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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 00:54

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Préambule :

 

A tous ceux (et celles) qui hésitent à se lancer dans la lecture d'un manga. Quartier lointain ne comporte que deux tomes, et les éditions Casterman les ont réunis dans une très belle édition intégrale. Atout non négligeable : le sens de lecture à l'occidental. J'espère que ces deux arguments feront mouches.

 

Mon résumé :

 

Hiroshi Nakahara a 48 ans, l'âge auquel sa mère est morte. Il a un goût prononcé pour l'alcool, il a l'impression que sa famille (il est marié et a deux filles) le rejette. Un soir, il se trompte de train pour rentrer chez lui et se retrouve dans la ville de son enfance. Il se rend sur la tombe de sa mère et là, il rajeunit de 34 ans. 

 

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Mon avis :

 

Il n'est pas facile à rédiger parce que d'autres que moi en ont déjà abondamment parlé (et des personnes qui s'y connaissaient bien mieux que moi en manga). D'abord, les dessins sont superbes, très réalistes, sans que ce mot ait un sens péjoratif. Nous sommes véritablement dans les lieux singuliers où se déroule l'action. Je sens que je n'ai aidé personne à les visualiser. Une ville, d'abord, comme il en est tant d'autres. Un train. La campagne - quand le héros bascule dans le passé. Les champs de bataille, quand il découvre le passé de ses parents. Des lieux de joie aussi, comme le lycée ou la plage où il emmène sa jeune soeur.

 

Le thème a été souvent utilisé : le voyage dans le temps. Il s'assortit d'un fantasme effrayant : modifier le passé, sans trop savoir quelles seront les conséquences pour l'avenir. Oui, Hiroshi modifie le passé, par petites touches. Déjà, il profite de ses quatorze ans retrouvés, tout en gardant l'expérience d'un homme de 48 ans (et son goût pour l'alcool, avec les conséquences que vous pouvez imaginer pour un ado). Il peut ainsi être le meilleur en anglais, améliorer ses performances sportives, sortir avec la plus belle fille du lycée. Non, il ne peut tout changer. Ce qu'il ne peut pas, c'est influer sur la vie des autres, et en premier lieu celle de son père. Ce qu'il peut, par contre, c'est en appendre beaucoup sur lui-même.

 

Quartier lointain est un manga où la qualité du scénario n'a d'égal que la richesse des dessins.

 

mangasg

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 15:12

chi-une-vie-de-chat-2-glenat.jpgJe commence l'année 2012 par un manga - ce qui prouve que je tiens mes bonnes résolutions. Comment ne pas mieux débuter qu'en lisant le deuxième tome des aventures de Chi, charmante chaton recueillie dans le tome 1 (oui, je sais, je ne l'ai jamais chroniqué) par une non moins charmante famille. Ils n'ont qu'un soucis, et de taille : la résidence dans laquelle ils vivent n'acceptent pas les animaux, et ils ont dû, dans le premier tome, effectuer des manoeuvres de camouflage hilarantes pour dissimuler leur secret.

 

Je ne peux m’empêcher, quand je lis Chi, de me livrer à une petite étude comparative entre mes chats et elle. En effet, quand je vois les trésors d’imagination que déploient ses maîtres pour la placer dans le panier pour la conduire chez le vétérinaire (et oui, elle doit subir le rappel de son premier vaccin, voir le tome 1), je me dis que je suis vraiment chanceuse, parce que si je devais autant batailler avec mes chats, mes rendez-vous chez le vétérinaire pour des motifs divers et variés seraient encore plus mouvementés qu’ils ne le sont déjà.


Ce tome 2, qui couvre les chapitres 21 à 38 montre que Chi s’habitue de plus en plus à sa nouvelle maison, et oublie sa vie d’avant. Chaque chapitre commence par son nom (Chi est ravie…) annonçant ainsi le programme des réjouissances. Elle découvre de nouveaux aliments (le fameux dulé) et les croquettes (qui causent des troubles sévères à ma chère Bella, cinq mois et six jours). Je ne vous parlerai pas de l’épreuve terrible entre toute qu’est le bain, surtout quand il est accidentel. Ses maîtres doivent déployer toujours plus d’énergie pour la cacher, surtout qu’un mystérieux chat-ours, au comportement particulièrement bien observé rôde dans la résidence.

 

J'emprunterai le tome 3 la semaine prochaine.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:21

intrusion.jpgédition Policiers/Seuil - 276 pages.

 

Circonstance de lecture :

 

Ce livre est ma quatrième participation au

 

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Mon avis :

 

Ma connaissance en littérature japonaise est réduite à son strict minimum : un roman policier, un roman contemporain, deux mangas et ce livre.

 

Je commencerai par une critique : ce livre n'est pas pour moi un roman policier et je m'interroge sur sa classification dans ce genre. Oui, Tamaki, le personnage principal enquête : elle cherche l'identité de O. la maîtresse d'un écrivain reconnu, qu'il a mis en scène dans un roman autobiographique avec sa femme et ses enfants, sans dévoiler son identité. En effet, Tamaki veut inclure ce personnage dans son prochain roman. Mais, qu'elle trouve son identité ou pas n'est pas si important - et jusqu'au bout, nous pouvons douter de l'identité de O (je n'ai pas pu m'empêcher en lisant cette initiale de penser à l'oeuvre de Pauline Réage). Ce qui est intéressant est le travail de recherche qu'elle mène.

 

 Nous découvrons ainsi la place de la femme dans la société japonaise, et la place de l'auteure. Tamaki écrit à plein temps, il est rarement question de son mari et de son fils qui semblent très bien se débrouiller sans elle. Elle se consacre tout entière à son écriture, puis à la manière dont l'écriture de son nouveau roman lui permettra d'oublier son histoire d'amour avec Seiji Abe, son éditeur. L'acte d'écrire et son amour pour Seiji ont été tellement indissociables pendant les sept années de leur liaison qu'il lui faut presque réapprendre à écrire et à récrire. Les douloureuses étapes de correction ne sont pas dissimulées, non plus ce qu'une auteure, en l'occurrence Tamaki, attend de son éditeur. Seiji, lui, choisira une autre solution, bien plus radicale.

 

Chiyoko, elle, est d'une autre génération. La femme du célèbre écrivain Mikio Midorikawa consacrait ses journées entières à prendre soin de son mari, de ses enfants, de son foyer, et n'avait pas une minute à consacrer à l'écriture. Elle ne pouvait que jalouser ces femmes qui, célibataires, pouvaient écrire quand elles voulaient. Cependant, toutes ne sont pas parvenues à acquérir la reconnaissance qu'elles attendaient, comme Yumi Miura, par exemple.  

 

L'autre question sensible est l'inspiration des écrivains. A une époque où le genre de l'autofiction fleurit, Natsuo Kirinomontre les bouleversements que cette écriture apporte. Elle peut conduire aussi, indirectement, à la tragédie. Qui est coupable, alors ? Qui est innocent ? Là, pas de juge ni de jury populaire pour le déterminer, pas d'avocat pour prendre la défense de l'accusé (Mikio MIdorikawa ? O. ?), pas de procureur pour accuser, mais le trouble d'une écrivain qui voit, en chair et en os, les êtres de papier sur lesquels un auteur a bâti son intrigue. Seules pièces à conviction : de larges extraits du roman de Midorikawa, entre vérité et mensonge.  

 

Refuser de donner l'identité de O est garder une part du mystère de la création - et aussi une manière de dire que la O de papier n'est pas à rechercher dans la vraie vie. O. occupe une position ambiguë, à la fois muse et destruction, Eros et Thanatos réunis, et il faut ne pas avoir été elle (et en avoir subi les conséquences) pour oser revendiquer cette identité.

 

Intrusion est une belle réflexion sur le métier d'écrivain, sur les relations entre un auteur et un éditeur, sur l'inspiration, sur les rapports amoureux. Il n'est pas un polar.  

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 16:14

park_life-1-.jpgédition Picquier - 117 pages.

 

Circonstance de lecture :

 

J'ai choisi ce livre un peu par hasard, parce qu'il me fallait un auteur en Y pour le challenge ABC. Cette lecture me permet aussi de continuer à explorer la littérature asiatique.

 

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Quatrième de couverture :

 

Ce petit roman est une bouffée d'air pur dans la vie affairée et raisonnable des citoyens du XXIe siècle que nous sommes. Un air venu du parc de Hibiya à Tokyo, où l'on pénètre sur les pas d'un jeune employé légèrement excentrique, et soudain "l'exhalaison de terre et d'herbe vous chatouille les narines". Là, il croise une triathlonienne consommatrice de bains moussants, rencontre un vieil homme qui fait voler un capricieux aérostat rouge, rêve, médite, s'exerce à chambouler la perspective pour y voir le monde autrement. Il arrive que s'y nouent des idylles, à peine plus tangibles que le bruissement des pigeons qui s'envolent. Ce récit a le charme des parenthèses qui s'ouvrent parfois dans la vie pour laisser entrer l'enchantement, comme un léger vertige teinté de déraison. La ville n'est pas loin, les buildings cernent l'horizon, mais dans cet espace clos et protégé, se jouent les menues aventures qui donnent son goût unique à l'existence, la petite musique d'un grand parc au coeur d'une immense capitale.
Park Life a été couronné en 2002 du prix Akutagawa, le Goncourt japonais.

 

Mon avis : 

 

Park life est un livre vivant, en ce sens que ce qu'il raconte pourrait parfaitement avoir lieu dans la vie. Un jeune homme déjeune tous les jours au parc, il est employé dans une fabrique de produits pour le bain. Il croise, un jour, une jeune femme dans la ligne de métro qu'il emprunte quotidiennement et lui adresse la parole, contrairement aux règles de bienséance en vigueur dans la société nippone. Ils se revoient, au parc, à l'heure du déjeuner, seul moment de pause de la journée, seul moment où les employés japonais ont le droit, pour ne pas dire l'ordre de ne rien faire. Elle et lui observent les autres personnes dans le parc - j'ai bien dit "observer" et non épier -  ils rencontrent les habitués, et même une fidèle cliente pour le narrateur.

Une grande importance est donné au corps humain dans ce roman. Le corps se doit d'être en bonne santé, de repousser le vieillissement par un entretien régulier (le narrateur s'est inscrit à un club de fitness, sa fidèle cliente s'entraîne régulièrement au parc). Il est aussi question du don d'organe, sous un angle rarement développé dans la littérature et dans les campagnes publicitaires : les sentiments du futur donneur, celui qui sait que ses organes lui "survivront" tandis que lui sera mort.

Les personnages sont à des moments importants de leur vie : une amour de jeunesse est sur le point de se marier, une autre, après avoir eu la douleur d'avoir un enfant mort-né, vient d'avoir un petit garçon, un couple hésite en séparation et réconciliation. Le narrateur, lui-même, ne vivra pas une histoire d'amour avec la jeune femme qu'il a rencontrée au cours de ces "brèves rencontres" - mais toutes les rencontres débouchent-elles nécessairement sur de grandes histoires d'amour ?

La fin du roman est ouverte, et énigmatique, elle referme une parenthèse dans la vie du narrateur.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 16:09

Librairie-tanabe.jpg

éditions Picquier - 220 pages.

Mon résumé :

 

Monsieur Iwa, âgé de soixante-cinq ans, est libraire à Tokyo. Plus précisément, il vend des livres d'occasion dans la librairie Tanabe, avec (parfois) l'aide de son petit-fils Minoru. Tous deux seront confrontés, par l'intermédiaire de leurs clients, à des histoires étranges, qu'ils aideront à élucider.  

 

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Circonstance de lectures :

 

J'avais envie de lire ce livre depuis le mois de mars, et nous sommes en août : il était temps que je cède à mes envies livresques. Il s'intègre très bien dans le challenge Le nez dans les livres organisé par George

 

Mon avis :

 

J'ai trouvé la lecture de ces cinq nouvelles particulièrement apaisante, ne serait-ce que parce que le héros est profondément humain, attentif aux autres et, bien sûr, amoureux des livres. Il ne l'a pas toujours été : pendant les quarante années qu'il a passées chez un grossiste, il ne lisait pas beaucoup, mis à part les journaux. Il reprend néanmoins la librairie par amitié pour son défunt ami Yuujiro Kabano, puisque son fils unique ne pouvait la reprendre. J'aime beaucoup la description qui est faite de la librairie, p. 173 : 

 

"Les étagères du magasin accueillaient en général des publications distrayantes, toutes de bonnes qualité. Les romans y côtoyaient les manuels pédagogiques. On pouvait choisir entre une méthode d'apprentissage de la peinture et des contes pour enfants. Les clients venaient ici pour rêver et se faire plaisir."

 

Aussi, ne vend-il que des livres "plaisants", choix que, j'en suis sûre, certains trouveront discutables. Néanmoins, c'est ainsi qu'il maintient à flot son commerce, plutôt qu'en vendant la biographie en cinq volumes d'un fondateur de secte bouddhiste.

 

J'ai découvert un Japon intimiste, et son passé : que représente la Seconde guerre mondiale et ses bombardements, vu de l'intérieur ? Le logement, l'importance des liens familiaux, les études, le travail, les relations amoureuses sont évoquées et intégrées aux intrigues de manière très naturelle. J'ai découvert un conflit toujours sous-jacent au Japon entre les traditions et la modernité. Il s'illustre notamment dans l'émergence de "nouveaux métiers" comme pigiste, ou la comparaison explicite entre le système éducatif japonais et la plus grande souplesse rencontrée à l'étranger. J'ai découvert aussi certaines pratiques éditoriales, qui n'ont plus court : certains romans étaient vendus avec une garantie de remboursement. S'ils ne plaisaient pas, il suffisait de les renvoyer à l'éditeur, sans avoir ouvert l'enveloppe qui enveloppait le dernier quart des pages. J'ai découvert aussi la mutation dans l'écriture des romans policiers. Minoru Iwagana fait découvrir à son grand-père le genre des "polars psychologiques", dans lesquels les crimes sont commis sans mobile. L'émergence de ce genre a quasiment contraint au silence les tenants de l'ancienne manière, et leurs livres sont devenus quasiment introuvables, sauf dans les librairies d'occasion.

 

Ce qui pourrait déplaire est que les intrigues ne soient pas assez policières. Monsieur Iwa, le libraire, est un humaniste, un homme altruiste et généreux.  Monsieur Iwa est capable de voir des détails que d'autres ne perçoivent pas, comme l'impossibilité pour le jeune voleur de la troisième nouvelle, Le clairon menteur, de s'asseoir. Pour lui, retrouver un coupable sert avant tout à préserver les vivants (comme le petit garçon du Clairon, une superbe mise en abîme d'un conte traditionnel ou le héros malchanceux d' Un  mois de juin peu ordinaire) et si le coupable est interpellé, tant mieux, non pour la justice, mais parce qu'il sera ainsi hors d'état de nuire. Son petit-fils et lui sont parfois directement confrontés à la violence, et Minoru paie largement de sa personne dans la nouvelle Le chasseur solitaire

 

La librairie Tanabe est un recueil de nouvelles pour amoureux des livres.  

 

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 21:08

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éditions Actes Sud - 246 pages.

 

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Quatrième de couverture

Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur... Un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte...

 

Mon avis :

 

Ce livre m'avait été fortement recommandé voici cinq ans, et le moins que je puisse dire est que j'ai vraiment laissé passer beaucoup de temps avant de suivre cette recommandation, sans doute parce que je n'avais jamais lu de littérature japonaise. Ce livre est d'ailleurs ma seconde incursion dans ce domaine, après La fille du bureau de tabac de Masahiko Matsumoto .

 

LA PLU~1Cette histoire est simple, ou plutôt, limpide. Je ne suis pas férue de mathématiques, pourtant expliqués ainsi, ou plutôt vécus ainsi, les mathématiques deviennent extrêmement plaisant à découvrir et la maladie du professeur ne l'empêche pas de faire partager sa passion - du moment que la personne qu'il a en face de lui ait le goût de la découverte et la patience de l'écouter.

 

Neuf aide-ménagères ont déjà jeté l'éponge, pour des raisons que nous ne connaitrons pas, puisqu'elles n'ont aucune importance. Il n'est pas facile de travailler pour quelqu'un qui au bout de quatre-vingt minutes vous aura oublié, à plus forte raison qui vous redécouvrira chaque matin comme une parfaite inconnue. Pourtant, la narratrice parvient à tisser des liens entre le vieux professeur et elle, puis entre le vieux professeur, son fils et elle. La mémoire du professeur s'est arrêtée dans les années 70, et s'il n'accorde que peu d'importance à son apparence, il est en revanche très ému par les enfants, et très inquiet à l'idée que le fils de son aide soignante soit obligé de rester seul chez lui pendant que sa mère travaille chez le professeur.

 

Jour après jour, la jeune femme mène un combat pour aider le professeur, pour qu'il aille chez le coiffeur, ou mieux, qu'il assiste à un match de base-ball, lui qui n'a vécu sa passion jusque là qu'en collectionnant les cartes des joueurs célèbres. Aucune arrière-pensée, aucune recherche de profit personnel ne sont à rechercher dans sa démarche : le bien être du professeur est la seule chose qui lui importe.  

 

Pas de pathos, pas de misérabilisme, la douceur et la sérénité dominent dans ce récit, qui nous donne également à voir ce que peut être la vie quotidienne d'une fille mère (comme l'est la narratrice) dans le Japon contemporain.

 

A mon tour, je ne peux que recommander la lecture de La formule préférée du professeur.

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 08:49

La-fillle.jpgéditions Cambourakis - 268 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Publiées dans les années 1970, ces onze histoires ont pour cadre un Tokyo en pleine mutation urbain et sociale. l'évolution des moeurs bouscule le mode de vie traditionnel : avec subtilité, drôlerie, crudité parfois, Matsumato dessine le portrait d'une génération oscillant entre insouciance et désarroi.

Couples atypiques, amours bancales, désirs inavoués inassouvis : les destins individuels s'entrecroisent et forment ce tableau à la fois nostaligiques et plein de charme, un témoignage passionnant sur la sensibilité d'une époque.

 

Mon avis :

 

J'ai eu du mal à rentrer dans ce livre, sans doute parce que lisais un manga pour la première fois. Il m'a fallu deux histoires pour m'habituer au sens de lecture, pas tant à cause des dialogues que des très nombreuses onomatopées et autres bruitages, traduits sous les vignettes. Après ce temps d'adaptation, j'ai lu le recueil d'une traite.

 

J'ai découvert au long de ses onze récits un Japon méconnu, des métiers que j'ignorais. La vie est précaire, plus encore pour la jeune génération, coincée entre les traditions, toujours en vigeur, de leurs aînés (la possibilité d'un mariage est souvent évoquée), et la modernité. Trouver un travail, un logement, n'est pas toujours facile.

 

Les défis à relever sont nombreux : les hommes mariés se doivent d'être à la hauteur, financièrement et sexuellement , les célibataires n'osent pas faire le premier pas et souvent le regrettent. Les femmes sont plus courageuses, plus déterminées à améliorer leur vie (le refus du gentil fiancé présenté par la famille, le travail), à assumer leur désir (quiite à plaquer mari et enfants pour épouser un riche mari) ou à surmonter les épreuves qu'elles subissent (fausse couche, avortement).

 

Les dessins participent à cette opposition entre tradition et modernité, montrant d'un côté les intérieurs traditionnels, de l'autre Tokyo en pleine transofarmation. La sexualité est montrée sans détour, pourtant à aucun moment je ne me suis sentie choquée : n'est-ce pas une partie de la vie de ces personnages, si réalistes ?

 

Merci aux éditions Cambourakis, à Babelio et à sa masse critique spéciale Bande dessinée de m'avoir permis de découvrir ce genre littéraire et cet auteur.

 

 

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