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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 20:51

drame.jpgédition France Loisirs - p. 311 à 555 (je n'ai pas réussi à trouver la couverture originale).

 

Mon résumé :

 

Sir Charles Cartwright donne une réception dans sa villa Nid de Corneilles. Le pasteur, Mr Babbington, meurt subitement pendant la réception. Mort naturelle, pense-t-on. Mais quand le docteur Strange meurt quelque temps plus tard dans les mêmes circonstances et que l'enquête conclut à un empoisonnement, des questions se posent : et si le pasteur avait été assassiné lui aussi ? Mais pourquoi ? Hercule Poirot veille.

 

Mon avis ;

 

Publié en 1935, ce roman est la dixième enquête d'Hercule Poirot. D'entrée de jeu, le détective m'a semblé un peu désabusé. il est à la retraite, il est riche, il parle anglais avec un fort accent, et même, dans cette oeuvre qui joue avec les codes du théâtre, il apparaît comme un second rôle. Hercule Poirot aurait-il des accès de modestie ? Il laisse même les rôles principaux à Sir Charles Cartwright, un comédien à la retraite, et à Hermione "Pomme" Lytton Gore, une jeune lady amoureuse du comédien. Grand seigneur, le petit détective belge veut que l'amour triomphe et grâce à lui, ce sera le cas. Je vous en ai trop dit ? Mais non : avez-vous déjà vu Hercule Poirot entraver une histoire d'amour sincère ? Et surtout : pensez-vous réellement qu'Hercule Poirot puisse devenir modeste ? Notre fameux détective belge joue un rôle, lui aussi, pour mieux duper le criminel.

 

Pas de capitaine Arthur Hastings dans ce Drame. Mr Sattlerthwaite, ami de Sir Charles, le remplace un peu, car il seconde efficacement Poirot dans son enquête, mais il n'est pas le narrateur de l'intrigue. Surtout, il est moins naïf qu'Hastings, même s'il ne parvient pas à avoir le dernier mot face à notre détective retraité (rappelons-le).

 

Trois actes, trois meurtres. Presque classique, dirions-nous. La police enquête mais elle reste dans les coulisses. Les trois détectives amateurs vont interroger tour à tour les sept suspects et (bien sûr) rapporter le résultat de ces entretiens à Hercule dont les petites cellules grises entrent en action. Le tueur a mis en scène chaque meurtre avec soin, Hercule entre en scène et fera bien mieux. Après ce tourbillon de rencontre et d'intrigue, le dénouement est à la fois sobre et stupéfiant. Jusqu'au bout, comme les autres protagonistes, je refusais d'y croire, tellement l'intrigue avait été habilement menée. Si ce roman est peu connu, je peux vous assurer qu'il mériterait de l'être davantage.

 

Ma vingt-neuvième participation au challenge God save the livre organisé par Antoni.Challenge-anglais

challange-agatha-christie 

Ma dix-huitième participation au Challenge Agatha Christie organisé par George.

 

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 17:25

CrimeLibrairie des Champs-Elysées - 186 pages.

 

Mon résumé :

 

Ces sept nouvelles mettent en scène Tommy et Tuppence Beresford, deux détectives privés et néanmoins agents secrets.

 

Mon avis :

 

Je sais : j'aurai dû commencer par le tome 1 (en Angleterre, les deux tomes sont réunis dans un seul volume). J'ai trouvé celui-ci, j'avais besoin d'une lecture-détente cet après-midi, j'ai donc jeté mon dévolu sur ce recueil de nouvelles.

 

Chaque nouvelle s'inspire d'un roman policier connu et de son enquêteur - à l'époque. Je dois dire qu'à part Sherlock Holmes et Watson, je n'en connaissais aucun, pas plus Roger Sheringham que Dr Fortune et le superintendant Bell.

 

Tommy et Tuppence parviennent à résoudre les enquêtes les plus diverses, de l'alibi à démonter (un jeu mondain plus qu'une véritable enquête dans L'alibi irréfutable), au gang de trafiquants à démanteler (Les chaussures de l'ambassadeur) - ils aiment beaucoup le mot "gang". Pourtant, ils connaissent un échec dans La maison de la mort, échec qu'ils se reprocheront, bien qu'ils auraient difficilement pu empêcher quoi que ce soit. Cette nouvelle est sans doute la plus macabre, avec son cortège d'empoisonnement, de folie et et de cadavres. Un peu plus, et je me croyais dans un roman noir.

 

L'humour domine néanmoins, et les connaissances approfondies de Tuppence et Tommy sur des sujets particulièrement sérieux (de l'art de porter un chapeau sans épingle à chapeau, ou de se teindre les cheveux ou encore de conserver les pommes de terre nouvelles) les mettent sur la piste du coupable. J'ajoute que Tommy se trouve (souvent) en difficultés peu avant le dénouement et que quelques scènes d'action particulièrement piquantes pimentent le récit. 

 

Ma vingt-huitième participation au Challenge God Save the livre organisé par Antoni. Challenge-anglais

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Ma dix-septième particpation au Challenge Agatha Christie organisé par George. 

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 14:40

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éditions Le Livre de poche - 186 pages.

 

Mon résumé :

 

Angleterre, les années 60. Harriet et David, jeunes gens un peu anachroniques, se rencontrent au cours d'une soirée. très vite, ils comprennent qu'ils sont fait l'un pour l'autre. Ils se marient, ils achètent une très grande maison, ils ont un premier enfant, très rapidement (ils rêvent d'une grande famille), puis deux, puis trois, quatre. La cinquième grossesse change tout : plus pénible que les précédentes, elle est vécue dans la souffrance par Harriet. Quand elle met au monde Ben, onze livres, elle est soulagée. Pourtant, cet enfant, si différent des autres, provoque la discorde dans sa famille.

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Mon avis :

 

Le cinquième enfant est un roman prenant. Très vite, l'écriture sèche et pointue de Doris Lessing  nous force à nous questionner. Bien avant la naissance de Ben, elle dénonce l'hypocrisie d'un milieu bien pensant. Harriet et David sont heureux, mais ils ne pourraient pas vivre sans l'aide financière du père de David. ils sont respectueux des traditions : Harriet refuse la contraception, et les quatre premiers enfants naissent dans le grand lit familial. Ils réunissent toute la famille au cours de grandes fêtes - de là à dire qu'ils sont entourés d'une bande de pique-assiettes, il y a un pas que l'auteur ne franchit jamais mais suggère habilement. Surtout, personne ne sort de la norme bien-pensante, si ce n'est un incident de parcours : la naissance d'Amy, nièce d'Harriet, atteinte de trisomie 21. Elle "terrifie" son père, surtout, elle ne doit "déranger" personne. Quand Harriet expose à son mari son opinion sur l'origine de la trisomie de la petite Amy (la mésentente entre ses parents), elle révèle à la fois son conformisme et son obscurantisme.

 

Aussi est-elle quasiment prête à recevoir la naissance de Ben comme un châtiment pour tant de bonheur. Or, Ben, indubitablement, n'est pas qu'un enfant, il est aussi, dans ce roman, un symbole. Il représente la peur de l'autre, la peur de la différence, la peur de l'étrange étranger, y compris au sein de sa propre famille. Différent, il serait atteint d'une pathologie que personne ne veut ou ne peut nommer. Le bon docteur de famille soutient qu'il est simplement hyperactif. "Aucun de nous n'a jamais rien vu de tel" déclare le jeune médecin de l'institut où il a été emmené (ou comment dissimuler aux yeux du monde toute trace d'anormalité). La spécialiste qui examine Ben s'intéresse moins à l'enfant qu'à sa mère, sur laquelle elle pose un diagnostique sans même lui avoir parlé. Bref, personne n'a de solution puisque le problème n'est jamais cerné.

 

En revanche, la famille se décompose largement sous nos yeux. Les enfants quittent un à un la maison, pour une famille de substitution, ou pour la pension. Le seul lien qui les unit est l'argent, nécessaire pour aller dans les bonnes écoles (pas question d'aller dans une école publique !). Chacun juge cruellement Harriet, pour avoir mis au monde un être différent et pour l'avoir gardé au monde, alors que tous voulait s'en débarrasser. Cette naissance et sa croissance hors norme coïncide également avec un phénomène que nous connaissons bien : la montée de l'insécurité (ou du moins, ce qui est ressenti comme tel). Harriet n'ose plus sortir le soir, même dans son quartier si tranquille, la télévision montre des images d'émeutes avec, au second plan, Ben et ses nouveaux amis.

 

Au cours de ce roman, jamais nous n'avons le point de vue de Ben. Si, physiquement, il est plus développé que les autres enfants, plus précoce, son apprentissage du langage est beaucoup plus lent. Que ressent-il, que pense-t-il, lui qui a été abruti de calmants dès le ventre de sa mère ? Difficile de le savoir. Une suite existe à ce roman, le monde de Ben. Je ne suis pas sûre d'avoir envie de le lire, je préfère rester avec cette fin ouverte.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 19:22

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éditions Pockett Jeunesse - 192 pages.

 

Mon avis :

 

Un nouveau roman  de Mark Haddon ! Depuis le temps que j'attendais cet événement, je me suis précipitée sur le livre, même s'il entrait dans la catégorie "littérature jeunesse". Petite déception : ce n'est pas à proprement parler une nouveauté, la première version de ce roman date de 1992, mais l'oeuvre a été entièrement récrite par Mark Haddon en 2009 (moralité : j'aimerai bien connaître la première version).

 

Dès les premières lignes, le ton est donné, le roman sera drôle : "Je suis allé sur le balcon pour manger mon sandwich Babybel et confiture de groseille. J'ai croqué dedans et j'ai mâché... Ouais, pas mal. Mais ça ne valait pas le cheddar et confiture de fraise, indétrônable. " Pourtant, la famille de Jimbo est à peu près aussi normale que celle d'Une situation légèrement délicate. Le papa est chômeur, et occupe ses journées avec des occupations enfantines (vivent les modèles réduits !) et montre autant de volonté qu'une nouille cuite pendant quarante minutes. Maman, par contre, est une working girl, une executive woman. La grande soeur sort avec un jeune homme qui n'a qu'une envie : zogouiller le petit frère. Quant à Charlie, son meilleur ami, il est doté d'une maman qui a des réactions aussi imprévisibles que violentes. A se demander ce que fait la ligue de la protection de l'enfance, voir même la ligue des droits de l'homme, ou encore la société de protection des planches à pain.

 

Bref, tout allait bien (entre deux heures de colle) quand Charlie et le narrateur surprennent une conversation qu'ils n'auraient jamais dû entendre et comprennent que leurs deux professeurs préférés sont des extraterrestres. Commence alors un road-movie mâtiné de science-fiction où les dangers bien réels, alternent avec des péripéties hautement comiques.

 

A quand une vraie nouveauté signée Mark Haddon ?

 

Challenge-anglaisVenez vous inscrire au challenge God save the livre sur le blog d' Antoni

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 04:32

9782013228671

Titre : De l'autre côté du miroir.

Auteur :Lewis Carroll.

Editeur : Le livre de poche jeunesse.

Nombre de pages : 156.

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec  strawberry.

 

Quatrième de couverture :

 

Dans la maison du Miroir, tout est inversé. Alice, fascinée, s'empresse de passer de l'autre côté. S'ouvre alors à elle un monde merveilleux où les fleurs parlent, où un oeuf érudit marche sur un mur, et où, aux côtés de la Reine Blanche et de la Reine Rouge, elle devra prendre part à une partie d'échecs grandeur nature.

 

Mon avis :

 

Lire De l'autre côté du miroir, c'est basculer dans un autre monde, perdre tous ses repères, un peu comme Alice qui ne sait plus comment elle s'appelle. Comme dans le premier tome, Alice interroge et s'interroge : elle a sept ans et demi, elle a donc atteint l'âge de raison. Est-ce pour cette raison que chacune de ses rencontres l'amène à s'interroger sur ce qu'elle sait, sur ce qu'elle croit connaître ?

 

Ce classique de la littérature anglais contient de nombreux poèmes comme Le morse et le charpentier, (qui a donné une large séquence dans l'Alice au pays des merveilles de Walt Disney ou Jabberwocky(pour celui-ci, je vous renvoie à la version de Tim Burton). Il amène Alice à faire de nombreuses rencontres, toutes plus étranges et étonnantes les unes que les autres : un lion et une licorne qui ne cessent de se battre, des fleurs qui parlent, sans oublier les reines, rois et cavaliers qui l'entraînent dans une partie d'échec géante et vivante.

 

Passez de l'autre côté du miroir avec Alice !

 

Challenge-anglais      11/15 du Challene God Save the livre  organisé par  Antoni     Book 12/19. Antoni a lu lui aussi ce roman, vous pouvez découvrir son avis  ici

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 18:23

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Titre : Le palais adamantin.

Auteur : Stephen Deas.

Editeur :  Pygmalion fantasy

Nombre de pages : 357.

 

Merci au forum Partage-Lecture et aux éditions Pygmalion fantasy pour ce partenariat.

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Mon résumé :

 

Les royaumes bruissent. La reine Shezira donne sa fille Lystra en mariage au prince Jehal. La rumeur veut que celui-ci empoisonne son père, le roi Tyan, et qu'il ait éliminé les autres prétendants au trône. Qu'à cela ne tienne, l'escorte se met en route et apporte en présent une dragonne blanche, parfaite. Mais la dragonne s'échappe et rien n'est plus dangereux qu'un dragon qui retrouve sa liberté. Privé des potions qui l'asservissent, il retrouve rapidement ses pleines capacités.

 

 Mon avis :

 

Je me suis aventurée dans un genre littéraire dont je maîtrise peu les codes : la fantasy. Je reconnais avoir un peu paniqué quand j'ai vu les généalogies royales écrites sur les premiers pages. J'ai cru que jamais je ne parviendrais à me reconnaître dans ce dédale de personnage et je dois dire que parfois, je suis retournée consulter cette page parce que je ne savais plus du tout qui étaient certains personnages.

 

Je vous rassure, certains sont inoubliables : les dragons. Je vous mets au défi de confondre la Blanche, qui est réellement la cause de toute l’intrigue, Cendre et Silence, monture aimée de la princesse Jaslyn. Si, pour vous les dragons sont de grosses bestioles gentilles, toutes dévouées à leur dragonnier (voir Saphyra et Eragon) ou bien des gros monstres assoiffés de sang qui ne pensent qu’à dévorer le moindre être vivant qui passe par là (la série des Chevaliers d‘Emeraude), passez votre chemin. Le palais Adamantin présente des dragons à la personnalité bien plus complexe. Ils ne sont pas simplement réduits en esclavage par les alchimistes pour servir les hommes, à la chasse ou à la guerre ils sont surtout privés de leurs capacités de réflexion. J’ai beaucoup aimé les passages où nous entendons les pensées et les souvenirs de la Blanche, et j’espère que dans le tome 2, cet aspect de l’œuvre sera développé.

 

La société dans laquelle évoluent les dragons m’a fait penser à la société médiévale.  Cette société est extrêmement cloisonnée et hiérarchisée. Le premier ordre est le petit peuple. Il ne compte pas, pour tout dire, il n’apparaît que pour être aussitôt tué ou réduit en esclavage par les écuyers-dragons, à la solde des roi-dragons. Ils doivent déployer des trésors d’ingéniosité, de souplesse, subir pour survivre. Kémir et Nadira en sont les deux représentants et se retrouvent à soutenir presque malgré eux la révolte de la dragonne. A l’exact opposé, nous trouvons les rois et les reines, liés à une nature magique (ils sont roi de l’Océan infini, roi des Collines ou encore roi des Rochers, ce dernier est sans doute le plus mystérieux de tous). Ils nouent et dénouent des alliances sans aucun état d’âme, s’offrent des présents somptueux et rares. Dernier ordre de cette société : les prêtres-dragons, entourés d’une aura de mystère. Ils apportent à ce roman une dimension surnaturelle (qui existe aussi dans la littérature médiévale), par leur potion et l’origine sanglante de leur ordre.

 

Nous découvrons un complot d’ampleur, orchestré par le prince Jehal, le méchant de l’histoire. Il est un méchant que j’ai adoré détester. Il est remarquablement intelligent, machiavélique, charmeur, beau parleur, bref, il n’a que des qualités pour répondre à la candidature de «méchant de l’année». En plus, sa stratégie est bien rôdée : il a toujours plusieurs longueurs d’avance sur ceux qu’il veut vaincre, et il parvient toujours à ses fins, j’ai presque envie de dire : pour mon plus grand plaisir puisque je n’ai que peu de sympathie pour ses rivaux.

 

Au final, j'ai découvert grâce à ce roman que la fantasy n'était pas forcément un univers avec des personnages manichéens, une intrigue prévisible et un style très simple. L’intrigue est aussi rocailleuse que les montagnes d’où s’élancent les dragonniers, et le dénouement me donne fortement envie de découvrir la suite.

 

Book

 

 

6/19 pour le régime d'été organisé par Leiloona. Challenge-anglais

 

Neuvième livre lu dans le cadre du challenge God save the livre organisé par Antoni.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 16:27

9782266181839.jpgTitre : Une situation légèrement délicate. 

Auteur : Mark Haddon.

Editeur : Pocket.

Nombre de pages : 570. 

 

Quatrième de couverture :  

 

Vous prévoyez d’annoncer votre mariage à votre famille ? Un conseil : ne faites pas comme Katie ! Choisissez bien votre moment et faites preuve de diplomatie; Surtout si l’heureux élu est une brute épaisse dotée d’un pois chiche à la place du cerveau. Présentez les choses avec tact et délicatesse. Tout particulièrement si votre famille cache, derrière les apparences de la plus tranquille bourgeoisie londonienne, quelques prédispositions au dérapage collectif… Il faut dire que pour Katie, entre un père hypocondriaque, une mère volage, un frère homosexuel qui n’assume pas son orientation, sans compter son propre caractère de cochon,, la situation a de quoi devenir … légèrement délicate !

 

Mon avis :  

 

Vous avez une légère baisse de moral ? Suivez les prescriptions du professeur Sharon et lisez ce livre.

 

Il vous paraît long ? Vous ne verrez pas défiler les 570 pages. Les chapitres sont courts, les points de vue changent fréquemment et surtout, l’humour est omniprésent et très inventif. Katie craint le pire pour la préparation de son mariage ? Elle a de la chance : elle craignait seulement le pire. Ce qui survient dépasse l’imagination.

 

Katie a un caractère explosif, ce qui a un avantage : elle dit ce qu’elle pense au moment où elle le pense, tant pis pour les conséquences, elle les assume - autant dire qu’elle devient mettre dans l’art de rétablir des situations plus que délicates, voire de s’en accommoder. Comme son frère Jamie, elle mûrit au long de ce roman, et a la capacité de se remettre en cause. Leur père, lui, est ampli de certitudes, et a le plus grand mal à se faire à l’évolution de la société (et avec elle, de ses idées reçues).

 

Lui et sa femme Jean négocient un passage délicat, non le mariage de leur fille (ce n’est pas le premier), non le fait de devenir des grands-parents (Jacob, le fils de Katie, n’est plus un bébé) mais la mise à la retraite de Georges. Il est un « chic type » mais pour Jean, il est devenu un étranger. Elle s’est arrangée une vie qui lui convient : elle travaille à mi-temps, a pris un amant, sans doute parce que l‘humeur égale et prévisible de Georges ne lui convenait plus

.

Ce qui est drôle - et donc quasiment tragique - est que chaque propos que Georges et Jean échangent est quasiment un quiproquo, tant ils interprètent mal ce qu’ils se disent. Il est vrai qu’ils se parlent très peu (Georges ne croit pas à l’utilité de parler). Du coup, ses tourments ne trouvent d’exutoire que dans son hypocondrie qui prend des proportions inimaginables et l‘amène à commettre des actes inattendus. Heureusement, personne n’est mort (ah, pardon, on me signale que la moquette n’a pas survécu, non plus que les toilettes de l’étage. Au temps pour moi).

 

Ne boudez pas votre plaisir et découvrez ce drôle de roman.

 

Challenge-anglais     Objectif

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 21:59

 Victoria_et_les_staveney.jpg

 

Titre : Victoria et les Staveney.

Auteur : Doris Lessing.

Editeur : Flammarion

Nombre de pages : 150. 

 

Mon résumé :

 

 Victoria, jeune orpheline noire, a neuf ans mais en paraît sept. Sa tante n'a pu venir la chercher à la sortie de l'école, car elle vient d'être hospitalisée. Recueillie par les Staveney, une riche famille blanche, elle passe la nuit chez eux et découvre une maison. Elle rêvera longtemps de cette nuit magique.

 

Mon avis :  

 

Une fois n’est pas coutume, c’est la couverture de ce livre qui m’a attirée en premier. J’ai eu envie d’en découvrir plus, et, dans ma petite bibliothèque municipale qui vient de l‘acquérir, je n’ai pas été la seule. Par contre, ne lisez pas le quatrième de couverture : il révèle l’intrigue.

 

Victoria et les Staveney : le titre annonce le récit. D’un côté, nous avons une jeune femme, seule, au prénom royal mais sans nom de famille, sans famille tout court, de l’autre, un clan uni. Le lecteur pressent que Victoria sera toujours à l’écart.

 

Ce roman brasse des thèmes brûlants : le racisme, l’hypocrisie, le féminisme. Le portrait que Doris Lessing dresse de la société anglaise est féroce, caustique. Il suffit d’une phrase ciselée, d’une simple apposition pour dynamiter la bonne société anglaise bien pensante et tolérante.

 

Pourtant, est-ce si différent, du côté aisé de la société ou du côté des laissés-pour-compte ? Chacune vit dans son monde, qui côtoie l’autre et ignore tout de lui. Victoria a grandi avec l’idée que les mères élèvent seules leurs enfants et que les pères s’en vont dès leur conception. Etre mère célibataire offre une indépendance illusoire puisqu’il permet d’obtenir un appartement. Jessy Staveney est actrice, et séparée de son mari, dont la seule fonction, mis à part lui permettre de jouer des scènes très réussies de disputes conjugales, est de payer les factures.

 

Ses deux femmes vont pourtant réaliser les rêves - en partie seulement. Victoria gardera pendant près de quinze ans le souvenir de cette maison de conte de fées, dans laquelle elle a dormi une nuit, de ces êtres merveilleux. Elle a beau être confrontée à la réalité, elle choisira de s’aveugler et de garder pour toujours cette vision idéale. Jessy s’était aveuglée depuis longtemps : elle ne voit pas les enfants qui vont et viennent chez elles, elle ne voit pas encore moins les noirs. Pourtant, leur fils cadet s’exhibe au bras de jeunes beautés à la peau chocolat, et lui offre une petite-fille caramel. Elle n’est pas un accessoire de mode, comme dans Absolutely Fabulous, elle est la preuve de l’ouverture d’esprit de Jessy, presque un acte de militantisme.

 

J’ai un regret toutefois : les événements se succèdent à un rythme effréné, comme si nous étions dans l’urgence. Peut-être parce que, comme le lui répète son amie Phyllis, elle n'a pas de temps à perdre ?

 

Challenge-anglais

    Voici mon premier article pour le challenge God save the livre. Je suis donc dans la catégorie Dirty Harry.Challenge Nobel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant au Challenge des Nobel, il est maintenant bien engagé puisque j'en suis au troisième article et que ce challenge se termine en octobre.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 15:27

 

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Titre : Les aventures de Jack Aubrey, tome 9 : le Port de la trahison.

Auteur : Patrick O’Brian.

Editeur : Omnibus.

p. 9 à 254.

 

 

Résumé (p. 997) :

 

 

La Valette - port de Malte constituant un bastion britannique en Méditerranée - est le port de toutes les trahisons, les vraies et les fausses. Pour ce qui est des vraies : chaque fois que Jack Aubrey appareille pour une mission délicate, que ce soit en mer Rouge, en Adriatique ou vers le mystérieux port barbaresque de Zambra, les Français se tiennent en embuscade. Il y a forcément un traître à La Valette. Quant aux fausses trahisons : quels sont les véritables liens qui se sont tissés entre le docteur Stephen Maturin et la sublime Laura Fielding ?

 

 

Mon avis :

 

 

Ce livre est le neuvième tome des aventures de Jack Aubrey. Ce volume est particulier, car pendant le premier tiers de l’intrigue, le capitaine est obligé de rester à terre, dans l’attente de la réparation de son navire la Surprise. Nous découvrons ainsi la vie des marins à terre et leurs occupations, trompant l’ennui, dépensant leur solde. Nous voyons les difficultés qu’a Jack Aubrey à conserver ses marins (ils sont enrôlés de force sur d’autres navires) et à maintenir un semblant de discipline, tout en attendant lui-même des nouvelles de sa famille et de ses affaires.

 

Ce calme apparent cache un autre enjeu : Stephen Mathurin, chirurgien et meilleur ami de Jack Aubrey, est au centre d’une intrigue d’espionnage. Espion par haine farouche de l’Empereur et non par appât du gain, sa finesse d’analyse lui permet de déjouer les pièges qui lui sont tendus - mais pas de toujours protéger son ami.

 

Car Jack Aubrey va reprendre la mer. Dès qu’une mission lui est confiée, il reprend du poil de la bête bien que les obstacles ne vont pas manquer. Pourtant, si les batailles vont crescendo,si le dénouement percutant, il ne fait que jouer de malchance. La fin ouverte laisse présager une résolution des questions soulevées dans le volume suivant.



Roman d’aventure, le Port de la Trahison contient également des scènes extrêmement drôles. Pour Stephen Mathurin, l’eau est vraiment son élément, il suffit de voir sa propension à tomber dedans dès qu’une occasion se présente. Quant à Jack Aubrey, il se passerait bien de l’amour qu’il a provoqué chez un éminent représentant de la race canine.

 

 

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 22:39

514466.jpg

 

Titre : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. 

Auteur : Mary Ann Shaffer et Annie Barrows.

Editeur : France Loisirs, collection Piment.

Nombre de pages : 398. 

 

Quatrième de couverture : 

 

Juliet, jeune écrivain londonienne, est en mal d’inspiration. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un fermier de l’île de Guernesey lui fournisse la solution ; C’est par ce courrier anodin qu’elle découvre l’existence d’un cercle littéraire hors du commun, crée par les gens de l’île pendant la guerre pour tromper l’ennemi et embellir leur quotidien; Au programme, dégustation secrète de cochon rôti et partage de belles lectures. Au fil des lettres échangées avec les insulaires, Juliet s’attache à ces destins ç la fois bouleversants et loufoques. Elle décide de partir à la rencontre de la petite communauté. Ce dont elle ne se doute pas encore, c’est que ce voyage changera à jamais. 

 

Mon avis : 

 

J’ai adoré ce livre, et pourtant il ne m’est pas facile de lire un roman dont le sujet est la seconde guerre mondiale.

Les premières pages sont drôles, légères, enlevées. Elles mettent en place la complicité entre Juliet, la jeune écrivain, et les îliens. Chacun a une personnalité très tranchée, et un point de vue particulier, non sur la création du cercle, mais sur le rôle de la lecture. J’ai beaucoup apprécié la franchise de Clovis Fossey et l’extravagante Isola.

Cette confiance instaurée va amener les guernesiais à confier à Juliet leur vie quotidienne pendant ces cinq années d’isolement. Les anecdotes les plus drôles font place à celles empruntes de souffrance, d’humiliation, de douleur, de tragédie. La narration est toujours sobre, pudique. Parfois, elle est frémissante de colère.

Le personnage principal se retrouve au détour de chaque lettre, pourtant elle n’écrit pas, ne parle pas. Elisabeth est le cœur de ce roman. Elle apparaît plus vivante que jamais jusque dans l’accomplissement de son destin.

Roman épistolaire ? Roman historique ? Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates dépasse ces clivages pour être tout simplement un grand roman.

 

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