Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 11:07

Voici le dernier portrait sur les frères de François Joseph.

 

Karl-Ludwig.jpg

 

Il reste, dans mon souvenir, le cavalier malheureux de Sissi dans le film éponyme.

 

Il est né en 1833, il a trois ans d'écart avec François-Joseph, un an avec Maximilien.

 

Il se marie en 1856 avec sa cousine Marguerite de Saxe (fille d'Amélie de Bavière, soeur cadette de Sophie d'Autriche). Elle mourut deux ans plus tard, elle n'avait que dix-huit ans.

 

Marguerite-de-Saxe.jpg

 

Il se remarie quatre ans plus tard avec Maria Annunziata des deux Siciles. Ils eurent quatre enfants, trois garçons et une fille, qu'il prénomma Marguerite, comme sa première femme. L'aîné, François-Ferdinand mourut assassiné en 1914, à Sarajevo. La suite est connue.

 

Devenu veuf à nouveau en 1871, il épousa Marie-Thérèse de Bragance, et donna à leur première fille le prénom de sa précédente épouse, Maria Annunziata. Celle-ci, un temps fiancée, devint religieuse franciscaine. Voici son portrait :

 

Annunziata-d-Autriche.jpgAnnunziata d'Autriche

 

Sa jeune soeur Elisabeth (1878-1960) avait Sissi pour marraine. Elle épousa le prince héritier de Liechtenstein et en eut huit enfants : les souverains actuels sont ses descendants.

 

Et Karl Ludwig ? Il mourut en 1896.

Repost 0
21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 04:52

Je dis souvent : si un livre ne m'a pas plu, je ne vois pas pourquoi je perdrais mon temps à rédiger un billet à son sujet. Je déroge à cette règle alors que je ne dors pas (billet rédigé vers 4 h 50 du matin) parce que j'ai l'impression de faire oeuvre de salubrité publique.

Pour un peu, je m'inscrirai au fan club de Guillaume Musso, tellement ses livres sont meilleurs (c'est vous dire mon agacement).

La cause de mon ire ? Filiation du crime de Nora Roberts. J'ai abandonné ce livre au bout de 92 pages.J'aurai dû me méfier, un auteur n'écrit pas 29 tomes avec une même héroïne sans quelques ratés, ou sans utiliser des ficelles grosses comme des cordes. La ficelle, ici, est de rappeler avec forces détails, les supplices que la victime a enduré avant de mourir. Une telle description une première fois est déjà pénible, surtout quand on n'a pas un Ducky à portée de mains qui se promet, avec un vibrant dégout, d'autopsier l'auteur de cette monstruosité vivant. Mais quand, en plus, cette description est redite à au moins quatre reprises (j'ai arrêté de compter), il n'y a plus alors que deux causes possibles : 

- complaisance malsaine de l'auteur.

- volonté de réussir à tenir quatre cents pages. Il faut bien remplir.

Si j'ajoute que les personnages sont des stéréotypes sans âme et que la vision d'un New York futuriste est ratée, vous comprendrez pourquoi j'ai refermé le livre.

 

Edit  de 10 h 27 : l'auteur a écrit 150 romans. Ceci explique peut-être cela. J'ai trouvé une troisième cause aux redites : les lecteurs n'avaient peut-être pas compris les trois premières fois.

 


Repost 0
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 08:56

Envie-sucree.jpgédition Le livre de poche jeunesse - 444 pages.

 

Mon résumé :

 

Heather est une ex-star de la pop. Elle a trouvé du travail dans une résidence universitaire et espère bien reprendre ses études. Malheureusement, deux étudiantes trouvent la mort coup sur coup. Et si un tueur rôdait à sur le campus new yorkais ?

 

challenge-ny-12 Challenge New York 2012 par Emily

 

Mon avis :

 

Les romans de Meg Cabot ne laissent pas des souvenirs impérissables, ils permettent néanmoins de passer de bons moments.L'héroïne est assez atypique pour un roman de chick litt. En effet, Heather porte du 46 - comme la majorité des femmes américaines - et n'entend pas se mettre au régime pour rentrer à nouveau dans du 42, encore moins dans du extra-small, comme cette jeune femme qu'elle croise dans une boutique. Elle revendique sa taille et ses certitudes. Parmi elles figure le taux de matières grasses d'une barre Milky Way.

 

Heather a des rêves. Déchirer les vêtements de Cooper, son propriétaire détective, est sans doute celui qui revient le plus souvent. Pour parvenir à ses fins, il faudrait d'abord qu'elle reprenne ses études, et qu'elle obtienne un diplôme, et si possible un prix Nobel ! Cooper aime les beautés réversibles comme Marian, son ex, belle et intelligente. 

Pour l'instant, Heather a surtout un gros soucis : un cadavre a été retrouvé dans le dortoir, pardon, dans la résidence universitaire où elle travaille. Elle ne veut pas croire que cette mort est accidentelle. Elle ne veut pas croire non plus qu'il s'agit encore d'un accident lorsqu'une deuxième jeune fille trouve la mort. Le soucis est qu'elle est bien la seule et qu'elle n'est pas la personne en laquelle on fait spontanément confiance en matière de crime.

D'ailleurs, l'enquête criminelle passe au second plan, tant nous sommes pris dans les soucis d'Heather. Nous savons tout sur ses tracas quotidiens dans son travail, son ex, la nouvelle compagne de son ex. Les paparazzis s'en donnent à coeur joie, elle moins, quant aux lecteurs... je n'ai pas boudé mon plaisir devant certaines scènes.

Et puisqu'Heather est une chanteuse, j'inscris ce livre au challenge d'Anne. En effet, chaque chapitre s'ouvre sur le texte d'une des chansons qui ont fait la gloire de la pop star pour ado - des chefs d'oeuvres de mièvrerie. Les derniers textes, dus à la plume d'Heather elle-même (délicieuse mise en abîme) sont plus combattifs. Normal : Heather chante ses propres mots (maux ?).

Je lirai sans doute le tome 2, car cette lecture a été distrayante et reposante, juste ce qu'il me faut en ce moment.


 

50Ma participation pour l'état de New York au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

challenge-Des-notes-et-des-mots-2défi des mots des notes par Anne

Repost 0
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 00:52

Nous sommes déjà à la seconde semaine de STAR. J'ai lu au cours de cette semaine:

 

La constance du jardinier de John Le Carré

un roman que j'ai eu du mal à terminer et dont mes chats ont adoré la quatrième de couverture.

Un traitre à notre goût de John Le Carré

Même remarque que pour le précédent. Je crois que John Le Carré et moi, nous sommes fâchés, littérairement parlant.

Meurtres à Cardington Crescent d'Anne Perry

encore un bon Anne Perry. Quel plaisir de lire ses romans ! 

L'écume des jours de Boris Vian

pour le défi Un mot, un titre de Calypso

Une irrésistible envie de sucré de Meg Cabot

pour une lecture commune

La circulaire et autres racontars de Jorn Riel

j'aime le Danemark !

Lunatic café de Lauren K Hamilton

billet activé le 30 avril


Logo-STAR-4-Les-lectures-de-Liyah

 

J'ajoute que  j'ai fait un point sur d'anciennes lectures d'Anne Perry, mais que cela ne compte pas pour le STAR. J'ai lancé un nouveau challenge aussi.

Repost 0
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 20:00

  Couverture_de_Laura_de_Laurent_Herrou.jpg

Merci à Thomas, de la maison d'édition EP-LA Arès (www.ep-la.fr), pour ce partenariat.

 

Mon avis :

 

Je crois que je n'ai jamais eu autant de mal à rédiger un avis. Oui, je sais, je le dis souvent, mais là, j'ai vraiment l'impression que les difficultés ont été  insurmontables. J'ai presque eu envie de présenter mes excuses à l'éditeur parce que vraiment, je n'y arrivais pas. Et de là à dire que je suis satisfaite de ce que je rédige, c'est non. J'essaie simplement de ne rien changer à mes habitudes.

Premier écueil (et de taille) : je ne savais pas vraiment qui était Guillaume Dustan (merci de ne pas trop rire) à qui ce livre est dédié. En 1999, j'étais très occupée par le CAPES, et l'actualité littéraire me passait vraiment par-dessus la tête.

Deuxième écueil (toujours de taille) : ce genre de romans m'est totalement étranger. Je n'en ai pas lu avant, et il est probable que je n'en lirai plus jamais après. L'auto-fiction, très peu pour moi - je n'ai pas lu un seul roman de Christine Angot, et je ne ferai rien pour y remédier.

L'oeuvre est découpée en plusieurs parties. Un avant-propos explique les différentes strates de création, les modifications du projet initial. Suivent les quatre parties de anciennement intitulé Gris de Garonne, Ecoute (des dialogues bruts), ce que je nomme le journal de Laura et L'autre Paul, un court polar. Ou comment je gagne du temps en détaillant le livre.

Laura est l'histoire de Laurent, de sa construction - Laura est Laurent, sa part féminine. Laurent aime les hommes, Laurent aime un homme, et j'ai envie de dire que cela ne nous regarde pas. Dans son avertissement à la troisième partie du livre (le journal de sa publication en fait), l'auteur dit : "Je demande à tous les gens qui me connaissent de ne pas lire ce livre." Je comprends parfaitement pourquoi en le lisant, et j'ai de très nombreuses fois entrecoupé, arrêté, suspendu ma lecture parce que même si ce texte est publié, j'ai des scrupules à lire ses confidences intimes, sur sa vie de couple, sur sa vie intime, sur sa vie sexuelle qui se mèlent à sa difficulté à accepter son homosexualité et sa versatilité. Même si un auteur vous invite à tout savoir de lui, je n'en avais pas forcément envie. Je n'ai pas forcément envie non plus de détailler ce qui nous est raconté - ce n'est pas scrupule par rapport aux personnes qui me lisent, mais c'est qu'en temps que femme, je me sens très éloignée de ce qui nous est narré.

Pourtant, Laurent Herrou nous parle de sa part féminine, de son statut de "femme au foyer" (ce que je n'ai jamais été), de ses difficultés à accepter son homosexualité, de la culpabilisation que ses parents font peser sur lui, surtout parce que son frère est gay lui aussi. Encore un fait qui m'est étranger - parce que j'ai toujours grandi dans l'idée qu'il fallait accepter ses enfants tels qu'ils étaient, et non tels qu'on voulait qu'ils soient.

Reste à savoir pourquoi l'auteur raconte ceci. J'écarte la volonté d'être trash (je me trompe peut-être) car l'écriture est sincère, nomme les choses, les actes mais n'a pas une volonté de choquer, d'exhiber, juste d'être au plus près... de la réalité, y compris en racontant des faits apparemment banals. Au milieu d'une lecture qui me mettait mal à l'aise, j'ai presque ri quand il a été question de l'horoscope du jour.

Au delà de la parution d'un premier roman (et il est rare de lire le questionnement de l'auteur-en-devenir) se trouve aussi la question du positionnement : Laurent Herrou a été publié dans une collection ouvertement gay et ne se satisfait pas de ceci. Il voudrait être un auteur, point, ce que je comprends très bien.

Laura se termine par un court roman policier, L'autre Paul. Le personnage, claustrophobe dans son propre corps (j'ai beaucoup aimé cette formule) me fait penser au héros de Transfixions de Brigitte Aubert. Pourtant, ce narrateur anonyme mène une vie sans joie, se donnant à des hommes dont il espère l'amour, et n'obtenant en retour rien (au mieux). Une seconde narratrice prend la parole, après une ellipse narrative, Valentine. Tout comme le premier narrateur, sa vie n'est que désespérance, jusqu'à ce qu'elle rencontre Paul. Elle peut dire enfin : Je parlais peu, mais je vivais, moi. J'ai préféré cette partie de l'oeuvre, sans doute parce qu'elle est la plus accessible.

 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

Repost 0
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 10:21

Traitre.gifédition Points - 446 pages.

 

Merci à Babélio et aux éditions Points pour ce partenariat.

Merci également pour le petit mot qui accompagnait le livre : cela fait toujours plaisir.

 

Quatrième de couverture :

 

Ils voulaient simplement faire une partie de tennis. Gail et Perry, jeune couple anglais en vacances dans les Caraïbes, échangent quelques balles avec d'autres vacanciers, une famille russe. Invités à leur soirée, ils deviennent malgré eux des émissaires de la Mafia. Les services secrets anglais sont à leur trousses. Pour s'en sortir, Perry n'a qu'une solution : devenir espion.

 

Mon avis :

 

J'ai un soucis avec les romans de John Le Carré. C'est le deuxième livre que je lis de lui cette semaine, et la même impression me poursuit : dès que je referme le livre, j'oublie aussitôt ce que j'ai lu. C'était très gênant pour la Constance du jardinier, car les personnages (surtout Tessa) étaient charismatiques. Cela l'est moins pour un traître à notre goût.

Je vous rassure, ce livre a de grandes qualités. La narration est particulièrement virtuose. L'auteur change de point de vue fréquemment, enchâsse le récit principal de retours en arrière, nous fait pénétrer à la fois dans les arcanes des services secrets, qui ont connu un coup de mou entre la fin de la guerre froide et le 11 septembre et dans ceux de la Mafia russe. Le profit est roi, et de l'argent blanchi est de l'argent utile, n'est-ce pas ? J'ai beaucoup aimé les chapitres consacrés à Hector et à sa lutte contre Matlock, avec Luke en arrière-garde. J'ai reconnu certains thèmes qui apparaissaient déjà dans La Constance du jardinier, ses images obsédantes d'innocents massacrés non pas gratuitement, mais pour l'argent. J'ai aimé aussi que ses espions soient humains, dotés de problèmes qui parasitent leur métier. Hector n'a-t-il pas fait aménager son emploi du temps pour.  rendre visite à son fils emprisonné deux fois par semaine ?

Malheureusement, les autres personnages ne sont pas à la hauteur. Je commencerai par le couple d'anglais. Perry est tout bonnement insupportable. Monsieur, qui a la chance d'avoir un poste à Oxford, veut enseigner à des élèves qui ont vraiment besoin de lui. Des idéalistes comme lui, j'en ai croisé sur mon chemin, et ils ne résistent pas longtemps à la réalité. Gail, sa compagne, est tout bonnement insupportable. Elle a toutes les qualités, elle a une magnifique carrière, elle aura peut-être un enfant de Perry, qui en veut entre un et six. Bref, elle pourrait me faire penser à Tuppence Beresford - l'intelligence, le panache et le brio en moins, ce qui fait beaucoup au final.

En effet, je n'arrive pas à croire une seule seconde qu'un mafieu russe surpuissant et acculé ait pu voir dans ce couple de bobo son seul espoir de changer de vie en toute impunité, de contacter les services secrets, etc,etc. Pour un peu, je dirai qu'il regarde trop la télé, ce qui paraît invraisemblable eu égard à tout ce qu'il a enduré, lui, sa femme, son meilleur ami, la mère de Natacha (et j'ai envie d'ajouter à nouveau etc, etc,....).

Parlons-en, de Natacha. Elle avait tout pour être un personnage romanesque de premier plan : sa mère a été assassinée par son mari jaloux, son père biologique l'a élevé avec sa femme légitime, elle vit un amour interdit. Sauf que cette amour n'est rien moins qu'une romance de gare, telle que je pourrai croire qu'on en écrit plus depuis cinquante ans. Quant à l'attachement de Gail à son égard, c'est louche. Parce qu'elle-même a traversé la même "épreuve" des années plus tôt. Mouais. Là non plus, je n'y crois pas une seconde.

Un traître à notre goût est pour moi un rendez-vous raté avec John Le Carré.

 

Challenge-anglais 

Antoni : challenge God save the livre. 

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


 


Repost 0
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:59

logo-challenge-victorien

 

A l'occasion du mois Anne Perry sur le blog d'Aymeline, voici des avis écrits avant que je tienne mon blog. Je ne les ai pas retouchés. Je tiens à préciser que j'ai lu d'autres livres d'Anne Perry (Silence à Hanover Close, Passé sous silence, La marque de Caïn....) sans avoir jamais écrit d'avis à leur sujet.

 

Ressurection Row (Thomas et Charlotte Pitt, tome 4).


Row.jpgJe ne lis pas les enquêtes de Thomas Pitt et de sa femme Charlotte dans l’ordre. Après avoir lu L’incendiaire de Highgate et L’étrangleur de Carter Street, j’ai lu Resurrection Row, quatrième volume de leurs enquêtes et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Nous sommes plongés immédiatement dans le feu de l’action, insolite, macabre, avec Pitt lui-même. Son enquête, pour laquelle il va devoir tout d’abord lutter, juste pour qu’elle ait réellement lieu, va le mener de très respectables salons aux plus sordides taudis, sans qu’il se départisse de sa volonté de découvrir la vérité et d’aider les plus démunis (même si cela doit causer de légers retards dans son enquête). Il faut dire qu’il a fort à faire avec un assassin qui prend plaisir à brouiller les pistes et à semer derrière lui de macabres fausses pistes. J'ai passé un très bon moment avec les héros d'Anne Perry et je pense recommencer très bientôt.

 

L'incendiaire de Highgate (Thomas et Charlotte Pitt, tome 11).


IncendiaireL'incendiaire de Highgate était le seul volume disponible à la bibliothèque municipale). J’ai été frappée d’abord par la méticulosité avec laquelle l’enquête est construite, le soin avec laquelle les descriptions sont écrites : j’ai vraiment cru me trouver au milieu de l’incendie de Highgate. Si j’ai un peu décroché quand le narrateur a laissé de côté Thomas Pitt pour s’attacher aux pas de Charlotte, ce ne fut que très momentané. Grâce à elle, le lecteur découvre la société anglaise victorienne de manière intime, des maisons les plus cossus aux taudis les plus infâmes, ce qui est nécessaire à la compréhension des mobiles du crime. Un solide roman policier, qui m’a donné envie de lire d’autres romans de cette auteur.

 

 

 

 

 

Meurtres sur les docs (William Monk, Tome 14)

 

Docks.jpgCe roman d’Anne Perry ne met pas en scène Thomas Pitt et sa femme Charlotte mais un autre détective, William Monk et sa femme Hester. De nombreuses différences existent entre les deux couples. La première, et de taille, est que William Monk est devenu amnésique à la suite d’un accident, et qu’il est à la recherche de son passé. La deuxième est que William n’est pas policier, mais détective privé. La troisième est que, si Thomas Pitt a accès à la bonne société anglaise grâce à sa femme, William, lui côtoie tous les bas-fonds de Londres avec Hester, qui dirige une clinique pour soigner les prostituées.
Au début, l’intrigue se divise en deux parties : d’un côté, Monk enquête sur le vol d’une cargaison d’ivoire, et découvre la rude vie des marins dans les docks. Cette partie ne me passionnait guère, je préférai nettement la vie quotidienne d’Hester, l’énergie qu’elle et ses amies (je ne peux pas dire « ses employées » car elles sont toutes des bénévoles) déploient pour soigner dans la clinique ces femmes qui souffrent, vivent et meurent à cause de la prostitution. Anne Perry, par le biais de ce personnage charismatique ou encore par ceux de Margareth, jeune fille bien née, et de sir Olivier Rathbone, sonde l’hypocrisie de la société victorienne bien pensante, et les difficultés rencontrées pour ébranler cette bonne conscience indifférente. Le seul lien entre ces deux parties est l'armateur Clément Louvain, l'employeur de Monk, qui confie une jeune femme malade aux bons soins d'Hester.
Ce n’est qu’au moment où l’enquête semble résolue qu’une nouvelle énigme, qui réunit les deux intrigues du roman, surgit, beaucoup plus palpitante. Le rythme du récit s’accélère, les personnages qu’Anne Perry nous a si longuement présentés passent alors à l’action et l’enquêteur, maladroit au début, se transfigure dans l’urgence. Le final, qui semble écrit dans l’urgence (l’apaisement, une fois le danger écarté, est impossible) conclut amèrement cette œuvre en demi-teinte.

 

 

Je n'ai garde d'oublier des avis déjà parus :

Le mystère de Callander Square (série Pitt, tome 2)

Pentecost Alley (Thomas et Charlotte Pitt, 16)

 Ashworth Hall (Thomas et Charlotte PItt, 17)

Brunswick Gardens (Thomas et Charlotte Pitt, 18)

La conspiration de Whitechapel (Thomas et Charlotte Pitt, 19)

 

Je consacrerai un autre billet aux enquêtes de Noël.

Repost 0
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 11:56

challenge_Paris-1-.jpg

 

Merci à George pour le logo !

 

camille-pissarro-the-louvre-and-the-seine-from-the-pont.jpgMerci à Touloulou pour le logo !

 

La véritable difficulté est de commencer l'article. Je me répèterai donc : merci à George pour le logo.

Sinon, comment est venue l'idée de ce challenge ? Spontanément, le jour où je fétais mon bloganniversaire.


Le but de ce challenge : lire le plus de livre possible donc l'action se situe à Paris ou dont le titre comporte le nom de cette ville (note : Le ventre de Paris se déroule bien... à Paris). Les auteurs français et étrangers sont les bienvenus, je pense à Paris est une fête d'Hemingway. Une bibliographie est en cours.


Je prévois d'autres réjouissances (à ajouter aux lectures, mais ce n'est pas obligatoire).

- voir des films dont l'action se déroule à Paris.

- aller visiter des musées et des monuments parisiens.

 

Pas de catégories (mes pauvres neurones surchauffent, je me demande bien pourquoi). J'ajoute, bien sûr, que ce challenge peut se combiner avec d'autres challenges déjà en cours. Mon soucis est d'ailleurs que je vois très bien comment combiner plusieurs challenges entre eux (ex : Paris est une fête : les douze d'Ys + Challenge Fitzegerald par Asphodèle + Challenge Nobel par Mimi)/


Le challenge Paris débute aujourd'hui et prendra fin le 31 décembre 2014.

 

Les inscrits :

 

Anne (des mots et des notes)

sa présentation

 

Anne (mon petit chapitre) 

 

Aproposdeslivres.

 

Céline (univers des livres).

  son billet de présentation

 

Emily

 

Estellecalim

 

Heide

Rose de Tatiana de Rosnay

 

Kathel

Paris noir

Rose de Tatiana de Rosnay

 

Jeneen

 

George

 

Loo (une pause livre)

 

Malou

 

Mathilde (pages nuancées)

 

Sharon

 

Syl

son billet de présentation


Valou

Repost 0
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 00:00

La-circulaire-et-autres-racontars.jpg édition Gaïa - p. 11 à 252

Mon résumé :

 

La terrible circulaire est arrivée. A la fin de l'automne, les stations devront être abandonnées et les chasseurs rentreront au Danemark. Que deviendront-ils ?

Nordique.jpg

Challenges littératures nordiques

 

Mon avis  :

 

alphabet-ring-1.pngJ'aime beaucoup les racontars de Jorn Riel, tantôt tragiques, tantôt comique, et toujours savoureusement écrits.  

De nos jours, et sous nos latitudes, nous parlerions de "reconversions professionnelles". Ici, les personnages se demandent avant tout comment ils vivront loin de ce qu'ils ont aimé. Avant de partir, d'aucuns réalisent leur rêve, d'autres trouvent un moyen (courageux) de revenir après être partis. 

Ce qui pourra déranger certains lecteurs est l'absence de moral. Je ne pense pas que la manière dont Mads quitte ce monde ne choquerait pas sous nos latitudes, même si ses amis ne font que respecter sa volonté. Je ne pense pas non plus que la largeur d'esprit de William le Noir séduirait ici bas. Un auteur français aurait pu écrire, sur son histoire, un drame familial sur trois générations - minimum - faits de sang, de vengeance, de reniement et de passion. Autant dire que j'ai beaucoup apprécié la simplicité avec laquelle il résout ce qui aurait pu être un horrible conflit.

Des allusions sont faites à des précédents recueils, mais le texte reste parfaitement lisible. Nous n'allons pas seulement au Groenland, mais aussi au Danemark et même en Islande (ma prochaine lecture).

Je conseillerai simplement de lire ses racontars un à un, pour mieux les savourer.

 

 

 

dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


Repost 0
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 18:58

ecume.jpg

édition Le livre de poche - p. 19 à  335

 

Présentation de l'éditeur :

 

L'Ecume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans.
C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette ?uvre d'une modernité insolente, l'une des plus célèbres du Xxe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir.
Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des noirs américains...

 

 

Un-mot-des-titres

Challenge Un mot, des titres organisé par Calypso,

Circonstance d'écriture :

 

Je suis patraque, donc cela se ressent sur la taille du billet. Je dédis cependant ce billet à mon oncle, qui m'a fait découvrir Boris Vian.

 

 

Mon avis :

 

L'écume des jours n'est pas un roman que j'ai envie de disséquer, comme les médecins ont disséqué (ou presque) le poumon de Chloé. L'écume des jours est un chef d'oeuvre qu'il faudrait donner à lire à tous les écrivaillons prétentieux qui croient avoir crée un univers, un style, une oeuvre, et prennent de haut ceux qui ne les comprennent pas.

L'écriture de Vian est d'une constante inventivité. Le jeu sur les mots n'empêche pas l'intrigue et surtout, les personnages, de prendre vie sous nos yeux. C'est un cliché, pourtant l'histoire d'amour entre Colin et Chloé est une des plus belles et des plus tragiques de la littérature contemporaine. En contrepoint, nous avons celle de Chick et d'Alise : lui se livre à sa monomanie et délaisse l'amour, Colin se donne tout entier et ce ne sera pas suffisant.

Une oeuvre à lire, à ressentir, à aimer plutôt qu'à chroniquer.

 

Challenge-Douce-France-bis-copieChallenge douce France par Evy

 

Le jazz sous-tend le texte de Vian. Je ne pouvais pas terminer ce billet sans la musique de Duke Ellington.


 

Repost 0

Présentation

  • : le.blog.de.sharon.over-blog.com
  • le.blog.de.sharon.over-blog.com
  • : J'ai crée ce blog pour partager mes lectures. Mes goûts me portent plutôt vers le roman policier.
  • Contact

Parlons félins.

Nunzi aussi a son blog :

le  blog de Nunzi

485

Recherche

Challenges

Logo Sharon

Le Challenge animaux du monde  a débuté le 24 juillet2011. Pour vous inscrire et déposer vos billet, c'est ici .

Si vous cherchez des idées de lecture, vous en trouverez en cliquant

 

logo

  Le Challenge romans sous influences a débuté le 18 septembre. Pour vous inscrire et déposer vos billets, c'est ici .

N'oubliez pas la bibliographie

Leblanc

 

Arsène.

Pour le Challenge Maurice Leblanc , les inscriptions et le récapitulatif ont lieu ici .

 

moliere-1318954748

 

Le Challenge Molière est à durée illimitée lui aussi .

 

Lecture

Le Challenge Histoire de famille est à durée illimitée lui aussi. Venez déposer vos billets ici ou Là.

Jetez un coup d'oeil sur la bibliographie.

 

challenge Paris(1) Le Challenge Paris je t'aime est illimité dans le temps.

Mon profil Babelio

Mon profil sur Babelio.com

Hellocoton

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez Sharon sur Hellocoton