surprenant. Les rites sont immuables et ponctuent le quotidien : la douche (deux à trois fois la semaine), la promenade, le repas (copieux) du dimanche et surtout, les visites de la famille.

 

La seconde partie montre l'étrange amitié qui se lie entre lui et le parrain Carmelo Sferlazza. Même au sein de la prison, il reste le chef incontesté et respecté. Je m'attendais au pire quant aux "services" qu'il demanderait au jeune homme, je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi surprenant.

 

La troisième partie (après la page 250) nous amène doucement vers l'époque actuelle et montre les conséquences de cette année très particulière sur la vie du narrateur. Un petit regret : le dénouement m'a fait songer à une comédie romantique (mais cela n'engage que moi).

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 08:00

challenge-Des-notes-et-des-mots-2édition Pocket - 244 pages.

 

Mon résumé :

 

Les accidents arrivent à tout le monde, non ? Non. Que le chauffeur d'un commissaire de police heurte une twingo à l'arrêt n'arrive pas tous les jours. Respectueux des lois, Montalbano laisse ses coordonnés. Le soir, à leur retour, rien n'a bougé. Ils font alors une découverte macabre : la propriétaire de la Twingo a été assassinée dans sa villa. Commence alors une enquête qui mènera Montalbano sur la piste d'un violon unique au monde.

 

Mon avis :

 

Emouvant, touchant sont les deux adjectifs qui me viennent à l'esprit pour qualifier ce roman. Tout avait pourtant commencé avec une drôlerie formidable - à croire que je découvrai les policiers les plus maladroits de la Sicile ! Puis, doucement, Camilleri nous prend par la main et nous emmène vers la tragédie la plus brutale, le crime le plus abject.


Le commissaire Salvio Montalbano va faire preuve de son habituelle pugnacité pour découvrir le coupable. Au cours de son enquête, il rencontrera des personnages hors du communs, dont la grandeur d'âme et la sensibilité, au diapason de celles de notre commissaire sicilien, est à l'opposé de la cruauté brutale du meurtrier et à l'absurdité de son crime. L'enjeu de ce meurtre ? Un violon merveilleux (pour les musiciens) et honéreux (pour les collectionneurs).

 

Bien sûr, il faut aimer la langue de Camilleri et la volonté du traducteur de transcrire au plus près possible le dialecte sicilien utilisé. Si vous franchissez cette étape, vous passerez un excellent moment en compagnie de ce roman.

 


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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 10:03

ailes-du-sphinx-10.jpg

Titre : Les ailes du sphinx.  

Auteur : Andrea Camilleri.  

Editeur : Pocket.

Nombre de pages : 253.

   

Quatrième de couverture : 

 

Le corps d’une femme vient d’être découvert dans une décharge. Rien ne permet de l’identifier : elle est nue, sans vêtement ni papier. Seul un petit tatouage gauche pourrait aider les enquêteurs. Un papillon, un sphinx, étrange point commun avec plusieurs immigrées d l’Est, accueillies par une association catholique.

Alors qu’il s’occupe d’un mystérieux enlèvement survenu au même moment, le commissaire Montalbano se heurte à l’évêque et aux hautes sphères de l’Eglise et de l’Etat, mobilisées jusqu’à Rome pour entraver la découverte d’une vérité glaçante… 

 

Mon avis :

 

Si vous n'avez jamais lu une enquête de Salvo Montalbano, alors ne lisez pas ce livre : le personnage évolue réellement au fil de ses enquêtes, et, comme le dit son amie Ingrid, qu'il connaît depuis dix ans, lui, Livia et ses enquêteurs ont un passé qu'il est nécessaire de connaître pour comprendre comment ils en sont arrivés là.

 

Un constat : Salvo a 56 ans et depuis sa précédente enquête, il met en doute sa capacité de jugement. Paradoxe : c'est parce qu'il se remet en cause et se juge avec lucidité qu'il prouve, si besoin en était, qu'il garde ses qualités d'enquêteurs intactes. Rien ne va plus dans sa vie personnelle : Livia et lui sont au bord de la rupture, et l'enquête est ponctuée par leurs tentatives de se parler, de se voir, bref, de tout tenter pour ne pas tout gâcher. Cette partie de l'intrigue tient une part importante dans le récit, pourtant je ne l'ai pas ressenti comme une gène, tant elle n'est pas la pour meubler une intrigue défaillante, mais pour caractériser davantage ce commissaire si humain.

 

Il a deux enquêtes sur les bras, et des hommes pas toujours disponibles (Mimi Augello découvre de plus en plus les joies de la paternité) : une jeune inconnue est retrouvée assassinée, et un homme sans histoire a été kidnappé. Pour cette affaire d'enlèvement, que je ne souhaite pas trop dévoilée, je dirai que le commissaire va utiliser des moyens pas très catholiques pour confondre les coupables, et s'appuyer sur le pouvoir de la presse. Quant au meurtre, il n'est qu'une des ramifications d'une affaire bien plus complexe. Ce tatouage en forme de papillon que porte la jeune femme est devenu la seule trace de son identité, non plus un choix esthétique, comme tant d'autres jeunes filles le font, mais un véritable marquage, qui rappelle des souvenirs sinistres.  

 

Dans une Sicile où ce n'est plus seulement la Mafia dont il faut se défier, mais aussi de l'Etat (les policiers n'ont même plus de quoi mettre de l'essence dans leurs voitures) et d'un certain chef du gouvernement qui n'est jamais nommé, mais dont on devine aisément de qui il s'agit, chaque fois qu'une de ses extravagances est racontée. N'oublions pas l'Eglise, dont l'influence et les pouvoirs sont immenses et vous comprendrez que Montalbano craignit à juste titre de ne pouvoir mener à bien cette enquête quand il a découvert qui était mêlé à ce meurtre. Il lui faudra beaucoup de finesse, un sens aigu de l'observation et de sacrés talents de comédien pour découvrir le coupable. Il lui faudra encore plus de courage pour passer la main, et choisir de privilégier (enfin) Livia.... jusqu'à la prochaine enquête.  

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 22:14

oui.jpgTitre : J'ai failli te dire oui.

Auteur : Frédérico Moccia.

Editeur : Calmann-Levy.

Nombre de pages : 500.

 

Quatrième de couverture

Plus épris que jamais. Alex et Niki, les héros de j'ai failli te dire je t'aime, sont de retour du phare de l'île Bleue. tandis qu'elle renoue avec ses copines, plus mûres et riches de nouveaux projets, lui réintègre la routine de Rome : travail, sport et sorties avec ses amis. Or voilà que ces derniers, jusqu'à présent si heureux en ménage, vient leurs couples voler en éclats. Alors que tous s'interrogent sur la pérennité de l'amour, Alex décide d'y croire et demande Niki en mariage.

Mais le chemin vers l'autel se transforme vite en chemin de croix. invités, cérémonie, préparatifs en tout genre et famille ne leur facilitent pas la tâche. Enfin, surtout : Niki est-elle prête pour un tel engagement ?
Les amoureux ne sont pas au bout de leurs peines, d'autant que débarquent au bureau d'Alex une splendide créature qui s'entichera de lui, et dans la vie de Niki un garçon troublant qui ne reste pas insensible à ses charmes.
Doute, tentation, liberté, engagement... Ce roman nous transporte dans la problématique du couple, dans cette histoire qui doit s'écrire à deux.
Federico Moccia nous parle d'amour, mais plus encore, des craintes et des incertitudes qui s'y rattachent, de notre capacité à affronter l'adversité.

Merci aux éditions Calmann-Levy et au forum Partage-Lecture pour ce partenariat.

 

 

Mon avis :



Je dois dire que je ne suis pas faite pour ce genre de littérature très sentimentale. Je n'ai que moyennement apprécié ce livre. Plusieurs procédés littéraires m'ont gênée : les dialogues, très abondants, sont parfois très banals, ils ne permettent pas à l'action de progresser. Les chapitres sont nombreux - plus de cent cinquante - et souvent trop courts à mon goût, le lecteur passe trop rapidement d'un personnage à un autre et n'a pas véritablement le temps de s'attacher à eux. Trop souvent, les chapitres se terminaient par les commentaires du narrateur omniscient, qui exprimaient de façon parfois naïve les sentiments que les personnages n'avaient perçus, ou annonçaient l'intrigue à venir, et gâchaient ainsi le simple plaisir de découvrir la progression de l'intrigue. Enfin, dès que la moindre péripétie surgit, un personnage pense immédiatement à une chanson qui fait référence à ce qu'il vient de vivre. Si ces références doivent être émouvantes pour un lecteur italien, elles sont surtout pesantes pour une lectrice française.

En lisant le quatrième de couverture, je m'attendais à ce que l'action débute rapidement. Ce n'est qu'au bout de deux cents pages qu'Alex fait sa déclaration en mariage à Nikki et que, en toute logique, les préparatifs du mariage peuvent commencer. La lassitude se faisait déjà sentir.

J'ai ensuite regretté que l'intrigue ne soit pas centrée sur ses seuls personnages, comme je le croyais. Alex est entouré de trois amis, qui vivent des amours très compliqués. Certes, l'auteur peut ainsi montrer toute la diversité de l’évolution des sentiments amoureux, si ce n’est qu’il a choisi une catégorie unique de personnes : celles qui n’ont aucun souci pour leur avenir. Ils n’ont pas de problèmes financiers, pas d’inquiétude pour leurs carrières, leurs enfants se portent bien, ils n’ont eu aucune difficulté pour en avoir ou, s’ils n’en ont pas, ce fut par choix. En dépit de tous ses avantages, ils n’ont pas su préserver leurs couples. Là, leur bien-être matériel a dissimulé le manque d’amour et d’attention (Flavio et Christina), ici, c’est une jalousie mal placée qui a détruit le couple, doublée d’un machisme malsain (Pietro est définitivement un personnage antipathique). De plus, ils sont trop souvent incapables de dialoguer réellement, et ne font, mis à part Flavio et Christina, puis Alex et Nikki, aucun effort pour poursuivre leurs relations amoureuses. J'en prends pour preuve les très nombreuses citations, qui alourdissent le récit (Nikki se moque de Guido à cause de ce travers) et masquent l'absence de communication réelle.

Nikki a également trois amies, qui se sont surnommées les Ondes. Elles m'ont semblé plus attachantes, de par leur solidarité. L'auteur peut ainsi s'interroger sur ce que devient une amitié de jeunesse, au moment où commence la vie d'adulte. Les quatre amies constatent que leurs relations risquent de s'altérer, mais se montrent capables des concessions nécessaires à la pérennité de leurs liens. De même, bien que plus jeunes que les amis d'Alex, elles sont plus aptes à se remettre en cause dans leurs relations amoureuses ou à s'interroger sur leur avenir. Olly s'interroge sur sa jalousie obsessionnelle. Quant à Dilletta, elle est confrontée à un choix difficile, elle et son ami vont prendre ensemble une décision extrêmement importante. Curieusement, la nuit qui va sceller leur choix n'est pas racontée, elle n'est que résumée.

Je n'ai pu m'empêcher de me poser des questions sur le choix de se marier. Qu'Alex a-t-il voulu prouver et se prouver en demandant en mariage de manière aussi spectaculaire Nikki ? Cette demande en mariage grandiloquente prouve sa réussite sociale, son imagination (qui est aussi son fond de commerce), pas seulement son amour pour elle. Pourquoi ressentent-ils le besoin de se mentir pour des choses sans importance? J'en suis venue à me demander si ces mensonges étaient vraiment aussi peu importants que cela, et s'ils ne dissimulaient pas une peur d'aliéner leur liberté.

Je ne suis pas à une contradiction prêt : je vais lire prochainement J'ai failli te dire je t'aime, pour savoir comment tout a commencé.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 23:49

recto_compagnon_de_voyage.jpg

 

Titre : Le compagnon de voyage.

Auteur : Curzio Malaparte.

Editeur : les éditions La Table Ronde.

Nombre de pages : 107.


Circonstance de lecture :


J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec les édition La Table Ronde et le forum Partage-Lecture. Ce livre a été lu lors de la lecture commune de mars/avril 2010.


Quatrième de couverture:


Fable pudique, baroque et pleine d'humanité, Le Compagnon de voyage a our cadre l'Italie de 1943. Après le renversement de Mussolini et le chaos que provoque la signature de l'armistice, les hommes de troupe, désormais sans ordres et sans chefs, décident de rentrer chez eux.



Mon avis :

C'est avec curiosité que j'ai ouvert ce court volume. J'aime beaucoup les récits, les témoignages qui se rapportent au conflit du siècle précédent, et j'étais très intéressée par la lecture de ce texte.

Ce qui m'a frappé d'abord est que le récit est raconté au présent, ce qui m'a donné vraiment l'impression que le compagnon de voyage de Calusia, c'était moi, et non quelqu'un d'autres. Les phrases sont courtes et simples, les adjectifs sont choisis avec soin. Quatre fois dans les premières pages, l'auteur réaffirme l'identité italienne de ses personnages : l'unité de l'Italie est encore récente en 1943, et il ne faudrait pas, au moment de la défaite, qu'une profonde désunion disloque un pays déjà mal en point."Gris" est la notation de couleur qui domine pendant le combat, la couleur que nous retrouvons jusqu'à la fin du récit, en touche discrète, comme si un voile de tristesse et de deuil recouvrait le pays tout entier. Le récit emploie des tons très variés, le drame et la tragédie côtoient la farce la plus burlesque.


Ce qui m'a frappé ensuite est l'alternance de point de vue. Nous avons d'abord un narrateur extérieur à l'intrigue qui narre l'attente puis le combat initial. Ce point de vue réapparaîtra à plusieurs reprises, notamment pour décrire le flux de réfugiés. Nous découvrons ensuite Calusia, simple chasseur alpin bergamasque, et c'est avec lui que nous allons vivre cette Odyssée. En effet, j'ai tout de suite pensé à l'épopée d'Homère à cause de l'allusion à Scylla, dès la première page. Scylla, récif bien réel et non montre marin décrit par Homère. Comme Ulysse, Calusia a suivi un long périple semé d'embûches pour retourner chez lui, il va devoir affronter maints obstacles avant de pouvoir se reposer, et si les dieux ne sont pas avec lui, il peut compter sur les démonstrations d'une vive piété populaire et de la solidarité chrétienne.

Calusia ne paraît pas avoir l'étoffe d'un héros, et pourtant, il est un homme d'honneur. Il met tout en oeuvre pour respecter la promesse qu'il a faite à son lieutenant mourant. Il a des valeurs, un code de l'honneur qu'il respecte (même s'il est parfois incompris) et prend toujours la défense des opprimés. Sur ce point, alors qu'il est entouré par le flot des refugiés, il est souvent le seul à réagir, le seul à avoir encore le courage de se battre. Je pourrai lui reprocher d'être mysogyne, car ses goûts en matière de femme sont plus pragmatiques que sensibles.

Durant son périple, il va affronter des péripéties qui risquent de l'empêcher de mener à bien sa promesse. Et c'est là que ces rencontre sont étonnantes. Alors que le danger devrait venir des envahisseurs, il n'en est rien. Les soldats anglais et américains paraissent certes pétris de préjugés envers les italiens, mais pas belliqueux pour deux sous. Ils sont là pour accomplir leur devoir, mais restent sympathiques, parfois même drôles et juvéniles. En revanche, plus Callusia monte vers le Nord, plus les obstacles réels s'accumulent. Marché noir, vol, prostitution, rien n'est épargné au lecteur dans ce tableau de la débâcle. Les profiteurs de guerre sont uniquement italiens, et c'est ce qui est le plus désolant dans son récit : l'ennemi est déjà là avant même le débarquement, il profite de la lâcheté des hommes et de la faiblesse des femmes. Le dénouement (presque) heureux ne dissipe pas l'amertume du propos.

Cet livre court se lit très rapidement, mais ne s'oublie pas facilement.

Je remercie les éditions de la Table Ronde, le forum Partage-Lecture et Thot pour m'avoir permis de participer à ce nouveau partenariat.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 16:56

chiendefaience.jpg



Titre : Chien de faïence.

Auteur : Andrea Camilleri.

Editeur : Pocket. 

 

Quatrième de couverture :

 

 

Tano u grecu, important mafieux menacé par ses pairs, décide de se livrer au commissaire Montalbano, mais il est abattu par ses anciens complices en même temps que deux policiers.

Avant de mourir, il a révélé l'existence d'une importante cache d'armes dans une grotte aux environs de Vigàta. Bientôt le cadavre d'un employé municipal vient s'ajouter à la liste. L'affaire ne s'arrête pas là : dans l'arrière-fond de la grotte, on trouve les corps de deux amants s'étreignant dans la mort. Touchant ! Troublant, surtout, ce chien de faïence qui semble monter la garde devant les défunts...

 

Circonstances de lecture :

 

J'ai lu ce livre en mai 2009, après avoir lu presque toutes les enquêtes policières du commissaire Montalbano.

 

 

Mon avis :

 

 

 Ce livre met en scène le commissaire Montalbano, un des policiers les plus attachants du genre. Il n’est pas seulement profondément humain, il est aussi humaniste. Il est capable de tendresse et de bienveillance, d’empathie envers les personnes en souffrance. Il pointe aussi du doigt les lâchetés et les bassesses de certains, n’hésitant pas à dire sans hypocrisie ce qu’il pense, mettant ainsi ces interlocuteurs devant leurs défaillances et leurs compromissions. Il est résigné aussi, parfois : nous sommes en Sicile, la Mafia règne, et il ne se passe pas un mois sans qu’un membre de l’un ou l’autre clan (Cuffaro contre Sinagra) ne soit tué.

Il est accompagné de ses fidèles alliés : Mimi Augello, don juan invétéré, Fazio, passionné par l’état civil, et l’inénarrable Catarella, chargé du standard, expert en déformation de message, ce qui cause maints quiproquos et autres gros soucis, notamment lorsqu’il doit . J’ai dit « alliés » et non adjoints, car ce ne sont pas des liens hiérarchiques qui les unissent, mais de véritables liens d’affection (qui garderait un standardiste aussi incompétent que Catarella ?), qui font qu’ils sont prêts à suivre leur commissaire dans toutes ses enquêtes, y compris les plus déraisonnables.

Ce roman représente pour moi la quintessence des méthodes de ce commissaire altruiste. Il veut identifier un meurtrier près de cinquante ans après le crime, et peu lui importe que l’enquête ne soit pas prioritaire, ou que le meurtrier soit mort depuis longtemps, peut-être même après avoir commis son crime. Il veut comprendre non pourquoi ce double crime a été dissimulé, mais qui a pris un soin si particulier des deux morts. L’enquête est peu conventionnelle car elle ne s’appuie pas seulement sur les indices habituels, mais sur l’érudition du commissaire, que des étudiants vont autant aider que les traditionnels experts.

 

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