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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 09:23

Labyrinthe.jpgédition Le livre de poche jeunesse - 416 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

La vie de Percy est menacée. L'armée de Cronos s'apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l'enfer souterrain n'est pas aisé... surtout quand le chemin est parsemé d'effroyables pièges.
Mon avis :
Après Purge de Sofi Oksanen, je cherchais une lecture facile sans être pour autant navrante. J'ai donc lu le tome 4 des aventures de Percy Jackson, fils de Poséidon. Je serai juste : après quatre volumes, je n'ai guère de surprise. Ah, si, une : Annabeth a enfin une quête, ce qu'elle désirait plus que tout depuis trois volumes. Percy, le narrateur et personnage principal, conserve son humour, en touches légères.Il faut dire qu'après ce qui est arrivé à Bianca, il n'a guère le coeur à plaisanter, et si les coeurs sont hantés chez Erik L'homme, c'est bien l'esprit de Percy qui est hanté de vision.
Même si certains conflits trouvent leur résolution, si des questions trouvent enfin des réponses, j'ai quand même un goût de déjà vu. Si les errances, et les surgissements dans diverses villes américaines peuvent être amusants, en revanche j'ai regretté que la bataille finale fut si brève.
Je retiens cependant mon personnage préféré : Kitty O'Leary. 
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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 00:28

Ngaio.jpegédition 10/18 - 223 pages.

 

Mon résumé :

 

Nigel et son cousin Charles Rankin sont invités par sir Hubert à une murder party. Tous les invités semblent existés, aucun n'a envie d'être le meurtrier - ou pire, la victime ! Tout ne se passe pas exactement comme prévu.

 

Destination-Nouvelle-Zelande-300x225.jpg

 

Mon avis :

 

J'ai découvert cette auteur néo-zélandaise grâce au challenge Destination d'Evertkhorus. Je ne peux pas dire néanmoins que j'ai été dépaysée, car ce livre est très british. J'ai retrouvé là l'ambiance des romans d'Agatha Christie, avec quelques différences néanmoins.

Commençons par les points communs : nous sommes dans la bonne société anglaise, riche, bien élevée, élégante. Une jeune lady peut se montrer un peu impétueuse, on lui pardonne aisément. On ne travaille pas, ou du moins, on a le bon goût d'exercer un métier agréable et intellectuel et bien que l'époque de Thomas Pitt soit révolu, on considère toujours les policiers comme une caste inférieure, à la limite de la domesticité. Chaque personnage est longuement présenté, et l'intrigue met le tiers de l'oeuvre à se mettre en place, jusqu'à ce que la murder party dérape.

Le beau monde policé craque alors, et les passions ressortent, violentes. Si la mort de Charles Rankin plonge les participants dans la consternation, elle révèle surtout sa liaison avec une femme mariée, alors qu'il était sur le point de se marier à la fougueuse Rosamund. L'inspecteur Alleyn effectue un travail d'orfèvre minutueux pour déméler l'écheveau des mobiles et des alibis. Tous ont quelque chose à cacher, parfois des bagatelles. A l'inspecteur de vaincre leur réticence afin de confondre le coupable et libérer l'innocent.

A cet intrigue principal se mêle une intrigue secondaire, sur fond d'espionnage et de société secrète. Elle n'est ni très réussie, ni très crédible. Heureusement, le final est brillant et enlevé.

Ngaio Marsh est une auteur à découvrir, au côté de Patricia Wentworth et d'Agatha Christie.

 

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 23:09

Voilà mon bilan de la quatrième semaine.


J'ai donc lu :

Bedford Square d'Anne Perry

Half moon street d'Anne Perry

Purge de Sofia Oksanen

Une irrésistible envie de dire oui.

La reine des délices

La bataille du labyrinthe de Rick Riordan  

Percy Jackson, tome 5 de Rick Riordan

Storm, tome  1

 

J'ai commencé Un pays, à l'aube, de Dennis Lehane.

J'ai également cinq billets en retard. Youpi.

 

Logo-STAR-4-Les-lectures-de-Liyah

 

Les lectures de Liyah

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 00:41

  Le challenge Paris Je t'aime prends une nouvelle dimension puisque nous sommes désormais deux à animer ce challenge : L'ogresse de Paris et moi.

Pourquoi je dis "nouvelle dimension" ? Parce que le projet mis en place par l'ogresse est bien plus vaste que le mien, qui était plutôt axé sur les livres. Désormais, tous les domaines culturels sont concernés : musée, expos, musique, cinéma... Paris est une ville à multiple facette !

Le challenge est rétroactif, donc si vous avez des billets déjà publiés, n'hésitez pas ! La seule contrainte est de mettre le logo et le lien vers mon billet ou celui de l'Ogresse de Paris.

Autre changement (pour ce que j'avais conçu au départ) : le challenge devient illimité.

Cette année, l'accent sera mis sur la littérature : une bibliographie et des lectures communes seront proposés.

N'hésitez pas non plus à nous rejoindre sur la page facebook du challenge.

 

camille-pissarro-the-louvre-and-the-seine-from-the-pont

 

challenge Paris(1)

 

Paris.jpg

 

Les participants:


 De tortues en aiguilles

Paris je t'aime, portrait chinois 

 

amis lecteurs

 


Anne (des mots et des notes)

sa présentation 

La fille du samouraï de Dominique Sylvain

Quelques jours et quelques mots sur Paris

Nous étions faits pour être heureux de Véronique Olmi

Viviane Elisabeth Fauville



Anne (mon petit chapitre)


Aproposdeslivres 

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d'Eric-Emmanuel Schmitt

La chambre mortuaire de Jean-Luc Bizien

 

Asphodèle :

La curée d'Emile Zola


Au phil de lo

Paris je t'aime, portrait chinois


Aymeline (Au coeur de mes lectures et mes rêveries)


Bienvenue à Bouquinbourg

Autoportrait parisien

 

Bianca lit

Métronome, l'histoire de France au rythme du métro parisien

Le mystère de la chambre obscure de Guillaume Prévost

Rose de Tatiana de Rosnay

Les derniers jours de Paris de Nicolas Estienne d'Orves

Mystère rue des Saints-Pères de Claude Izner

Les princesses de Paris, l'age d'or des cocottes

A l'ombre de la guillotine d'Anne Perry


  Le Blog bleu

Nous sommes cruels de Camille de Peretti

 

Cartons d'Emma

son billet de présentation

A l'ombre de la guillotine d'Anne Perry

La grand-mère de Jade de Frédérique Deguelt


Céline (univers des livres).

  son billet de présentation

Zazie dans le métro de Raymond Queneau

Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol


  La culture se partage

Présentation du challenge

Questionnaire parisien façon portrait chinois

Un amour de Marmelade d'Olivier Supiot


  Dac ô doc

Autoportrait parisien


 Chez Délivrer des livres

Paris je t'aime, portrait chinois


 De tortues en aiguilles

Paris je t'aime, portrait chinois


Emily


Estellecalim 

Rose de Tatiana de Rosnay

L'amie de madame Maigret de Simenon

Mystères rue des Saint-Pères de Claude Izner

Souper mortel aux étuves de Michèle Barrière


Heide

Rose de Tatiana de Rosnay 


Kathel

Paris noir

Rose de Tatiana de Rosnay


Jeneen 


George

billet de présentation

La basilique Saint-Denis

Nous étions fait pour être heureux de Véronique Olmi


 Litterama

Paris je t'aime: autoportrait

Morceaux exquis à l'Espace fondation EDF


Loo (une pause livre)

Musée, exposition :

les Docks


Malou 

Billet de présentation


Mathilde (pages nuancées)

 

Manon et Laurie

leur billet de présentation


Mes pensées Rimbaldiennes

Le quartier La Défense


Mon bonheur est dans la ville

Paris je t'aime, portrait chinois 


 Mousse Mango

Paris je t'aime, le film


 Océan de fleurs

Autoportrait parisien


L'Ogresse de Paris

Autoportrait parisien

Musées et expos:

Collections moderne du Centre Pompidou

Combas

Musée Guimet

Cinéma:

Salles de cinéma parisiennes

Un monstre à Paris, ça swingue : Paris en musique

Un monstre à Paris: dessin animé pour petits et grands

Midnight in Paris

Télévision:

Paris tout compris

Livres:

Metronome illustré

Théâtre:

De filles en aiguilles


Orient express
Kiki de Montparnasse

Kiki souvenirs retrouvés 

Paris en Noir et black d'Eddy L.Harris

Rue des maléfices de Jacques Yonnet

 

Sabine 

son billet de présentation

livres :

fouilles littéraires : billets rétroactifs

Dans Paris occupé de Paule du Bouchet

documentaire :

Le métronome

 

Saraswati

Connaissez-vous Paris ? de Raymond Queneau



Sharon

 billet de présentation


Les orpailleurs

Strom, tome 1 : le collectionneur d'Emmanuelle et Benoit de Saint-Chamas

Paris est une fête d'Ernest Hemingway

La petite de Michèle Hallberstadt

La fille du samouraï de Dominique Sylvain

 

She's North.


Shop around the corner

Billet de présentation


Syl

son billet de présentation

Livres :

Blanche ou la triple contrainte de l'enfer

Blanche et l'oeil du grand Khan

Blanche et le vampire de Paris

Mademoiselle Scaramouche de Jean-Michel Payet


Expositions :

Fra Angelico au musée Jacquemart-André et Oscar Wilde au musée d'Orsay

la mode et l'impressionnisme à Orsay et Hopper au grand Palais

Paris, Dali


Valou


 La vie et rien d'autre

Paris, mon cœur : autoportrait parisien

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:30

17-900-84-1Bonjour à tous

 

J'essaie de ne pas penser aux billets en retard qui s'accumulent, qui s'entassent, etc, etc...

 

 

Je choisis donc la facilité et rédiger mon bilan du mois d'avril.

Je commencerai par un coup de coeur : Black cherry blues de James Lee Burke

 

   

 

Sinon, le mois d'avril est dominé par des lectures anglaises : onze.

 

Half moon street d'Anne Perry

Bedford Square d'Anne Perry

Une aventure avec Napoléon de Gideon Defoe

Une aventure avec les savants de Gideon Defoe

Les silences du professeur de Colin Dexter

Mort à Devil's Acre d'Anne Perry

Un traitre à notre goût de John Le Carré

Meurtres à Cardington Crescent d'Anne Perry

La constance du jardinier de John Le Carré

Le songe d'une nuit d'été de William Shakespeare

Monsieur Maurice d'Amelia B. Edwards

 

J'ai lu aussi des livres irlandais (trois) : Sept hivers à Dublin

La douleur de Manfred de Robert McLiam Wilson

Trois lumières de Claire Keegan

 

J'ai lu aussi un livre pour le challenge des Nobel.

Tonio Kröger de Thomas Mann

et un livre tchèque : L'année du jardinier.

 

J'aime toujours le Danemark : La circulaire et autres racontars de Jorn Riel (même si j'ai commencé à le lire dans la salle d'attente du cabinet de radiologie).

 

Je me mets à la bit-lit :

Chasseuse de la nuit, tome 2

Chasseuse de la nuit, tome 1

Lunatic café de Lauren K Hamilton

Gravure d'argent de Yasmine Galenorn

et à la littérature américaine avec - Addiction au crime de Nora Roberts.

J'ai abandonné Filiation du crime, une autre sublime aventure d'Eve Dallas.

J'ai lu Une irrésistible envie de sucré de Meg Cabot (la suite est lue aussi, j'attends juste le retour de Syl pour le billet).

 

Je n'ai garde d'oublier la littérature jeunesse :

Démons ! de Royce Buckingham

Tara Duncan, tome 8 : l'impératrice maléfique

 

Je lis aussi des auteurs engagées dans la cause des femmes :

Une si longue lettre de Mariama Bâ

Fatima ou les Algériennes au square de Leïla Sebbar

 

N'oublions pas une pincée de littérature française :

Reine de nuit de Stéphane Corvisier

Laura de Laurent Herrou(deux premiers romans) et un classique inoubliable : L'écume des jours de Boris Vian .

Tiens ! Un auteur suisse : Trash circus de Joseph Incardonna

et un manga : Enigma, tome 1 d'Endo Tatsuya

 

J'ai aussi lu un roman néo-zélandais pour le 5 mai. Je commence à développer la rubrique cinéma, avec deux films chroniqués

 

Bon mois de mai à tous.

 

 



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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 06:00

Purge.jpg  édition France Loisirs - 426 pages.

 

Mon résumé :

 

1992. L'URSS est en train de s'effondrer. Les républiques baltes réclament et obtiennent  leur indépendance. L'Estonie en fait partie. Aliide, une vieille dame, attend. Elle craint les pillages.Un jour, une jeune femme, Zara, trouve refuge dans son jardin. Qui la recherche ? Aliide l'aidera-t-elle ? Qu'est-ce qui peut bien lier ces deux femmes ?

 

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

  Mon avis :

 

Purge a à mes yeux un atout : ce livre ne peut pas laisser indifférent. Il ne peut pas non plus s'oublier une fois que la page est refermée. Même si je l'ai terminé récemment, je suis certaine que je pourrai encore en parler dans un an, dans deux ans, comme Irlande, nuit froide de Deirdre Madden, La couleur du bonheur de Wei-Wei ou Quand tu es partie de Maggie O'Farrel (lu il y a neuf ans).

Purge est avant tout une histoire de femmes, une histoire aussi de rivalité entre deux soeurs, au point que les générations suivantes se limiteront à une fille unique, une fille que, le plus souvent, sa propre mère ne parviendra pas à aimer. Je suis très sensible, de par mon histoire personnelle, à ce que dit Aliide quand elle dit qu'elle ne peut transmettre à sa fille les chants et les légendes estoniennes que sa mère, et sa grand-mère avant elle lui racontait. Ne pouvoir transmettre est ne pouvoir être une mère pour sa fille.Talvi est en dehors du récit, toujours, car elle a choisi une autre voie (voix?) celle de l'ouest.

Sofia Oksanen écrit de la Finlande, en finnois (pardon pour la redondance mais elle est utile) l'histoire de son peuple, les estoniens. Ils ont perdu leur terre, leur langue, leur coutume, et au moment où se situe l'action, nous n'en sommes qu'au début d'une possible reconquète. Pourtant, Sofia parvient à créer une magnifique fresque romanesque, sans jamais tomber dans l'écueil de la reconstitution historique. C'est vraiment de l'intérieur, avec les tripes, le sang et les larmes des femmes que se vit ce récit d'une page de l'histoire dont on parle peu. Même la catastrophe de Tchernobyl trouve sa place au coeur de ce roman, sans que jamais je n'ai eu l'impression que l'auteur jetait des balises historiques ici ou là pour raccrocher ses lecteurs à des faits connus. Du grand art, vraiment.

Ce récit âpre, fort, bouleversant, évite aussi tous les écueils de la sensiblerie ou du voyeurisme, même s'il nous donne à voir et à sentir la désolation de certains. Plus qu'un livre à chroniquer, il est un livre à lire et à relire, parce que j'ai souvent eu l'impression d'avoir oublié tel ou tel fait.

Les avis des cinq autres participantes : Hélène Choco, Miss Léo, Une Comète, Anne et Philisine Cave



dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc


 


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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 01:02

Lunatic.jpgéditions Milady - 442 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

On dirait que je le fais exprès. Je suis tombée amoureuse du chef de meute local. Non, pas un louveteau. Un loup-garou, bien sûr ! Maintenant, il y a des tas de filles dans ma tranche d'âge qui n'arrivent pas à se dégotter un petit ami. Et c'était mon cas avant Richard. Certes, Jean-Claude, mon vampire préféré, ne demanderait pas mieux, mais son côté possessif a tendance à me démotiver. Même si c'était un homme ordinaire, j'aurais déjà du mal à imaginer une vie de couple avec lui. Côté sexe, ça oui : no problemo, je vois très bien, mais sortir... Aller au restaurant, au spectacle, fréquenter ses amis. Franchement non ! On a beau être dans une histoire d'horreur, il y a des limites !

 

 

50Ma participation pour l'état du Missouri au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.


 

 

 

Mon avis :

 

Pour une fois, oui, pour une fois, je suis satisfaite de la lecture d'une aventure d'Anita Blake. J'ai presque envie de dire "cela se fête".

Pourquoi ? Sans doute parce que le début de l'intrigue est policier : Anita est amenée à enquêter sur une disparition, et même si elle décline la proposition, je me suis sentie en terrain connu. Pas de zombie, pas de cadavre à relever, non, Anita se montre dans ce volume particulièrement combattive, que ses adversaires soient des créatures surnaturelles ou de simples humains.

Dans ce volume, Anita est en proie à un dilemme (mot que j'emploie souvent en ce moment). Ce n'est pas tant qu'elle hésite entre Jean-Claude et Richard, c'est plutôt qu'elle se rend compte qu'entre une créature surnaturelle et une autre, elle a bien du mal à trouver un amoureux dont les défauts (à peine cachés) ne soient rédhibitoires. Puis, créatures surnaturelles ou pas, Anita se pose les questions que toute jeune femme pourrait se poser, une pincée de puritanisme en plus. Ah, on me souffle dans l'oreillette que cela ne durera pas. Le dilemme ? Non, la chasteté.

Mais nous n'en sommes pas là, et pour l'instant, Anita panse ses blessures auprès de Sigmund - son pingouin en peluche préféré. Ces scènes apportent une bouffée de légèreté dans une intrigue qui ne l'est pas. La cupidité se dispute à la soif de pouvoir et au sadisme. Le courage d'Anita est à la hauteur de la cruauté de ses adversaires. Ses alliés ne déméritent pas non plus, mention spéciale à Edward et à Jason.

Ne l'oubliez pas ceci : quand Anita Blake fait une promesse, elle la tient. Tant pis pour ceux qui ne le comprendraient pas.

 

Bit-lit-2012--logo1-

Ma quatrième participation au challenge Bit-lit 2012

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 22:35

Half.jpgédition10/18 - 286 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

En cet automne 1891, Londres sembles bien triste au commissaire Thomas Pitt, depuis que sa chère Charlotte est partie se reposer à Paris. Mais il n'a guère le temps de sombrer dans le spleen, car la découverte du corps d'un homme habillé en femme dans une barque, sur la Tamise, l'entraîne dans une nouvelle aventure pleine de mystère. Qui était la victime et pourquoi cette mise en scène macabre ? Aidé de l'irascible sergent Tellman, Pitt fouille les consciences et les coeurs de la haute société, arpentant les coulisses des théâtres où se jouent les pièces d'un certain Oscar Wilde. Gentlemen et ladies irréprochables peuvent parfois cacher de bien dérangeantes vérités...

 

Mon avis :

 

Cette enquête n'est pas facile à chroniquer, tellement elle est foisonnante, tellement elle crée un réseau avec d'autres oeuvres. Half Moon street est véritablement un roman sous influence !

L'influence première est Hamlet, et pas seulement la pièce de Shakespeare, le mythe tout entier comme le prouve la manière dont le meurtrier a mis en scène le cadavre comme dans le tableau de Millais. Pourquoi Ophélie ? Tout vous révéler gâcherez le plaisir de lire. Sachez seulement qu'une troupe joue Hamlet, et que les acteurs qui jouent Gertrude et Hamlet sont réellement mère et fils dans la vie. 

Mais cette troupe ne se contente pas de jouer des classiques, elle interprête aussi une pièce d'Oscar Wilde qui choque dès sa première représentation et est retirée de l'affiche. Son tort ? Montrer une femme qui exprime ses sentiments, ses craintes, ses tourments, bref, qui révèle en public ce que l'on ne confiait qu'à ses intimes, ou même que l'on ne confiait pas du tout. Le débat sur la censure sous-tend le roman tout entier, les questions qui sont soulevées sont toujours d'actualité. Comment protéger ses enfants ? De qui ou de quoi doit-on les protéger ? A Half Moon Street, les devantures des échopes ne proposent pas de contrôle parental. 

On pourrait avoir l'impression de s'éloigner de l'enquête. Il n'en est rien. Il est vrai cependant qu'il est étonnant de lire une enquête de Thomas Pitt où la seule présence avérée de Charlotte est les lettres qu'elle lui envoie de France. La vision qu'elle y donne de notre pays m'a fait penser aux romans de Claude Izner. S'il faut chercher un personnage féminin d'importance, ce n'est pas Cecily, brillante actrice luttant contre la censure, mais Caroline Fielding, mère de Charlotte et Emily. Celle-ci voit apparaître dans sa vie le demi-frère de son défunt mari, venu tout droit d'Amérique, et ce nouveau personnage bouleverse l'équilibre de Mariah Ellison, sa belle-mère. En effet, non seulement Samuel est le fils de la première madame Ellison, dont toute la famille ignorait l'existence mais Samuel est le portrait de son défunt frère. De plus, la première madame Ellison n'est pas morte, elle s'est enfui aux Etats-Unis alors qu'elle était enceinte. Je vous laisse imaginer les possibilités romanesques offertes par ses personnages hors normes pour la société victorienne. Je peux vous dire aussi qu'Anne Perry a su exploiter ses personnages d'une manière absolument inattendu.

Depuis Ashworth Hall, les enquêtes de Thomas Pitt avaient pris une tournure politique. Ici, nous nous retrouvons dans la sphère privée, et c'est vraiment dans les mobiles les plus intimes qui soient que le commissaire devra trouver le mobile du meurtre.

Encore un très bon cru.

 


anneperry2-copie-1.jpgChallenge Anne Perry par Syl

logo-challenge-victorien

Challenge Victorien par Aymeline

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre. 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 15:01

Bedford.jpgédition 10/18 - 287 pages.

 

Mon résumé :

 

Un cadavre est trouvé sur le perron d'une résidence à Bedford Square. L'affaire serait tragiquement banale si le propriétaire des lieux n'était le général Balantyne, qui a emmenagé ici, ne supportant plus de vivre à Callander Square après les tragiques événements de Mort à Devil's Acre. Qui peut chercher à détruire la réputation du général ?

 

 

mod_article4704216_11.jpg

Challenge polar historique organisé par Samlor

 

Mon avis :

 

J'admire le travail d'orfèvre d'Anne Perry. Tandis que certains auteurs oublient ce qu'ils ont écrit ou usent de copier/coller maladroit, l'auteur britannique réintroduit le personnage du général Balantyne, dix ans après le mystère de Callander Square et quatre ans après Mort à Devil's Acre. Il a vieilli, il n'a pas changé. Il est l'homme d'honneur qu'il a toujours été. Ni le courage ni le sens de la justice ne lui font défaut. Ce n'est pas le cas de son adversaire. Ce maître chanteur est d'autant plus abject - comme s'il ne l'était pas tous - qu'il sait que le général ne pourra pas apporter les preuves de son acte de bravoure, les actes qu'on lui reproche sont trop anciens. Pire : dans l'Angleterre victorienne, reconnaître qu'une personne met en doute votre honneur est déjà une cause de déshonneur.

Le général n'est pas le seul à être pris dans ce cercle vicieux, le propre supérieur de Thomas Pitt, qui a voué sa vie à la mer, est lui-même victime de ce maître chanteur. Trois, puis quatre autres victimes sont recensées. Leur point commun ? Mis à part le fait qu'elles ne peuvent réfuter ce qu'on leur reproche, il n'y en a aucun, en apparence. La tâche de la police est donc encore plus ardue.

Comme souvent, Thomas reçoit l'aide de Charlotte et de Gracie. Cela ne fait guère plaisir au commissaire, qui sait à quel point enquêter peut être dangereux. Charlotte devrait le savoir aussi, ce qui ne l'empêche pas d'apporter son soutien au général. Quant à Gracie, se rend-elle compte de l'effet qu'elle fait à Tellmann, l'adjoint de Pitt ? Lui-même n'en a peut-être pas conscience. Lui qui déteste la haute société, pas nécessairement à tort, remet en cause son jugement abrupt face au général Balantyne, décidément une des créations les plus marquantes d'Anne Perry.

Je n'ai garde d'oublier lady Augusta, toujours là, toujours murée dans les prérogatives dues à son rang, maîtrisant les codes de sa caste à la perfection. Lady Vespasia et elles forment un saisissant contraste, et même si les outrages du temps se font sentir, même s'il faut, parfois, épargné la vieille dame qu'elle est devenue, elle a toujours gardé son sens aigu de la justice. D'autres femmes, non moins remarquables, apparaissent dans ce roman. Cherchez la femme : elle peut favoriser la carrière de son mari de bien des manières, sur lesquelles la bonne société victorienne ferme les yeux. Elle peut être aimée, aimante. Elle peut, comme Gracie, être un lien entre deux mondes, celui de la richesse et celui de l'extrême pauvreté. Elle peut vivre dans le luxe et l'honorabilité sans se demander comment son mari parvient à payer ses magnifiques robes de soie.

Bedford Square est à lire absolument après Le mystère de Callander Square et  Mort à Devil's Acre pour mieux comprendre tous ses enjeux.


anneperry2-copie-1.jpgChallenge Anne Perry par Syl

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Challenge Victorien par Aymeline

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre. 


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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 05:09

Tonio-Kroger.jpgédition Le livre de poche - 124 pages

 

Mon résumé :

 

Tonio Kröger est le fils du consul Kröger. Il est proche d'Hans, un camarade de classe, lui qui juge que les seuls livres intéressants sont ceux qui parlent de chevaux et d'équitation. Il s'éprend ensuite d'Ingeborg, jeune fille blonde aux aspirations très différentes des siennes. Les années passent. Tonio est devenu écrivain. Est-il heureux  ? 

chateau-baviere

le blog de Schlabaya

 

Mon avis :

 

J'ai lu ce livre il y a presque une semaine, et je ne savais pas vraiment quoi en dire. Le temps passe, et je me suis dit qu'il fallait vraiment que je m'attèle à la rédaction de cet avis, sous peine de ne pas en rédiger.

Premier soucis : ce livre est une édition assez ancienne. Moralité : la page de garde contient une brève analyse de l'oeuvre qui oriente volontairement la lecture. Etre guidé dans la lecture, pourquoi pas ? Se voir imposer un point de vue, non. Laisser entendre que Thomas Mann est un excellent auteur est une évidence.

Deuxième soucis : l'apparente simplicité de la narration. Elle est en effet linéaire, et nous épousons le point de vue de Tonio. Le récit est pourtant très rythmé, de courts chapitres narratifs alternent avec de longs chapitres plus analytiques. Tonio se remet en cause et s'interroge, parce qu'il ne correspond pas à ce que les autres artistes attendent de lui, tout comme il ne correspondait pas à l'image du bourgeois traditionnel. La souffrance de l'adolescent se poursuit adulte.

Qui est-il ? Il est le fils d'un consul, modèle de bons bourgeois d'une ville de province. Il est aussi le fils d'une italienne fantasque et artiste, qui refera sa vie juste après la mort de son mari, laissant derrière elle son fils. Il s'appelle Tonio, prénom qui détonne dans cette ville du Nord, en souvenir du frère de sa mère. L'enfant né de cette union passionnée aurait pu être à son tour un modèle de bon bourgeois : les filles de Sissi n'ont pas hérité de la nature fantasque de leur mère et se sentaient très proches de leur père. Tonio, lui, doit composer avec ses deux natures.

Alors il part en voyage, et je n'ai pas pu m'empêcher de me rappeler le voyage de Victor Hugo sur le Rhin, presque un siècle plus tôt, si ce n'est que Victor Hugo ne se cherche pas, il observe avec une acuité rare. Tonio, lui, se plonge dans ce monde du Nord qui est celui de son père, le présent rejoint le passé, j'avais presque envie d'y lire une fantasmagorie plutôt qu'une vision réelle et le dénouement... Un critique le qualifierait de "résolument optimiste" et de "fin ouverte". Je le qualifierai de courageux. 

 

Lecture  Challenge Histoire de famille medal front 160

Challenge des Nobel 2012

 

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