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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 22:32

prodigieuses-creatures.jpg

éditions La table ronde - 365 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « prodigieuses créatures » dont l’existence remet en question toutes les théories sur la création du monde.
Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte aux préjugés de la communauté scientifique. Celle-ci, exclusivement composée d’hommes, la cantonne dans un rôle de figuration.Mary Anning trouve heureusement en Elisabeth Philpot une alliée inattendue. Cette vieille fille intelligente et acerbe, fascinée par les fossiles, l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double peu à peu d’une rivalité, elle reste leur meilleure arme face à l’hostilité générale.

 

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Mon avis : challenge Partage-Lecture 20

 

Je n'avais pas lu de romans de Tracy Chevalier depuis quelques années, et la constitution de ma liste pour mon challenge boulimique a été l'occasion d'inclure un de ses romans.


Dans ce roman, deux voix alternent. Celle de Mary Anning ouvre le roman : née près de la mer, être frappée par la foudre aurait-il changé à jamais son destin ? Des dix enfants du ménage, elle seule et son frère Joseph survivront, elle seule sera passionnée par les fossiles. Lui répond la voix d'Elizabeth Philpot, contrainte, comme beaucoup de jeunes bourgeoises, de rester célibataires car il était impossible de marier décemment toutes les soeurs (surtout si elles n'étaient pas assez jolies). Les trois soeurs, exilées loin de Londres, développent chacun des passions, et si Louise aime les fleurs et son jardin, Elizabeth préfère les fossiles : son chemin croise celui de la toute jeune Mary Anning, qui, grâce aux fossiles, rapporte un peu d'argent à sa famille.

 

Fossiles, fossé : il est grand à cette époque entre Mary, quasiment illétrée, et une jeune bourgeoise londonienne. Le poids des conventions est fort, celui de la religion tout autant et les découvertes des deux femmes remettent en cause la religion, omniprésente et omnipotente ou la suffisance des aristocrates tel lord Henley.

Ce qui m'a frappé est l'importance de la mort dans ce récit, compagne quotidienne dans cette Angleterre du début du XIXe siècle. Mary est toujours témoin, toujours épargnée. Le lecteur sent bien que le récit est rétrospectif car elle annonce toujours quand une tragédie est sur le point de se produire.

Une conclustion prenante à mon premier challenge Partage-Lecture.

 

Objectif

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 20:42

lavagu10éditions Pocket - 222 pages.

Quatrième de couverture :

 

cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort  : la Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action". En l'espca de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

 

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Mon avis :

 

Tout d'abord, je tiens à dire que si cela n'avait été dans le cadre du challenge Partage-Lecture, j'aurai certainement abandonné la lecture à la moitié du livre. Non que je ne crois pas qu'il soit possible d'endoctriner des jeunes et que ce qui s'est passé en Allemagne dans les années trente ne puisse plus se reproduire, simplement, je trouve que l'intrigue est bien trop rapide. Un seul cours pour fédérer le groupe ? Pas une seule protestation ? Je n'y crois guère. Il faut sans doute y voir une volonté de resserrer l'intrigue afin de lui donner un impact plus grand.

 

Les chapitres sont courts, le vocabulaire et le style simple, sans doute pour toucher plus facilement les adolescents à qui cette démonstration est destinée. Les personnages ne m'ont pas paru très individualisés, sauf Laurie, chef de la résistance. Ce personnage démontre l'importance de l'éducation que l'on reçoit : si ses parents ne s'intéressaient pas à elle, et ne l'avaient pas formé à réfléchir par elle-même, elle ne se serait sans doute pas rebellée.

 

Maintenant, je ne crois pas que seuls les adolescents soient susceptibles d'être enrolés. Etre dans un groupe (et se sentir protégé par son appartenance), ne plus avoir à réfléchir mais se soumettre aux décisions du chef peut être séduisant pour des adultes en difficultés, il suffit de faire la mauvaise rencontre au mauvais moment.

 

Plus trouble est la personnalité de l'enseignant, le si charismatique Ben.  Il m'a plus effrayé que ses lycéens se laissant aller à la violence, lui, son épouse, sa vie réglée et l'ivresse que le pouvoir lui a donné.

Un livre facile à lire, à conseiller aux plus jeunes.

 

 Book Mon quatorzième livre lu dans le cadre de mon régime PAL d'urgence organisé par Leilloona (grâce à lui, je finirai peut-être le challenge Partage-Lecture !

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 22:17

Les sortilèges du cap codTitre : Les sortilèges du Cap Cod.

Auteur : Richard Russo

.Editeur : Quai Voltaire/La table ronde.

Nombre de pages : 314.

 

Quatrième de couverture :

 

Professeur dans une université du Connecticut, Jack Griffin est invité au cap Cod avec sa femme Joy, le temps d’un mariage. Le week-end, qui s’annonçait enchanteur, se révèle dévastateur. Il sonne le glas du couple, réveille les espoirs déçus, les conflits jamais résolus.

 

Joy regagne le Connecticut, tandis que Jack part pour Los Angeles. Un an plus tard, le mariage de leur propre fille scelle leurs retrouvailles. Elles sont d’autant plus mouvementées que cette fois, Jack transporte non seulement les cendres de son père, dans le coffre de sa voiture depuis un an et demi, mais aussi celles de sa mère, décédée six mois plus tôt, et dont l’esprit sarcastique ne le lâche pas une seconde.

 

Dans les sortilèges du Cap Cod, Richard Russo déploie subtilement ses thèmes de prédilection - la famille, la transmission ou encore le couple et ses compromis - avec un humour grinçant qui sait faire place à l’émotion pure.

 

  Mon avis :  

 

J'ai commencé ce livre avec beaucoup d'enthousiasme. J'étais ravie de découvrir un nouvel auteur, et ses fameux sortilèges que me promettaient le titre. Il n'en fut quasiment rien et j'ai dû me forcer pour terminer cette lecture.

 

Deux journées décident d'une vie - ou presque. Le récit est fait selon le point de vue de Jack Griffin, personnage qui, pour ne pas être antipathique, n'est pas franchement sympathique non plus. Il est professeur d'université, marié avec Joy, a une grande fille Laura, qui, après des déceptions sentimentales, est sur le point de se marier.  Il semble avoir réussi, pourtant, de petits faits, infimes réellement, montrent que son mariage est miné.  

 

Ce personnage est sec, aride, peu attachant, au contraire de sa femme, Joy, la bien nommée. Griffin a rejeté en bloc sa belle-famille, qui possède pourtant ce que la sienne n'a jamais eu : chaleur humaine et complicité. Elle est parfois caricatural (ah ! Les jumeaux Jared et Jason, prototypes du parfait marine). Tous, mis à part le père, ont un J pour initiale. Serait-ce pour cette raison que Jack ne se fait quasiment jamais appelé par son prénom ? Au fil du roman, j'ai découvert que cette famille présentait aussi ses failles, elle est parfois agaçante, je l'ai pourtant trouvée attachante, au contraire de Jack et de ses parents.

 

William et Mary Griffin sont unis par le sarcasme et un sentiment de supériorité très développé. Pourtant, leur vie ne va être que semi-échec et errance. Ils reviennent tous les ans au Cap, mais ne louent jamais la même maison. Ils déménagent régulièrement, louent des maisons meublés, s'appropriant ou plutôt saccageant ce qui ne leur appartient pas. Ce n'est pas seulement le sentiment de supériorité qui est en cause, mais une volonté de perser les secrets d'autrui et de détruire les bases de leur équilibre (matériel).  Les proscriptions successives dont ils sont victimes ne font que les conforter dans leurs sentiments.

 

Puisque la vraie vie est un échec, autant la réinventer. Les publications universitaires sont impossibles ou décevantes ? Qu'à cela ne tienne : Mary récrit son histoire, tandis que Jack, après avoir écrit de médiocres scénarios,  la transforme en modeste nouvelle. Avec sa mauvaise foi, sa hargne, Mary reste un personnage charismatique jusqu'après sa mort. Lucide, elle sait choisir les commentaires qui feront mouche. Il est alors peu étonnant que son mari paraisse aussi effacer, et qu'il accumule les ratages plus matériels (les toiles froissées rythment elles aussi le récit). Griffin n'a pas su se dépêtrer de l'influence de ses parents : il lui faudra de nombreux mois avant qu'il s'en rende compte.

 

Un autre constat, amer, dans ce roman, est l'impossibilité de vivre plus d'une histoire de couple. Quoiqu'il arrive, William et Mary, Jack et Joy, Harold et Marguerite, Laura et Andy sont liés et le désamour, les trahisons, le mépris parfois, ne leur donneront jamais le courage de refaire leur vie. Même Sun, l'un des personnages les plus lumineux et lucide de ce roman, ne parvient pas à s'affranchir des traditions.

 

Les sortilèges du Cap Code est un livre amer, grinçant, sur une Amérique conservatrice. 

 

Je remercie BOB pour ce nouveau partenariat.

Ce livre participe au challenge challenge-du-1-litteraire-2010

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 20:46

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Titre : Lettres à sa fille.

Auteur : Calamity Jane.

Editeur : Rivages.

Nombre  de pages : 127.

 

Quatrième de couverture :

 

Le 8 mai 1941, Madame Jean McCormick, invitée de l'émission "We the people" sur CBS, déclare être la fille de Calamity Jane et tenir en sa possession les lettres que sa mère lui a écrite durant vingt-cinq ans. Le monde entier découvre alors une Calamity Jane sensible et aimante, une femme rongée par le remords d'avoir abandonné son enfant qu'elle ne pouvait élever. Cette femme d'exception, figure emblématique du Far West, voulait que sa fille connaisse une vie stable et profite dune éducation solide. Elle la fit adopter à l'âge d'un an par un couple originaire de l'Est, Jim et Helen O'Neil.

 

Précision :

 

Certains historiens américains considèrent ses lettres comme apocryphes. Ne pouvant juger, puisque je n'ai pas le texte original sous les yeux, je prends le parti de considérer ses lettres comme authentiques.

 

Mon avis :

 

J'ai eu l'impression de lire un texte brut, peu travaillé. Les phrases sont courtes, hachées, comme écrites dans l'urgence.  Les répétitions sont très nombreuses, les contradictions aussi (sur les raisons qui ont poussé Jane à abandonner sa fille, notamment). Il est vrai que la situation est souvent précaire, et que contrairement aux épistolaires célèbres, Jane manque de tout (encre, papier, support) pour écrire en toute sérennité. Surtout, le danger n'est jamais loin. Il peut s'agir d'une attaque d'indien, de bandits, ou plus simplement du sentiment de solitude qui étreint Jane lors de ses rendez-vous annuels avec sa fille.

 

On ne trouvera pas ici les marques habituelles de la correspondance. Les dates ne sont pas toujours indiquées, les lieux encore moins. Jane n'entretient pas une correspondance suivie, puisque Janey ne lui écrit jamais, par contre le soucis de savoir si sa fille la lira un jour est constant. En filigrane, apparaissent les lettres de Jim, et surtout les photos qu'il lui envoie.

 

Des personnages marquants émergent de ces lettres, Wild Bill, bien sûr, qui fut (peut-être) son mari. A aucun moment, elle ne cache la violence à laquelle ils ont été confrontés, elle assure cependant toujours Janey de la parfaite honnêteté de son père  tout comme elle ne cesse de vanter les qualités de Jim O'Neil, père adoptif aimant et attentif. Puisque tes pères sont des gens biens, ta mère est une personne bien, me paraît être le discours sous-jacent. Très souvent reviennent aussi la litanie des personnes qu'elle a aidée, le plus souvent jeunes, comme si Jane avait un trop plein de sentiments maternels. Nous croisons également quelques figures marquantes de l'Ouest, comme Buffalo Bill ou Jack Dalton. Nous découvrons aussi à quel point la vie pouvait être difficile pour une femme qui voulait vivre comme un homme dans l'Ouest. Tour à tour joueuse de pocker, conductrice de dilligence, mais aussi infirmière et cuisinière (livrant au passage quelques recettes de cuisine), Jane se montre de plus en plus amère, dure avec elle-même autant qu'avec autrui. Et si elle rend hommage aux hommes, elle n'oublie pas son cheval, son "pauvre vieux copain fidèle".

 

A lire si vous aimez le Far West et le genre épistolaire.

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 21:26

Suites-imperiales_Bret-Easton-Ellis.jpgTitre : Suite(s) impérial(e)

Auteur :Bret Easton Ellis.

Editeur :Robert Laffont.

Nombre de pages :  228.

 

Quatrième de couverture :

 

Au milieu d'une nuit de cauchemar, deux mots apparaissent sur le miroir d'une salle de bain : "Disparaître ici". Vingt-cinq ans plus tôt, ces mêmes mots se déployaient sur un panneau publicitaire de Sunset Boulevard.

Un matin, des étudiants découvrent près d'une poubelle ce qu'ils imaginent être un drapeau américain trempé de sang. C'est en fait un cadavre.

A la fin d'un weekend de drogues et d'orgies à Palm Springs, une fille contemple une montagne au-delà de la plaine désertique et murmure : "C'est le lieu du passage". Elle ajoute en pointant le doigt : "C'est ici que vit le diable".

 

Circonstance de lecture :

 

Je tiens à remercier chaleureusement BOB. Quand j'ai postulé pour ce livre, je ne pensais pas une seule seconde être retenue. J'ai eu une excellente surprise en lisant mon nom.

 

Mon avis :

 

En refermant ce roman sur un dernier coup de théâtre, j'ai senti la nécessité de retourner en arrière, de relire certains passages dont le sens avait singulièrement changé face à cette révélation. J'éprouvai là le sentiment que l'on ressent en général à la lecture d'un bon roman policier, pourtant il m'est impossible de classer Suite(s) impériale(s) dans cette catégorie.

 

La mort est pourtant omniprésente. Le roman s'ouvre sur la découverte d'un cadavre, elle se clôt sur un meurtre, et entre temps, d'autres meurtres ou disparitions auront été évoqués. Clay lui-même vit dans l'appartement d'un jeune homme mort, dont l'absence l'obsède. Pourtant ces morts ne rencontrent d'indifférence. Les enquêtes ne sont évoquées que de loin en loin, personne n'est inquiété. Les mort sont racontées avec froideur, les descriptions des corps mutilés sont d'une précision clinique. J'ai l'habitude de lire des romans policiers sanglants, cependant tant de froideur m'a secouée. Elle est pourtant pleinement assumé par Clay, le narrateur.

 

Clay n'est pas le personnage principal du récit, il est à peine le personnage principal de sa propre vie. Il est un témoin (encore une fonction héritée du roman policier) qui ne comprend rien à ce qu'il voit, ni aux raisons qui font qu'il est harcelé, espionné, menacé. Il a beau rencontré ses proches (le terme "ami" me semble trop fort), les échanges verbaux le renvoient à chaque fois à des faits qu'il devrait connaître et qu'il ignore - non parce qu'ils lui ont été cachés, mais parce que Clay ne s'intéresse pas assez aux autres pour s'inquiéter de ce qu'ils leur arrivent.

 

Chanceux, Clay ? Oui, il s'en tire à bon compte. Manipulé, et de quelle manière, il est lui aussi un manipulateur. Scénariste en vogue, lucide sur la valeur de son travail, il abuse du petit pourvoir que lui donne sa position pour asservir de jeunes actrices. Il n'est jamais question d'amour avec Clay, juste de possession. La peinture du milieu du cinéma est plus que sombre. Pas d'actrices, juste des starlettes prostituées, dont les amants, qui se prétendent les amoureux, rangent leur costume d'agent pour celui plus lucratif de souteneur. Ses corps parfaits sont en fait des corps souffrants, livrés à toutes les addictions (drogue, alcool, bistouri), quand ils ne se retrouvent pas, comme celui de Julian, torturés jusqu'à l'anéantissement.

 

La lecture de ce roman fut une expérience destabilisante, que je n'ai pas envie de renouveler de sitôt.

 

challenge-du-1-litteraire-2010

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 17:03

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Titre : Fille noire, fille blanche.

Auteur :Joyce Carol Oates.

Editeur : Philippe Rey.

Nombre de pages : 378.

 

Quatrième de couverture :

 

Elles se rencontrent au coeur des années soixante-dix, camarades de chambre dans un collègue prestigieux où elles entament leur cursus universitaires. Genna M,eade descendante du fondateur du collège, est la fille d'un couple très "radical chic", riche vaguement hippie, opposant à la guerre du Vietnam et résolument à la marge. Minette Swift, fille de pasteur, est une boursière afro-américaine venue d'une école communale de Washington.

 

Nourrie de platitudes libérales, refusant l'idée même du privilège et rongée de culpabilité, Genna essaye sans relâche de se faire pardonner son éducation élitiste et se donne pour devoir de protéger Minette du harassement sournois des autres étudiantes. En sa compagne elle voit moins la personne que la figure symbolique d'une fille noire issue d'un milieu modeste et affrontant l'oppression. Et ce, malgré l'attitude singulièrement déplaisante d'une Minette impérieuse, sarcastique et animée d'un certain fanatisme religieux. la seule religion de Genna, c'est la piété bien intentionnée et, au bout du compte inefficace, des radicaux de l'époque. Ce qui la rend aveugle à la réalité jusqu'à la tragédie finale. Une tragédie que quinze ans - et des vies détruites - plus tard, elle tente de s'expliquer, offrant ainsi une peinture intime et douloureuse des tensions raciales de l'Amérique.

 

Mon avis :

 

Je découvre cette auteur. J'avais beaucoup entendu parlé d'elle, je n'avais jamais lu une de ses oeuvres.

 

Ce roman m'a dérouté. Bien sûr, tout oppose Genna, blanche, issue d'un milieu aisé, athée à Minette, noire, boursière, fille de pasteur. Pourtant, elles ont au moins deux points communs. Le premier est leur admiration pour leur père, le second est leur isolement. Minette est seule sur le campus, et les coups de fil, les colis de sa famille ne semblent guère la rasséréner. Genna est désespérément seule, sa mère, hippie usée par les excès, est d'un monstrueux égoïsme, son père est trop occupé par ses "activités" pour prendre soin de sa fille. Le portrait des parents de Genna est sans concession. Elle montre le côté obscur de l'Amérique aisé, son extrémisme fait froid dans le dos.

 

Le récit a beau être rétrospectif puisque Genna précise qu'elle écrit quinze ans après les faits, elle transcrit les événements tels qu'elle les a vécus. Les commentaires contemporains de son écriture sont rares, et orientent sporadiquement les interprétations de l'auteur.

 

Car, enfin, de quoi s'agit-il ? D'actes racistes dans un campus américain ? Minette est la seule afro-américaine à subir ses actes, alors que les autres étudiantes noires semblent parfaitement intégrées. Je me suis posée la question si Minette n'avait pas mis en scène certains actes (Genna le laisse entendre, du moins pour l'un d'entre eux) ou profité de circonstances (la tempête qui détruit la vitre de sa chambre) pour se poser en victime. Orgueilleuse, elle n'aurait trouvé que ce moyen pour se démarquer. Son fanatisme religieux la pousse à rechercher la souffrance et l'isolement. Sa mort n'est alors que le dernier acte de son sacrifice purificatoire.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:36

cussler 1

 

Titre :Walhalla.
Auteur :Clive Cussler.
Editeur : Le Livre de poche.
Nombre de pages : 700.

 

Quatrième de couverture :

 

Lors de son voyage inaugural, le Dauphin d’émeraude, luxueux navire de croisière, prend soudainement feu et sombre. Dirk Pitt et une équipe de la NUMA, en expédition dans les parages, parviennent à sauver une partie de l’équipage et des passagers. Étrangement, les systèmes d’alarme n’ont pas fonctionné et l’incendie semble s’être déclaré de façon tout à fait inexplicable…L’ingénieur du navire, génial inventeur d’un moteur à propulsion hydraulique, a péri dans la catastrophe, mais sa fille Kelly a survécu… Dirk Pitt se retrouve confronté à une organisation internationale prête à tout pour mettre la main sur le brevet de ce moteur révolutionnaire. Meurtres, prises d’otages, attentats, combats aériens entre les tours de Manhattan, cette nouvelle aventure va mener notre héros au-delà de la réalité, sur les traces du légendaire capitaine Némo, jusqu’au Walhalla, le paradis des Vikings… Malgré sa perspicacité légendaire, Dirk Pitt est loin d’imaginer la surprise qui l’attend.

 

Mon avis :

 

Tout d’abord, je tiens à remercier BOB, pour le premier partenariat que j’ai obtenu grâce à lui, et les éditions Le livre de poche. Avant la lecture de ce livre, je n’avais jamais lu un roman de Clive Cussler.

 

Ce roman d’aventures est très long - sept cents pages. Il est divisé en six parties, précédés de deux chapitres qui font office de prologue historique.

 

Clive Cussler ne pouvait trouver un parrainage plus prestigieux que celui de Jules Verne. Ce n’est pas un pillage qu’il effectue, mais un véritable hommage au maître, sur lequel il s’est réellement documenté. Comme Jules Verne, Cussler remplit son roman de termes et d’explications scientifiques accessibles aux lecteurs. Comme Jules Verne, ces démonstrations scientifiques ne lui font oublier la construction de son intrigue.

 

J'ai découvert un authentique roman d'aventures. Les cent premières pages sont proprement haletantes et il m’a été très difficile de lâcher le livre. Je me demandais par quel moyen judicieux Dirk et ses amis allaient parvenir à sauver le plus grand nombre, puis, après une telle intensité, je me suis demandé comment l'auteur allait rebondir, surtout sur un roman de cette longueur.

 

Il le fait en utilisant toutes les ressources possibles et imaginables. Les aventures vont se poursuivre sur terre, sous la mer, dans les airs, à un rythme ébouriffant. La sagacité de l'équipe de la Numa et leurs moyens techniques vont être nécessaires pour mener à bien leurs différentes missions, tournées à la fois vers l'avenir (découvrir l'invention révolutionnaire du professeur) et vers le passé (partir à la recherche des vikings et du capitaine Némo).

   

Je ne connaissais pas du tout le personnage de Dirk Pitt mais je ne crois pas me tromper en disant qu'il est le héros récurrent de Clive Cussler. Ce scientifique a non seulement une tête bien pleine mais bien faite, et du courage à revendre. Sans défaut, Dirk Pitt (le nom est très efficace) se juge sans complaisance (il trouve qu'il vieillit et n'a plus les capacités d'antan). Que devaient-elle être, lui qui se remet si facilement de sa fatigue et de ses blessures. Vous l'aurez compris, Dirk est le stéréotype du héros de roman d'aventures, ce qui a un côté rassurant (il se sortira des pires péripéties). Il est heureux dans son métier, dans ses amitiés, mais malchanceux en amour. Les femmes ne sont pourtant pas de simples faire-valoir dans ce roman. Scientifiques comme Misty Graham, politiciennes comme Loren Smith, elles sont toutes des femmes de tête et donnent du fil à retordre à leurs adversaires communs, l'industriel Curtis Merlin Zale et son homme de main Omo Kanai.

 

Ceux-ci sont coriaces : soit ils sont aussi aptes que Pitt à surmonter leurs blessures (Omo Kanai paraît presque doté de pouvoirs surhumains), soit ils disposent d'hommes de main si nombreux que leur perte ne les désole en rien. Pitt et Curtis Zale ont ainsi un point commun : ils ne reculent devant aucune méthode, l'un pour sauver, l'autre pour détruire.  

 

J'ai passé un très agréable moment grâce à cet auteur, qui n'hésite pas à se mettre en scène de manière cocasse dans son roman, et j'ai très envie de passer à nouveau un long moment en sa compagnie.

 

 

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 00:44

CCTitre : Et Nietzsche a pleuré.

Auteur : Yrvin Yalom.

Editeur : Le livre de poche.

Nombre de page : 512.

 

Merci à Thot, au forum Partage-Lecture et aux éditions Le livre de poche pour ce partenariat.

 

Quatrième de couverture :

 

Venise, 1882. La belle et impétueuse Lou Salomé somme le Dr Breuer de rencontrer Friedrich Nietzsche. Encore inconnu du grand public, le philosophe traverse une crise profonde due à ses relations orageuses avec Lou Salomé et à l’échec de leur ménage à trois avec Paul Rée. Friedrich Nietzsche ou le désespoir d’un philosophe. Le Dr Breuer, l’un des fondateurs de la psychanalyse. Un pacte secret, orchestré par Lou Salomé, sous le regard du jeune Sigmund Freud. Tout est là pour une magistrale partie d’échecs entre un patient extraordinaire et son talentueux médecin. Mais qui est le maître ? Qui est l’élève ? Qui soigne qui ? Et c’est à une nouvelle naissance de la psychanalyse, intense, drôle et machiavélique, que nous convie Irvin Yalom. Un roman à découvrir absolument.

 

Mon avis :

 

Si je n’avais pas été choisie pour ce partenariat, je ne pense pas que j’aurai lu ce roman. Mon dernier contact avec la philosophie de Nietzsche a consisté à expliquer à un élève que non, « Ce qui ne vous tue pas vous rend fort » n’est pas l’œuvre d’une chanteuse de la téléréalité. Quant à la création de la psychanalyse, je n’y connais absolument rien. Aussi, j’adresse un grand merci à Thot et aux éditions Le livre de poche pour m’avoir choisie pour ce partenariat.

Et Nietzsche a pleuré se présente comme un roman, pourtant il n’en est pas totalement un. Si les événements racontés sont tous imaginaires (la psychanalyse n’est pas née ainsi, néanmoins j’ai très envie maintenant de lire un ouvrage sur l’histoire de la psychanalyse), les personnages, eux, furent des personnes réelles, et si nous avons tous entendu parler de Nietzsche et de Freud, Lou Salomé et le docteur Breuer peuvent être de parfaits inconnus. Les extraits de lettres authentiques viennent renforcer cette illusion de réel.

L’action commence à Venise, ville historique, ville sur laquelle les clichés abondent. C’est là que se tient une rencontre qui n’a rien d’amoureuse, mais dans laquelle la séduction a une place prépondérante. Lou Salomé charme le docteur Breuer, et charme le lecteur, qui aurait envie d’en savoir davantage sur cette femme et sur ses véritables motivations. Le contraste avec le retour à la vie quotidienne, très routinière du docteur n’en est que plus grand.
Bien plus que le philosophe Nietzsche qui donne son nom au roman, le docteur Breuer est le personnage central de ce livre car son point de vue est adopté tout au long du récit. L’auteur semble ainsi tenir compte du fait que le narrateur doit être un personnage quasiment neutre, ordinaire, afin de laisser toute la place au héros. « Ordinaire » certes, mais le docteur est rempli d'interrogations sur le vieillissement, la mort, et ce qu'il laissera après sa mort. Il se décrit de manière réaliste - son autoportait est particulièrement intéressant.

Les personnages secondaires sont peu nombreux, mais ils hantent le roman, obsèdent les personnages principaux et laissent une empreinte sur ces deux protagonistes. Ce sont des figures féminines, qu’elles soient épouse (Martha), mère (Bertha Breuer), sœur, maîtresse idéalisée ou honnie (Bertha Pappenheim et Lou Salomé). Leur rôle est toujours défini par rapport à un homme Même la si libre Lou ne se définie tout d'abord que par son inquiétude pour un homme.

Entre les chapitres huit et neuf se situe le tournant de l’œuvre. Si vous aimez les affrontements intellectuels, et non les grandes bagarres pleines de sang et de blessures dégoulinantes, vous ne serez pas déçu. Chacun fourbit ses arguments afin de convaincre l’autre, et chacun croit avoir remporté la victoire. Commence alors non la thérapie, mais le cheminement vers une méthode de thérapie. Les rêves et leurs interprétations sont un des moyens utilisés pour tenter de guérir le philosophe. A ce compte, qui guérit véritablement qui ? Les extraits de carnets, proposés en fin de chapitre, renvoient dos à dos leurs interprétation, toutes deux erronées.

La structure du roman est très épurée. Une unité de lieu est perceptible : le cabinet du docteur, sa clinique, son domicile sont les lieux principaux du roman. Quant à l’action, elle s’articule en deux axes. Le premier consiste à trouver les moyens de soigner Nietzsche. Si la dimension psychique n’est pas absente, l’intérêt se concentre autour des souffrances du malade, de son examen physique, narré de manière concrète, des traitements qui ont déjà été subis. Je tiens à vous rassurer néanmoins : le lecteur n’est pas assommé par le vocabulaire technique. Le style est très lisible. Quant à l'hypnose, il met en abîme le processus créatif du romancier, puisqu’il inclut un récit biographique fictif à l’intérieur d’un récit biographique tout aussi fictif. J’ai trouvé que cette partie était la plus faible du roman, car l’auteur laisse libre cours à son imagination, et s’en tire par une pirouette.

Sans dévoiler la fin, je dirai qu’elle est trop abrupte (trente ans de vie résumé en un paragraphe), par rapport à la richesse de tout ce qui a été évoqué dans le roman.
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:52

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Nostalgie

Nostalgie

 

Titre : La nostalgie de l'ange.

Auteur : Alice Sebold.

Editeur : J'ai lu.

Nombre de pages : 348.


Quatrième de couverture :


Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu'elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l'enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite soeur la dépasser. Elel observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d'abord béante, puis sa lente cicatrisation...


Habité d'une invincible nostaligie, l'ange pourra enfin quitter ce monde en paix.

 


Mon avis :


Je ne connaissais pas du tout ce livre avant de le recevoir, je n'étais même pas allée voir au cinéma le film qui en a été tiré (pourtant, je vais très fréquemment au cinéma). Je remercie donc les éditions J'ai Lu et Thot , administratrice du forum Partage-Lecture de m'avoir permis de découvrir ce roman.

J'ai du mal à rédiger mon ressenti sur ce livre, comme j'ai eu du mal à le lire. Le thème choisi, même s'il est en partie autobiographique (j'ai fait des recherches sur les autres ouvrages de l'auteur), n'est pas un thème facile. Dès le premier chapitre, je dus marquer un temps d'arrêt dans ma lecture, car ce qui était raconté était trop douloureux.

Puis, je dois dire que j'ai eu des difficultés à suivre le récit. Le point de vue adopté est celui de Susie. Elle observe donc les vivants avec les préoccupations d'une toute jeune adolescente (premiers flirts, entrée au lycée). Pourtant, certaines de ses réflexions ne sont pas vraiment celle d'une ado de treize ans. Je pense notamment à la précision clinique, presque détachée, avec laquelle elle analyse le comportement de sa mère, ou même ces retours en arrière sur la jeunesse de Mr Harvey, son meurtrier, raconté avec un curieux détachement. Il faudrait alors admettre que dans son Paradis, Susie a gagné en maturité, en plus d'être omnisciente.

L'autre difficulté que j'ai ressentie est la rupture dans la chronologie. Il me fallait parfois revenir en arrière car je ne savais pas si Susie racontait ce qu'elle était en train de voir de son Paradis, ou si elle évoquait des souvenirs de sa vie terrestre. Il m'est aussi arrivé de ne pas du tout percevoir le lien entre les différentes parties du récit.

Ces deux difficultés n'ont pas empêché certains personnages de me toucher, profondément. Je pense que chaque lecteur réagit à ce livre en fonction de son histoire personnelle, et qu'il va ainsi ressentir plus ou moins d'empathie pour les personnages. Pour ma part, j'ai été très sensible à la douleur et à la colère de Jack Salmon, le père de Susie et au personnage de Mrs Utemeyer.

Dernier conseil : ne lisez pas ce livre si votre moral est chancelant.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 14:30

dissident-chinois.jpgTitre : Le dissident chinois.
Auteur : Nell Freundenberger.
Editeur : Les éditions de la Table Ronde.
Nombre de pages : 488.

Mon avis :

Le constat pour moi est simple : l'auteur sait vraiment captiver son lecteur. D'abord, elle choisit comme narrateur principal Yuan Zhao, que la majorité des personnages nomme simplement "le dissident", parce qu'ils ne parviennent pas à prononcer correctement son nom ou parce que ce n'est pas la personne qui les intéresse mais ce statut : un homme qui a défié le pouvoir chinois par ses œuvres. Ensuite, ce « dissident » se révèle un narrateur habile. Yuan ne nous raconte pas seulement sa tâche de professeur aux États-Unis (souvent délicate, car ses objectifs, ses méthodes ne sont pas ceux d'une école américaine), sa vie quotidienne dans une famille aisée mais , il nous parle de son passé en Chine, ses amours, sa jeunesse, celle de ses parents, révélant ainsi autant de l'histoire de son pays que de la sienne. Face à lui, les américains font presque pâle figure. Le décalage est grand entre leurs paroles, effectivement prononcées, et ce qui a motivé ces paroles, ces actes, d'où des erreurs d'interprétation parfois considérables, d'autres fois justes risibles (voir l'incompréhension qui s'est créée entre Cece, son mari, et son beau-frère).

Puis, au fil du récit, j'ai eu l'impression que Yuan laissait des indices au lecteur (je pense à sa facilité avec laquelle il invente des épisodes de sa vie et constate la crédulité de ses interlocuteurs), pour qu'il comprenne que la narration est en partie piégée, et s'interroge sur ce qui a pu (ou non) être inventé dans le reste du récit. Aussi le coup de théâtre final m'a certes étonnée, mais pas stupéfiée, sans doute parce qu'il fut agréable d'être dupée par un conteur aussi habile.
Le roman soulève des questions importantes, en dehors même du récit du dissident : qu'est-ce que l'art ? Qu'est-ce qui fait de vous un artiste ? Qu'est-ce qu'une œuvre d'art ? A qui appartient-elle ? Comment sa perception évolue-t-elle au fil du temps ? L'auteur n'a pas la prétention d'apporter des réponses définitives à ce questionnement, elle dresse plutôt un instantané de la création artistique. J'ai trouvé assez amusant de comparer le travail lent et patient de Yuan Zhao, les recherches presque artisanales de June, et l'écriture de Joan (sa presque homonyme, si l'on y réfléchit bien) et Phil Travers. Ces deux derniers, frère et sœur contraires, ont pourtant un point commun : ils n'hésitent pas à puiser dans leur vie quotidienne pour écrire leurs œuvres, quitte à se justifier avec véhémence après coup.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, et j'espère que d'autres lecteurs l'apprécieront également.

Merci aux éditions de la Table Ronde et au forum Partage Lecture de m'avoir permis de découvrir cette auteur.
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