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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 15:12

 

Le challenge Bienvenue en Inde organisé par Hilde et soukee, j'y ai participé, je n'irai pas jusqu'à dire par hasard, mais presque. Mon unnique billet pour ce challenge est Le chemin de Sarasvati de Claire Ubac .

 

Cette année, je compte donc bien m'investir dans leur nouveau défi, baptisé "Inde en fêtes".

 

  Inde.png

 

Hilde et  soukee ont selectionné cinq dates, qui correspondent à cinq fêtes populaires indiennes. A chaque fête, elle publierons un billet explicatif et la chronique d'un livre. Le but de ce challenge est de les rejoindre pour l'une, pour plusieurs, ou pourquoi pas, pour toutes les célébrations suivantes et de publier nos billets sur nos lectures.

 

Voici les cinq fêtes :

 

 

Shivaratri (3 février 2010) Fête de Shiva  = un billet d'un livre de littérature indienne / sur l'Inde.

 

  Le Mewar Festival d'Udaipur (du 6 au 8 avril) = au moins un billet d'un livre sur la condition féminine en Inde.

Pour cette fête, je lirai Compartiment pour dames d'Anita Nair.

 

Festival de cinéma asiatique et arabe à Delhi (10 au 20 juillet) = au moins un billet pour un film Bollywood et /ou un billet pour un livre sur le thème du cinéma indien.

 

Diwali 17 octobre  = un billet pour un roman roman de littérature indienne / sur l'Inde.

 

Konark Dance Festival (1er au 5 décembre) = un billet pour un livre indien et/ou un billet pour un film Bollywood.

 

Bien sûr, il est tout à fait possible de lire plus de livres, et de publier des billets à d'autres dates.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 19:08

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 Titre : Le major parlait trop.

Auteur :Agatha Christie.

Editeur : Le Masque.

Nombre de pages : 221.

 

Quatrième de couverture :

 

Miss Marple, en vacances aux Antilles, se livre à sa distraction favorite : l'observation minutieuse des occupants de son hôtel. Le Major Palgrave ne cesse de l'accabler du récit de ses exploits. Mais il est bientôt retrouver mort.

Aurait-on assassiné cet inoffensif vieillard ? Et, si oui, pourquoi ? Mais surtout, Miss Marple saura-t-elle découvrir le coupable ?

 

Mon avis :

 

Miss Marple est une vieille demoiselle, j'aurai presque tendance à l'oublier tant ses talents d'enquêtrice sont hors-pairs. Âgée, elle est soumise aux maux de l'âge, à la maladie. Après avoir réchappé à une mauvaise pneumonie, elle vit sa convalescence aux Antilles, grâce à la générosité et à la prévenance de son neveu.

 

S'il avait su, il s'en serait mordu les doigts.

 

Parce que je me fais une autre idée de la convalescence - et Raymond West aussi sans doute - que d'enquêter sur une série de meurtres aux modes opératoires variés et de tenter d'en empêcher un.

 

Petite précision : si Miss Marple n'avait pas été là, le meurtrier n'aurait jamais été inquiété, puisque c'est elle qui, en relevant quelques petites incohérences, va mettre la puce à l'oreille des enquêteurs. De plus, elle va trouver un associé contre le crime à sa hauteur, Mr Rafiel. Ce vieil homme richissime (il entretient d'ailleurs sa fortune de son lieu de villégiature) est remarquablement intelligent et suffisamment autoritaire pour guider les enquêteurs officiels sans que ceux-ci s'en offusquent. Il est "un individu qu'on ne risque pas d'oublier".  Miss Marple n'est pas en terrain connu, aucun de ses alliés habituels (sir Henry Clithering par exemple) n'est là pour lui prêter une oreille attentive.

 

Les suspects ? Ils permettent à Agatha Christie de dresser le portrait de la bonne société anglaise. Ils donnent, avec leurs compagnes respectives, une image parfaite du bonheur et de la sérennité. Une image seulement, car cette belle apparence dissimule des drames intimes qui se révèlent peu à peu. Si certains ont perdu la vie au cours de cette enquête, d'autres perdront leurs illusions.

 

Continuez à mener l'enquête et lisez les billets des autres participants : link

 

challange-agatha-christie

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 13:42

book_cover_a_comme_association-_tome_2___les_limites_obscur.jpg

Titre : A comme association.

Auteur: Pierre Bottero.

Editeur :Gallimard jeunesse/Rageot jeunesse

Nombre de pages : 187.

 

Mon résumé :

 

Ombe, dix-huit ans, est agente stagiaire à l'Association (officieusement) et étudiante (officiellement). Blonde aux yeux bleus, elle a surtout la particularité d'être (presque) incassable et d'aimer tabasser de bons gros monstres. Par contre, en ce qui concerne l'utilisation de la magie, ce n'est pas vraiment son domaine de prédilection.

 

Circonstances de lecture :

 

Mon premier article sur ce blog était consacré à Pierre Bottero.

Je voulais commencer cette nouvelle année en lisant un de ses livres, avant de partir à la découverte de nouveaux auteurs.

 

Mon avis :

 

J'ai passé un excellent moment avec ce livre. Oui, il est très différent de ce qu'a pu écrire Pierre Bottero. Oui, Ombe est très éloignée d'Ewillan et d'Ellana. Pourtant, les aventures qu'elle vit sont ébouriffantes. Surtout, le ton change : place à l'aventure à l'état pur. Place à l'humour aussi : j'ai beaucoup ri en lisant ce livre. Il fallait une très grande maîtrise pour oser une intrigue aussi loufoque, pour oser la concision des chapitres 4 et 6, pour oser une narratrice aussi agaçante parfois.

Alors ....

si vous aimez Pierre Bottero.

si vous vous demandez à quoi a pu ressembler la jeunesse d'Anita Blake, à laquelle Ombe me fait penser.

si vous aimez la série A.N.G.E d'Anne Robillard

n'hésitez pas ! Ce livre est fait pour vous.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 11:03

Bonne et heureuse année 2011 ! Je vous souhaite beaucoup de belles rencontres litéraires.

 

Merci à tous ceux qui me lisent et qui font que ce blog existe.

 

Je voudrai tout particulièrement remercier Thot, l'administratrice du forum Partage-Lecture : sans elle, je n'aurai jamais rédiger mes premiers avis, ni obtenu mon premier partenariat.

 

Merci à tous ceux qui m'ont soutenu quand, il y a neuf mois, j'ai posté mes premiers articles.

 

Pour une fois dans l'année, je m'autorise quelques photos de mes félins domestiques, Camélia et Han Solo :

 

Photos 2010 mai 049

 

et bien sûr Imogène : Imogène le 25 mars 2007

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 10:52

_A_la_folle_jeunesse_m.jpgTitre : A la folle jeunesse.

Auteur : Ann Scott.

Editeur : Julliard.

Nombre de pages : 150.

 

Quatrième de couverture :

 

C’est le dernier jour, mais je ne le sais pas encore. Exactement comme au moment où a été pris ce Polaroïd. Je dois avoir dix ans, mes yeux sont plissés de fureur parce qu’on me force à me tenir face au soleil ou parce que je n’existe qu’en photo ; le tee-shirt bleu ciel des Dents de la mer ne me rappelle rien, le banc de sable qu’on devine flou derrière non plus, et du jour où cette photo a été prise, je ne sais que ce qu’on m’en a dit : qu’après l’avoir éventée pour la faire sécher, au lieu de l’empocher comme n’importe quel parent, ma mère me l’a tendue comme si elle ne voyait vraiment pas quoi en faire. Maintenant je la regarde sans me reconnaître tant je n’ai aucun souvenir d’avoir été aussi déterminée, aussi certaine, à cet âge, de ce que j’étais et de ce que je refuserais de devenir, et je finis par penser que si je dois quelque chose à quelqu’un, c’est à cette gamine énervée qui ne fixait pas sa mère mais un point déjà bien au-delà. »
Au fil d’une journée où se croisent ceux qu’on a trop aimés ou pas assez, un passé resurgit et se déconstruit peu à peu. À la folle jeunesse exprime, avec le plus de sincérité possible, les plus gros mensonges. Et inversement.

 

Mon avis :

 

Encore un roman que j'ai acheté "par hasard", et que j'ai lu, au cours d'une de ses journées où le froid, la neige, le gel ne me donnait guère envie de sortir de chez moi. Il m'importe peu de savoir quelle part est inventée, et quelle part est imaginaire : ce livre est appelé "roman" et je vais donc le considérer comme tel.  Ll’Ann Scott du livre est un personnage, tout ce qu’elle fait dans le livre est vrai - dans les limites du livre. Du faux pour de vrai.

 

Ann, l'héroïne, a quarante ans, et est amenée à dresser le bilan de sa vie, parce qu'elle a quarante ans, parce que cela se fait. Elle a deux amies, très proches, peut-être plus que des amies, Marie et Stella, une amante aussi, Shannon, avec laquelle elle vient de rompre. Elle a connu un gros succès littéraire dix ans plus tôt. Elle égraine les souvenirs de cette décennie, de ce tourbillon plutôt qui les ont emportés, elle et ses proches. Elle m’a parue touchante, cette jeune quarantenaire. Que lui reste-t-il ? Des souvenirs de fêtes, des rituels mis en place avec ses amies, des amours fugaces et évanouis, des livres, ceux qu’elle a écrit et dont elle n’est pas entièrement satisfaite, sur les attentes qu’elle a suscitées et qu’elle n’a pu ni su satisfaire. Posture de l’écrivain ? Peu me chaut. J’ai été sensible à la fragile lucidité de son personnage.

  

Ann Scott cite Brent Easton Ellis, et A la folle jeunesse n’est pas sans me rappeler Suite(s) impérial(e) et son héros, Clay, qui constate l‘évolution (ou l’absence d’évolution) des personnes qui faisaient partie de son univers. Ann constate surtout les morts. Violentes la plupart du temps. Mourir avant quarante ans est souvent mourir de façon brutale, et sa génération n’a pas été épargnée.

 

 

Curieusement, j’ai aussi pensé à Plage de Marie Sizun, non parce que les deux héroïnes portent le même prénom, mais parce qu’elles sont amenées à reconsidérer leurs relations avec leurs parents maintenant qu’elles ont mûri. D’ailleurs, A la folle jeunesse se ferme sur une renaissance inattendue et sur un bonheur, possible.

 

 

Quarante ans, l’âge adulte ?

 

 

challenge-du-1-litteraire-2010

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:42

Les-amants-imparfaits_2.jpg

  Titre : Les amants imparfaits.

Auteur: Pierrette Fleurtiaux.

Editeur :Babel.

Nombre de pages : 309.

 

Quatrième de couverture :

 

Paris, juin 2001 : trois jeunes gens comparaissent devant un juge d'instruction. Il s'agit des jumeaux Léo et Camille, dix-sept ans, issus d'une famille très fortunée et de Raphaël, vingt ans, fils d'une employée de mairie. Ils ont noué autrefois, dans la petite ville de leur enfance, une amitié complexe et passionnée.

Après la tourmente, le récit de Raphaël révélera le secret des jumeaux et l'histoire des amants imparfaits.

Variation superbe sur les thèmes du double et de la fascination, ce roman raconte les paradis perdus et les utopies, l'innocence et ses dangers, le vertige des origines et la difficulté de grandir. Il compose aussi une méditation sur l'inconscient social et les pouvoirs de l'écriture.

 

Mon avis :

 

Une voix s'élève dans ce roman : celle de Raphaël, le narrateur. Pas seulement une voix, une écriture aussi. Tout au long du livre, il va citer tous ceux qui se sont réappropriés son histoire : juge et avocats bien sûr, mais aussi son psy, qui en a fait une publication scientifique, Xavier, qui dirigeait un atelier d'écriture... Chacun a construit une histoire, qui se voulait vrai. Raphaël aujourd'hui donne la sienne, sans oublier de citer les interprétations d'autrui. Le point de départ de cette écriture fut la recontre avec une écrivain, Natacha, des années plus tôt. Véritable personnages extérieur au récit principal. Natacha ne connaît pas les jumeaux, n'a rien su du drame et du procès, elle est pour Raphaël un point de référence en dehors de la tourmente.

 

Peu de faits, peu d'événements : ils sont soigneusement exhumés de sa mémoire par Raphaël, et reconstitués afin d'en extraire le sens profond - celui qu'ils avaient au moment où ils se sont produits, non celui que les experts essaient de lui donner après coup.

 

Ce n'est pas un livre de procès, celui-ci n'occupe qu'une place infime dans le récit. D'ailleurs, le procès lui-même, essentiellement basé sur des manipulations, des dissimulations et des demandes de dédommagements financiers, n'est qu'une parodie de justice.

 

Pami les thèmes principaux du roman, je citerai a recherche des origines. La filiation est brisée pour Raphaël : sa mère est issue de la DDASS, sa grand-mère ne cherche qu'à exploiter son petit-fils comme elle a exploité sa fille adoptive auparavant, son père adoptif est décédé, son père naturel est un parfait inconnu, ce qui ouvre une brèche pour tous les fantasmes. A l'opposée, la filiation est complète et complexe pour Camille et Léo : demi-frères, demi-soeur, beau-frère, beau-père, grands-parents.Leur enfance fut cosmopolite, sans autre repère que les trois retrouvailles avec Raphaël.

 

Mais Les amants imparfaits est avant tout un livre sur la recherche de son double amoureux - pas de chance pour Raphaël, ce double est lui-même dédoublé. Pourquoi Raphaël fascine-t-il les jumeaux ? Parce qu'il comble un manque, dont vous découvrirez la cause en découvrant leur secret. Raphaël a aussi la chance d'avoir une mère qui est en tout point la mère idéale que les jumeaux auraient aimé avoir.

 

Pourquoi les jumeaux fascinent-ils Raphaël ? Le jeune homme, trois ans après le procès, tente de s'en expliquer, tout au long d'un récit analytique. Sa version de la réalité se heurte aux interprétations des adultes. Il est encore incapable de voir l'anormalité, pour ne pas dire la perversion de leurs actes, tant sa fascination pour les jumeaux demeurent, en dépit de la séparation imposée. Au risque de paraître excessive, je dirai que les jumeaux sont une drogue pour Raphaël, et que la moindre bribe d'information qui lui parvient à leurs sujets empêche son sevrage définitif et souhaité - mais pas par lui.

 

Grâce au style riche et limpide de Pierrette Fleurtiaux, ce qui aurait pu n'être qu'une histoire glauque parmi tant d'autres - écrite autrement, elle aurait fait un parfait roman noir - devient un roman d'une incroyable fluidité, que je n'ai pas eu envie de lâcher avant la fin.

 

Encore une belle découverte.

Objectif-copie-1

 

 

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:41

portrait-sepia couvTitre : Portrait Sépia.

Auteur :Isabel Allende.

Editeur : Le livre de poche.

Nombre de pages : 408.

 

Quatrième de couverture :

 

Fin du XIXe siècle en Californie. La très riche Paulina del Valle recueille Aurora, sa petite-fille orpheline âgée de cinq ans. Pauline donne ce qu'il y a de mieux à l'enfant, mais elle lui cache la véritable identité de ses parents. Après son veuvage, Paulina décide d'entreprendre un voyage en Europe pour parfaire l'éducation de sa protégée. A Paris, lors d'une réception à l'ambassade du Chili, la jeune Aurora fait la connaissance de Diego Dominguez, un séduisant officier de marine. De retour au pays, elle épouse ce fils de grands propriétaires terriens. Mais la la lune de miel est douloureuse : Aurora souffre d'un traumatisme qui a effacé de sa mémoire les cinq premières années de sa vie. Confrontée à la trahison et à la solitude, elle décide d'explorer son passé...

 

 

Merci à BOB et aux éditions Le livre de poche pour ce partenariat.  

Mon avis :

 

Quelle magnifique découverte ! J'aimerai simplement m'en tenir là et vous laisser lire ce roman flamboyant. Pour moi, qui n'ai jamais lu un seul roman d'Isabel Allende, je suis littéralement envoûtée par cette oeuvre foisonnante, et je n'ai qu'une envie : découvrir le destin de Nivea del Valle, héroïne de La Maison aux esprits et personnage secondaire de ce récit.

 

Le roman se décompose entre trois parties :

- 1862-1880 ou le récit de tous les événements qui ont conduit à la naissance d'Aurora, l'héroïne.

- 1880-1896 ou la jeunesse d'Aurora.

- 1896-1910 son mariage et sa vie de femme.

 

La grande force de ce roman est que la narratrice raconte, et jamais ne juge les personnages. Elle dit leurs amours, leurs joies, leurs peines, leurs souffrances, tous les sentiments positifs ou négatifs qu'ils ont ressentis ou provoqués mais jamais elle n'alourdit ce roman par des jugements moraux, qui auraient été déplacés. Deux types d'écriture alternent. Le point de vue omniscient est privilégié, quand Aurora reconstitue la vie de ses ancêtres et de ses proches, résultats de son enquête pour lever le secret qui a effacé de sa mémoire les cinq premières années de sa vie.  Par contre, dès qu'Aurora raconte ses propres souvenirs, elle utilise le point de vue interne.

 

Tous les personnages de ce roman ont de fortes personnalités. Paulina del Valle, au tempérament volcanique, mène sa vie et ses affaires d'une main de maître, et pallie aux défaillances des hommes de sa famille. Eliza Sommers, également passionnée, vit son histoire d'amour interdite aux yeux de la bonne société californienne avec Tao Chi'en, un zhong yi, c'est à dire un médecin chinois. Parler de sacrifice à son égard me paraît mal venu : elle oublie son bien-être au profit de celui de l'être aimé, en toutes circonstances. Ces deux femmes, grand-mères de l'héroïne, ont en commun leur sens de l'honneur et leur volonté de faire tout ce qu'il y a de mieux pour leur petite-fille commune, Aurora.

 

Autant dire que c'est une vie de rêve, qu'Aurora vivra auprès de sa grand-mère. Elle recevra une éducation privilégiée, puisque jamais sa grand-mère ne la laissera longtemps dans une pension relogieuse. Education presque masculine, puisque dès l'âge de treize ans, Aurora se prendra de passion pour la photographie, et développera ce don auprès d'un maître que ni l'argent ni le pouvoir ne peuvent fléchir.

 

Pourtant, Aurora sera touchée par les soubresauts de l'histoire.  Roman des passions, Portrait sépia est aussi une grande fresque historique mettant en scène la turbulente histoire du Chili. Ses proches, notamment son père adoptif Sévéro del Valle, y ont pris part, quand ils n'ont pas payé un lourd tribu à leurs idéaux. Il montre aussi l'omniprésence de la religion dans la bonne société chilienne. Les femmes étaient réduites au rôle de reproductrice, maintenues dans l'ignorance la plus complète. Autant dire que chacune des membres de sa famille, par sa vie hors-normes, a contribué à faire d'elle une femme libre de prendre son destin en main, même si son destin fait scandale.

 

Ce roman sera sans doute mon dernier coup de coeur de l'année 2010. 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 22:36

Je reprends à mon compte le tag de Noël posté sur le blog de Cécile (link).

 

Il s'agit de trouver cinq livres à offrir à cinq personnes différentes.

 

Voici donc ma liste :

 

A ma mère :

 

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchure de patates.

 

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Elle a beaucoup aimé Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, je pense donc que ce livre lui plairait aussi.

 

A mon cousin :

 

La prophétie Charlemagne de Steve Berry.

 

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Il aime les romans dans le style du Da Vinci Code, et il a un grand besoin de distraction en ce moment. Ce roman d'espionnage historique pourrait lui plaire (comme je vais vraiment lui offrir, je saurai très vite si je me suis trompée).

 

A sa fille aînée, qui se destine à l'enseignement :

 

Présent ? de Jeanne Bénameur.

 

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Vingt-quatre heures dans la vie d'un collège. Un ton très juste.

 

A ma meilleure amie :

 

La fille de papier de Guillaume Musso.

 

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Parce qu'il est son auteur préféré.

 

A un élève fâché avec la lecture :

 

Il y avait un garçon de mon âge juste en-dessous de chez nous de Tania Sollogoub.

 

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A ma grande surprise, ce roman a été très apprécié par mes élèves.

 

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 17:26

Titre : Jeux de glaces.

Auteur : Agatha Christie.

Editeur : Le Masque.

Nombre de pages : 218.

 

Quatrième de couverture :

 

Lewis Serrocold et sa femme Carrie-Louis vivent dans l’Institut pour jeunes délinquants qu’ils dirigent. Ils ont rassemblé leur famille sous le même toit, et comme chacun a déjà été marié plusieurs fois, c’est une véritable tribu composée de beaux-fils, de belles-filles et même de petits-enfants…

Mais Carrie-Louise inquiète son entourage. Elle présente des symptômes étranges et souffre d’une maladie qui ne ressemble à rien de connu. L’infirmière qui la soigne avec dévouement a le sentiment de travailler dans une maison de fous. La maladie de Carrie-Louis évolue soudain et présente une analogie évidente avec un empoisonnement à l’arsenic. Le drame finira par éclater mais la victime n’est pas celle que l’on croit…

 

Mon avis :

 

Le temps a bien changé depuis L’affaire Protheroe. Miss Marple n’est plus une détective débutante, elle est au contraire reconnue pour ses compétences, au point que son amie d’enfance, Ruth Van Rydock, lui confie une mission très importante. Il n’est pas question ici de découvrir un meurtrier, la mission est beaucoup plus délicate : il faut protéger une future victime. Contre qui ? Les éléments sont très minces. Néanmoins, miss Marple choisit de se fier aux pressentiments de son amie et de se rendre auprès de Carrie-Louise. Rendons ici justice au talent de Miss Marple : elle se glisse à merveille dans le rôle (l’amie pauvre qui, après-guerre, a besoin de se recouvrer sa santé et qui est trop digne pour demander de l’aide) inventée par Ruth, afin que personne ne se doute de rien. Miss Marple se retrouve alors dans un univers complètement étrange et décalé. Si elle ne perçoit pas d’où vient la menace, elle a très vite la certitude qu’elle est bien réelle.

 

La famille tient un grand rôle dans cette histoire, un rôle moderne si j'ose dire car elle est recomposée. Carrie-Louise, en dépit de ses trois mariages, a su maintenir des liens affectifs très fort avec chacun des enfants de ses conjoints successifs. Il suffit de lire à quel point Christian, le fils de son premier mari est soucieux de sa santé. Elle a également élevé sa petite-fille, Gina, dont la mère, sa fille adoptive, est morte en la mettant au monde. On ne pourrait imaginer contraste plus grand avec sa fille Mildred : cette grande enfant (elle approche de la cinquantaine), cette veuve respectable, n'hésite pas à cracher à haine à sa nièce, la trop insouciante Gina, mariée à Walter, un (humble) américain.

 

Lorsque le meurtre a lieu, Miss Marple doit faire la part entre les apparences et la réalité. Les deux seuls personnages à ne pas jouer sont Walter et Carrie-Louise. Walter, étranger à la famille, étranger aux complots, étranger tout court ai-je envie de préciser, est le coupable idéal. Comme il est innocent, sa défense est d'une simplicité rare : dire la vérité. Le cas de Caroline Louise est différent. Tous veulent la protéger, tous la croient fragile, et surtout, en-dehors des réalités de la vie, alors qu'elle est une des rares personnes à aller au delà des apparences.

 

Agatha Christie effectue là un beau travail de mise en abîme. Plus qu'une intrigue policière, c'est à un drame shakespearien que nous assistons. [spoiler]Le fils illégitiime sera complice du père, afin de gagner sa reconnaissance, et tous deux n'auront que la mort au bout du chemin. [/spoiler]Drame, mais aussi comédie : Gina et Walter, à leur manière, ont été Kate et Petrucchio. Toujours habile, c'est au moyen d'une lettre, envoyée à Ruth Van Rydock, que la fin de l'intrigue nous est dévoilée : l'effet de réel est encore accru.

 

Bref, j'ai encore passé un très agréable moment en compagnie de la romancière anglaise.

 

Venez découvrir les billets des participants du challenge Agatha Christie : link

 

challange-agatha-christie

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 17:22

 

cartesTitre : Cartes sur table.

Auteur :Agatha Christie.

Editeur : Le livre de poche.

Nombre de pages : 221.

  

Quatrième de couverture :

  

Huit invités : quatre spécialistes du crime et quatre meurtriers impunis. Lequel d’entre eux a eu l’idée saugrenue d’assassiner leur hôte ?

   

Mon avis :

 

Cartes sur table est une enquête d’Hercule Poirot méconnue qui, à mon sens, mérite d'être redécouverte. Nous y retrouvons un thème cher à la romancière : le meurtre en lieu clos. Le nombre des suspects est donc restreint : Dr Roberts, célèbre praticien, le major Despard, explorateur, Mrs Lorrimer, femme du monde et Anne Meredith, jeune demoiselle de compagnie. Deux faits font que l’affaire se corse. Quatre fins limiers étaient également présents dans une pièce adjacente au lieu du crime. Hercule Poirot, que je ne vous présenterai pas, le colonel Race qui, si mes souvenirs sont exacts, apparaît dans plusieurs enquêtes, le superintendant Battle, un homme déterminé et incorruptible, et Ariane Oliver, romancière à succès. Ensuite, monsieur Shaitana, la victime, avait réuni ses huit convives dans un but bien précis : montrer aux quatre enquêteurs sa collection de meurtriers impunis.

 

Pas de rivalité : les quatre enquêteurs vont unir leur force et leur méthode pour découvrir le criminel. L’enquête se corse car ils doivent plonger dans le passé de chacun des suspects afin de retrouver le meurtre impuni et insoupçonnable - si tant est qu’il ait existé ailleurs que dans l’imagination de Shaitana.

 

La mise en abîme est de rigueur dans ce roman. La fantasque Ariane Olivier, dont les méthodes d’écriture sont narrées avec beaucoup d’humour, est présentée comme l’auteur d’Un cadavre dans la bibliothèque, et rappelle à Hercule Poirot qu’il vient de résoudre l’affaire ABC.

 

Le dénouement réservera son lot de surprise et de péripéties mouvementées. L’amour pourra même être au bout du chemin, pour deux personnages. Si vous avez aimez ce roman, dites-vous qu’il fait partie des enquêtes préférées d’Hercule Poirot. Si vous le trouvez ennuyeux, n’ayez pas de scrupules : Hastings le pensait aussi. C’est Agatha Christie elle-même qui le dit, dans son avant-propos.

 

Pour en savoir plus sur le challenge Agatha Christie, rendez-vous sur le blog de George : link.

 

challange-agatha-christie

 

 

 

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