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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 10:22

challenge Paris(1)Moloch de Thierry Jonquet

Edition Folio - 428 pages.

 

Circonstance d'écriture :

 

Ce billet a presque trois ans. Il a été posté sur le forum Partage-Lecture, à la suite d'une lecture commune. J'ai lu ce livre avec Francine et Laetitia, deux autres membres du forum. Je garde un très bon souvenir de ces moments partagés.

 

Quatrième de couverture :

Une maisonnette d’apparence banale, dressée au fond d’un terrain vague. Et toute une équipe de police hébétée, certains pleurant, d’autres hagards, la gorge nouée par le dégoût, la colère ou la honte, tous à songer à ce qu’ils avaient fait une demi-heure plus tôt avant qu’on ne les appelle, avant de traverser cette ruelle labourée par les pelleteuses, avant de s’approcher de ce pavillon et d’en franchir la porte. Avant. Car rien ne serait plus jamais pareil.

 

Mon avis (octobre 2009) :

J’ai eu du mal à entrer dans le livre, trop dur, auscultant de très près toutes les misères sociales, qui touchent tous les niveaux de la société sans exception. Deux enquêtes, aussi prenantes et poignantes l’une que l’autre sont racontées avec une précision toute clinique, parfois extrêmement dérangeante. Rien ne nous est épargné de la bassesse humain : meurtres d’enfants, pédophilie, torture, automutilation, prostitution enfantine, inceste, suicide, crimes de guerre. Rien ne nous est épargné de la misère humaine. La solitude des personnages, que rien ne peut combler, est frappante. Seuls Choukroun, entouré par une famille traditionaliste et aimante, et Dimeglio, dépassé par la crise d’adolescence de ses enfants, font exception à la règle.
Cette noirceur ne doit pas me faire oublier les qualités de ce roman, en premier lieu, l’écriture, qui est soignée et précise. J’ai aussi beaucoup aimé la personnalité de l’enquêteur, Rovère, qui fait face, mène son enquête avec pugnacité en dépit d’une vie de famille partie en lambeaux.
La lecture de ce roman fut néanmoins tellement éprouvante que je n’ai pas eu envie de lire un autre roman de Thierry Jonquet.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 08:58

orpailleurs.jpgédition Folio - 400 pages.

 

Mon résumé :

 

Un corps est trouvé au quatrième étage d'un immeuble. L'appartement était désert depuis longtemps, le propriétaire en avait même chassé les squatteurs.  Meurtre ? Surdose de drogue ? Le fait qu'elle ait eu la main tranchée résout ce premier problème. L'inspecteur divisionnaire Rovère, flanqué de Dimeglio et Choukroun, est chargé de l'enquête.

 

Circonstance de lecture :

 

Acheté hier, lu hier soir, avis ce matin. Il faut dire que ce genre de livre empêche de dormir.

 

Mon avis :

 

Excellent !!!!!

Thierry Jonquet est un auteur génial, et son décès n'y change rien : son oeuvre doit absolument être connue.

Je lis parfois : attention, âme sensible ! La mienne ne doit pas l'être, je n'ai pas trouvé que  la découverte du cadavre ou les détails qui sont donnés ensuite étaient insurmontables. Même les autopsies restent sobres, sans complaisance et Pluvinage est un légiste haut en couleur. Ce qui était particulièrement poignant était les origines de ce crime, et le dénouement, bouleversant.

Bien sûr, les personnages ont donné naissance à la série Boulevard du palais, mais ils n'ont pas dans la série la complexité que Thierry Jonquet leur a donné initialement, dans ce tome ou dans Moloch, un des tout premiers livres que j'ai chroniqué sur le forum Partage-Lecture. Rovère est loin de ces policiers-qui-cachent-une-blessure-secrète. La plaie béante à son côté, tous la connaissent, certains tolèrent donc beaucoup à cause d'elle, parce qu'il est un enquêteur hors pair, parce que son insolence n'est pas gratuite mais va contre un chef prompt à joindre les sentiers battus, parce que chaque flic a droit à une vie privée, même si elle est privée de tout. Diméglio, Dansel, et même le petit Choukroun, un bleu, tous suivent ses ordres aveuglément. 

Les rapports avec le Palais sont plutôt froid, jusqu'à ce qu'une nouvelle juge soit chargée de l'affaire. Elle s'appelle Nadia Lintz, vient tout juste d'être mutée à Paris après avoir été juge pour enfant à Tours pendant plusieurs années. Elle a choisi cette affectation pour tirer un trait sur son passé - tout son passé - et cette décision marque son courage et sa tenacité. Ses deux qualités lui permettent de tenir face aux pressions qui pèseront sur elle tout au long de l'enquête, et des autres affaires. En effet, la vie d'un juge n'est pas limité à un seul dossier, ce serait trop beau. Les meurtres se suivent, le sordide semble ne pas avoir de limite, l'inespoir non plus. Nous ne sommes plus dans les enquêtes d'Agatha Christie, où la société est foncièrement bonne, et le meurtrier foncièrement mauvais. Nous sommes dans une société où rien ne va (plus), où la famille n'est pas en mesure de protéger les siens. Les orpailleurs sont aussi une histoire d'enfants perdus.

Les enfants grandissent, et deviennent des vieillards qui n'ont pas fondé de famille à leur tour. Ici, un frère et une soeur s'accrochent l'un à l'autre, se détestent, se querellent, et ne peuvent à l'heure de la retraite et de la maladie, vivre l'un sans l'autre. Là, un médecin sexagénaire tarde à prendre sa retraite, parce qu'il aime se dévouer aux autres, dans ce quartier à deux doigts de la démolition. Puis, il y a Izy. Le moindre commentaire sur lui me paraît réducteur. Il a traversé tant d'événements que la sobriété est de rigueur pour parler de ce sexagénaire charismatique. Son parcours même à travers ce roman est exemplaire, et donne véritablement son sens au mot amitié, même s'il doit refaire un chemin qu'il s'était juré de ne plus jamais parcourir, même s'il ne pensait pas revenir là. Arbeit macht frei.

Les orpailleurs est un de mes coups de coeur du mois de juin.


 Challenge-Douce-France-bis-copie

Challenge douce France par Evy

challenge-c3b4-vieillesse-ennemie2.jpgChalennge ô vieillesse ennemie par Métaphore.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:39

Rosa.jpg

édition France Loisirs - 319 pages.

 

Mon résumé :

 

Arnljótur quitte son vieux père (il a 77 ans), son frère jumeau et l'Islande pour porter des boutures de Rosa Candida dans un monastère retiré du monde. Il ne le sait pas encore, mais il part à la rencontre d'Anna. Ils sont passés une nuit ensemble, et de cette nuit est née une petite fille.

Nordique.jpg

Challenges littératures nordiques par Myuiki 

 

Mon avis :

 

Il sera bref, car Rosa Candida est un de ses livres dont je n'ai qu'une chose à dire : lisez-le vous aussi. Il représente tout ce que j'aime dans la littérature islandaise, une écriture très poétique, des personnages attachants et atypiques, bref, des personnages que j'aurai du mal à trouver dans la littérature française, mais qui fait mon bonheur dans la littérature scandinave.


A chaque situation rencontrée, je ne pouvais m'empêcher de penser ce qu'un auteur français prétendument réaliste aurait écrit, ou plutôt n'aurait pas écrit, car un tel roman me paraît peu envisageable en France. En effet, sous une plume française, Anna se serait très certainement fait avorter, et son compère d'une nuit aurait loué son courage, et ajouté "Anna, c'est vraiment une fille bien" (je vise un livre en particulier, forcément). Ou alors, elle n'aurait rien dit, et ce n'est que quelques années plus tard que le secret aurait été révélé. Je referme ma parenthèse fielleuse, qui justifie mon désamour de la littérature française, à de rares exceptions près.

 

Rosa Candida est un livre qui respire, qui prend le temps de poser les personnages, de poser un décor, un livre serein, rempli d'images, de couleur, de lumière, un livre dans lequel la nature est source de beauté et d'apaisement.

 

Le prochain roman d'Audur est attendu pour la rentrée 2012, il est évident que je le lira.

 

 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

  dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisins organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

 

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

 

 

 

 

 


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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 01:11

 

 

Ce challenge est lancé par Métaphore.


Comme elle l'explique sur son blog, elle est touchée par les personnages âgées, leurs histoires, leurs difficultés.


Pour ma part, je trouve que les personnes âgées sont trop souvent des personnages sacrifiés dans certains romans, dans lesquels ils ne sont bons quà compter leurs nouveaux petits enfants. Pour ces auteurs qui manquent cruellement d'imagination, il en est d'autres qui parlent réellement de la vieillesse, des personnes âgées.Je pense notamment au très beau Tempête sur Shangri-La de Mickaël Morpurgo ou Angèle, ma babayaga de Kermeneven de Richard Couaillet.

 

Vous l'aurez compris, l'une des conditions pour réussir est que l’histoire se déroule en maison de retraite, ou que l’un des personnages principaux soit une personne âgée… Le challenge prendra fin le 30 juin 2013.

 

Il existe trois catégories :


- carte vermeil : deux livres lus.

- souvenirs, souvenirs : quatre livres lus.

- c'est plus de mon page : cinq livres lus.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 19:17

nostalgie.jpgédition Les deux encres - 228 pages.

 

Merci  à Vincent du site Les agents littéraires et aux éditions Les deux encres pour ce partenariat.

 

Quatrième de couverture :

 

Lorsqu’un corps sans vie est retrouvé à Rouen, au pied du pont Flaubert, le commandant de police Marius Korda est persuadé d’une chose : il a déjà croisé la victime lorsqu’il était en compagnie de son meilleur ami, Hippolyte Delyon. Alors que l’enquête n’en est qu’à ses balbutiements, un nouveau meurtre est commis et les deux amis se rendent compte que le passé des victimes est lié au leur.

Peu à l’aise dans cette affaire, Marius n’hésite pas à mandater Hippolyte pour mener des investigations non officielles. Mais le résultat de ces dernières pose un véritable problème : celui par qui les crimes sont perpétrés semble être la première victime de cette série de meurtres…

Challenge-Douce-France-bis-copie

Challenge douce France par Evy


 Challenge psyQuatrième participation au Challenge Psy organisé par Métaphore.

 

 

 

 

 

 

Mon avis :

 

L'action se passe en Normandie, et cette localisation m'a suffi pour me donner envie de découvrir ce livre. L'auteur décrit avec justesse ma région et les gens qui y vivent, sans enjoliver ou noircir la réalité. Il faut de tout pour faire un monde, et la Normandie des villes ne ressemble pas à la Normandie des champs, celle de ses petits villages où tout le monde se connaît et où les vaches sont plus nombreuses parfois, que les habitants. Je referme ma parenthèse normande. 

Le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce livre est "originalité". Là, subitement, vous vous reculez et vous dites : "mais que signifie ce mot appliqué à un livre ? Il ne veut rien dire ! " Il faut juste l'expliquer.

L'originalité se trouve dans le style, dans la manière très particulière dont le texte respire. Le texte revient souvent à la ligne et impose ainsi, par sa manière de dire, une autre manière de lire, entre phrases longues et phrases courtes, sans jamais maltraiter la grammaire. Bref, un soin de la diction peu fréquent dans les romans policiers.

Mais est-ce réellement un roman policier ? Nous avons certes des meurtres, une enquête, des suspects, un mobile, un rapport d'autopsie (indispensable !) pourtant le policier ne prend jamais le pas sur le roman. Nostalgie quand tu nous tues est avant tout l'histoire d'une amitié entre deux héros, Marius et Hippolyte, aussi différents et attachants l'un que l'autre.

Marius est policier, Hippolyte est écrivain (je le considère comme tel même si, au début de l'intrigue, il n'a pas encore été publié), ils ont chacun une blessure, connue de l'autre, mais dissimulée aux plus grands nombres. A quoi bon se confier à ceux qui ne vous sont rien, ou pas grand chose ?

A leur solide amitié s'oppose ce besoin de retrouver d'anciens camarades de lycée (j'ai immédiatement pensé à un site bien connu). J'ai la faiblesse de penser que, mis à part quelques cas très précis, retrouver ses "camarades" de l'époque n'est pas fortement intéressant, puisque l'on garde contact avec les personnes auxquelles on tient réellement. J'en ai des preuves autour de moi, et je suis contente que l'auteur illustre les désillusions qui suivent ses retrouvailles forcées. On se rend compte, le plus souvent, que l'on n'a pas grand chose à se dire, on se rend compte qu'on a idéalisé la personne ou, pire, que l'on s'est trompé sur elle. On peut se dire aussi que l'on ne se souvient strictement pas de cette personne et que l'on n'a pas envie de la revoir. Mais là, virtuellement, quel est le danger "d'accepter" cette amitié ?

Et bien, il est très grand, pour les anciens condisciples de Marius et d'Antoine qui tombent, les uns après les autres, et Antoine, le premier mort, semble être le dénominateur commun. Même sa psy devient à son tour victime (de lui ?) alors que la thérapie paraît être un échec. Où est le mobile ? Dans le passé ? Dans le présent ? Ou dans un passé trop présent ?

J'espère retrouver Marius et Hippolyte dans une autre enquête.


 

Ma note : 4/5.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 18:11

mississippi.jpgédition 10/18 - 365 pages.

 

Circonstance d'écriture :

 

J'ai lu ce livre il y a quelques jours déjà. J'écris le billet aujourd'hui, pour le challenge Défi les douze d'Ys

 

 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

  50Ma participation pour l'état du Mississippi au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

 

 

 

 

Mon résumé :

 

Etat du Mississippi. Laura est mariée à Henry, qui lui a fait quitter la ville pour habiter une ferme. Nous sommes au lendemain de la seconde guerre mondiale et les soldats rentrent du front. Parmi eux, il y a Jamie, le petit frère d'Henry, et Ronsel, descendant d'esclave qui a découvert en Europe qu'il était possible d'être considéré comme un homme à part entière. Le retour s'annonce rude.

 

Défi les douze d'Ys

  2012

 

Mon avis :

 

Mississippi est un premier roman. Cela paraît à peine croyable tant son écriture est maîtrisée. J'ai beaucoup aimé entendre des voix différentes pour nous conter cette histoire. Pas de redites inutiles, comme le font certains romanciers qui adorent nous raconter mot pour mot trois fois le même événement. Chaque voix nous apporte un éclairage différent sur ce qui est survenu.


Ma préférence va à Laura, cette jeune femme forte et courageuse. Elle s'est mariée à Henry et doit supporter ses belles-soeurs, belles, sottes et superficielles - jusqu'à ce que la crise les rattrape. Pour ses filles, elle doit subir son beau-père, qui prend plaisir à les humilier : subir ne signifie en aucun cas baisser les bras. La véritable force, c'est elle qui l'a dans ce récit, et elle la gardera, sachant prendre les bonnes décisions pour le bien des siens.

 

La couverture est très bien choisie, elle illustre ce monde grisâtre qui est celui des champs boueux de la ferme, alors que la ville est si proche. Mississippi est aussi le roman de ce monde rural, raciste, ségrégationniste, où le temps de l'esclavage n'est pas si lointain. C'était hier, et c'est aujourd'hui que les anciens esclaves paient.

 

Pour illustrer ce livre magnifique que je vous recommande, je choisis Strange fruits, par Billie Holliday.

 

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 13:31

Ogre-rouge.jpgédition Flammarion - 236 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Nouvelle mission pour le célèbre Pinkerton Neil Galore : arrêter un membre de la Brigade Pâle, ennemi juré de l'Agence. Une enquête qui le conduit sur les traces de mystérieux Indiens et de macabres papillons qui dévorent l'âme des vivants... Neil échappera-t-il à son funeste destin ?

 

Circonstance de lecture :

 

Emprunté samedi à la bibliothèque, lu dimanche, critique postée lundi.

 

Mon avis :

 

J'ai adoré ce second tome des aventures de Neil Galore, tout aussi passionnant que le premier.

Nous retrouvons Neil en Californie du Nord, à la recherche d'Angus, l'une des quatre recrues de l'agence qui s'est avéré être un traître de la plus belle espèce. Neil a gagné en assurance, lui qui fait désormais partie de la célèbre agence, mais aussi de sa division spéciale, grâce au pouvoir qu'il maîtrise. C'est presque tête baissée qu'il se lance à la poursuite d'Angus, membre des brigades pâles, et s'il n'avait pas retrouvé son vieux complice Weyland, il n'aurait certainement pas pu nous raconter ce récit rétrospectif, ou alors sur un lit d'hôpital.

Nous retrouvons aussi ses deux comparses, Elly et Armando. Eux aussi ont évolué, chacun à leur manière. Armando assume désormais pleinement ses origines, ce qui fait de lui un précieux membre de l'agence. Elly n'a pas encore renoncé à ses ambitions artistiques, et je ne dis pas qu'elle ne sera pas capable d'une nouvelle volte-face dans le tome suivant. Elle est ici l'élément en demi-teinte, son pouvoir (elle en a forcément un) n'étant pas encore révélé aux lecteurs. Quant aux révélations sur son passé, elles viennent confirmer ce que Neil pressentait dans le premier tome.

En effet, la dimension fantastique est toujours bien présente dans ce second tome, et parfaitement admise par les membres de l'agence. S'ils mènent à bien leurs enquêtes, c'est aussi parce qu'ils savent utiliser des forces positives, contrairement à ses soldats "qui retournent à la poussière" que sont les membres des Brigades pâles. Dans cette Amérique qui semble s'être relevée des séquelles de la guerre de Sécession, les ambitions des sudistes sont toujours là, larvées, comme une revanche qui se tiendrait à portée de colt. Sur terre et dans le ciel, les victoires ne sont que provisoires, et les pistes ne cessent de s'ouvrir à la sagacité des agents Pinkerton.

A bientôt pour le troisième volet de leurs aventures. 

 

challe11Challenge littérature jeunesse par Mélo

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 01:57

enigma-2-kaze.jpgEnigma, tome 2 d'Endo Tatsuya - shonen.

 

Quatrième de couverture :

 

Sumio et les autres trouvent Jirô Matsurigi enfermé dans un incinérateur et sont confrontés â un dilemme : récupérer le mot  de passe ou sauver leur compagnon. Le temps presse d'autant plus que Jirô est aux prises avec "l'ombre" qui tente de le consummer. Mais alors que tout semble perdu, sa faculté se manifeste subitement ! Les lycéens réussiront-ils â déjouer la prédiction de Sumio en résolvant l'énigme sans sacrifier leur camarade ?

 

M comme manga

Mon avis :

 

Dire que je devrai attendre jusqu'au 18 juillet pour connaître la suite ! Enigma est un manga très addictif, comme tous les bons mangas.


Certes, je fais les mêmes reproches que pour le premier tome : claustrophobes s'abstenir. Le symbole d'Enigma, toujours aussi horrible, est moins présent. Le poids psychologique et moral, par contre, s'intensifie au fur et à mesure que l'esprit tortueux d'Enigma invente de nouvelles épreuves et de nouvelles contraintes pour les sept lycéens emprisonnés. Seuls les portraits en tête de chapitre permettent de souffler un peu dans ce récit très intense.


Quelques énigmes sont levées, oui, et de manière fort étonnante. Pourtant, plus la lumière semble se faire sur cette ombre qui envahit les batiments, plus le mystère augmente. La révélation du pouvoir et des aspirations d'un des lycéens diversifie encore les enjeux de ce huis-clos oppressant. Cette citation l'illustre bien : Si tu n'abandonnes pas, l'adversité se changera un jour en bénédiction.


Ma seule crainte est que le dénouement ne soit pas à la hauteur des attentes.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 20:04

M-comme-manga.jpgChocola et Vanille, tome 1.

Mon résumé :

 

Chocola et Vanilla sont deux jeunes sorcières, envoyées sur terre car elles sont toutes les deux prétendantes au trône du royaume magique.

Laquelle des deux sera la plus populaire ? Laquelle des deux saura obtenir le plus de coeur des humains ? En effet, contrairement aux sorcières, les humains peuvent donner plusieurs fois leur coeur. Les sorcières ne peuvent l'échanger avec l'être aimé qu'une seule fois.


M comme manga ?

 

Je lis beaucoup de mangas en ce moment. J'avais arrêté pendant le STAR, je reprends désormais la lecture d'un genre littéraire qui m'apporte beaucoup de plaisir, et je ne vois pas pourquoi je devrai bouder mon plaisir. Seuls impératifs : si je n'ai pas aimé un manga, je ne le chronique pas et je ne me fixe pas de rendez-vous régulier ainsi que contraignant.

 

Mon avis :

 

Je débute... alors je crois que c'est un shojo. J'ai beaucoup aimé en tout cas ce volume très drôle et très enlevé. Nos deux petites apprenties sorcières ont des caractères opposés, et pourtant, elles sont amies et tiennent à le rester en dépit de l'épreuve qui les oppose. Elle paraît presque légère d'un premier abord, car Vanilla ne souhaite pas vraiment devenir reine. Elle manque de confiance en elle, elle est trop douce, trop gentille, trop polie pour le monde de sorcière auquel elle appartient, au contraire de Chocola qui est parfaitement à l'aise dans son rôle de peste cruelle.

Il faut dire que la vie de sorcières n'a pas été tendre avec elles. Vanilla est la fille de la reine, elle peut donc difficilement se permettre d'échouer, et tant pis si sa timidité en fait une inadaptée : elle peut provoquer l'affection des humains. Chocola a perdu sa mère, qui a échoué aux épreuves pour devenir reine. Elle lui manque, tout simplement. Si son caractère bien à part la met d'abord à l'écart, il lui permet aussi de déjouer les douteuses plaisanteries de ses camarades. Ce n'est pas tous les jours qu'une pré-adolescente se soucie de la déshydratation des crapauds !

Elles ont comme tuteur/mentor un bourreau des coeurs humains Rock'n Lovin. Il s'aime passionnément, et ce n'est pas peu dire. Il est présent, sans être pesant, et toujours fort drôle. Elles se sont liées aussi avec certains de leur camarade,et l'évolution de leurs relations les effraient un peu. Le châtiment réservée aux sorcières qui donnent leur coeur à un humain est en effet sans appel.

Le graphisme est charmant, très frais et très sucré - les deux petites sorcières n'adorent-elles pas les sucreries ? J'espère que le tome 2 sera bientôt disponible à la bibliothèque.

 

Vanilla.jpg

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:19

Tourmente.jpgCirconstance d'écriture :

 

J'ai lu ce livre il y a presque trois mois. Vous ne croyez pas qu'il était temps que je m'asseois devant mon ordinateur et que j'écrive mon avis, non ?

 

Mon résumé :

 

Les parents de Joseph et Matthew Reavley sont morts dans d'étranges circonstances. Nous sommes en 1914, l'archiduc Franz-Ferdinand et son épouse viennent d'être assassinés.

 

Mon avis :

 

Je l'invite, tu m'invites, je te rends ta tasse de thé, tu me rends ta tasse de thé, et nous finissons noyés dans le thé. Argh ! C'est plus fort que moi, je craque ! Trois mois après sa lecture, il ne reste que ce sentiment diffus : l'abus de tasse de thé nuit gravement à la santé livresque. 


Oui, la famille Reavley est sympathique, elle n'a cependant pas le charisme de Thomas Pitt ou d'Hester Latterly (je n'aime pas Monk, j'adore Hester). Je lirai leurs aventures, en dilettante. C'est tout de même fou pour moi de ne pas réellement m'intéresser à un roman qui se passe pendant la première guerre mondiale, alors que cette période historique a une importance capitale pour moi. La cause en est à chercher dans le fait que les personnages ne croient pas qu'une guerre de cette ampleur puisse survenir - les anglais, sur leur île, sont à l'abri, et bien à l'écart de ce qui pourrait survenir sur le continent (à mon avis, vous devez ressentir une pointe d'exaspération dans mon propos).


La famille Reavley est sympathique, et c'est tout. Leurs rôles sont pour l'instant trop bien définis, le professeur, l'agent de renseignement, la digne mère au foyer, la jeune fille qui se cherche, pour que je me passionne davantage. En dépit de la mort tragique de leurs parents et de la mort de Sebastian, étudiant préféré de Joseph, le ciel m'a paru toujours bleu au-dessus de leur tête. Et leur théière toujours pleine.

 

Mais non, je ne suis pas profondément injuste avec ce livre,seulement, si je l'avais réellement apprécié, croyez-vous que j'aurai attendu autant de temps pour le chroniquer ? Non. Si je l'avais franchement détesté, non plus.

 

A bientôt pour un nouveau roman de la série Thomas Pitt.

 

anneperry2-copie-1.jpgChallenge Anne Perry par Syl

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Antoni : challenge God save the livre. 

  Challenge polar historique organisé par Samlor


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