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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 02:09

2990od.jpgEdition J’ai lu – 125 pages.

 

Merci à Liyah de nous avoir fait partager ce livre.

Merci à Asphodèle - (Les livres du jardin d'Asphodèle) qui me l'a fait parvenir.


Mon résumé :

 

Gillian Bauer visite Paris.  La vue d’une statue la replonge vingt-cinq ans en arrière. Etudiante en troisième année, elle tombe amoureuse de son professeur Andre Harrow. Repoussant les limites, le charismatique professeur demande à ses élèves d’écrire leur journal intime et de le lire en cours. Jusqu’où peut-on aller pour se faire aimer ?

logo

 

Challenge Romans sous influence organisé par moi-même et George.

 

Mon avis :

 

Il s’agit du troisième roman de Joyce Carol Oates que je lis et je trouve toujours cette écriture aussi forte, aussi dérangeante. Peu de pages, pourtant elles sont marquantes.


Gillian est fascinée par le couple sulfureux que forment André Harrox et Dorcas, son épouse sculptrice d’origine française. Ses camarades de résidence le sont également, à des degrés divers. Je ne peux m’empêcher de penser que ses filles devaient être dans un profond désarroi affectif pour se laisser séduire par ce professeur dont le physique est (à mes yeux) repoussant. Les garçons existent pourtant, il est vaguement question d’eux, les autres professeurs aussi enseignent mais ils restent tous à la lisière de ce roman.


Abus d’autorité, abus physique, abus moraux – rien n’est épargné à ses frêles étudiantes qui n’ont qu’un but : être admirée et aimée. Ce ne sont pas des lolitas à la Nabokov, elles ont encore une part d’innocence et de cruauté liées à leur jeunesse et à leur inexpérience. Toute étudiante trop fragile pour résister à ce que le professeur et sa femme leur a imposer quitte le campus et est très rapidement oublié. Il ne s’agit pas là de résilience, plutôt du soulagement ressenti après le départ d’une rivale et la volonté de ne pas, de ne surtout pas savoir.


Ce roman montre le pire des années 70 (drogue, amour libre, expérience sexuel), et le meilleur reste en dehors du roman. Je retrouve dans ce roman les thèmes que j’avais déjà rencontré dans Petite sœur mon amour ou Fille noire, fille blanche : le père qui pousse son enfant à la compétition et ne l’aime que s’il gagne, les incendies mystérieux (feu purificateur ?) qui ravage le campus, rupture voulue avec la famille.


Si l’intertextualité est présente avec les œuvres de DH Lawrence, elle l’est aussi avec l’utilisation des Métamorphoses d’Ovide. Pour André, l’extrait choisi fait ressortie la bestialité de l’homme et l’anéantissement de la femme. Il aurait simplement dû ne pas montrer à sa proie la manière de reprendre le dessus. En effet, Gillian, si lisse, si banale, oppose une légère résistance, quasi invisible, au professeur. Je vous le concède, après toutes les humiliations qu’elle  subit, cette résistance paraît vraiment minime, pourtant, elle est réellement là.


Les conséquences sont dévastatrices, et les séquelles sont toujours présentes, vingt-cinq ans plus tard. Une telle histoire de nos jours serait-elle encore possible ? J’espère bien que non. 

 

challenge-oates-version-2012.jpg

Challenge Joyce Carol Oates

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 13:45

monsterkcmédition Big Kana - 190 pages.

18 volumes parus.

 

Quatrième de couverture :

 

1986, Düsseldorf, Allemagne de l'Ouest. Un jour, le docteur Tenma décide d'ignorer l'ordre de son supérieur et sauve la vie d'un enfant. C'est ainsi que commence cette horrible histoire.

mangasg

Mon avis :

 

Je lis beaucoup de mangas en ce moment, mais je ne rédige pas des billets sur chacun d'eux : s'il ne m'a pas plu, je passe. Monster est vraiment une oeuvre originale.Elle commence en 1986, dans une Allemagne encore coupée en deux. Nous sommes à l'Ouest, mais des allemands de l'Est viennent trouver refuge à l'Ouest, comme ce conseiller, sa femme et ses deux enfants. Le début de l'intrigue pourrait presque paraître rose malgré cetarrière-plan politique : un jeune médecin talentueux, Kenzo Tenma, fiancée à la fille du directeur est voué à un bel avenir. Le mariage aura lieu bientôt, et les préparatifs battent leur plein entre deux opérations.

 

  Ce manga s'ouvre surtout sur un questionnement : pourquoi est-on médecin ? Ni pour soigner des gens, ni pour sauver des vies : les médecins souhaitent avant tout publier des études, et gravir les échelons dans la hiérarchie de l'hôpital. Une opération réussie n'est qu'un moyen pour parvenir à ses fins. Dans cet univers où le cynisme règne en maître, le jeune docteur Tenma n'était pas très différent des autres médecins.  Il reçoit coup sur coup deux chocs qui lui font reconsidérer sa carrière, et rejeter la devise de sa famille d'adoption "toutes les vies n'ont pas le même prix". Au fond du gouffre professionnel, il redonne un sens à sa vie, en sauvant la vie du fils du conseiller est-allemand : il a été frappé d'une balle en pleine tête, ses parents ont été assassinés, sa soeur est sous le choc.

 

Mais le monde ne s'arrête pas de tourner parce que le docteur a retrouvé une conscience professionnelle irréprochable.  L'enquête sur le meurtre des deux réfugiés est-allemands débute : occasion pour les policiers est et ouest allemands de penser beaucoup de biens les uns des autres, et surtout, de trouver qui parviendra le premier à obtenir des résultats, quitte à anticiper la convalescence d'Anna et de Johann, les deux jumeaux survivants. Les événements se précipitent et le docteur Tenma se trouve promu à la suite de "concours de circonstance" pour le moins inattendu et macabre.

 

Nous retrouvons le docteur neuf ans plus tard. L'ellipse est justifiée par le fait que sa vie n'a pas changé en neuf ans. Il est toujours un chirurgien consciencieux, à la vie privée de toute conquête amoureuse, ayant pour seul ami un collègue. Une série de meurtre le replonge pourtant dans le passé, lui dont la seule ambition n'a pas changée : sauver des vies. Ils sont signés "Monster", et ce tueur, il le connaît, bien malgré lui. Il lui a sauvé la vie neuf ans plus tôt.

 

L'intrigue est remarquablement construite, les rebondissements sont nombreux, sur fond de guerre froide (présente ou passée). Le mangaka doit s'être remarquablement documenté pour restituer avec tant de précision le climat de l'Allemagne réunifiée. Le graphisme est précis, asséré, l'émotion est à fleur de peau, notamment dans les scènes entre Johann et Anna. Quant au docteur, il est un personnage d'une rare complexité. Cet homme simple et talentueux, qui, sans doute, n'aimerait vivre que pour son métier, n'en a pas fini d'ausculter sa conscience. Pourra-t-il trouver l'apaisement ? Et si oui, comment ? Tout en questionnant ces personnages, c'est le lecteur lui-même que questionne le mangaka : à la place de Tenman, qu'auriez-vous fait ?

 

 

Dragon2012feu


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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:41

Pour la deuxième année conséctive, le Forum Au fil des lignes  organise deux défis. Je me suis inscrite aux deux, comme l'année précédente.

 

Le principe du petit défi est simple : choisir cinq titres parmi les coups de coeur 2011 des membres. Avantage : j'ai choisi des livres que je peux aussi inscrire à d'autres challenges.

 

Hiver de Mons Kallentoft (coup de cœur de Caro, février 2011)
Rosa Candida (coup de cœur de Ratdebibliothèque, juin 2011)
Black cherry blues de James Lee Burke (coup de coeur de MIssissipi, mai 2011)
Purge de Sofi Oksanen (coup de cœur de Thereadeuse et Lolobel, février 2011).
La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt (coup de cœur de Pinky).


Pour le grand défi, les membres ont proposé chacun dix catégories. Après le vote, les dix catégories suivantes ont été retenues :


- un policier
- un auteur jamais lu
- un roman contemporain
- un roman littérature jeunesse
- un livre ayant une couleur dans le titre
- un livre ayant un animal dans le titre (je vous laisse deviner qui a proposé cette catégorie).
- un classique
- un livre porté au cinéma
- un roman historique
- chick litt

 

Voici les livres que je lirai pour mon grand défi 2012. Je vous laisse deviner à quel autre challenge j'inscrirai ces titres  :

 

- un policier : La maison de soie d'Anthony Horowitz (Challenge Victorien et challenge God Save the livre)
- un auteur jamais lu : Vers la mer d'Anne-Sophie Stefanini (Challenge premier roman)
- un roman contemporain : Les vaches de Staline de Sofia Oksanen ou Opium Poppy d'Hubert Haddad (challenge 1 %)
- un roman littérature jeunesse : Un été sibérissime d'Anne Bouin. (challenge Quatre saisons)
- un livre ayant une couleur dans le titre : le train bleu d'Agatha Chritie (challenge Agatha Christie)
- un livre ayant un animal dans le titre : Le lièvre de Vatanen d'Arto Paasilina (Défi Scandinavie)
- un classique : Nord et Sud d'Elisabeth Gaskell (Challenge Victorien et challenge God Save the livre)
- un livre porté au cinéma : Breakfast on Pluto de Patrick McCabe (challenge Irlande)
- un roman historique : La valse des gueules cassées de Guillaume Prévost. (challenge roman historique)
- chick litt : Une irrésistible envie de sucré de Meg Cabot. (ChallengeNew York)

 

Edit de 20 h 45 : j'ai rajouté la liste des challenges compatibles.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 17:27

17-900-84-1Question importante, me direz-vous. Je connais la réponse pour moi, mais vous, vous êtes-vous déjà posé la question ? Tentez le petit quizz suivant :

 

 

 

 

 

1 A combien de challenges êtes-vous inscrit ?

a Aucun : vous lisez au gré de vos envies.

b 1 à 5.

c 25,26, 27... Zut, j'en ai encore oublié un. Arrêtez de m'interrompre quand je compte !

 

2 Combien de challenges avez-vous raté ?

a vous ne savez pas. Une fois inscrit, il vous arrive d'oublier votre inscription.

b un, deux, voire plus. Quand vous vous inscrivez, vous aimez. Plus le temps passe, moins vous avez envie de le finir.

c un seul, et vous vous en souvenez encore.

d aucun. Vous honorez tous les challenges auxquels vous vous inscrivez.

 

3 Pourquoi vous inscrivez-vous à un challenge ?

a parce que le thème ou le concept vous plait.

b parce qu'il est organisé par une copine blogueuse (et tant pis si le thème ne vous plaît pas).

c parce que c'est un challenge. C'est suffisant.

d parce que vous voulez découvrir un genre littéraire que vous ne connaissez pas.

 

4 A quel challenge ne vous inscrirez-vous jamais ?

a à un challenge où il faut lire plus de 50 livres, trop contraignant.

b à un challenge dont le thème est trop éloigné de vos lecture.

c à un challenge qui consiste à baisser sa PAL. Wild PAL forever.

 

5 Quand vous voyez un livre :

a vous regardez sa couverture et le quatrième de couverture pour savoir s'il vous plaît.

b vous vous referez aux articles lus dans la presse ou sur des blogs.

c vous savez d'office dans quel(s) challenge(s) vous pouvez l'inclure.

 

6 Et s'il ne va dans aucun challenge en cours ?

a pas grave : vous le lisez quand même.

b pas grave : vous l'inventez, le challenge.

 

Si vous avez coché les réponses a et b, vous êtes indemnes. Par contre, si vous avez coché une majorité de c et de, vous êtes gravement atteint(e). Il est temps de rentrer dans une clinique spécialisée dans la désintoxication de challenges.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:28

9782812602030.jpgédition du Rouergue - 60 pages.

 

Mon avis :

 

Ce livre, écrit par une française, exprime à lui seul le paradoxe des Etats-Unis. Colton Harris Moore, à qui ce livre est dédié, n'est pas un de ces WHASP qui peuplent les feuilletons américains. Non, il fait partie des White Trash, ces américains blancs totalement laissé à l'écart du système et du rêve américain.

 

Mère alcoolique, père drogué, Colton n'aurait pu rêver pire ascendance. Il est accusé injustement de vol à l'âge de huit ans, et ramené chez lui, menottes aux poignets. Oui, c'est possible, et non, cela ne choque même pas la société américaine. J'espère au moins que cette arrestation choque en France, bien que l'on souhaite "pénaliser" le plus tôt possible. Après cet événement traumatisant, Colton se révolte et déclare la guerre à la police. J'ai presque envie de vous rassurer, les services sociaux, après diverses plaintes, prendront les choses en main et le placeront en foyer, variante à peine déguisé de la prison. Il s'évade plusieurs fois - difficile de garder l'oiseau en cage - et commence son périple.


Ce qui aurait pu être l'itinéraire d'un délinquant ordinaire devient la fantastique cavale d'un héros provoquant des temps modernes. Oui, je vous l'accorde, il a volé des voitures (de luxe),des bateaux et des avions. Accordez-moi cependant qu'il n'a jamais blessé ou tué personne. Il m'a fait penser aux héros de Véronique Ovaldé, qui vivent "des vies d'oiseaux" et s'installent dans le nid des autres. Pour Colton, necessité fait loi, il n'a d'autres choix que de voler dans le garde-manger des autres, puisque sa mère boit les allocations au lieu de le nourrir. 

 

Bien sur, il fait penser à un siècle de distance à Hucleberry Finn, il fait aussi penser aux enfants perdus de Fagin - sauf qu'aucun Fagin ne viendra le prendre sous son aile. Pas de bonne consience amércaine mais encore l'idée que certaines personnes doivent rester en marge de la société, si nécessaire en les poussant un peu. Ecoutez les voix qu'Elise Fontenaille nous donne à entendre, celle de Colton, bien sûr, mais aussi celle de Mo, sa mère, celle d'Helen, amie d'enfance de Mo devenue policière, qui vit des fins de mois difficiles (mari chômeur, trois enfants) et celles des voisins et demandez-vous quelle autre issue avait Colton.

 

Demandez vous aussi ce qu'il va devenir : il a été condamné à sept ans de prison.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:46

jorn-riel-le-garcon-qui-voulait-devenir-un-etre-hu-copie-1.gifédition Gaïa - 110 pages.

 

Mon résumé:

 

Ce volume nous conte la fin des aventures de Leiv, le garçon qui voulait devenir un être humain. Mais est-ce vraiment la fin, ou le commencement d'une nouvelle aventure ?

 

Mon avis :

 

Leiv, Narua, Apuluk grandissent, s'aguérissent avec les épreuves. Ils repartent pour retrouver Thorstein, à qui ils vont devoir annoncer le massacre des siens. Soli, l'esclave de Thorstein, se joint à eux. La présence des esclaves est connue dès le second volume, mais c'est la première fois qu'une réflexion est menée sur l'existence de cette pratique qui choque Narua et Apuluk. Pour eux, un être humain est libre et n'est en aucune manière une marchandise.Pourtant, en écoutant le récit de Solvi, ils sont obligés de se confronter à cet état - se confronter ne signifiant pas l'accepter, mais chercher des moyens d'y mettre fin.

 

J'avais qualifié le premier tome de "voyage initiatique", je persiste avec ce troisième volume qui nous fait explorer de nouveaux territoires. La grande différence entre les contes européens et ce récit scandinave est que le voyage (et, par conséquent l'apprentissage) n'est jamais terminé, quel que soit l'âge ou l'autorité du voyageur. Leiv n'a pas fini de découvrir le Groenland, sa faune, ses coutumes - et il a encore beaucoup à apprendre sur le courage des siens. 

 

Je vous ai dit aussi qu'ils grandissaient. D'un côté, nous avons Leiv, que Narua n'a jamais laissé indifférent. De l'autre, nous avons Apuluk, qui ne rêve que de libérer Solvi de son esclavage. Que pourra-t-il bien se passer entre ses très grands adolescents ?

 

La fin n'est que le début.

 

 

 

dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:58

jorn-riel-le-garcon-qui-voulait-devenir-un-etre-humain-tome.gifédition Gaïa - 104 pages.

 

Mon résumé :

 

La suite des aventures de Leiv, le jeune viking islandais.

 

Mon avis :

 

Ce livre est le second tome du garçon qui voulait devenir un être humain, et qui y est parvenu, puisqu'il a été accepté par les inuits.

Cette seconde partie inverse les données du premier livre, puisque ce sont Narua et Apuluk, les deux enfants inuits, qui découvrent le mode de vie des islandais, grâce à la ferme de Thorstein. Celui-ci a survécu au naufrage, ainsi que ses hommes, il est marié, est le père de Frida, muette depuis sa naissance et possède une ferme prospère. Il n'est plus question de vengeance pour Leiv, il est devenu suffisamment mûr pour passer outre le code de l'honneur islandais.

Dans ce second volume, qui nous montre aussi la vie quotidienne à la ferme, il est d'abord question de religion. Si Rollo, moine zélé envoyé en mission par son évêque, essaie de convertir Narua et Apuluk, il essuie un semi-échec. Chacun gardera ses croyances, sans que l'une soit jugée supérieure à l'autre. Il est aussi (et surtout) question d'ouverture aux autres : les inuits reconnaissent leurs erreurs passées.

Narua s'émerveille devant l'art du tissage, Apuluk veut apprendre la ferronerie. Ne vous attendez cependant pas à de pesantes explications, comme j'en trouve dans la littérature de jeunesse française. Jorn Riel est un formidable conteur, qui préfère parler de tolérance, d'altruisme et de courage plutôt que d'écrire une reconstituion historique. Il existe des ouvrages pour le faire. Il n'hésite pas à montrer la face sombre de l'être humain. Rane et Grimur, deux frères islandais, ne sont pas des méchants de conte de fées. Ce sont des tueurs sanguinaires (fiers de l'être) capables de toutes les monstruosités et de toutes les lâchetés. Ils ont tout de même une qualité : ils révèlent des qualités que Leiv ne connaissait pas encore chez les inuits.

Groeanland ou Islande ? Quel sera le destin des trois adolescents ?

Je débute le livre III ce soir.

 

 

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Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 14:52

9782847200102.jpgEdition Gaïa - 89 pages.

 

Mon résumé :

 

An mil, en Islande. Leiv n'est encore qu'un enfant quand son père est assassiné par Thornstein. Bien que l'assassin ait été condamné à trois ans de banissement, Leiv désire ardemment se venger. Il embarque clandestinement sur son drakkar. Comment pour lui non une histoire de vengeance, mais un voyage initiatique.

 

Mon avis :

 

J'ai découvert la plume de Jorn Riel grâce à Pani, la petite fille du Groenland de Jorn Riel .

Je poursuis ma découverte de son oeuvre avec Le garçon qui voulait devenir un être humain, dont voici le livre I. Le lien entre les deux oeuvres est l'allusion à la Mère de la mer, figure protectrice des hommes et de la nature. 

 

Nous pourrions presque croire que nous sommes dans un conte. L'époque est si lointain qu'elle en devient imprécise pour le lecteur actuel. Ce qui ne l'est pas est le code de l'honneur qu'applique Leiv, le jeune islandais brusquement projeté dans le monde des adultes : Rodrigue et Chimène, Orso et Colomba ont strictement le même. Ce qui change est que Leiv est bien trop jeune pour se mesurer à son adversaire, Thornstein. Il apprendra, au cours de ce voyage, à estimer cet adversaire, prisonnier d'un code de l'honneur qui n'était pas le sien.

 

Le voyage, comme l'indique le titre du livre I, tourne court à cause d'un naufrage - les glaces et le brouillard sont les ennemis du drakkar. Leiv survit, et rencontre Narua et Apuluk, deux enfants inuits. Grâce à eux et à leur courage - leur peuple ne craint-il pas les êtres venus d'ailleurs, au point de les mettre à mort sans discussion possible - Leiv se confronte à un peuple et à une culture radicalement différente de la sienne. A la fin de ce livre I, je parlerai presque d'intégration, tant Leiv a amené les inuits à modifier leur jugement et tant lui-même s'est fait à leur mode de vie. Les épreuves qu'il a traversées ont fait de lui un inuit, c'est à dire un humain.

 

Reverra-t-il les siens ? La réponse dans le livre II.

 

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Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 08:54

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Edition Métaillié - 148 pages.

Mon résumé :

 

Est-il possible de mener l'enquêter sur un Prix Nobel de littérature ?

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Challenge Romans sous influence organisé par moi-même et George.

Mon avis :

 

Presque un an après avoir lu un roman de Padura, je refais une nouvelle tentative. L'essai n'est pas concluant non plus. Mario Conde a quitté la police depuis huit ans pour se consacrer à l'écriture d'un roman. Il est pourtant rappelé à son ancien métier quand un cadavre est découvert dans le jardin de l'ancienne maison d'Hemingway.

 

L'auteur ? Il l'a profondément admiré. Il se souvient même l'avoir vu, étant enfant, peu avant qu'il ne quitte définitivement La Havane. L'homme ? Il l'exècre après l'avoir admiré. Pourtant, il n'a pas envie de le voir accusé de meurtre. Il part sur les traces de son passé et questionne tous ceux qui l'ont connu et qui ont gardé une forte reconnaissance à son égard. Le roman alterne alors avec des chapitres qui mettent en scène Hemingway en tant que personnage. Narrateur de sa propre histoire, vieilli, presque réduit à l'impuissance littéraire, il erre dans sa propriété, craignant que la mort ne vienne l'empêcher de terminer son oeuvre, ou pire, craignant de ne plus pouvoir écrire. Et quand Mario Conde se prend pour Hemingway, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver entre le présent et le passé.

 

Dans ce livre, je découvre plus l'homme que l'oeuvre. Si sa passion pour les chats est fort intéressante (et je le dis presque du bout des lèvres tant ce fait est accessoire dans le livre), aucun livre, aucun auteur ne pourra me faire apprécier les combats de coqs, de chien, la chasse ou la corrida. Que personne ne brandisse le mot "culture", je parlerai de barbarie. Mario Condé lui même n'apprécie pas ces témoignages de violence gratuite que sont les trophées de chasse. En revanche, il apprécie beaucoup le passé amoureux d'Hemingway, lui qui se languit de Tamara, parti en Europe. Là non plus, je n'ai pas changé d'opinion : la sexualité solitaire des ex-policiers cubains ne m'intéresse pas. Il a de la chance : l'enquête se résout quasiment toute seule.

 

Un nouvel essai avec Léonardo Padura ? L'année prochaine peut-être.


Défi les douze d'Ys

  2012

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 21:19

  Alaska.jpg

 

Merci à Stéphie d'avoir fait voyager ce livre.

 

 

Circonstance de lecture :


Un  livre voyageur.... Je ne connaissais pas David Vann, et j'avais très envie de découvrir son oeuvre.

 

Mon avis : 

 

Tous les avis que j'ai lus ou presque sur ce livre sont très positifs. Ce n'est pas que le mien ne l'est pas, c'est juste que j'ai trouvé qu'il fallait un moral d'acier pour lire ce livre. J'ai une capacité inégalée à enchaîner des lectures au sujets particulièrement faciles.

 

Gary et Irène (est-ce une coïncidence si les deux prénoms sont construits en miroir ?) sont mariés depuis plusieurs décennies et ils ne s'entendent plus. S'ils se sont aimés un jour, ils l'ont oublié. Ils rejettent maintenant sur l'autre leurs échecs, leurs rêves avortés. Ils n'ont pas de reproches assez assassins l'un envers l'autre. Se détester à ce point est du grand art. Mettre autant d'énergie à pourrir la vie de l'autre aussi.

 

Ils vivent en Alaska. Quelle idée ! La rudesse du climat et de la vie quotidienne les rend aveugle aux beautés de la nature,  les rend aveugle à quasiment tout. S'ils sont antipathiques, les autres personnages le sont aussi, à commencer par leurs enfants. Rhonda, la fille, n'aime pas son métier, et souhaite par-dessus ton se marier avec son dentiste de compagnon, qui possède une bonne situation. Je ne sais pas du tout où est l'amour, il n'en est jamais réellement question. Mark, le fils, suit les traces de ses parents. Ses amis Carl, fils à maman (il m'a presque fait rire), et Monique, fille à papa qui traîne son ennui, ne sont pas attachants le moins du monde.

 

Lire Désolations est épuisant, déprimant. Pas d'espoir - et pas d'explications non plus. Qu'Irène soit rongée par son enfance, nous le savons dès la première page. Que le dénouement soit tragique, je m'en doutais aussi - pas d'espoir, vous dis-je. J'aurai juste aimé comprendre comment Gary et surtout Irène en sont arrivés à ce point de non-retour. J'ai toujours l'hypothèse de la reproduction du schéma maternelle dans le cas d'Irène - schéma que sa fille reproduira à son tour, j'en suis quasi-certaine. Cette analyse ne me satisfait cependant pas car je ne suis pas très portée sur la psycho-généalogie.

 

Désolations est un livre désespéré à l'écriture ciselée.

 


 

Rentree-litteraire.jpg

Challenge rentrée littéraire chez Hérisson

50Ma participation pour l'état de l'Alaska au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

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