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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 15:42
Khadra_morituri.jpg
 
Titre :Morituri.
Auteur :Yasmina Khadra.
Editeur : Folio.
Nombre de pages : 183.

Quatrième de couverture :

«Da Achour ne quitte jamais sa chaise à bascule. Chez lui, c’est une protubérance naturelle. Une cigarette au coin de la bouche, le ventre sur ses genoux de tortue, il fixe inlassablement un point au large et omet de le définir. Il est là, du matin au soir, une chanson d’El Anja à portée de la somnolence, consumant tranquillement ses quatre-vingts ans dans un pays qui déçoit. Il a fait pas mal de guerres, de la Normandie à Dien Bien Phu, de Guernica au Dhudjura, et il ne comprend toujours pas pourquoi les hommes préfèrent se faire péter la gueule, quand de simples cuites suffisent à les rapprocher ».

Mon avis :

J’ai découvert récemment, grâce au rendez-vous Découvrons un auteur chez Pimprenelle,  que Yasmina Khadra avait aussi écrit des romans policiers et, quand j’ai trouvé Morituri chez mon bouquiniste préféré, je l’ai acquis aussitôt et je l’ai lu dans la foulée.

Premier constat : l’intrigue policière passe au second plan. Le commissaire Llob reçoit l’ordre de rechercher une jeune fille disparu, Sabrine Malek, mais cette enquête n’est qu’un prétexte, car le but du riche industriel est ailleurs. Llob, de porte qui se ferme en impasse, est mis sur la piste d'un réseau terroriste particulièrement actif.

Deuxième constat : Yasmina Khadra nous raconte l’Algérie des années 90, en pleine guerre civile. Il montre, il dénonce, dans une langue particulièrement riche et imagée, parfois violente, dans laquelle sa colère est palpable : «L’Algérie que je connais, ce n’est pas ça ». Les attentats sont fréquents, la peur règne, chaque jour ou presque apporte son lot de mort (et il est parfois mieux d'ignorer de quelle manière ils ont été tués).

Ce commissaire tranche avec les policiers que j’ai pu rencontrer jusqu’ici. Il est (presque) heureux en ménage, il a plusieurs enfants, cependant la guerre civile ronge sa femme et forcent ses enfants à trouver refuge ailleurs, là où ils ne risqueront pas d’être tués parce que leur père est policier.

Morituri n’est pas un roman policier, il est un cri de colère contre l’intégrisme et la corruption.
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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 18:42

Voici encore un challenge auquel je ne pouvais pas ne pas m'inscrire :

 

Challenge-irlandais.jpg

 

Ce challenge est organisé par Valou (les quotidiennes de Val). Si vous souhaitez vous inscrire, cliquez sur ce lien : link.

 

Il est très simple : lire, d'ici avril 2012 :

- un ouvrage d'un des grands auteurs faisant le patrimoine de la littérature classique de ce pays.

- un ouvrage écrit au XXIe siècle, pour découvrir la littérature actuelle. 

 

Je dirai que je n'ai que l'embarras du choix pour trouver un livre à inclure dans ce challenge. Je pense à la lecture commune de Best Love Rosie de Nuola O'Faolain, au Garçon dans la lune de Kate O'Riordan, aux romans de Column Mc Cann ou aux oeuvres de littérature jeunesse de Siobhan Dowd.

 

Pour compléter le challenge, Val nous propose d'ajouter :  

-un film dont l'intrigue se déroule en Irlande (en y joignant si possible la bande-annonce).

Pour ce point, j'avoue que j'aurai du mal, je me désintéresse beaucoup du cinéma en ce moment.

un titred'un chanteur ou d'un groupe irlandais (The Corrs, U2, The Cranberries), une musique folkorique).

Je me propose d'inclure un extrait musical à la fin de mes avis de lecture, le tout est que je parvienne à accorder correctement les lectures et les musique.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 19:09

arni-thorarinsson-le-dresseur-d-insectes.jpgTitre : Le dresseur d’insectes.

Auteur : Arni Thorarinsson.

Editeur : Points.

Nombre de pages : 443.

 

Quatrième de couverture :

 

Chaque année, la grande fête des commerçants d’Akureyri, au Nord de l’Islande, apporte son lot de gueules de bois, de dépucelages, d’agressions et de viols. Mais pour Einar, correspondant du Journal du soir, l’événement à couvrir se situe ailleurs : dans une vieille maison que l’on dit hantée, le corps d’une jeune blonde flotte dans une baignoire. Aucune disparition n’a pourtant été signalée.

 

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Mon avis :

 

Quelle joie de retrouver Einar, le journaliste-enquêteur exilé dans le nord de l’Islande. Lui, par contre, ne nage pas dans le bonheur : l’actualité est si dense qu’il en est réduit à faire un reportage sur une maison hantée, sur les indications d‘une mystérieuse informatrice. Sa vie sentimentale est toujours aussi mouvementée : Snaelda proteste dès qu’elle n’a pas son petit déjeuner. Sa vie familiale s’améliore : il a le bonheur de voir sa fille, accompagnée de son petit ami, le rejoindre. Moins drôle, Gunnsa se livre à quelques excès de boisson, comme presque tous les participants de la merveilleuse fête Toute-en-un, la fête des commerçants. Agressions et viols sont en augmentation, la police est débordée.

 

Einar a beau être bourré d’humour, il dresse un portrait fort peu valorisant de l’Islande. Alcoolisme et violence sont au rendez-vous, la mondialisation gagne du terrain et, si les étrangers sont les bienvenus, ils sont néanmoins accusés de bien des maux. Les agresseurs venaient toujours «de l’extérieur». Le passé n’est guère plus glorieux, il est juste derrière eux, et tant pis s’ils hantent toujours certains.

 

Einar est un homme bourré de charme, ce qui ne l'empêche pas de partager avec Erlendur Sveinson un profond humanisme. Einar sait aller au-delà des apparences, qu'elles soient rebutantes ou éblouissantes. Ses enquêtes lui montrent trop souvent ce que dissimulent la respectabilité, la position sociale, ou la célébrité. Einar est journaliste et s'il n'a pas tous les moyens d'investigations de la police, les méthodes qu'il utlise et son entètement portent leur fruit. Tant mieux aussi pour son journal : un scoop est toujours bon à prendre, et ce prétexte est toujours bon pour que justice soit faite.

 

Einar et son informatrice partagent un goût commun pour le rock et le groupe The Kinks. Aussi, si vous voulez être dans l'ambiance musicale de ce roman, vous pouvez écouter Victoria, chanson dont l'un des personnages principaux a emprunté le nom.  

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 21:10

olafur_simonarson_cadavre_voiture_rouge.gifTitre : Le cadavre dans la voiture rouge.

 Auteur : Olafur Haukur Simonarson  

Editeur : Points

Nombre de pages : 284   

 

Quatrième de couverture :    

 

Divorcé, chômeur, Jonas accepte un poste d’instituteur dans un petit port perdu au nord de l’Islande. Il espère y mener une vie paisible, loin des homme, mais la réalité s’avère un peu plus lugubre. Sourires hypocrites, intimidations, menaces, tentatives de meurtre… Dans le brouillard islandais, ce lieu supposé être un havre de paix ressemble furieusement à un traquenard.  

 

Mon avis :

 

Olafur Haukur Simonarson est un dramaturge reconnu en Islande, un romancier, pour adulte et pour enfants. Le cadavre dans la voiture rouge a été publié en 1986, il est donc bien antérieur aux œuvres d’Arnaldur Indridason et d’Arni Thorarinsson. Ce roman n’est pas un roman policier, mais un roman noir, très noir.

 

Jonas est un archétype : divorcé, sans emploi, (un peu) porté sur la boisson, il est exilé dans le nord du pays, (comme Einar, le héros d’Arni Thoriransson) parce que son cousin, qui en a assez de l’avoir à sa charge, lui a trouvé un poste d’instituteur. Si les premiers cours avec ses élèves se déroulent bien (il n’en sera plus guère question), il remarque certains faits qui l’étonnent, trouve (avec justesse) le directeur de l’école antipathique, et se met en tête d’enquêter sur la disparition subite de son prédécesseur.

 

La structure de ce récit languissant devient alors très répétitive et très ennuyeuse. Jonas questionne, n’obtient que des réponses évasives, quand ses interlocuteurs ne se dérobent ou ne se fâchent, et il se retrouve à chaque fois dans une situation délicate.

 

La vision de l’Islande donnée par Simonarson est encore plus pessimiste que celle de ses successeurs. D’un côté, les hommes travaillent de manière épuisante, sur la mer ou à la conserverie. Les notables sont mieux lotis : ils magouillent et ne supportent pas l’irruption d’un étranger dans leur village. Quant aux femmes, elles sont soit cloitrées chez elles, soumises à leur mari, soit taxées de folie, sans qu’il soit possible de trancher sur leur santé mentale.

 

Là réside peut-être l’intérêt de ce roman. Les certitudes sont rares, toute l’intrigue est basée sur les impressions et les intuitions de Jonas. Thorsteinn est-il un fou dangereux, supprimant les prétendants de la femme qu’il aime ou un homme courageux, injustement repoussé ? Maria est-elle une victime ou un bourreau ? La mort de Viggo est-elle accidentelle ? La femme d’Axel est-elle morte de maladie ? Il est difficile de faire la part des rumeurs et de la vérité dans cette communauté coupée du monde et chaque lecteur est libre d’interpréter l’intrigue comme il le souhaite 

 

 

Je retournerai prochainement en Islande, mais pas en compagnie de Simonarson.

 

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:35

lieux-infideles-tana-french-L-vrszXq.jpg

Titre : Les lieux infidèles.  

Auteur :Tana French

Editeur :Calmann-Levy

Nombre de pages : 433.



Merci à BOB et aux éditions Calmann-Lévy pour ce partenariat.

 

1blogobook, marque page des blogeurs

 

 Quatrième de couverture :  

 

L’existence de Franck Mackey bascula par une nuit de décembre 1983. Il avait dix-neuf ans et attendait Rosie Daly au bout de sa rue, à deux pas du halo brumeux et jaune du réverbère. L’air été froid comme du verre, chargé d’un délicieux parfum de houblon brûlé venu de la brasserie Guiness. Ils avaient prévu de fuir ensemble leur quartier natal dublinois, pour vivre d’amour et de musique à Londres. Mais cette nui-tlà, Franck patienta en vain. Rosie ne le rejoignit pas.

 

Vingt-deux ans plus tard, devenu flic spécialisé dans les missions d’infiltration, Franck vit toujours à Dublin. Il a coupé les ponts avec sa famille et n’a jamais eu de nouvelles de son premier amour. Puis, un jour, sa sœur l’appelle, affolée : on a retrouvé la valise de Rosie dans un immeuble désaffecté de Faithfull Place. Forcé de revenir chez les siens, Franck revisite son passé, ses blessures de jeunesse, et toutes ses certitudes : Rosie est-elle jamais partie ?

 

Mon avis :

 

J'ai beaucoup de mal à rédiger mon avis (je peux même dire que j'ai sacrément lambiné pour l'écrire) parce que j'ai adoré ce roman, tout simplement. Certes, je suis passionnée par la littérature irlandaise, mais cela n'explique pas tout.

 

L'écriture est remarquable. Le style est fluide, les descriptions sont sobres, les mots sonnent justes pour restituer une atmosphère, une époque. Les dialogues sont très nombreux, et campent un personnage plus sûrement qu'un long portrait moral. Ils sonnent juste, car l'oralité est vraiment respectée.

 

Le narrateur est Francis Mackey, dit Franck, sergent inspecteur, infiltré. Il a coupé depuis vingt ans tout contact avec sa famille, sauf avec sa petite soeur Jackie. il a construit sa vie, loin d'eux. Seulement, un événement remet en cause la certitude avec laquelle il vivait depuis vingt ans : Rosie, son grand amour, ne l'avait pas sans doute pas abandonné. Elle n'a pas accompli seule le rêve inavoué de chacun : quitter l'Irlande.

 

Personne n'y est parvenu. Dans le quartier des Liverties,  l'avenir est déjà tracé : tenter de trouver un emploi (vingt demandes pour un poste), boire (beaucoup), se marier ou pas, avoir des enfants, bref, reproduire la vie de ses parents, sans aucune variation et parfois même dans la maison où ils ont vécu est le lot de tous. Franck n'est pas parti très loin, mais il a eu le cran de partir, quand même. Il a doublement trahi puisqu'il est devenu policier et qu'il est divorcé. Le poids de la religion catholique est encore considérable dans ce pays, où une mort accidentelle vaut mieux qu'un suicide, et où les grossesses adolescentes sont nombreuses car l'avortement est interdit. Que dire aussi du poids des traditions ? Une seule faute, qui semble bien légère de nos jours, suffit à briser une vie, et aussi celle de ses descendants. Franck découvre ainsi des secrets de famille qui expliquent en partie ce qui s'est passé vingt-deux ans plus tôt.

 

Bien que père d'une petite fille de neuf ans, Franck est un homme seul, absolument. Policier endurci, chevronné, il raconte l'enquête avec détachement, comme s'il enseignait ses méthodes et non comme s'il était impliqué personnellement dans l'enquête. Il est à la fois acteur et spectateur de ce qu'il accomplit. Il est prêt à (presque) tout pour confondre le coupable : charme, ruse, manipulation, violence. La légalité et lui ne font pas bon ménage, le respect de la hiérarchie non plus. Franck Mackey est un justicier solitaire à l'ancienne. Cela tombe bien ; son chef n'est pas contre. Il adopte souvent un ton cynique qui n'est pas dépourvu d'humour. Il faut dire que Franck adore les duels verbaux. Il serait faux d'y voir une banale joute verbale. Il s'agit d'un interrogatoire très maîtrisé : Franck parvient toujours à ses fins, peu importe la personne qui se trouve en face de lui.

 

Le coupable ? Bien sûr, il le démasque.  Sa personnalité est tout aussi complexe que celle de Franck, je regrette juste de ne pas avoir été plus surprise par son identité. 

 

Je vais me plonger d'un peu plus près dans l'oeuvre de Tana French.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 10:37

Je n'ai pas été très assidue au rendez-vous mensuel donné par Pimprenelle. Quand elle a proposé l'auteur Yasmina Khadra, je me suis tout de suite inscrite, pour deux raisons :

- je ne connais pas du tout cet écrivain.

- un de ses romans m'est accidentellement sauté dans les bras lors d'une de mes visites dans une grande surface culturelle.

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 Le livre qui m'a choisi s'appelle donc L'attentat.

 

Voici son quatrième de couverture :

 

Dans un restaurant de Tel-Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. A l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe sous ses pieds : il s'agit de sa propre femme.

Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...

 

Mon avis :

 

J'ai beaucoup aimé ce livre, sa lecture, en dépit de thèmes durs, fut pour moi une excellente surprise. Le lecteur entre tout de suite dans le vif du sujet : un attentat, ressenti du point de vue d'une victime. Les sensations sont retranscrites avec une véracité telle que j'avais l'impression d'être au coeur du massacre. Puis, le récit est repris du point de vue d'Amine chirurgien naturalisé israelien à qui tout réussit. Lui et sa collègue Kim vont vivre une journée particulièrement arrassante sur le plan physique, mais ce n'est rien comparé à ce qui attend Amine pendant la nuit : sa femme est identifiée comme étant la kamikaze. Se réfugiant dans le déni, Amine va subir les interrogatoires, les perquisitions, puis, une fois libéré, la haine de ses voisins et de ses proches, y compris sur son propre lieu de travail.

 

Forcé de se rendre à l'évidence (Sihem, sa femme bien-aimée, est bien la kamikaze, c'est elle qui a tué ses hommes, ses femmes et ses enfants), il va alors se livrer à sa propre enquête, intime. Comment une femme qui avait tout (richesse, statut social) a-t-elle pu devenir une terroriste ? Lui qui avait vécu dans le cocon protecteur de leur amour (Amine est fou amoureux de sa femme, et son acte n'y change rien) et dans la routine de son métier, plonge dans une quête parfois suicidaire et ouvre les yeux sur une réalité qu'il n'avait pas vu (ou voulu voir).

 

Qu'ajouter de plus ? Je crains de trop en dévoiler. Ce roman est très prenant, le rythme est rapide, il est quasiment impossible de lâcher sa lecture tant, comme Amine, j'ai eu envie de savoir. Il est vrai que nous entendons moins parler du conflit israélo-palestinien en ce moment, pourtant je garde le souvenir de vingt-trois années d'images vu au journal télévisé, de nombre de morts égrenés par les journalistes, de tentative de réconciliation, nombreuses. Il reste, encore et toujours, l'espoir.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 09:07

Royaume.jpg

 

Titre : Le royaume de Kensuké.

Auteur : Michael Morpurgo.

Illustrateur : François Place.

Editeur : Gallimard Jeunesse.

Nombre de pages : 146.  

 

Quatrième de couverture :  

 

Le 10 septembre 1987, Michael embarque avec ses parents et leur chienne, Stella, sur un voilier pour faire le tour du monde. Ils s’arrêtent, parfois, pour de fabuleuses escales, Afrique, Amérique, Australie, jusqu’au jour où survient un terrible accident. Le jeune garçon se retrouve échoué, avec sa chienne, sur une île déserte perdue au milieu du Pacifique. Va-t-il pouvoir survivre, affamé, menacé par toutes sortes de dangers ? Reverra-t-il jamais ses parents ?

Un matin, alors que l’épuisement le gagne, Michael trouve auprès de lui un peu de nourriture et d’eau douce. Il n’est pas seul…  

 

Challenge-anglais

  Mon avis : 

 

J’aime beaucoup les romans de Michael Morpurgo, son écriture soigné et émouvante. J’ai découvert le Royaume de Kensucké au hasard de mes pérégrinations dans la bibliothèque municipale.



Ce roman existe en deux versions, poche et grand format. Si la version poche est moins onéreuse, en revanche l’édition grand format, avec ses magnifiques illustrations, est un magnifique objet.



Le roman s’inspire de Robinson Crusoé, tout en restant contemporain. La première partie du roman voit les parents de Mickaël tenter de faire face après avoir tous les deux perdus leur emploi. Le père prend une décision radicale : acheter un bateau et larguer les amarres. La deuxième, après l’accident, montre la vie de Michael sur l’île et sa rencontre avec Kensuké.



Kensuké est un vieil homme japonais, survivant de la seconde guerre mondiale. Depuis, il vit sur l’île, peint, s’occupe des animaux. Contrairement à Robinson, il ne les a pas domestiqué à son profit, il les aide à survivre face au plus grand des prédateurs : l’homme.

 

Le vieil homme et l’enfant vont s’apprivoiser peu à peu, Kensuké le nourrira, le soignera, lui fera découvrir son royaume. Il lui racontera pourquoi il n’est jamais revenu à Nagasaki. Comme toujours dans l’œuvre de Mickaël Morpurgo, vous ne trouverez pas de pathos, pas de complaisance, mais un récit délicat et pudique, et même si le récit est rétrospectif (le narrateur nous dit dès la première page qu‘il écrit dix ans après les faits, nous savons donc qu‘il a survécu), il nous surprend par son dénouement inattendu.



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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 12:40

La femme en vert

éditions Point - 348 pages.

 

Circonstances de lecture :

 

Je poursuis mon cycle de lectures communes avec Lasardine des romans d'Arnaldur Indridason. Ce mois-ci, nous lisons La femme en vert. Vous pouvez découvrir son avis ici : link

 

Mon résumé :

 

Une fête d'anniversaire, ordinaire. Seulement, la petite fille de la maison joue avec un étrange objet, qui se révèle être un os humain. Le commissaire Erlendur est dépêché sur place, même si l'enquête n'est pas prioritaire.: le squelette est enfoui sous terre de puis trop longtemps pour que l'assasin ne soit pas un vieillard. Au même moment, sa fille Eva, enceinte, lui lance un appel de détresse.

 

 

Mon avis :

 

La femme en vert est un des plus beaux romans policiers que j'ai lu. D'abord, grâce à son enquêteur, Erlendur. Sous ses dehors frustes se cache un homme d'une profonde sensibilité, un humaniste en somme. Eilenborg, son adjointe, n'est pas en reste, et ne ménage pas sa peine. J'aime nettement moins Sigurdur Oli, hautement désagréable, incapable de s'engager, et incapable de montrer un peu de compassion lors de l'enquête. Sa tête est farcie de clichés et il est incapable de passer outre.

 

Le lecteur vit le temps de l'enquête en même temps que les trois enquêteurs. Aucune étape de la lente exhumation. du corps n'est passé sous silence. Les enquêteurs ne restent pas inactifs, et nous suivons pas à pas leur minutieuse recherche pour découvrir, avant même de pouvoir poser un nom sur le cadavre, qui pouvait bien vivre à cet endroit, nous racontant ainsi comment la seconde guerre mondiale a été vécue en Islande. Si la lenteur exagétrée peut agacer au point qu'Erlendur s'en plaint parfois, (autant dire que le lecteur se sent moins seul), il est le premier à reconnaître que la précipitation est mauvaise conseillère.

 

Parallèlement à ce récit principal, nous découvrons la vie de Margareth et de ses trois enfants, Mikkelina, handicapée, Simon et Tomas. Margareth est mariée à Grimur, un monstre. La femme en vert explore les souffrances psychologiques qu'un être humain est capable d'infliger à un autre être humain. Le mécanisme d'assujetissement est finement observé, les scènes sont à la limite de l'insoutenable tant je me suis sentie en empathie avec Margareth et ses enfants. Ces scènes sont d'autant plus angoissantes que le lecteur, en avance sur les enquêteurs, craint que le corps retrouvé n'appartienne à un membre de leur famille.

 

Et le passé rejoint le présent quand apparaît la femme en vert. Des drames qu'Erlendur met à jour de cette époque troublée de la seconde guerre mondiale, restent trois survivantes, trois femmes qui ne se connaissent pas mais qui chacune a vécu avec un secret, différent. Si, pour l'une d'entre elles, le secret l'a rongé et lui a fait bâtir sa vie sur un mensonge, pour l'autre, qui porte la couleur de l'espoir, je suis heureuse qu'elle est vécue avec ce secret (et non contre), et qu'elle ait réussi à reconstruire sa vie.

 

Comme si le roman n'était pas déjà assez émouvant, nous en apprenons un peu plus sur la vie personnel d'Erlendur . Au chevet de sa fille, plongée dans le comas, il lui parle, de son mariage, de sa relation avec leur mère, de ce que, peut-être, il aurait dû faire pour ne pas  être séparé d'eux. Surtout, au détour d'un couloir, une rencontre nous révèle, avec infiniment de tact, un fait poignant qui éclaire en partie la personnalité d'Erlendur. Je ne crois pas me tromper en pensant qu'il en sera à nouveau question dans le prochain tome, que j'ai hâte de lire.

 

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Ce livre valide ma première participation au Défi Scandinavie noire et blanche , organisé par Prune.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 12:14

Prune a lancé un nouveau défi, et je me suis immédiatement inscrite. Si vous voulez nous rejoindre, n'hésitez pas à aller sur son blog : link.

 

Je devrais plutôt dire deux défis. Le premier défi s'appelle Défi Scandinavie noire. Le second s'appelle : Défi Scandinavie blanche. Ces deux défis se termineront le 31 décembre 2011. J'ai choisi le Défi Scandinavie noire.

Celui-ci est en effet consacré aux romans policiers (je pense que mon choix n'étonne personne).

 

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Le principe des deux défis est le même, il s’agit de faire le tour de la Scandinavie par ses lectures. Comme la Scandinavie (au sens large) comprend cinq pays (Danemark, Finlande, Islande, Norvège, et Suède) chacun des deux défis comprend au moins cinq lectures.

 

Il existe trois niveaux dans chacun des deux défis :

 

 Catégorie Ourson : lire au moins un roman de chacun des cinq pays scandinaves (soit un minimum de 5 romans).

 

 Catégorie Flocon : lire au moins un roman de chacun des cinq pays scandinaves et approfondir sa connaissance d’un des pays en lisant au moins trois auteurs différents du même pays (soit un minimum de sept romans). C'est ce niveau que j'ai choisi pour l'instant : mes pas m'ont conduit en Islande. J'ai déjà publié un billet : 

La femme en vert d'Arnaldur Indridason. 


 Catégorie Étoile des neiges: lire au moins un roman de chacun des 5 pays scandinaves, approfondir sa connaissance d’un des pays en lisant au moins trois auteurs différents du même pays (comme pour le  niveau précédent), et approfondir sa connaissance d’un des auteurs en lisant au moins trois de ses romans (soit un minimum de neuf romans).

 

Il est aussi possible de mélanger les deux challenges pour faire un défi Scandinavie noire et blanche à la carte. L'essentiel est toujours de lire au moins un roman de chaque pays.

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 21:16

Je suis allée samedi et dimanche au salon du livre de Paris. Dimanche, j’ai effectué la visite avec Strawberry, une amie blogueuse dont je vous invite à découvrir le blog : link.

 

J’ai rencontré Guillaume Prévost, qui m’a dédicacé son livre La valse des gueules cassées, un roman policier qui prend place dans la France de l’après-guerre.

 

 

J’ai aussi rencontré Anne Bouin, qui m'a dédicacé Un été sibérissime. Ce livre est la suite de Petite feuille nénetse, qui a été sélectionné l’an dernier pour le prix des Dévoreurs de livre.

 

J’ai aussi acheté La valse lente des tortues de Katherine Pancol.

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