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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 09:48

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édition Syros - 100 pages.

Quatrième de couverture :

 

Noé Petit vit à la campagne avec ses parents. Il est souvent seul et s'ennuie un peu. Un soir, un coup de téléphone du commissariat lui annonce la mort d'un certain Armand Petit. Noé apprend alors que son père avait un frère ainé qui vivait depuis 15 ans comme un clochard. Épris de liberté et de voyages, Armand était passionné de poésie. En se laissant porter à son tour par les poètes que son oncle aimait, Noé cherche à comprendre qui était cet homme à la dérive.

 

Mon avis :

 

C'était mon oncle est un roman de littérature jeunesse, simple et pudique. il est simple car il nous raconte l'histoire d'une famille comme nous pouvons en rencontrer tous les jours. Les parents travaillent, veillent sur leurs deux fils, Marc et Noé. Les deux garçons ont des cousins, des cousines, une grand-mère aimante, des copains. Ils n'ont pas les tourments obligés d'une littérature jeunesse dite "réaliste" : maladie incurable, chômage, premier amour. Un coup de fil bouleverse ce bel équilibre : Noé découvre l'existence d'un oncle dont il ignorait l'existence en même temps qu'il apprend sa mort. Armand était un SDF, un clochard, comme ils disent. Ce qui l'a amené à vivre dans la rue n'est pas raconté explicitement, cependant le lecteur peut retrouver le faisceau de cause qui ont mené Armand à vivre dans la rue. Sa mort entraîne des réactions tranchées, et crues. Rien n'aurait été pire que l'indifférence. Rien n'aurait été pire aussi que les leçons de morale à rebours, les remèdes miracles ou la résignation. Tous ses écueils sont évités. 

Ce qui relie, à travers les années, Noé et son oncle, un même amour pour la poésie. Ils ont cette sensibilité commune, cette même émotion à la lecture d'un texte et ses extraits de poème apparaissent avec un grand naturel dans le récit. Je ne pense pas me tromper en disant que l'amour de l'auteur pour ces oeuvres transparaît jusque dans la manière dont il les intègre dans son oeuvre.

C'était mon oncle est un roman à découvrir sans tarder.

 

challe11Challenge littérature jeunesse par Mélo

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Challenge douce France par Evy

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 20:29

Je suis allée samedi au salon du Saint-Maur-des-fossés, et je suis tout à fait conciente que j'ai mis à peu près trois jour avant de rédiger cet avis. Ce n'est pas que les salons du livre et moi, cela fasse deux, loin de là, c'est juste que la rédaction des billets est un tout petit peu plus problématique.

 

Après le train, le RER (et c'est là que je me suis dit : "flûte ! Je ne sais même plus la station où je dois descendre), je me suis retrouvée au salon de Saint-Maur-des-fossés.

 

Ma première dédicace ? Mons Kallentoft ! Il est absolument charmant, et ne s'est pas formalisé de mon anglais "approximatif". (Je lis l'anglais mais dès qu'il s'agit de le parler, je bloque). Puis, j'ai retrouvé Yves Grevet, que j'avais rencontré deux ans plus tôt lors de la remise des prix des Dévoreurs de livre. Il est toujours aussi sympathique. Ensuite, j'ai rencontré Cécile Ouhmani. Je dois dire que je ne connaissais pas cette auteure, mais que j'avais été attirée par la maison d'édition qui la publie (les éditions Elyzad), dont j'ai eu l'occasion d'apprécier le travail.

 

Peu après, George accompagné de son fils Elliott, arrivait au salon. Nous fûmes bientôt rejoints par Miss Bouquinaix, puis Lili Galipette. Les allées ont commencé à se remplir, et je dois dire que certains auteurs avaient une file d'attente assez considérable ma foi. Je veux parler de l'invité d'exception du salon, à savoir Guillaume Musso. Les fans se reconnaîtront. Pour ma part, j'ai poursuivi les rencontres, les dédicaces : Fabrice Colin, Jean Des Cars, Tobie Nathan, Paul Cleave, Cassandra O'Donnel, avec laquelle j'ai eu une discussion intéressante sur la lecture et les adolescents et Valentin Musso, petit frère de qui-vous-savez et auteur de romans policiers.

 

Etant égale à moi-même (ben... j'ai sauté le déjeuner), je dois dire que la pause café fut la bienvenue ! 

 

Avant de repartir, une petite photo souvenir a été faite par George : Saint-Maur.jpg

A gauche, Lili Galipette, à droite, Miss Bouquinaix, au milieu, Eliott, très en forme et juste derrière, moi.

Voici mes achats :

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 08:45

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édition Points - 478 pages

 

Mon résumé :

 

L'hiver est froid en Suède, il est encore plus froid cette année-là. Un cadavre, nu, gelé est retrouvé pendu à un arbre. Qui est-il ? Qui pouvait lui en vouloir à ce point ? Malin Fors enquête.

Challenge des quatre saisons

challengeQuatreSaisons

 

Mon avis :

 

Hiver est un très bon roman policier, même si Eté est meilleur encore.

En le lisant, j'ai pensé à la femme en vert d'Arnaldur Indridason. Les crimes du présent ont leur source dans les souffrances et les secrets du passé. Les mobiles sont les plus vieux du monde : la cupidité et la vengeance. Si vous y ajoutez l'art de la manipulation la plus perverse, et une grande habilité à contourner les lois, vous comprendrez pourquoi le ton est sombre, et les enquêteurs toujours sur le qui-vive. Ils nous sont habilement présentés en début du libre, en des vignettes évocatrices de leur vie quotidienne.

Celle qui a la plus grande place est Malin Fors, confrontée à sa fille unique Tove. J'aimerai vous dire qu'elle est en pleine crise d'adolescence, ce serait faux. Tove paraît très sure pour son âge, et pas seulement par ses choix de lecture. Elle est parfois obligée de mettre son inspectrice de mère devant le fait accompli - inspectrice qui aurait bon besoin de faire un peu plus confiance à sa fille. Lucide, la petite Tove. Quant à Jan, son père, il est un héros par son métier, un héros ambivalent car ces prises de risque, inhérentes à son métier, font de lui un homme incapable d'avoir une vie de famille posée - celle dont rêvait Malin.

Je me suis attachée à cette enquêtrice, j'ai envie d'en savoir plus sur elle et sur la cause de cette indifférence que ses parents éprouvent pour elle et leur unique petite-fille. L'absence de regard bienveillant de ses parents à son égard est sans doute cause de ce mal-être qu'éprouve l'enquêtrice de façon diffuse, qui la pousse à chercher du réconfort dans l'alcool ou dans les bras de son compagnon de couette. Fort heureusement, elle reste une enquêtrice responsable, qui prend le temps qu'il faut mais ne passe pas à côté des faits essentiels.

Mais ce que je retiens surtout de cette lecture est la voix du mort, plus intense que dans Eté. Bengt est curieusement apaisé, lui que plus rien ne peut atteindre. En dehors de toute croyance (les "esprits" ne parlent pas de religion), cette présence, au milieu d'une intrigue particulièrement noire, apporte des respirations bienvenues.

Hiver est encore un très bon polar scandinave.  

 

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Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

 

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Challenges littératures nordiques par Myuiki

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 17:27

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édition Points - 446 pages.

 

Mon résumé : 

 

Linköping, ville de Suède. L'été du siècle endort la ville, les incendies ravagent les bois alentours, les pompiers sont sur les dents, et bientôt la police avec elle : une jeune fille est retrouvée nue, hagarde, dans le parc. Elle n'a aucun souvenir des violences qu'elle a subies. Peu après une autre jeune fille est portée disparue. Les deux affaires sont-elles liées ? Malin Fors enquête.

Challenge des quatre saisons

challengeQuatreSaisons

 

Circonstance de lecture :

 

Eté m'a été dédicacée hier par Mons Kallentoft au salon du livre de Saint-Maur-des-fossés. J'en ai lu cent pages hier soir. Je remercie chaleureusement la personne qui s'est trompée de numéro cette nuit et m'a appelé à quatre heures du matin : ne pouvant me rendormir, j'ai terminé le livre.

 

Mon avis :

 

Mons Kallentoft est un auteur que j'aurai dû lire beaucoup plus tôt. Je ne compte pas le nombre de fois où Eté (en grand format, certes) m'est passé dans les mains, y compris chez le bouquiniste. J'aurai dû, maintenant, il est lu.

 

J'ai trouvé que le ton, déjà, était unique, différent des polars suédois que j'ai lu jusqu'à présent, avec, tout de même, des points communs avec les héros de Sjöwall et Wahlöö. En effet, les enquêteurs sont des personnages normaux, ni meilleur ni pire que la normal, avec une vie de famille comme le commun des mortels. L'enquêteur n'est pas un baroudeur solitaire qui part sans se retourner, ni un alcoolique fini, non, il est un être humain confronté aux pires horreurs et tente de tenir le coup. Certes, la vie personnelle de Malin n'est pas une réussite. Certes, elle a, comme tout enquêteur qui se respecte, une fille unique, Tove. Certes, elle a un penchant pour la téquila. Cependant, jamais ses états d'âme ne viennent prendre le pas sur l'enquête.

 

Autant vous le dire : elle n'est pas facile à lire, encore plus quand on est une femme, encore plus, à mon sens, si l'on a des enfants. Mons Kallentoft, à la manière d'Alice Sebold, donne la parole aux morts, de manière bien plus fine, et rend crédible ces voix d'outre-tombe qui ne peuvent plus rien faire, pas même aider les vivants, comme une touche de fantastique bien maîtrisée et surtout très émouvante.

 

Comme d'autres auteurs nordiques, il pointe du doigt les dysfonctionnements de cette société suédoise idéale. Les adolescents grandissent très vite, sont rapidement très autonomes. Reste à définir la frontière assez flou entre cette autonomie et l'indifférence. Après l'indifférence, nous retrouvons la maltraitance et l'abandon. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Suède. La violence faite aux femmes et aux jeunes filles est terrifiante, assourdissante comme le silence qui l'entoure, nous entraînant vers un incroyable dénouement.

 

Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, lisez-le sans tarder.

 

 

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Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

 

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Challenges littératures nordiques par Myuiki

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 19:32

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Mon résumé :

 

Une vieille femme se présente au commissariat. Mary Lester est chargée de la recevoir. La vieille dame en est sûre : Bouboule est mort. Bouboule, c'est son fils unique, qui ne lui a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours. Mary Lester enquête.

 

Note : j'ai choisi d'écrire mon propre résumé car la quatrième de couverture est trompeuse. La plaignante convainc Mary de l'aider très facilement. J'ai volontairement omis la couverture.

 

Mon avis :

 

Mary Lester est une fée. Si, si, je vous assure. Une vraie fée, il ne lui manque que la baguette magique. Là où elle passe, tous les problèmes disparaissent. Les caïds sont immédiatement arrêtés, les enquêtes dont on ne soupçonnait même pas l'existence sont résolues, les indices deviennent des preuves, les preuves mènent à l'assassin, et l'assassin avoue tout. 


Surdose d'enquêtes de Mary Lester ? Non, je n'en avais pas lues depuis quelques mois. Plutôt lucidité devant cette enquête faiblarde, basée avant tout sur l'incroyable talent de l'enquêtrice, si sûre d'elle-même, si condescendante avec les autres enquêteurs (policiers et gendarmes). L'ensemble est fade, à la limite du supportable après la lecture de Les orpailleurs et manque cruellement d'émotion, mis à part l'indifférence.

 

Passe la pique sur les séries télévisées, si peu réalistes. Néanmoins, il est exaspérant de voir que les jeunes sont forcément des casseurs/chômeurs/trafiquants en tout genre profitant des aides sociales. Les jeunes femmes sont des paumées en puissance, battues ou pire encore. Quant aux personnages âgées...La mère de Victor dit Bouboule n'apparaît guère dans le récit, et ne m'a paru pas si émue que cela de la disparition de son fils unique. Il ne faut pas confondre pudeur et indifférence.

 

Mon billet vous semble dur ? Je voulais lire ce roman parce que je voulais me distraire. Je l'ai refermé, exaspérée.

 

 Challenge-Douce-France-bis-copie

Challenge douce France par Evy

Challenge autour de ma Bretagne par Malou


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 20:39

J'ai peine à le croire... donc j'ai tardé avant de rédiger cet article.

 

Grâce à Babélio, j'ai été choisie pour faire partie du jury du prix Océans, parrainé par Alain Mabanckou.

 

Le rôle des douze jurés est de sélectionner un roman écrit en langue française qui met en lumière les valeurs d’ouverture sur le monde, d’échanges, de dialogue des cultures, et d’humanisme. La littérature francophone est donc ainsi mise en lumière.

 

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Voici la liste des livres sélectionnés :

 

Sauvage, Nina Bouraoui (Stock) ;
L'empreinte à Crusoé, Patrick Chamoiseau (Gallimard) ;
En chute libre, Carl de Souza (L'Olivier) ;
Il était une fois, l'Algérie, Nabile Farès (Achab) ;
Le glacis, Monique Rivet ( Metailié) ;
Des fourmis dans la bouche, Khadi Hane (Denoël) ;
Les racines du yucca, Koulsy Lamko (Philippe Rey) ;
Tangente vers l'est, Maylis de Kerangal (Verticales) ;
Malta Hanina, Daniel Rondeau (Grasset) ;
Notre-Dame du Nil, Scholastique Mukasonga (Gallimard) ;
Bizango, Stanley Péan (Les Allusifs) ;
Rêves oubliés, Léonore de Recondo (S. Wespieser).

 

Le prix sera décerné à l'automne 2012.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:50

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édition 10/18 -380 pages.

 

Merci à Asphodèle qui a fait voyager ce livre jusqu'à moi.

Quatrième de couverture :

 

Le gentilhomme ligoté au réverbère de Westminster Bridge est vêtu très élégamment - fleur à la boutonnière, chapeau haut de forme, écharpe blanche habillée -, mais il est mort, la gorge tranchée. Qui a tué Sir Lockwood Hamilton, cet homme charmant et l'un des plus consciencieux membres du Parlement ? Avant même que l'inspecteur Thomas Pitt ne commence son enquête, l'un des collèges de Sir Lockwood rencontre lui aussi la même destinée au même endroit. Charlotte, la tendre épouse de Thomas, ne peut résister à l'envie d'aider son mari. Mais, pendant ce temps, l'égorgeur de Westminster Bridge continue son oeuvre macabre...

 

Mon avis :

 

Je retrouve avec plaisir les héros d'Anne Perry, avec toutefois une nuance : ce tome va du gris foncé au noir, très noir. L'espoir ? Il est nulle part. Les innocents paient, les coupables, aussi, mais dans une bien moindre mesure. Le poids du chef de famille, par contre, est partout. Il  nous montre le pire de cette société victorienne si puritaine, si patriarcale. Les femmes sont des petites personnes fragiles (je n'ai pas dit "chose" bien que je sois tentée, elle n'a strictement aucun droit, pas même sur ses propres enfants) qu'il faut absolument protéger, parfois contre leur gré, parfois contre elles-mêmes. 


Certes, Charlotte a de la chance d'avoir un mari qui la laisse relativement libre et s'il souhaite la protéger, j'ai envie de dire qu'il a de bonnes raisons de le faire. La passion de Charlotte pour les enquêtes peut se révéler dangereuse - pour elle.


L'égorgeur de Westminster Bridge nous plonge dans l'antre de la folie, même si je regrette un dénouement trop abrupte, comme souvent chez Anne Perry. La folie "médicale", si facilement diagnostiqué, surtout chez les femmes, mais aussi la folie mystique, point qui sera à nouveau abordé dans L'incendiaire de Highgate ont leur part dans l'enquête. Incendiaire, égorgeur : la folie n'a que faire des armes à distance, comme le pistolet ou le poison, il lui faut le corps à corps ou la purification - qui n'a rien de symbolique. Et si la compassion est, étymologiquement "souffrir avec", nous souffrons autant à cause de la première victime que du meurtrier.

 

L'égorgeur de Westminster Bridge est un roman réussi, qui ne laisse pas le lecteur indemne. 

 

anneperry2-copie-1.jpgChallenge Anne Perry par Syl

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre. 

Challenge polar historique organisé par Samlor

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Challenge Victorien par Aymeline

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 14:40

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édition J'ai lu - 374 pages.

 

Mon résumé :

 

Les quatre filles du docteur March attendaient le retour de leur père. Voici ce qu'il fit pendant la guerre de Sécession.

 

Défi les douze d'Ys

  2012

 

 

Mon avis :

 

Je peux lire plusieurs livres excellents à la suite, rien ne sera ôter de leur excellence ni de leur différence. Prenez Les orpailleurs, Rosa Candida d'Audur Ava Olafsdottir ou Mississippi d'Hillary Jordan. Un livre moyen, médiocre, ne sortira pas grandi de la comparaison, tel est le cas de la solitude du docteur March. Je me suis ennuyée en le lisant à un point que j'estime peu croyable. Les causes sont nombreuses et identifiées.


Je n'ai pas aimé les procédés narratifs utilisés, qui m'ont donné l'impression que l'auteur se faisait plaisir, et tant pis si elle décevait le lecteur. En effet, il faut cent pages pour narrer la première journée, tant elle est entrecoupée par les retours en arrière concernant le docteur March : sa jeunesse, comme colporteur, les exactions contre les esclaves dont il a été témoin, sa rencontre avec sa future femme, leurs amours. Le tout est enrobé dans un ton fade, qui tranche avec ce que l'aumonier March devrait être en train de vivre.


Devrait, car ce même ton aseptisé et fade se retrouve dans les lettres rassurantes autant qu'ennuyeuses qu'il écrit à sa femme, ou dans la manière dont il conte les combats. Le pire est qu'il me fut impossible de m'attacher à un personnage, sauf à Annie, la cuisinière courageuse et désespérée ou à madame March, qui vient relever un peu le niveau en devenant narratrice à la fin du roman. Je trouve que l'indifférence qui m'a touchée est vraiment un comble pour un tel sujet, surtout après le bouleversant Mississippi d'Hillary Jordan. Bien sûr, les discours des esclavagistes, surs de leur bon droit et de leur religion, sont révulsants, bien sûr, les exactions des yankees sont choquantes. Le sont encore plus cette mollesse de March durant tout le récit, et cette incapacité de l'auteur à faire passer des émotions. Il ne suffit pas de prendre un personnage littéraire pour écrire un grand roman. 


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Challenge romans sous influences


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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:37

Pour la fête de la musique, j'ai choisi de vous parler du dernier album studio solo de Michel Berger : ça ne tient pas debout.

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Il est sorti en 1990 et comporte neuf chansons.

 

La plus connue, ma préférée d'entre toutes les chansons de Michel Berger, est la cinquième chanson de l'album, Le paradis blanc.

 

 

 

 

J'aime aussi beaucoup cette superbe reprise de Marc Lavoine, l'un des rares à habiter cette chanson. C'est toute la diférence entre un artiste et un candidat de télé-réalité :

 

 

Autre superbe chanson, méconnue celle-ci : A quoi il sert.

 

 

 

 

 

Je terminerai par la chanson qui donne son nom à l'album : ça ne tient pas debout.

 

 

 

La difficulté n'est pas de présenter un album, mais de parler des émotions ressenties. Je préfère ne pas disserter à ce sujet et vous laisser écouter cette musique.

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 22:37

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édition Kwari - 177 pages.

 

Mon résumé :

 

Sherlock et Watson héros de manwha ? Pourquoi pas ? Ils sont chargés d'enquêter sur la disparition d'une riche aristocrate. La jeune femme, d'origine américaine, a disparu juste après la cérémonie. A-t-elle eu peur de ses nouvelles responsabilités ? A-t-elle été enlevée ?

 

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Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

Mon avis :

 

J'étais dans le rayon manga de ma librairie préférée, en train de me tordre le cou pour lire les titres des séries, quand mon regard a été attiré par ce livre. Ne regardant ps à une PAL démesurée, je l'ai achetée.

Bien que ce livre soit rangé dans le rayon manga, ce n'en est pas un, c'est un manwha, c'est à dire une bande dessinée coréenne. Avantage (et surprise pour moi) : le sens de lecture est le même qu'en France. Inconvénient : aucun, si ce n'est que j'ai trouvé le graphisme très classique, même pour une "bande dessinée". Les cases sont très rectilignes, rien ne déborde. Certaines sont uniquement centrées sur un personnage, quand ce n'est pas une planche entière qui est consacrée à une succession de personnage, sans décor ni arrière-plan. Cela doit sans doute procéder du code graphique de ce genre, mais je n'ai pas retrouvé la créativité des mangas (Monster, Pluto, Bride stories), et moins encore la richesse psychologique des personnages.

Hommage ? Oui, l'auteur s'en explique dans sa postface, elle raconte également ses difficultés à déterminer la taille des personnages, ou leur âge d'après les indications de Conan Doyle. Elle dit aussi que dessiner les intérieurs victoriens ne fut pas une partie de plaisir, tout en clamant son admiration pour le héros de la rue de Baker Street. Certes. Je pense cependant que la manière dont elle se ré-approprie les deux personnages pourraient ne pas plaire à tout le monde, moi la première. Le thème principal est l'amitié entre Sherlock et Watson, amitié mise à mal par le mariage prochain de Watson. L'un fait se qu'il peut pour divertir son ami, l'autre fait ce qu'il peut pour lui dire que tout va bien, tout en restant éminemment sarcastique - tant pis si Watson ou cette buse de Lestrade ne comprennent pas les développements de l'enquête. Les anachronismes sont assumés mais n'apportent rien à l'intrigue, pas plus que les plaintes de Watson-narrateur, non dessiné donc négligé pendant plusieurs pages ou ses commentaires sur les transgressions dans la manière de dessiner les passages purement narratifs - encore faut-il maîtriser les codes du genre pour repérer les transgressions, ce n'est pas mon cas.

The Sherlock Holmes Story est à lire par curiosité, bien qu'il ne me laissera pas un souvenir impérissable, ni ne me donnera envie de lire la suite.

 

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