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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 16:03

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Quatrième de couverture :

 

Adraste peut aussi compter sur son valet. Il aime la belle Isidore et doit redoubler d'efforts pour la soustraire à celui qui veut l'épouser.

 

Mon avis : 


Le Sicilien est une courte pièce de Molière : un acte, vingt scènes et tout de même trois intermèdes musicaux. Cette œuvre a été créée pour la troisième version du Ballet des muses en février 1667. Ce ballet – les spectacles se déroulèrent sur une durée de deux mois – célébrait la fin du deuil de la reine mère Anne d’Autriche mais aussi la puissance du règne de Louis XIV.

 

Etant donné la durée des divertissements, il me paraît très difficile de la représenter dans qu'ils soient interprêtés. Je n'ose pas non plus imaginer une mise en scène dans laquelle les chants seraient massacrés (j'ai une certaine mise en scène du Bourgeois gentilhomme en tête). Le but de cette pièce est clairement le divertissement, l’exotisme. L’action ne se passe pas en France, mais en Sicile, ce qui explique le tempérament excessif et jaloux de Dom Pèdre – un français ne se comporterait pas ainsi. Un français ne proposerait pas non plus de faire tuer un offenseur, il le provoquerait en duel - les français sont hommes d'honneur.

 

Si la pièce n’est pas la plus originale qu’ait écrite Molière, je me suis amusée à retrouver des personnages, des situations, que Molière développera dans des œuvres ultérieures. La jalousie de Dom Pèdre préfigure celle de George Dandin, et Isidore gratifie son geôlier d’un discours sur la liberté des femmes qui trouvera des échos dans celui que tiendra Angélique devant Dandin. Hali se vante de ses fourberies, comme Scapin, et c’est par le biais des arts qu’Adraste, métamorphosé en peintre, approchera la belle Isidore, c’est par les chansons qu’il lui dira son amour, tout comme Cléante, devenu maître de musique, dévoilera ses sentiments à Angélique dans Le malade imaginaire. Enfermer sa belle, fut-elle une ancienne esclave, n'est pas le meilleur moyen de se faire aimer d'elle (n'est-ce pas, Arnolphe ?), et même si Isidore et Adraste ne se sont d'abord aimés que des yeux, Adraste a su se faire aimer, lui. Il a même su, avec la complicité d'Hali, organisé un stratagème pour soustraire la belle à son geolier. Figaro, un siècle plus tard, ne fera pas mieux.

 

Je vous quitterai sur cette citation d'Adraste :

"Les Français excellent toujours dans toutes les choses qu'ils font".


classique-final2

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:42

1095850.jpgTitre : Si je te retrouvais.

Auteur : Nora Roberts.

Editeur : France Loisirs

Nombre de pages : 591

 

Quatrième de couverture :

 

Fiona Bristow mène une vie idyllique. Elle habite une jolie maison sur une île au large de Seattle avec ces fidèles labradors, et dirige un centre de dressage canin prospère. Elle a dû se battre pour en arriver là : des années plus tôt, un tueur en série l’a poursuivie et a assassiné son fiancé. Par miracle, elle a survécu. Sur son île, Fiona a enfin trouvé la paix dont elle avait besoin pour se reconstruire après ce cauchemar.

Jusqu’au jour où Simon Doyle, un nouvel habitant, lui demande son aide. Propriétaire malgré lui d’un chiot incontrôlable, il ne sait plus à quel saint se vouer. Cet artiste tourmenté n’a jamais voulu de chien, il veut encore moinds d’une compagne, aussi attirante soit-elle. Mais un meurtrier émerge des ombres du passé. Un homme assoiffé de sang qui n’a qu’un seul but : reprendre la femme qui lui a échappé.

 

Mon avis :

 

Je commencerai par une petite précision au sujet du quatrième de couverture : la personne qui a imposé ce chiot turbulent, Jaws, à ce malheureux Simon Doyle, n’est autre que sa môman. Simon devrait méditer cette formule : une môman a toujours raison.


Cette précision faite, je tiens à dire que je n’avais jamais lu de romans de Nora Roberts jusqu’à présent. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Certes, le sujet est classique : un tueur en série a initié un apprenti qui reprend son flambeau macabre. L’auteure remet ces deux personnages-types à leur juste place et n’éprouve strictement aucune fascination pour eux. Rien ne viendra justifier leurs crimes, surtout pas les prétextes qu’ils se donnent.


L’héroïne de ce roman est une survivante : Fiona a réchappé au tueur en série, non parce qu’elle a reçu une aide extérieure, mais parce qu’elle a réussi à le neutraliser. Elle a même pu l’identifier. Pour se venger, il a tué Greg, son fiancé, et son chien Kong. Une justice existe cependant : Kong, avant de mourir, l’a salement amoché, ce qui a permis l’arrestation du tueur.


Huit ans ont passé. La mort de Greg et de Kong ont influencé Fiona plus qu’on ne le pourrait croire. Elle est devenue maître chien mais surtout, ses trois labradors sont chiens de secours et nous aurons l’occasion de les voir en pleine action, que ce ne soit qu’un exercice ou un sauvetage réel. Les chiens sont presque les personnages principaux de ce roman, entre les chiens de sauvetage, les aspirants chiens de sauvetage mais aussi tous ces chiens qui posent problèmes à leurs maîtres – sachant que dans tous les cas, ce sont plutôt les maîtres qui ne parviennent pas à s’affirmer face à leur chien (dit celle qui possède une magnifique bergère belge sourde et a donc bien du mal à se faire entendre).


C’est au moment où Fiona tombe à nouveau amoureuse (je vous laisse à deviner de qui) que surgit la nouvelle menace. Se rendre compte des séquelles qu’elle a gardées de sa première agression l’aide à faire face. Si j’ai trouvé assez long les développements de cette histoire d’amour, j’ai aimé le fait que l’intrigue soit centrée sur la manière dont elle réagit face à l’approche du tueur qui multiplie les provocations.

 

Si je te retrouvais est un thriller classique mais efficace.

 

Ma septième participation au Challenge Thriller organisé par Cynthia

Ma participation pour l'état de Washington au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 19:47

 

 chi-vie-de-chat-3-glenat J'aime beaucoup cette série de mangas, qui met en scène un adorable etit chaton dénommé Chi. J'ai lu les tomes 3 à 6 à la suite, je fais donc un billet commun pour les  quatre tomes  ézaaaaaaaaaaaaaaaaaa sous la haute vigilance de Nunzi, Koala (responsable de ceci) et Chablis (non, ce n'est pas un petit nouveau, c'est le doyen qui a un peu de mal avec les températures ambiantes). Toutes les aventures de Chi sont publiées aux éditions Glénat, et se lisent à l'occidentale. De plus, les dessins sont particulièrement colorés. 

Dans le tome 3, les Yamada sont en difficultés et ne savent plus comment faire pour la dissimuler (et pourtant, ils déploient des efforts incessants). Surtout, Noiraud est repéré : l'ami de Chi n'habite pas si loin que cela. Si les bétises de Chi continuent, la fin de ce tome annonce un nouveau départ pour la série.


Chi 4Chi, une vie de chat, tome 4.

Après le grand bouleversement qu’a connu Chi dans le troisième tome, elle découvre son nouvel environnement. Les Yamada n’ont plus besoin de cacher Chi puisque les animaux sont autorisés dans cette résidence. S’ils font connaissance avec leurs nouveaux voisins, Chi va de surprise en surprise en voyant les autres animaux : un chat peut être très différent d’un autre (n’est-ce pas Alice ?), un lapin, un perroquet sont bien plus calmes qu’un fougueux chaton. Je ne vous parle même pas de l’adorable chien des voisins : il prendra de plus en plus de place dans la vie de Chi. Son univers s’élargit : ce ne sont plus seulement l’intérieur de l’appartement qui sont dessinés mais le jardin où elle a le droit d’aller, apportant un peu de vert dans un univers très pastel. Elle doit aussi se faire à un nouvel espace : si elle ne peut marquer son territoire comme Noiraud le lui a montré (Chi n’a pas encore l’âge de bien cerner les différences mâle/femelle), elle se l’approprie peu à peu.

Certains traits sont particulièrement bien observés. Les amateurs de chats le sauront comme moi : ce ne sont pas toujours avec les jouets que leurs maîtres leur offrent qu’il préfère s’amuser. J’aime aussi que l’essentiel du manga soit vu par des yeux de Chi. Je ne suis pas sûre que tous les chats ont des difficultés à monter ou descendre les escaliers, ni qu’ils aient tous peur des chiens (voir les imprudences des miens).

 

9782723478489.jpgChi, tome 5.

 

J’ai trouvé que ce cinquième tome était un peu répétitif. Chi continue à explorer son environnement, elle s’aventure de plus en plus loin, au risque de se perdre ou bien d’avoir la chance de retrouver d’anciennes sensations. Elle approfondit ses relations avec ses charmants voisins, Alice en tête. Le graphisme est toujours aussi charmant, et Chi est toujours infatigable, qu’il s’agisse de jouer ou de commettre des bêtises.

Elle continue ses rencontres, non dans l’univers protégé de la résidence, mais dans celui, plus dangereux et plus vaste, de la ville. Chi s’est déjà perdue une fois, pourquoi pas deux ? J'aime beaucoup la manière dont ses déplacements sont matérialisés, montrant à quel point elle se déplace vite. J'aimerai bien que Bella montre une telle activité !


chi-tome-6.jpgChi, tome 6

Vous croyez que Chi ne peut plus commettre de nouvelles bétises ? Bonne nouvelle : elle innove encore dans ce sixième tome (heureusement que Nunzi est aveugle et que son fils fait semblant de ne rien voir, sinon, ils seraient capables de s'inspirer d'elle !!!!). La scène dans laquelle Chi guette une proie (un pigeon en l'occurence) m'a rappelé la rencontre (il y a une bonne quinzaine d'années) entre Agathe (qui avait encore ses quatre pattes à l'époque) et un coq. Bilan : le coq a superbement ignoré Agathe, qui est repartie toute dépitée.

Autre nouveauté : Chi s'aventure hors de sa maison la nuit, découvrant ainsi que tous les chats ne sont pas gris et sont très occupés. Je regrette cependant qu'une piste soulevée dans le tome 5 ne soit pas développée dans ce tome 6.

Le sera-t-elle dans le tome 7 ? J'aimerai bien !

 

Dragon2012feu

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:27

Karen-et-moi.jpg

Edition Arléa - 146 pages.

Mon résumé :

 

Découvrir une oeuvre peut-elle changer la vie ? La narratrice, que sa lecture de La ferme africaine à onze ans a transformé, pense que oui. Elle rend aujourd'hui à Karen Blixen ce qu'elle lui doit.

 

Mon avis :

 

Je l'ouvre par un premir constat : bien que cette lecture ait été très agréable, je ne trouve rien à dire, rien à écrire sur ce livre. Pourquoi rédiger ce billet ? Pour analyser pour quelle raison je ne trouve strictement rien à dire sur Karen et moi.

 

Quand j'ai lu ce livre, j'ai eu immédiatement envie de me replonger dans l'oeuvre de Karen Blixen, de relire La ferme africaine. Vous me direz qu'un livre qui donne envie d'en lire d'autres est une chose positive. Oui, si ce n'est justement que ce livre m'a laissé sur ma faim.

 

Biographie de Karen Blixen ? Pas entièrement. L'auteur montre comment sa rencontre avec l'écrivain l'a sauvé en quelque sorte, bien qu'il lui ait fallu des années pour oser être celle qu'elle est vraiment. L'ose-t-elle encore, véritablement ? Elle a conscience aussi qu'il faut qu'elle se détache de cette figure tutélaire. Elle n'est pas Karen, tout comme son amant n'est pas Denys. Avec le recul, je trouve les parallélismes entre sa vie et celle de Karen un peu aseptisé, comme si écrire le destin de Karen Blixen lui permettait de vivre une vie de passion et d'écriture par procuration.

 

Tout comme j'analyse pourquoi ce roman me paraît fade et gris avec le recul, la narratrice analyse ce qui l'a amené à se construire ainsi. Elle fait presque de la psychogénéalogie en allant chercher du côté de ses parents puis de ses grands-parents l'origine du mal-être qui règne dans sa famille. En prendre conscience l'aide à casser cette chaîne de transmission et à enseigner à ses propres filles à être elles-mêmes - pas si facile. 

 

Quand je lis un premier roman, je devrais avoir logiquement envie de découvrir le second. Après avoir lu ce premier roman, je me demande s'il y en aura un second. Nathalie Skowronek franchira-t-elle le pas et construira-t-elle une oeuvre littéraire autonome ? Je l'espère.

 

 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

 

Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 20:46

 

9782264045553.jpg  

Editeur : 18/18 - Nombre de pages : 238. 

 

Mon avis :

 

Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blancJ’ai lu le deuxième volume des aventures de Mma Ramotswe, qui s’inscrit immédiatement dans le prolongement du premier volume. Ce second opus n’est pas un recueil de nouvelles comme le premier. Deux intrigues seulement sont développées. La première affaire est particulièrement sensible : Andrea Curtin lui demande, en dernier recours, de découvrir comment son fils est mort, dix ans plus tôt. Bien que son fils soit seulement «disparu », elle sait qu’il est mort. Elle ne vient pas chercher vengeance, elle cherche l’apaisement et veut pouvoir dire adieu à son fils unique. Son humilité, sa connaissance et son amour pour l’Afrique fait que Mma Ramatswe accepte immédiatement l’affaire, bien qu’elle craigne de ne rien pouvoir découvrir. Elle s’attelle à la tache pourtant, avec patience et modestie. La seconde affaire est en apparence plus simple : une affaire d’adultère. Aussi, Mma la confie à sa secrétaire, promue entretemps son assistante détective.


Ce que j’ai aimé, et qui dérangera peut-être les amateurs purs et durs de polars est que la vie quotidienne de Mma est au moins aussi importante que ses enquêtes. Sa vie est bouleversée par son futur mariage et par les décisions prises par JBK Matekoni – sans qu’il l’en ait averti. Sa vie risque pourtant d’être bouleversée aussi parce que Mma met de l’ordre dans la vie de son fiancé : secouer l’inertie voire la malhonnêteté ne plaît pas à tous.


Ce que j’ai aimé aussi est que Mma se questionne sans arrêt sur son métier, ce qui est juste, ce qui ne l’est pas, quelles méthodes il convient d’employer et quelles décisions il convient de prendre à la fin de l’enquête. Les responsabilités sont lourdes de conséquence sur la vie de ses clients et de ses proches, tout en respectant une éthique : le détective ne doit pas se croire tout puissant. Mma et son assistante réussiront le tour de force de dire la vérité tout en préservant les innocents.


Le ton du récit change fréquemment. Nous passons de la comédie, pour ne pas dire parfois de la farce, avec la femme de ménage de JBL Matekoni, à la tragédie la plus pure. Les trahisons les plus sordides côtoient le dévouement le plus désintéressé. Je pense à Mma Potswane, directrice d’un orphelinat, organisation dramatiquement nécessaire à une époque où une maladie décime l’Afrique. Je pense surtout à la petite Motholeli, personnage que je retrouverai avec plaisir dans Vague à l’âme au Botswana, le troisième tome des aventures de Mma Ramotswe.

 

Challenge-anglaisAntoni : challenge God save the livre.

Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.


 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 11:33

Couverture_de_Un_ecr-0d-0a-ivainS_de_Augustin_Fe-0d-0a-ye.jpgMerci à Thomas, de la maison d'édition EP-LA Arès (www.ep-la.fr), pour ce partenariat.

 

Mon avis :

 

En lisant les premières pages ce livre, j'ai immédiatement pensé à un film : plus que des mots, ce texte fait naître des images. Sans longue description, je vois les personnages, en marge de tout et de tous. Ils ne sont pas sympathiques, ils ne cherchent absolument pas à l'être, ils sont trop occupés à poursuivre leurs vies en marge et en miettes.

 

Que dire sans dévoiler l'intrigue ? Deux réalités s'enchevêtrent. Louise, dite Lou, est-elle cette adolescente paumée, droguée, prostituée, maltraitée ou cette femme qui joue à la bourgeoise et rend régulièrement visite à Nicolas, en prison ? Où est la réalité ? Je n'ai pris que ce personnage en exemple mais chacun d'entre eux semble posséder une double existence, dans le récit de l'écrivain ou dans le récit de Nicolas.


Le style est sujet à des variations. Il peut être simplifié à l'extrême, direct. il peut être plus littéraire, plus normés, dirai-je, surtout dans la dernière partie du roman. Les phrases sont courtes. Souvent, les termes sont familiers, parce que les personnages ne savent pas parler autrement. Je ne vous parle même pas de la syntaxe. Je me suis sentie souvent très décalée en lisant ce livre, qui utilise un vocabulaire qui m'est étranger et qui décrit un univers qui existe, sans doute, mais que je n'ai jamais cotôyé, pas même de manière livresque. Comme si, dans ce partenariat, il y avait erreur sur la personne. 

 

Plus j'avançais dans le récit, plus il m'était difficile de distiguer le fantasme de la réalité. Si je choisissais la facilité, je dirai que l'écrivain remplace Dieu dans ce récit, et que nous sommes tous des personnages d'un livre dont nous ignorons l'auteur. Seuls quelques-uns des personnages parviennent à s'adresser à lui. Je choisirai donc de croire plutôt que nous avons là un livre construit de plusieurs strates, dans lequel l'écrivain-personnage explore les variantes possibles de son histoire, réincarnant tour à tour certains personnnages-fanstasmes, réécrivant des situations avec comme dénominateur commun la violence.

 

Le terme même me paraît faible car j'ai été véritablement choquée par ce récit. Je ne vous parle pas du point de vue développé sur les psys, leurs thérapies discutables, leurs échecs avec leurs propres enfants ou leurs névroses. Ce sont des clichés bien connus, pour rester dans le domaine littéraire. Je ne vous parlerai pas non plus de l'homosexualité perçue comme une maladie à soigner. J'ai été choquée par la banalisation du viol, par la prostitution, par l'énumération des déviances sexuelles, auxquelles pourtant les prostituées, toutes génération confondue, acceptent de se livrer. Je n'ai même pas envie, concernant cette partie du récit, de sortir à mon tour des clichés tels que "témoignage sur une réalité" ou "vide de notre société actuelle", "argent facile", "mal-être" parce qu'il n'est que deux échappatoires, en dehors de l'innocence d'une enfance condamnée à prendre fin : la mort et la folie.

 

Pour être au plus prêt du récit, je termine cet article par Nantes, de Barbara, souvent écouté par Louise et sa mère.

 

A la demande de certains blogo-lecteurs, voici un extrait du roman, portraot de Nicolas, p.  25:

 

"C’est à cette époque que Nicolas s’est mis à écrire des poèmes et son
premier roman. Parce que schizophrène et artiste, les filles, elles craquent.
« Nico est trop mimi » qui plus est. Un grand blond taillé dans du roc, la
posture de Jim, des cheveux longs et un regard bleu, caressant, toujours
dans le vague. Pour l’heure, il n’écrit plus pour la pose et tremble comme
une feuille en public. Craint les autres. Pas par manque de confiance, non.
Simplement la peur de révéler quelque chose en lui. Quoi ? Il l’ignore, mais
ce n’est pas forcément une faiblesse."

 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:35

 

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Edition Le livre de poche - 250 pages.

Quatrième de couverture :

 

L’écrivain Mark Easterbrook surprend une dispute entre deux jeunes filles. L’une d’elles s’appelle Thomisa Tuckerton. A quelques temps de là, Mark découvre que Thomisa Tuckerton est décédée, à l’âge de vingt ans. S’agit-il vraiment d’une mort naturelle ?

 

Mon avis :

 

Le cheval pâle est une œuvre rare et méconnu d’Agatha Christie. Pour la première fois, elle met en scène une vaste organisation criminelle. Ses membres ne sont pas des malfrats, ils sont bien plus originaux. Je considère que leur dirigeant est un authentique tueur en série et qu'il faudra patience, finesse et courage pour venir à bout de lui et de son organisation.


Comment débute l’intrigue ? Des morts naturelles mais subites. Elles ne sont cependant Logo Sharonpas suffisamment rapides pour qu’une jeune femme ne ressente pas le besoin de se confesser et de livrer une liste de noms à un prêtre unanimement respecté dans sa paroisse. Il n’aura pas le temps de la donner. L’onde de choc provoquée par sa mort donne à l’inspecteur Lejeune, mais aussi à l’écrivain Mark Easterbrook la pugnacité nécessaire pour élucider cette affaire. Toute cette affaire.


Ses ramifications sont vraiment curieuses. Elles nous mènent dans les petits villages anglais bien tranquilles, mais évoquent aussi des pays plus lointains, et des traditions telles que le vaudou. Elles nous montrent des superstitions que l'on pourrait croire oublier, et des cérémonies que rien ne justifie (et surtout pas le désir de mort).

 

Ce roman nous offre toute une galerie de personnages fortement caractérisés. Les femmes d'abord : j'ai l'impression qu'aucune catégorie n'a été oublié. Hermia, la compagne officielle de Mark, est une jeune femme rationnelle, intelligente, raisonnable, presque une mère pour lui constatera-t-il. Cherchez l'erreur et vous comprendrez pourquoi cette relation est vouée à l'échec. Poppy, fleuriste fâchée avec les mathématiques, est le prototype de la ravissante idiote (très ravissante et très idiote). La femme du pasteur est une précieuse auxiliaire pour l'enquête : rien de ce qui est inhumain ne lui est étranger. Quant à Ginger, restauratrice de tableau, elle fait preuve d'un courage et d'une ouverture d'esprit qui la rapproche des grandes héroïnes d'Agatha Christie (comme Lady Frances dans Pourquoi pas Evans ?). Nous retrouvons une de ses figures favorites : Ariadne Oliver. En pleine écriture d’un nouveau roman, elle accepte cependant de dédicacer des ouvrages lors d’une kermesse. Nous espérons qu’elle n’en gardera pas un traumatisme supplémentaire.

 

Les hommes ne sont cependant pas en reste. Mark Easterbrook et l'inspecteur Lejeune, secondé par un médecin légiste efficace, forment un trio d'enqueteurs d'éterminés à ne pas s'en laisser compter. Ils peuvent compter aussi sur un témoin acharné et sûr de lui, le pharmacien Osborne, et sur un personnage charismatique Mr Venables. Si charismatique et si déterminé en dépit de son infirmité (la polio l'a rendu infirme trois ans plus tôt), que certains auraient presque envie de le voir coupable pour justifier son inquiétante originalité. 

 

Le cheval pâle est un roman d'Agatha Christie qui mérite largement le détour.

 

Challenge-anglaisAntoni : challenge God save the livre.

Challenge Agatha Christie  
challange-agatha-christie

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 21:11

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Edition du Rouergue - 92 pages.

Mon avis :

 

La vengeance est un thème littéraire universel. Je citerai simplement Colomba et Le comte de Monte-Cristo, mes deux oeuvres préférées sur le sujet. Pourquoi ? Parce que ses oeuvres ont un point commun : les héros iront jusqu'au bout de leur vengeance, loin de la notion de pardon, surexploitée elle aussi. Je pense à un certain roman policier qui se termine par ce mot et qui m'a semblé délicieusement sirupeux.

 

Mais je m'égare. Ce (trop) court roman de littérature jeunesse s'ouvre sur une cérémonie d'hiver, que pratique l'héroïne, Eden, farouche et déterminée. Son but ? Venger sa grand-mère et venger Maisy, une de ses petites files indiennes dont la mort n'a bouleversé personne. Je ne vais pas vous dévoiler l'intrigue, je vous poserai juste une question : avez-vous déjà lu des histoires de vengeance qui ne s'accomplissait pas ?

 

Le livre est abrupte, âpre, rappelant au passage des vérités qui dérangent. L'écriture ne s'embarrasse pas de fioriture inutile et même si le récit comporte des retours en arrière, ils ne sont pas là pour embrouiller l'intrigue mais pour montrer comme Eden s'est forgée sa personnalité.

 

J'aurai cependant une réserve : ce livre n'est pas pour moi un livre pour ado, mais un livre pour adulte.

 

Challenge des quatre saisons

challengeQuatreSaisons

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 22:15

Il y a presque un an, je m'inscrivai au challenge God save the livre organisé par Antoni. Je me demandai si j'arriverai au bout du challenge. Je visais la catégorie Lady Di soit quinze livres.

 

Challenge-anglais

 

Grâce à lui, j'ai découvert à quel point la littérature anglaise tenait une place importante dans mes lectures. J'ai donc lu 51 livres pour ce challenge. Voici mes billets :

 

1 Victoria et les Staveney de Doris Lessing

Une situation légèrement délicate de Mark Haddon

Au secours, c'est Noël d'Anne Fine

Le royaume de Kensuké de Mickaël Morpurgo

Un cadavre dans la bibliothèque d'Agatha Christie

Mon nez, mon chat, l'amour et moi

L'étonnante histoire d'Adolphus Tips

Tempête sur Shangri-La de Michael Morpurgo

Le palais Adamantin de Stephen Deas

10 4 garçons dans la nuit de Val McDermid

  Le cinquième enfant de Doris Lessing

Le cauchemar de l'épouvanteur de Joseph Delaney

Boum ! de Mark Haddon

De l'autre côté du miroir de Lewis Carroll

15 L'âge de raison d'Helen Fielding

Le secret des chimneys d'Agatha Christie

En quête du rien de William Wilkie Collins

Comment briser le coeur d'un dragon de Cressida Cowell

Le Noël du chat assassin d'Anne Fine

20 A sudden puff of glittering smoke d'Anne Fine

Le Fantôme de Canterville d'Oscar Wilde

La reine des lectrices d'Alan Bennett

Drame en trois actes

Le crime est notre affaire d'Agatha Christie

25 Little Manfred de Michael Morpurgo

How to steal a dragon's sword de Cressida Cowell

Les deux gredins

La potion magique de Georges Bouillon de Roald Dahl

La crêpe des champs d'Anne Fine

30 The killer Cat's birthday bash d'Anne Fine

Le crime d'Halloween d'Agatha Christie

Associés contre le crime d'Agatha Christie

Trois souris

Cinq heures vingt-cinq d'Agatha Christie

35 Les quatre d'Agatha Christie

La conspiration de Whitechapel d'Anne Perry

Gently in the sun d'Alan Hunter

Les sept cadrans d'Agatha Christie

Le grand livre du chat assassin d'Anne Fine

40 Mort d'une garce de Colin Dexter

Un conte peut en cacher un autre de Roald Dahl

Shadow de Michael Morpurgo

Sous les mains sanglantes de Val McDermid

Le fond de l'enfer d'Ian Rankin

Le carnet noir d'Ian Rankin

Mma Ramotswe détective

Allô, Hercule Poirot d'Agatha Christie

Marple, Poirot, Pyne et les autres d'Agatha Christie

Un Noël plein d'espoir d'Anne Perry

50 Mrs Mc Ginty est morte d'Agatha Christie

51Poirot joue le jeu 

52 Vous descendez ? de Nick Hornby

  Voici les livres que je prévoyais de lire et que je n'ai pas encore lu :


Le train bleu d'Agatha Christie.

Les pendules d’Agatha Christie.

Slam de Nick Hornby.

Tout est sous contrôle d'Hugh Laurie.

La constance du jardinier de John Le Carré.

Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare.
La mégère apprivoisée de William Shakespeare.

Le marchand de Venise de William Shakespeare.

 

Je me suis donc réinscrite. Vous pouvez le faire ici. Voici les différentes catégories : 

Catégorie Dirty Harry : un livre lu.  

 

Catégorie Queen Mom : au moins un livre lu en VO.

 

Catégorie Prince Charles : cinq livres lus.

 

Catégorie Prince William : dix livres lus.

 

Catégorie Lady Di : quinze livres lus.

 

Catégorie The Beatles : vingt livres lus.

 

Catégorie Who wants to be a Sharon-naire : cinquante-et-un livres lus.

 

Je vous laisse deviner laquelle j'ai choisie.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:18

J'ai le plaisir de vous présenter un challenge dont je suis l'une des marraines, avec Asphodèle : Challenge des livres gourmands de Syl.

 

Syl nous propose de présenter des livres de cuisine pour l'année 2012 ET nous invite à élaborer une de leurs recettes.


Pas de challenge sans catégorie. Voici celles du challenge Livre gourmand, qui correpondent à l'ordre d'une brigade  : 


Aide cuisinier
3 livres + 3 recettes

Commis
5 livres + 5 recettes

Second de cuisine
8 livres + 8 recettes

Chef !
10 livres + 10 recettes

 

Voici le logo du challenge :

logoSyl.2.jpg

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Le Challenge animaux du monde  a débuté le 24 juillet2011. Pour vous inscrire et déposer vos billet, c'est ici .

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Pour le Challenge Maurice Leblanc , les inscriptions et le récapitulatif ont lieu ici .

 

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Jetez un coup d'oeil sur la bibliographie.

 

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