Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:59
tous les livres sur Babelio.com

 

 

Kazé édition - 190 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Sumio est un lycéen ordinaire, à l'exception près qu'il cache un secret : le pouvoir de lire l'avenir dans son "Dream Diary"… Un jour, alors que sa mère vient de disparaître dans des circonstances obscures, il se retrouve enfermé dans l'enceinte de son école, avec six autres élèves. Une entité mystérieuse du nom de Enigma leur annonce qu'ils vont devoir réussir un test étrange : parvenir en 72 heures à s'échapper de leur prison, malgré les "ombres" qui rôdent et les énigmes qui jonchent leur parcours. Leur seule chance de réussir : faire chacun appel à leur faculté spéciale….

 

Un très grand merci à Babelio et à Kazé édition pour l'envoi de ce manga.

 

Mon avis :

 

Je découvre le premier tome de cette série de manga (le second paraît en mai) qui ne ressemble pas à ceux que j'ai l'habitude de lire (formule un peu pompeuse concernant une lectrice qui a lu son premier manga il y a quelques mois, grâce à une précédente opération Masse critique de Babélio).

Pourtant, ce shônen présente des caractéristiques communes avec des séries de manga bien connues. L'action se déroule dans un lycée, les héros sont donc... des lycéens. L'univers est très réaliste, néanmoins. La mère de Sumio élève seule son fils depuis trois ans, et pour survivre, elle exerce un métier peu reluisant. Hi'ina a beau être riche, elle dénonce l'hypocrisie de son milieu, dans lequel elle se sent mal à l'aise. Matsurigi, lui, est le prototype de l'élève modèle, à cheval sur le règlement, mais entièrement dévoué aux autres. Amour, amitié, rivalité, mais aussi mise à l'écart, jalousie, hypocrisie rythment le quotidien des personnages, au même titre que leurs horaires de cours. C'est dans ce monde presque banal que le fantastique fait irruption, d'abord par les prémonitions de Sumio, puis par son enfermement avec six camarades dans l'enceinte si familière du lycée. Enigma en est la cause.

Il porte bien son nom. Qui est-il ? Pourquoi a-t-il choisi ses sept personnes ? Quel but cache-t-il réellement derrière ses énigmes ? Comment connaît-il les pouvoirs surnaturels de chacun et leurs voeux les plus chers ? Nous ne le saurons pas, bien sûr, de même que nous ne connaîtrons pas tous les pouvoirs de chaque élève. Je ne vous cacherai pas que l'un d'entre eux m'a mis mal à l'aise - à croire que je suis une petite nature - et que le symbole d'Enigma pourrait presque m'angoisser, tout comme certaines péripéties m'ont semblée vraiment stressante, au point que je déconseillerai ce manga aux personnes souffrants de claustrophobie.

L'alchimie d'Enigma est là, je pense. D'un côté, nous avons une construction en épisode, avec des rappels en tête de chapitres, un graphisme assez simple, et des fiches signalétiques à chaque fois qu'un pouvoir est révélé - voici pour l'aspect rassurant. De l'autre, nous avons des rebondissements angoissants, et l'idée sous-jacente qu'une fin heureuse n'est peut-être pas à prévoir.

La part d'ombre grignote le soleil est une phrase que j'affectionne et applique souvent à un livre. Elle est particulièrement appropriée à Enigma. 

 

 

Dragon2012feu

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine


Repost 0
3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 20:58

Songe.jpg

 

Mon résumé :

 

Quand le roi et la reine des Elfes se mèlent des amours des humains, quand Puck joue des tours et que d'humbles artisans se mêlent de jouer une tragédie, rien ne va plus en cette nuit de la Saint-Jean.


Challenge-anglais 

Antoni : challenge God save the livre.

classique-final2

Un classique par mois organisé par Cécile

 

 

 

 

 

 

Mon avis :

 

J'ai lu cette oeuvre de Shakespeare pour la première fois il y a une vingtaine d'années, je ne l'avais pas relu depuis. La difficulté n'est pas de comparer ce que j'avais ressenti alors et ce que je ressens maintenant, mais d'oublier des critiques lapidaires entendues ici ou là (je les nommerai : comment chroniquer une oeuvre en une phrase).

Le songe d'une nuit d'été est une oeuvre où se cotoient toutes les catégories possibles de personnages : les rois et les reines, les elfes et les fées, les citoyens, les artisans maladroits. Tous sont liés par des histoires d'amour plus ou moins heureuses, et si Thésée épouse Hippolyta, Lysandre ne peut s'unir à Hermia car son père veut la marier à Demetrius, ancien soupirant d'Héléna, qui est toujours follement amoureuse de lui. Un peu plus, et nous serions dans une tragédie racinienne, ou, pour rester dans l'époque élisabethaine, nous serions dans Roméo et Juliette. 

Mais les elfes s'en mêlent parce qu'eux aussi ont des querelles de couple, qui n'ont rien à envier à celles des humaines et qu'ils veulent faire d'une pierre deux coups : régler leur querelle et rendre heureux les humains. Si nous étions dans la comédie, je parlerai de quiproquo. Ici, je parlerai plutôt de révélateur de la fragilité des sentiments humains. Démétrius veut Hermia, mais n'a-t-il pas poursuivi Héléna précédement ? Ce n'est pas un sortilège qui fit cesser son amour alors. Ce n'est pas non plus un sortilège qui commande la violence des rapports entre les deux jeunes filles, un véritable crépâge de chignon, puis entre les deux rivaux. Elle aurait éclaté, l'enchantement n'a fait qu'accélérer les événements - n'est-ce pas aussi le propre du théâtre ?

Parlons-en, du théâtre, avec cette troupe d'artisans (même étymologie qu'artistes). Mise en abîme ? Ce serait si facile. Mise en dérision plutôt, que ses acteurs dirigés par un charpentier, lui-même mené par le bout du nez par un tisserand. Ils craignent tant de choquer le public qu'ils en viennent à démonter constamment le principe de l'illusion théâtrale. Déjà fort drôle, ils le sont plus encore lorsqu'ils sont confrontés à des événements elfiques qui les dépassent. Je ne vous parle même pas de la représentation qu'ils parviennent à donner, exhibant ce que le théâtre peut faire de plus maladroit, mais pas de pire. Comme le dit Thésée : "rien ne doit être pris en mauvaise part s'il est offert avec candeur et respect".

 

 

 

challengeQuatreSaisons

Challenge quatre saisons

Repost 0
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 19:58

Hivers.jpgPetite bibliothèques Payot- Rivages - 91 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Enfant unique de parents anglo-irlandais, Elizabeth Bowen naquit à Dublin en juin 1899. Ce livre qu’elle publia en 1942 raconte ses sept premiers hivers dans cette ville. L’auteur évoque avec une franchise délicieuse sa famille et la vie quotidienne au 15, Herbert Place : la nursery baignée par les reflets du canal, les gouvernantes, les boutiques d’Upper Baggot Street et de Grafton Street les cours de danse et les jours de fêtes.

 

Challenge-irlandaisChallenge de littérature irlandaise

 

 

 

 

Mon avis : 

 

Ce livre a beau être court, découpé en plusieurs chapitres tout aussi court, j'ai eu beaucoup de mal à le terminer. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il est ennuyeux, ce serait sans doute exagéré, je dirai que comme la saison dont il porte le nom, il est froid. Elizabeth Bowen a beau nous raconter son enfance, décrire sa nursery, ses promenades avec ses nurses, ses quelques visites dans des boutiques soigneusement choisies, son éveil aux mots et à la lecture, je m'attendais à plus de sensibilité. Cette froideur est-elle dû à son éducation ? Je ressens un manque cruel de communication, des regrêts aussi. Elizabeth écrirait-elle pour dire tout ce qu'elle n'a pu dire ni à son père ni à sa mère ? Cette oeuvre suscite beaucoup de questions, et peu de réponses.


Elizabeth Bowen est anglo-irlandaise, et elle affirme cette identité dans cette oeuvre, elle qui ne vivait que l'hiver à Dublin et quitta cette ville à l'âge de sept ans. Bien sûr, elle décrit Dublin aussi, et il est difficile d'apprécier ses descriptions puisque je ne connais pas du tout la ville, mais pas vraiment à hauteur d'enfant, plutôt avec le recul de l'écrivain qu'elle est devenue, tout comme elle juge les différentes nurses qui se sont occupées d'elle. Elle parle aussi (j'ai envie de dire bien sûr) de ses parents et de sa naissance, des faits qu'elle n'a dû connaitre que plus tardivement, comme la difficulté qu'avait sa mère à s'occuper d'elle (Elizabeth Bowen a perdu sa mère à l'âge de 14 ans).

 

Peut-être serez-vous tenté(e) par ce livre. Je n'ai pas envie d'en dire plus, car j'ai beau l'avoir refermé hier seulement, son souvenir s'estompe déjà.

 


Challenge des quatre saisons

challengeQuatreSaisons

Repost 0
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 14:59

Maurice.jpg

édition Actes Sud - 130 pages.

 

Mon résumé :

 

La narratrice est au soir de sa vie. Pourtant, elle se souvient de ses années de jeunesse, au château de Bruhl dont son père était le gouverneur. Elle venait de le rejoindre après avoir vécu dix ans chez une vieille tante. Un jour, un mystérieux prisonnier fut amené : monsieur Maurice.

 

Mon avis :

 

Un premier amour ne s'oublie pas et jamais la narratrice n'a oublié monsieur Maurice. N'allez pas croire qu'il se soit passé quoi que ce soit de scabreux entre ce jeune homme et la jeune narratrice âgée de dix ans. Pourtant, c'est bien de l'amour qu'elle a éprouvé pour cet homme, retenu prisonnier sur ordre du roi de Prusse. Pourquoi emprisonner ce français, qui serait bien mieux rendu à son pays ? Nous sommes dans les premières années de la Restauration, et le souvenir de Napoléon est encore bien vivace, tout comme la menace qu'il a exercée sur l'Europe. Monsieur Maurice (nous ne saurons jamais sa véritable identité) était bonapartiste, peut-être même l'a-t-il aidé après son évasion de l'île d'Elbe. Là non plus, nous ne saurons pas.

Ce que nous saurons, et c'est largement suffisant, est que le prisonnier, tout comme son geolier involontaire, est un homme d'honneur mais aussi un homme à la santé fragile qui ne supporte pas l'enfermement. Vous vous attendez à un affrontement entre le prisonnier et son geolier ? Il n'y en aura pas. Le père de la narratrice se retrouve lui aussi prisonnier des conditions de plus en plus drastiques d'enfermement du prisonnier, conditions qui cachent elles aussi un mystère.

Ce court roman met en scène des personnages aux prises à des forces et à des intérêts qui les dépassent. Dans toute autre oeuvre, l'issu aurait été tragique, dramatique. Le tour de force d'Amélia Edwards est d'utiliser les ressorts du fantastique pour nous amener vers une fin qui, si elle n'est pas complètement heureuse, est du moins fort émouvante. Certains diront peut-être "niaise", ou alors "pas crédible".Le fantastique n'a pas à être crédible, mais à maintenir le doute. Il n'a pas non plus à être tragique.

 

logo-challenge-victorien

 

Biographie de l'auteur : Amelia Ann Blanford Edwards est née en 1831. Elle avait sept ans quand son premier poème fut publié, douze à la publication de sa première nouvelle : la carrière littéraire s'ouvrait à elle. Elle s'est fait connaître par ses travaux archéologiques (elle fut la première secrétaire de l'Egypt Exploration Fund) que par ses romans. Grande voyageuse, docteur honoris causa de nombreuses universités américaines, elle est morte des suites d'une mauvaise grippe en 1892.


Challenge-anglais 

Antoni : challenge God save the livre. 

Repost 0
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 14:18

annee.jpgédition 10/18 - 152 pages.

 

Mon résumé :

 

Une année au jardin, en compagnie de Karel Capek.

 

Mon avis :

 

J'aimais jardiner... quand j'étais plus jeune.Je manque de temps et j'ai beaucoup de chats. Néanmoins, j'ai lu ce livre qui était dans ma PAL depuis deux ans avec beaucoup d'intérêt car ce n'est pas un livre de jardinage comme les autres.

Jardinage, ai-je dit ? Non, plutôt monomanie du jardin. Nous avons affaire à un passionné, qui ne pense, ne vit que pour son jardin, ne supporte pas d'être éloigné de lui très longtemps, et quand il est obligé (quelle horreur !) de partir en vacances, il écrit chaque jour des lettres passionnées au malheureux qui en a la charge. Il m'a rappelé quelqu'un (moi, et les compte-rendus téléphoniques au sujet de mes chats quand je m'absente).

Comme un vrai livre de jardinage, il est découpé en mois et entre chaque bréviaire mensuel se trouve un chapitre centré sur une spécificité du jardin : les semences, les bourgeons, et même la pluie. Ce livre a près de quatre-vingts ans, il ne connaît donc pas les engrais, les insecticides, et les recettes préconnisées sont parfois à mourir de rire (ne ratez pas les méthodes pour se débarrasser des pucerons au mois de juin). Karel Capek a de l'humour, certes, mais aussi beaucoup de tendresses pour ses monomaniaques, ses obsédés de la plante rare, ceux qui ont toujours peur d'écraser une pousse fraîchement sortie de terre, ceux qui ont mal au dos à force de se courber sur leur plante favorite.

Le dernier point qui m'a séduite à cette lecture sont les illustrations, conçues par le frère de l'auteur, Josef : j'aime les histoires de famille.

 

chateau-baviere

Repost 0
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 14:29

Le mois Mitteuleuropa consacré à l'Europe centrale prend fin. Il est temps de dresser le bilan des articles consacrés à ce défi.

 

Portraits :


Elisabeth d'Autriche dite Sissi

Gisela et Maria Valeria von Osterreich

Sophie de Bavière

Hélène de Bavière

Marie et Mathilde de Bavière

 

Lieu :

 

Mayerling

 

Littérature hongroise :

 

Les gars de la rue Paul de Ferenc Molnar

 

Littérature polonaise :

 

Les boutiques de cannelle de Bruno Schulz

 

Littérature allemande :

 

Ludwig de Klaus Mann

 

Biographie :

 

L'impératrice rouge

 

Oeuvre se déroulant en Europe centrale :

 

Fantasio d'Alfred de Musset

 

chateau-baviere

 

Edit : le mois Mitteuleuropa est prolongé jusque fin juin ! N'hésitez pas à nous rejoindre ! Pour vous inscrire, rendez-vous sur le blog de Schlabaya.

Repost 0
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 10:32

couv47028928.jpgédition Michel Laffon - 352 pages.

 

Merci aux éditions Michel Laffon et au forum Livraddict pour ce premier partenariat.

 

Présentation de l'éditeur :

 

Dans les interminables plaines du Montana s'étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.
Alors qu'Indiana se remet à peine de l'enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n'est pas d'origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l'auteur de cet ignoble crime. À moins qu'il ne s'agisse d'un complot visant à l'éloigner des siens... et à détruire ce qui l'unit à celle qu'il aime ?
Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux...

 

 

 

challe11.jpg challenge littérature jeunesse par Mélo

 

Mon avis :

 

Revoilà Indiana ! Nous le retrouvons moins d'un mois après les événements mouvementés qu'il a subi qui ont vu le clan de son grand-père mis en danger. Indiana est immédiatement confronté à un événement sanglant dont il se serait bien passé, puisqu'il implique le père de Katerina, sa dulcinée. Surtout, s'il se doute de l'identité des charmants personnages qui ont manigancé cette agression, et bien, il ne s'agit que de doutes, et si Indiana a appris des choses depuis le premier volet de ses aventures, c'est : 

- avoir des preuves solides est toujours utile.

- se méfier des apparences, aussi.

- se méfier de tout le monde, également.

 

Néanmoins, il peut compter sur ses grands-parents, même s'ils sont ressortis affaiblis de la lutte (je trouve d'ailleurs que le résumé en tête du second volume est bien utile, j'espère simplement qu'il ne dissuadera pas certains lecteurs de se contenter du tome 2). Il est aussi très entouré. Par Chuck, qui est officiellement son meilleur tortionnaire, pardon, son meilleur ami. Par Nanny, sa nourrice avec laquelle il a de nombreux points communs : être entièrement dévoué(e) aux personnes aimées et être différent. Par Axel, le semi loup garou, qui se retrouvera confronté à une situation.... qu'il n'avait pas du tout prévu.

 

Mais, franchement, qui pouvait s'attendre à ce qui se passe dans ce second volume ? Bien sûr, je me doutais que Brandkel n'allait pas faire acte de contrition et rentrer dans le rang. Je ne me doutais pas que son esprit tortueux allait encore concevoir des machinations aussi alambiquées. Je ne vous parle même pas de son fils Tyler, toujours au poste, toujours le souffre-douleur attitré de son père, toujours amoureux de Katerina. Tous ces "toujours" provoqueront "encore" des soucis à Indiana.

 

Ah, Indiana, narrateur de cette histoire pleine de rebondissements : en le lisant, j'ai irrésistiblement pensé à Jasper de A comme association. Lui aussi cultive le goût des blagues foireuses dans les situations délicates. Cependant, Indiana n'a pas la chance d'avoir des pouvoirs magiques. Humain dans un monde de loup, il a appris à survivre grâce à l'amour des siens, et à se sortir des pires situations grâce à ses seules qualités humaines, et à un tout petit pouvoir surnaturel qui, pour l'instant, lui cause plus de soucis que de profit.

 

Ce second tome voit l'arrivée de nouveaux personnages : les vampires. J'ai l'impression que Sophie Audouin-Mamikonian s'est particulièrement amusée en les créant. Non seulement elle maîtrise parfaitement les codes vampiriques, mais elle s'en joue (y compris les plus récents) pour créer ses propres vampires. Le résultat est très réussi, et promet quelques moments particulièrement réjouissant - sauf peut-être pour notre héros, qui se retrouve avec une nouvelle catégorie de créatures surnaturelles sur les bras, sans trop savoir quelle masse d'ennui (ou d'aide ? qui sait ?) qu'elles vont lui apporter.

 

Ce second tome des aventures d'Indiana Teller est hautement recommandable. Certes, je suis impatiente de lire la suite, mais je souhaite aussi que l'auteur prenne tout le temps qu'il faut que le troisième tome soit aussi réussi que celui-ci.

 

challengeQuatreSaisons

Challenge quatre saisons

Repost 0
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 18:08

Lune-de-printemps.jpg

édition Michel Laffon - 372 pages.

 

Mon résumé :

 

Montana, de nos jours. Indiana Teller est un garçon de 17 ans comme tous les autres. En revanche, sa famille est plutôt hors-norme : son grand-père est le chef d'une meute de loups-garous, et Indiana, né de l'union d'un authentique loup-garou et d'une humaine, n'a pas hérité des gènes lycanthropes. Ce ne sera pas son seul soucis. 

 

Ma participation pour l'état du Montana au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

 

Mon avis :

 

J'adore commencer un billet en apportant quelques précisions. Tout d'abord, j'ai acheté ce premier tome au salon du livre de Montreuil, et il m'a été dédicacé par l'auteur. Pourquoi j'ai choisi ce livre ? Je ne le lui ai pas caché (avantage : l'auteure ne s'est pas vexée) : un de mes chats s'appelle Indiana, et son livre me permet de valider une partie du challenge des quatre saisons. Si je lis ce livre seulement maintenant, c'est parce que j'ai reçu, grâce à Livraddict et aux éditions Michel Laffon, le second tome des aventures d'Indiana Teller. J'ai donc enchaîné avec grand plaisir les deux tomes.

Car je serai franche, comme d'habitude : j'accumule les lectures sur des sujets fort stressants et lire d'une traite (ou presque) ce livre m'a fait un bien fou. Indiana appartient à une famille de loup garou - immédiatement, vous pensez à Twilight. Et bien non. Pas de sectarisme dans cette famille : les femmes aussi peuvent se transformer, et tout comme il existe des loups alpha, il existe aussi des louves alpha. La vie n'est pas facile pour Indiana, narrateur et personnage principal : au milieu de ce monde de créatures surnaturelles, il est le seul à être normal alors qu'il aurait dû être l'héritier du chef tout puissant de la meute, son grand-père. Du coup, il doit se faire une place au sein de la meute - et tous ne veulent pas de lui, loin de là - tout en poursuivant ses études au milieu des humains. Heureusement, Indiana ne manque pas d'humour, et il en a besoin. Il a aussi du recul sur ce qu'il vit - pas trop néanmoins, une excessive lucidité ne scierait pas à un adolescent dont nous suivons le parcours semé d'embûche. 

Cela aurait presque pu être une histoire classique dans un campus américain car Indiana oublie un temps les soucis liés à la meute pour se concentrer... Non, pas sur ses études. Se concentrer sur sa vie amoureuse ! Au ranch, elle n'était pas brillante, là, elle pourrait éventuellement... commencer, si de complexes questions de rivalité ne venaient jouer des tours à notre héros.

L'intrigue est bien construite, les péripéties s'enchaînent à un rythme équilibré, ni trop lent, ni trop rapide, ni trop abracadabrant, ce qui est presque un comble pour un roman de fantasy. En effet, Sophie Audouin Mamikonian joue habilement avec les codes que nous connaissons, et j'espère qu'elle parviendra à exploiter toutes leurs caractéristiques dans les tomes suivants.

challengeQuatreSaisons

Challenge quatre saisons

Repost 0
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:27

Vita

 

édition Le livre de poche - 126 pages.

 

Présentation de l'éditeur :

 

Lorsque le narrateur apprend, à Londres, la mort de son oncle Noble Godavary, il n'entretient plus que des liens très distants avec ses racines. Pour l'enterrement et l'ouverture du testament, il retrouve La Grange, le cottage familial où repose son oncle, les autres membres de la famille et surtout sa cousine Paola...

 

Mon avis :

 

Le titre français est trompeur : en VO, the death of Noble Gadavary déplace le centre de ce court roman. Pourtant, Paola est bel et bien l'héroïne de ce texte, bien plus que son père ou que le narrateur du roman, son cousin et comme toute bonne héroïne, son entrée est retardée dans l'action.

D'elle, avant son apparition, nous ne connaissions que le jugement de son cousin, et le portrait dans le journal local - Noble Gadavary et sa famille vivent dans un coin perdu de l'Angleterre.

Les codes de la nouvelle sont respectées. L'action est resserrée sur trois jours. Du passé, nous en saurons très peu, mis à part le remariage de Noble avec une italienne et la naissance de leur fille Paola. Du temps de l'écriture, moins encore, si ce n'est l'empreinte que ces trois jours ont laissé sur la vie de Gervase, le narrateur. Les personnages sont peu nombreux, et aucune intrigue secondaire n'est développée.

Curieuse famille que celle des Gadavary, où l'on ne dit rien, non parce que l'on se connaît si bien qu'il est possible de se comprendre à demi-mot, mais parce que la dissimulation et le mensonge sont devenus une seconde nature, y compris dans les actes les plus banals de la vie quotidienne. Certes, nous ne savons pas pourquoi cette famille est ainsi, mais ce n'est pas génant pour le déroulement de l'intrigue. J'aurai pu croire qu'un personnage au moins de l'intrigue serait là pour racheter les autres, mais même pas, entre l'amoureux transi qui ne se déclare pas et le couple illégitime qui se cache, si je n'excepte ce personnage secondaire qu'est Julia, la domestique toute entière dévouée à ses maîtresses. Paola, certes, paraît franche - mais pour quelle raison ? Surtout, elle ne craint nullement les répercussions de ses paroles ou de ses actes.Gervase la juge froide, l'est-elle réellement ? Paola est un mystère que nul ne percera.

Ce qui me restera de cette lecture est une impression de froideur, de grisaille, comme si la nouvelle toute entière s'était déroulée sous la pluie. Je retiens un temps fort néanmoins : l'union entre les hommes et leurs chiens.

Paola est pour moi une première approche de l'oeuvre de Vita Sackville-West, que je poursuivrai avec Toute passion abolie.

 


Challenge-anglais 

Antoni : challenge God save the livre. 


Repost 0
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 20:29

Nana1.jpg

édition Delcourt -180 pages.

 

Mon résumé :

 

Ce manga raconte les histoires d'amour de deux jeunes femmes prénommées Nana. Ce manga devait rester unique, mais vu son succès, une série a vu le jour.

 

10-jours-japonais

 

Mon avis :

 

Je commence très souvent mes avis sur les mangas de cette manière : j'ai eu du mal à le commencer. Vrai, là aussi, tant les vignettes (je ne connais pas l'équivalent en manga) se succèdent de manière dense sur une page. Le graphisme des personnages est parfois très outré (je ne puis comparer qu'avec les expressions des personnages de cartoon pour les mimiques) et donc moins raffiné que ceux de Pluto, de Monster ou de Bride stories. Même les décors sont très urbains, ce qui colle avec le ton de la série. Avec ce manga, j'ai l'impression d'expérimenter une nouvelle catégorie de mangas, celle qui s'adresse plutôt à des jeunes femmes, qui peuvent se reconnaître dans ces personnages qui se cherchent et qui ne se trouvent pas forcément.

La première Nana est un coeur d'artichaut. Elle tombe amoureuse, très fréquemment, de garçon plus âgé qu'elle. Quitter le lycée et trouver sa voie va la forcer à s'interroger sur ce qu'elle attend d'une relation amoureuse mais aussi sur ce qu'elle croit savoir des hommes. Immature ? Oui, un peu, pour ne pas dire beaucoup, et c'est sans doute pour cette raison qu'elle s'égare dans des relations qui ne peuvent rien lui apporter.

La seconde Nana a morflé, si je puis m'exprimer ainsi - et je le fais. Elle vit sa relation amoureuse avec la force de celle qui sait qu'elle ne peut se permettre de gâcher une seule journée. Pas de demi-mesure avec elle, c'est tout ou rien. Vous l'aurez compris, elle m'a bien plus intéressée que la première. Elles ont pour points communs leur attrait pour l'art (le dessin pour l'une, la musique pour l'autre) ainsi que leur volonté de quitter la province pour tenter leur chance à Tokyo.

Je ne poursuivrai pas cette série : je préfère rester sur cette note d'espoir pour toutes les deux.

 

 

Dragon2012feu

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

Repost 0

Présentation

  • : le.blog.de.sharon.over-blog.com
  • le.blog.de.sharon.over-blog.com
  • : J'ai crée ce blog pour partager mes lectures. Mes goûts me portent plutôt vers le roman policier.
  • Contact

Parlons félins.

Nunzi aussi a son blog :

le  blog de Nunzi

485

Recherche

Challenges

Logo Sharon

Le Challenge animaux du monde  a débuté le 24 juillet2011. Pour vous inscrire et déposer vos billet, c'est ici .

Si vous cherchez des idées de lecture, vous en trouverez en cliquant

 

logo

  Le Challenge romans sous influences a débuté le 18 septembre. Pour vous inscrire et déposer vos billets, c'est ici .

N'oubliez pas la bibliographie

Leblanc

 

Arsène.

Pour le Challenge Maurice Leblanc , les inscriptions et le récapitulatif ont lieu ici .

 

moliere-1318954748

 

Le Challenge Molière est à durée illimitée lui aussi .

 

Lecture

Le Challenge Histoire de famille est à durée illimitée lui aussi. Venez déposer vos billets ici ou Là.

Jetez un coup d'oeil sur la bibliographie.

 

challenge Paris(1) Le Challenge Paris je t'aime est illimité dans le temps.

Mon profil Babelio

Mon profil sur Babelio.com

Hellocoton

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez Sharon sur Hellocoton