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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 20:28

Tour-du-monde-copie-1.jpgTitre : Le tour du monde en 80 jours.

Auteur : Jules Verne.

Editeur : Le livre de poche.

Nombre de pages :

 

Quatrième de couverture :

 

            Phileas Fogg, gentleman anglais, parle avec les membres de son club qu’il fera le tour de la terre en 80 jours. Et, aussitôt, le voilà parti, accompagné de son domestique Jean, un Parisien, dit Passepartout. Il devra être revenu à Londres, pour gagner, le samedi 21 décembre 1872 à 20 heures 45 minutes.

            Soupçonné d’être l’audacieux voleur de la Banque d’Angleterre, Phileas Fogg va être filé tout au long de ses pérégrinations par le détective Fix qui ne peut cependant pas l’arrêter, le mandant d’amener arrivant toujours trop tard.

            Les pays traversés, les multiples aventures, les stratagèmes employés pour contourner les nombreux obstacles, l’activité débordante de Phileas Fogg pour lutter contre le temps en ne se départant jamais de son flegme tout britannique, les personnalités de Passepartout et de l’obstiné Fix, font du Tour du monde en 80 jours un merveilleux roman, l’un des meilleurs de Jules Verne, dont le succès considérable ne s’est jamais démenti depuis sa parution, en 1873.

 

Mon avis :

 

            Il est à la fois amusant et difficile de rédiger un avis sur ce livre. Amusant, parce que je ne pense pas vous faire découvrir ce livre. Au contraire, je suis prête à parier que nous avons tous, si ce n’est lu, du moins entendu parler de ce roman de Jules Verne. Difficile, car que dire qui n’est pas déjà été dit sur ce célèbre roman ?

 

            Philéas Fogg et Jean Passepartout sont les deux personnages principaux que tout oppose : nationalité, aspect physique, métier, âge, habitude de vie. C’est au moment où Passepartout pense avoir trouvé la stabilité qu’il désire que son maître, le casanier, le ponctuel, le routinier Philéas Fogg, se lance dans une aventure rocambolesque.

 

            Rien ne manque dans ce roman d’aventures, et surtout pas le méchant. Fix, détective privé, est un méchant honnête, puisqu’il est à la fois capable de tenir ses promesses (protéger Mrs Aouda pendant que Fogg va sauver Passepartout) et d’entraver le voyage de nos deux héros.

 

            Il ne manque pas non plus de jeune fille en détresse à sauver. Si ce n’est que la jeune fille en détresse est veuve, a reçu une très bonne éducation, est victime d’une coutume barbare, que Jules Verne dénonce, et se montre d’un courage à toute épreuve, quelles que soient ces épreuves.

 

            Le tour du monde comporte une part d’ombres. Fogg voyage dans les colonies britanniques, quasi exclusivement. De là à voir l’apologie des bienfaits du colonialisme, il n'y a qu'un pas qu'il est facile de franchir. Fogg ne voyage pas, il n'est pas un touriste, il ne cherche pas à découvrir l'autre, il saute d'un moyen de transport à un autre, parfaitement indifférent. Disons-le : Fogg est loin d’être sympathique. Son passé est inconnu, il est seul au monde, il est d’une ponctualité maladive. Son flegme n’est pas loin de l’indifférence. Il ne sauve Mrs Aouda que parce qu'il est en avance sur l'horaire prévu, non parce qu'il s'émeut contre une coutume barbare. "Il la sauve" est un bien grand mot, puisque c'est son domestique qui prend tous les risques. Jean Passepartout est son contraire. Touche à tout, ses imperfections font que le lecteur s’identifient facilement à lui. Il est le roi de la gaffe, dès le début (il oublie d’éteindre la lumière dans sa chambre) et poursuit ses catastrophes, tout autour du monde, tout en restant éminemment sympathique, à cause de son humour, de sa fidélité et de son courage.

 

Peu à peu, grâce à lui, ce maître s'humanise. A Londres, Fogg laisse entrevoir (entrevoir seulement) son soucis d'autrui. Si Fogg se lance à la recherche de Passepartout, ce n'est plus parce qu'il a le temps. Le temps qui passe n'est plus synonyme de futilité, il est synonyme de vie ou de mort. Fogg n'est plus seul, il a désormais deux personnes dont il se soucie, et c'est pour elles désormais que l'aventure continue.

  

Si le tour du monde, au-delà de ses très nombreuses adaptations, pas toujours fidèles, remporte encore du succès, c'est parce qu'entre tous les romans de Jules Verne, il mélange le mieux explications scientifiques, aventures et personnages nettement caractérisés. Les illustrations de Hetzel sont à mes yeux indissociables de cette oeuvre.

 

 

 Un très beau roman, à lire, à relire, à faire découvrir ou à offrir.

           

  Lu dans le cadre du Challenge Monsieur Madame 49036677 p

 

En effet, Philéas Fogg est un Monsieur rapide (note : la couverture du livre était plus expressive quand j'étais enfant, puisque l'on pouvait voir monsieur Rapide courir.  9782012248397-G.jpg

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 17:38
9782264026514FSTitre : La collection Brading.
Auteur : Patricia Wentworth.
Editeur : 10/18.
Nombre de pages : 348.

Quatrième de couverture :

Lewis Brading a peur. Propriétaire d'une collection de bijoux fameuse et hors de prix, il craint pour les trésors qu'il a amassés. Quand il fait appel aux talents de détective privé de Miss Silver, celle-ci refuse sans ambages. Mais quinze jours plus tard, lorsqu'elle reçoit une lettre de Brading réclamant à nouveau son aide, il est trop tard : les journaux annoncent son assassinat. Pétrie de remords, Miss Silver n'aura de cesse de démasquer le coupable, et cette nouvelle enquête la plongera dans l'univers trouble des collectionneurs.

Mon avis :

Je trouvais le quatrième de couverture très alléchant. Le premier chapitre l’était aussi, et voyait la confrontation entre un Lewis Brading buté et une miss Silver particulièrement perspicace.

Puis, plus rien. Le suspense retombe comme un soufflé. Nous découvrons une galerie de personnages pittoresques, telle Myra Constantine, une vieille femme excentrique, d'une laideur assumée, ou la jeune Sybille Wainwright. J’avais l’impression de lire un roman sentimental, et non un roman policier, car l’intrigue tourne autour de Sybille, jeune peintre de miniatures qui commence à se faire un nom. Celle-ci a divorcé trois ans de Charles Forrest, le cousin de Lewis, à cause d’un terrible secret qu’elle a découvert sur lui. Ce secret est si abominable qu’elle n’a même jamais voulu évoquer devant lui ce qui l’a fait quitter précipitamment le domaine et refuser de le revoir. Mais elle est toujours amoureuse de lui, et sa rencontre fortuite avec Charles la replonge dans les tourments du passé. J’ai envie de dire : n’en jetez plus, surtout que, comme dans les meilleurs romans à l’eau de rose, Sybille va reconnaître sa terrible erreur et … Je ne vais quand même pas tout vous raconter !

Du coup, quand, aux alentours de la page 115, je me suis retrouvée plongée dans l’intrigue policière, j’avais déjà décroché. Le rythme reste lent, les interrogatoires succèdent aux interrogatoires, les révélations aux révélations, jusqu’au rebondissement final, bien trop tardif. Contrairement aux romans d’Agatha Christie, qui sait nous mener exactement là où l’auteur voulait que nous allions, ce roman dévoile rapidement ses cartes, et la découverte du coupable n’est pas une grande surprise. En lisant cette enquête, j’ai pensé constamment à d’autres romans policiers, qui comportaient de grands points communs avec ce livre. Je pense notamment au « malade à demeure », nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle, ou Le crime du golf d’Agatha Christie.

Si ce roman mèle amour et aventures policières, c'est sans doute parce que la résolution des énigmes n'est qu'un moyen pour la détective, non une fin en soi. Miss Silver est soucieuse de la justice, qui va apporter nécessairement apporter le bonheur (un point qui serait intéressant de discuter). Cette phrase, qui décrit son appartement, résume bien son rôle : « Chaque photo témoignait de la gratitude de quelqu’un qui était en sécurité, ou qui menait une existence heureuse et comblée parce que Miss Maud Silver avait mené un combat victorieux pour la justice ».

Quand j’étais étudiante, j’aimais beaucoup les enquêtes de Miss Silver. J’espère parvenir bientôt à apprécier ses romans comme je les appréciais à cette période de ma vie.
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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 21:28

 soeurs-Wilcox.jpg

Titre : Les étranges sœurs Wilcox, Tome 2 : L'ombre de Dracula.

Auteur : Fabrice Colin.

Editeur : Gallimard Jeunesse.

Nombre de pages : 315.

                                

Quatrième de couverture :

 

Amber et Luna Wilcox savent désormais qui a fait d’elles des vampires. Mais dans leur lutte contre Dracula, bien des secrets demeurent encore.

Quand Ambert disparaît mystérieusement, les soupçons de Luna se confirment : il y a un traître parmi les Invisibles. De New York à Liverpool, les serviteurs du maîtres des ténèbres sont partout à l’œuvre. Chacune de leur côté, les deux orphelines vont devoir risquer leur vie pour empêcher l’ombre de Dracula de s’étendre sur le monde.

 

Mon avis :

 

J’attendais la sortie de ce deuxième tome avec beaucoup d’impatience, et je l’ai lu presque immédiatement après l’avoir acheté, moi qui ne parviens pas à terminer la lecture d’un seul livre en ce moment.


Au début, j’ai beaucoup apprécié l’intrigue : l’auteur a pris le parti de ne pas commencer le tome 2 au moment où se terminait le tome 1 mais de le débuter alors que la lutte entre les Invisibles et la Golden Dawn reprend de plus belle. De même, le manichéisme est absent : les trahisons, les renversements d’alliance, ou la dissimulation d’alliés précieux sont monnaie courante et nous obligent à être constamment sur nos gardes, dans cette guerre entre vampires. Les motivations de chaque personnage sont très complexes. Et c’est la que le bas blesse. Certains personnages peuvent être énervants, puis lassant, à force de ne pas vouloir les révéler. Trop de questions restent en suspend inopinément, trop de personnages disparaissent avant  même d’avoir donné toute sa mesure dans l’intrigue.


Ou plutôt les intrigues. Comme les deux sœurs se trouvent séparées, le récit se divise très rapidement en deux parties. Un chapitre est consacré à Amber, le suivant à Luna et ainsi de suite. Ainsi, si vous avez une préférence pour l’une des deux, vous ne pouvez que lire les chapitres qui la concernent, surtout si vous êtes déçus, comme je l’ai été, par l’une des intrigues.


Si je trouvais agréable dans le premier tome la référence à des personnages littéraires connus, et le fait que l’auteur exploite de manière originale des éléments disparates, je n’ai trouvé dans ce second tome ni la fraîcheur ni l’enthousiasme du premier. Les créatures surnaturelles deviennent trop nombreuses et pas assez exploitées. Je n’ai rien contre les fées et les loups-garous, je préfère les retrouver dans la communauté du Sud dans lesquels ils sont judicieusement exploités.


Bien que j’aie été déçue par ce livre, je lirai le tome 3, car je veux savoir comment cette série va se terminer.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 00:44

CCTitre : Et Nietzsche a pleuré.

Auteur : Yrvin Yalom.

Editeur : Le livre de poche.

Nombre de page : 512.

 

Merci à Thot, au forum Partage-Lecture et aux éditions Le livre de poche pour ce partenariat.

 

Quatrième de couverture :

 

Venise, 1882. La belle et impétueuse Lou Salomé somme le Dr Breuer de rencontrer Friedrich Nietzsche. Encore inconnu du grand public, le philosophe traverse une crise profonde due à ses relations orageuses avec Lou Salomé et à l’échec de leur ménage à trois avec Paul Rée. Friedrich Nietzsche ou le désespoir d’un philosophe. Le Dr Breuer, l’un des fondateurs de la psychanalyse. Un pacte secret, orchestré par Lou Salomé, sous le regard du jeune Sigmund Freud. Tout est là pour une magistrale partie d’échecs entre un patient extraordinaire et son talentueux médecin. Mais qui est le maître ? Qui est l’élève ? Qui soigne qui ? Et c’est à une nouvelle naissance de la psychanalyse, intense, drôle et machiavélique, que nous convie Irvin Yalom. Un roman à découvrir absolument.

 

Mon avis :

 

Si je n’avais pas été choisie pour ce partenariat, je ne pense pas que j’aurai lu ce roman. Mon dernier contact avec la philosophie de Nietzsche a consisté à expliquer à un élève que non, « Ce qui ne vous tue pas vous rend fort » n’est pas l’œuvre d’une chanteuse de la téléréalité. Quant à la création de la psychanalyse, je n’y connais absolument rien. Aussi, j’adresse un grand merci à Thot et aux éditions Le livre de poche pour m’avoir choisie pour ce partenariat.

Et Nietzsche a pleuré se présente comme un roman, pourtant il n’en est pas totalement un. Si les événements racontés sont tous imaginaires (la psychanalyse n’est pas née ainsi, néanmoins j’ai très envie maintenant de lire un ouvrage sur l’histoire de la psychanalyse), les personnages, eux, furent des personnes réelles, et si nous avons tous entendu parler de Nietzsche et de Freud, Lou Salomé et le docteur Breuer peuvent être de parfaits inconnus. Les extraits de lettres authentiques viennent renforcer cette illusion de réel.

L’action commence à Venise, ville historique, ville sur laquelle les clichés abondent. C’est là que se tient une rencontre qui n’a rien d’amoureuse, mais dans laquelle la séduction a une place prépondérante. Lou Salomé charme le docteur Breuer, et charme le lecteur, qui aurait envie d’en savoir davantage sur cette femme et sur ses véritables motivations. Le contraste avec le retour à la vie quotidienne, très routinière du docteur n’en est que plus grand.
Bien plus que le philosophe Nietzsche qui donne son nom au roman, le docteur Breuer est le personnage central de ce livre car son point de vue est adopté tout au long du récit. L’auteur semble ainsi tenir compte du fait que le narrateur doit être un personnage quasiment neutre, ordinaire, afin de laisser toute la place au héros. « Ordinaire » certes, mais le docteur est rempli d'interrogations sur le vieillissement, la mort, et ce qu'il laissera après sa mort. Il se décrit de manière réaliste - son autoportait est particulièrement intéressant.

Les personnages secondaires sont peu nombreux, mais ils hantent le roman, obsèdent les personnages principaux et laissent une empreinte sur ces deux protagonistes. Ce sont des figures féminines, qu’elles soient épouse (Martha), mère (Bertha Breuer), sœur, maîtresse idéalisée ou honnie (Bertha Pappenheim et Lou Salomé). Leur rôle est toujours défini par rapport à un homme Même la si libre Lou ne se définie tout d'abord que par son inquiétude pour un homme.

Entre les chapitres huit et neuf se situe le tournant de l’œuvre. Si vous aimez les affrontements intellectuels, et non les grandes bagarres pleines de sang et de blessures dégoulinantes, vous ne serez pas déçu. Chacun fourbit ses arguments afin de convaincre l’autre, et chacun croit avoir remporté la victoire. Commence alors non la thérapie, mais le cheminement vers une méthode de thérapie. Les rêves et leurs interprétations sont un des moyens utilisés pour tenter de guérir le philosophe. A ce compte, qui guérit véritablement qui ? Les extraits de carnets, proposés en fin de chapitre, renvoient dos à dos leurs interprétation, toutes deux erronées.

La structure du roman est très épurée. Une unité de lieu est perceptible : le cabinet du docteur, sa clinique, son domicile sont les lieux principaux du roman. Quant à l’action, elle s’articule en deux axes. Le premier consiste à trouver les moyens de soigner Nietzsche. Si la dimension psychique n’est pas absente, l’intérêt se concentre autour des souffrances du malade, de son examen physique, narré de manière concrète, des traitements qui ont déjà été subis. Je tiens à vous rassurer néanmoins : le lecteur n’est pas assommé par le vocabulaire technique. Le style est très lisible. Quant à l'hypnose, il met en abîme le processus créatif du romancier, puisqu’il inclut un récit biographique fictif à l’intérieur d’un récit biographique tout aussi fictif. J’ai trouvé que cette partie était la plus faible du roman, car l’auteur laisse libre cours à son imagination, et s’en tire par une pirouette.

Sans dévoiler la fin, je dirai qu’elle est trop abrupte (trente ans de vie résumé en un paragraphe), par rapport à la richesse de tout ce qui a été évoqué dans le roman.
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 12:10

mec

Auteur : Katarina Mazetti.

Titre : Le mec de la tombe d’à côté.

Editeur : Gaïa éditions.

Nombre de pages : 254.

 

Quatrième de couverture


"Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'œil.

Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la "Crevette" qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis.

C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l'opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d'étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes.

 Roman d'amour drôle, tendre, à l'humour décapant, Le mec de la tombe d'à côté touche pourtant là où ça fait mal : ce fossé qui sépare les catégories sociales. On ne peut plus contemporain.."


Mon avis  :

 

Le mec de la tombe d'à côté est un roman très drôle (certaines scènes sont particulièrement réussies) et très juste sur les relations entre les hommes et les femmes. Tout oppose apparemment Benny et Désirée, le terrien et l'intellectuel.

La narration alterne leur point de vue, sans que jamais le récit ne perde sa fluidité et sans que le lecteur ne se sente perdu. 

Bien que les pages de ce livre soient roses, l'histoire d'amour est assez chaotique. Il montre bien les interrogations que chacun peut avoir quand débute une histoire d'amour, surtout quand elle est aussi inattendue. Les rôles se trouvent un peu inversés : c'est Benny qui veut construite une famille, et c'est Désirée qui ne souhaite qu'une relation occasionnelle. A cet égard, la fin ouverte permet à chaque lecteur d'imaginer la suite de cette histoire comme il l'entend.

J'ai hâte de lire d'autres romans de cette auteur.


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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 10:49

reineTitre : La Reine des morts.

Auteur : Tess Geritssen.

Editeur : Pocket.

Nombre de pages : 323.

 

Quatrième de couverture :

 

Que venait faire sœur Camille dans la chapelle désaffectée de l'abbaye de Graystones, au milieu de la nuit ? Sur la pierre glacée, aux côtés de son corps sans vie, gît une autre nonne à l'agonie : une sanglante tragédie peu familière en ces lieux consacrés... Faut-il y voir la main d'un adorateur du Malin ? Ou bien chercher plus profondément dans le passé des victimes ? Celui de la novice, Camille, semble en effet receler plus d'un secret... Dépêchées sur place, l'inspecteur Jane Rizzoli et celle que la police de Boston a surnommée " La Reine des Morts ", la légiste Maura Isles, contemplent le carnage. L'une et l'autre se plongent à corps perdu dans l'enquête. Et quand apparaît dans le tableau une morte sans visage, une piste sulfureuse aux parfums de l'Inde lointaine, cette affaire de femmes prend vite une tournure bien peu catholique...

 

Mon avis :

 

J'ai été attiré par la très belle couverture de ce livre. Elle a tenu toutes ses promesses.

Ce livre est uUn très beau roman policier, il nous raconte une très belle intrigue. Nous suivons pas à pas l’enquête des policiers, qui, indice après indice, ne laissent aucune piste inexplorée, jusqu’à un dénouement palpitant.

 

Les personnages ont tous un caractère bien trempé, et si leur vie privée est mouvementée, elle ne les empêche pas de mener leur enquête à bien. La reine des morts, le docteur Maura Isles, n’est pas sans rappeler Tempérance Brennan, l’héroïne des romans de Kathy Reichs. Si elle partage avec elle sa compassion pour les victimes, sa volonté de ne laisser aucun crime non élucidé, elle étouffe moins le lecteur sous un vocabulaire technique hermétique.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 15:38

images garçonTitre : Le garçon qui voulait courir vite.
Auteur : Pierre Bottero
.
Editeur : Castor Poche Flammarion.
Nombre de pages : 172.

Quatrième de couverture :

Debout derrière la grille de l’école, Agathe regarde son frère. Jules ne dit rien, il semble perdu et Agathe en est malade. Depuis l’accident de voiture de leur père cet été, Jules ne parle presque plus et court de moins en moins bien… comme s’il avait perdu l’usage de ses jambes.
Qui rendra à Jules sa joie de vivre ?

Mon avis :

Quand j’ai emprunté ce livre à la bibliothèque municipale, je ne pensais pas que j’éprouverai un véritable coup de cœur pour ce roman. Certes, j’adore les œuvres de Pierre Bottero
, mais je ne croyais pas aimer autant celui-ci.

Ce roman traite d’un sujet sensible sans aucune sensiblerie : les conséquences de la mort accidentel d‘un père aimant, celui d‘Agathe et de Jules sur leur vie quotidienne. L’intrigue ne débute pas juste après sa mort, mais quelques mois plus tard, quand les personnes commencent à surmonter leur chagrin et à reprendre le cours de leur vie. Marie, la maman, souffre de la mort de son mari, mais n’en délaisse pas pour autant ses enfants. Elle fait face aux problèmes qui se posent (des problèmes financiers notamment) en cherchant toujours les meilleurs solutions pour ses enfants. Agathe, la grande sœur, est la narratrice. Elle tient quasiment un journal de bord : les jours heureux, les jours où la vie normale reprend son cours, et les jours où les incidents viennent perturber leur nouvelle vie. Si nous entendons bien la voix d’une adolescente, en revanche le style est toujours correct mais sans affectation.

Tout n’est pas rose, loin de là, car Jules, le petit frère, ne se remet pas. Il parle de moins en moins, et se montre incapable de courir. Pour ces deux raisons, lui et sa sœur consultent un pédopsychiatre une fois par semaine. Agathe juge sévèrement ce professionnel de la santé, avec une légère ironie et une distance certaine que lui ont donné les épreuves qu’elle a traversées. Fort heureusement, il va être remplacé par une nouvelle praticienne, aux méthodes et aux capacités d’écoute radicalement différentes.

Si Agathe surmonte mieux la mort de son père que Jules, c’est aussi parce que son frère était présent lors de l’accident. Il a été éjecté de la voiture, il a survécu, pas son père, et si le terme de « culpabilité » n’est évoqué qu’à l’extrême fin du roman, c’est aussi parce que c’est seulement à ce moment-là qu’Agathe comprend ce qui empêche son petit frère de courir comme avant.

Ce sujet sensible se double d’un autre : Agathe, Jules et Thomas, son nouvel ami (et même un peu plus au fil du roman) sont confrontés à la violence gratuite de jeunes du collège et de leur cité. Au fur et à mesure que le roman se déroule, Agathe ne va pas se laisser déborder par les événements, dont la violence va crescendo (menaces verbales, puis menaces physiques, pour en venir à la violence physique pure). Elle va chercher à surmonter l’obstacle, en analysant, avec l’aide de Thomas pourquoi Julien et ses amis agissent ainsi, et plus elle aura d’éléments, plus elle va ajuster son comportement envers eux. Pierre Bottero 
montre qu‘il ne faut pas se laisser déborder par la violence, qu‘il faut oser faire appel à plus fort que soi (c’est-à-dire, dans ce cas, la loi, la justice), sans sacrifier toutefois la solution «télévisée » comme il l’appelle lui-même, presque comique, en tout cas fort réjouissante.

L’épilogue du roman est particulièrement cocasse, puisqu’après avoir suivi le point de vue d’Agathe pendant tout le roman, elle donne la parole à tous les protagonistes, y compris à Ben Johnson (un personnage déterminant pour la guérison de Jules).

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 15:30
ashworth hall

Titre : Ashworth Hall.
Auteur : Anne Perry.
Editeur : 10/18.
Nombre de pages : 316.


Quatrième de couverture :

En cette fin de XIXe siècle, les dissensions politiques et religieuses en Irlande n’en finissent pas d’empoisonner le gouvernement britannique ; la guerre civile menace. Une rencontre secrète est alors organisée entre protestants et catholiques irlandais dans le superbe manoir d’Ashworth Hall, et le commissaire Pit se voit contraint d‘assurer, en toute discrétion, la sécurité du lieu. Aidé de l’inspecteur Tellman, déguisé en valet et plus bougon que jamais, et de sa femme Charlotte, Pitt surveille le déroulement de cet événement à hauts risques tandis que la tension monte entre les invités. Lorsque l’un des convives est assassiné, l’atmosphère orageuse d’Asworth pourrait bien tourner à l’explosion de violence et mettre en péril la paix de tout le royaume.

Mon avis : 

Ashworth Hall est la suite de Pentecost Alley. Il est cependant possible d'apprécier ses deux enquêtes séparément.
 L’enquête prend place dans un contexte particulier : les dissensions entre catholiques et protestants en Irlande. Thomas Pitt et son inspecteur vont devoir prétendre être ce qu’ils ne sont pas au cours de cette enquête qui n’en est pas encore une (il s’agit tout d’abord d’une mission de protection) et pour des personnages qui ne supportent rien moins que l’hypocrisie, fut-elle justifiable, la situation ne va pas être des plus agréables.
 
Cette «comédie» est l’occasion de faire découvrir au lecteur (comme souvent dans les romans d’Anne Perry) l’envers du décor, et les conditions de vie douloureuses des domestiques dans les belles demeures victoriennes (labeur quotidien, maltraitance physique et morale). Le lecteur saura toujours trouver aussi un personnage pour s’indigner de ce qu’ils vivent (ici, l’inspecteur Tellman) ou pour rejeter les conventions, même si sa vie aisée s’en trouve à jamais derrière lui (Piers Greville).

Fait inédit : la fin ne permet pas la résolution complète de l’enquête. En dépit de ce léger bémol, l’intrigue est très bien construite et se lit sans déplaisir.
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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 15:25

Pentecost Alley

Titre : Pentecost Alley.
Auteur : Anne Perry.
Éditeur : 10/18.
Nombre de pages : 380.

Quatrième de couverture :

Deux ans après le massacre des prostituées de l’East End par Jack l’Eventreur, un tueur est de nouveau à l’œuvre dans le quartier de Whitechapel. Meurtres rituels dans les bas-fonds de Londres ? Qui sont les membres du Helfire Club dont un insigne a été trouvé près du corps mutilé de la fille de joie ? Et en quoi ce fait divers, somme toute banal pour l’époque, réclame-t-il l’intervention du commissaire Thomas Pitt ? Ce dernier va se trouver confronté à la puissante famille des FitzJames dont l’influence à Londres est telle qu’il n’aura pas droit au moindre faux pas. Que vaut en effet la parole d’une prostituées contre celle d’un FitzJames ?

Présentation :

 


Les aventures de Thomas Pitt sont au nombre de vingt à l'heure actuelle. Celle-ci doit être la douzième. Thomas Pitt est un commissaire de police atypique. Son épouse Charlotte, qui s'est déclassée en l'épousant, l'aide souvent dans ses enquêtes, grâce à ses attaches aristocratiques (sa soeur Emily est veuve de Lord Ashtray)/
 
Mon avis :

Pentecost Alley nous plonge immédiatement dans l’action et propose un final haletant. Entre ces deux extrêmes, nous aurons lu une enquête simple et tortueuse. Simple, parce qu’une fois les mobiles et les coupables identifiés, ils paraîtront évidents, presque logiques. Tortueuse, parce que vient se greffer un arrière-plan politique houleux, au point que le commissaire Pitt se trouvera sur la sellette et verra son intégrité mise en doute. Enquête amère, elle démontre que la justice n’est pas la même pour tous. Faire triompher la justice quand on est du mauvais côté de la barrière demande une lutte acharnée, qui n'a d'égal que le mépris et l'indifférence de la caste la plus aisée envers les plus miséreux. La prise de conscience de Jago, tournant le dos à une vie aisée pour devenir révérend de la paroisse de Whitechapel, est à cet égard exemplaire.

Les héros habituels d’Anne Perry entourent Pitt. Lady Vespasia met en garde le commissaire contre ses ennemis, c’est dire si la situation est grave pour qu’elle agisse ainsi, et Emily se montre inhabituellement désœuvrée et futile. Reste Charlotte, toujours prête à soutenir son mari, et à exprimer son opinion à ses interlocuteurs, même et surtout sur des sujets très intimes.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 22:46
chevaliers.jpg

 

Titre : Les chevaliers d’émeraude, tome 11. La justice céleste.
Auteur : Anne Robillard.

 Editeur : Michel Laffon.
Nombre de pages : 400.

Quatrième de couverture :

Emprisonnée dans le passé, Kira cherche désespérément une solution pour rentrer chez elles. Les anciens Enkievs lui seront d’un précieux secours, malgré leurs facultés magiques limitées.

En dépit de ses blessures et de l’infidélité de son nouveau serviteur ailé Akuretari demeure un ennemi redoutable. Profitant du chaos sur le continent, il y déclenche de terribles cataclysmes. Seul un douloureux sacrifice de la part d’un Chevalier pourra enfin mettre un terme à sa vengeance.

Alors que les habitants d’Enkidiev font face à une nouvelle menace, l’Empereur Noir décide de porter le coup de grâce aux Chevaliers d’Emeraude et à leurs alliés. Il est toutefois loin de se douter que l’amour innocent d’un enfant et le courage d’un Elfe vont mettre à mal ses projets d’invasion.

Mon avis :

Je préfère le dire d'emblée : autant les tomes 9 et 10 de la saga furent des coups de cœur pour moi, autant ce n’est pas le cas pour ce tome 11. J’ai eu l’impression de retrouver tous les défauts de la série sans ses qualités. Contrairement aux deux tomes précédents, l’action est très lente à se mettre en place. Les combats contre les imagos sont très répétitifs, j’ai eu l’impression de relire sans cesse le même passage. Même les révélations sur le passé d’Enkidiev m’ont semblé un peu plates. Puis, au bout de cent trente pages, l’action prend enfin de l’ampleur, et les rebondissements, pour certains très surprenants, ne cesseront plus.

Néanmoins, l’action est parfois difficile à suivre, car la narration se subdivise en plusieurs fils narratifs. Nous suivons à la fois les combats des chevaliers (chacun dans un royaume différent), la vie de Kira, plongée dans le passé, mais aussi la vie quotidienne au château d’émeraude, sur le continent d’Irianeth ou encore dans le panthéon des dieux, sans approfondir réellement de manière satisfaisantes chacun de ces récits. L’auteur semble dresser un état des lieux de tous les personnages qu’elle a crées. J'ai l'impression que ce tome 11 est un bilan des tomes précédents, rappelant certaines promesses oubliées, et permettant de dresser une liste exhaustive des alliés des chevaliers, avant ce qui sera, je l’espère, un flamboyant tome 12.

Bien sûr, en dépit des batailles et des morts, en dépit d’une scène particulièrement émouvante, ce livre reste profondément optimiste : l’amour et l’amitié sont toujours vainqueurs, l’amour peut changer les destins, et ce message est valable pour tous les personnages.

Un dernier regret : j'aurai aimé que les chevaliers de la première génération soient plus présents.

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