Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 21:20

Le Swap 50 Etats a été organisé par Sofynet. Ma swapée est Aproposdelivres et elle m'a particulièrement gâtée.

 

Voici ce que j'ai découvert en ouvrant le colis. Vous noterez le magnifique papier, aux couleurs des USA.

 

P300612_18.14.jpg

Voici tout d'abord les livres :

 

P300612_18.17.jpg

 

John Grisham et Jim Harrisson, deux auteurs que je souhaitais découvrir et Joyce Carol Oates, une de mes auteurs préférées.

 

Quant au livre Un tour des USA, magnifique livre qui nous fait faire le tour de ce pays en patchwork et en cuisine, il constitue vraiment une grosse surprise. Vous comprendrez pourquoi en cliquant ici.

 

 Côté douceur, du thé mandarine orange (l'un de mes préférés) et de délicieux gateaux.

Côté surprise, un DVD des carnets de route de François Busnel et un mug très américain, avec ses étoiles bleues.

 

P010712_13.39.jpgVous noterez les magnifiques marques-pages, ainsi que le carnet assorti.

 

Merci à Sofynet. et à ma swapée est Aproposdelivres. 

Repost 0
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 14:56

dingue.jpg

édition Flammarion - 190 pages.

 

Mon résumé :

 

Une journée comme une autre dans la vie du commissaire Llob, marié, quatre enfants, sans illusion sur son métier ou sur son pays. Un coup de téléphone change pourtant la donne. Un homme l'appelle et lui dit qu'il s'apprête à en torturer puis tuer un autre. Un dingue, pense Lino, l'adjoint de Brahim Llob. Trois jours plus tard, la découverte d'un cadavre atrocement mutilé est la preuve que le dingue a mis ses menaces à exécution.

 

Mon avis :

 

J'aime infinimement l'oeuvre de Yasmina Khadra, y compris ces premiers romans noirs. La langue y est constamment riche, inventive, illustrant les désillusions du personnage principal. Dans ce volume, Llob est confronté à un tueur en série et cette enquête ferait pâlir d'horreur tous les experts du monde entier. Parce que des experts, en Algérie, il n'y en a pas, ou plutôt, des experts de la catastrophe. Même le photographe n'est pas capable de développer correctement ses pellicules ! Les systèmes d'écoute sont rudimentaires, les techniques de recherche aussi : il est si facile de se fondre dans cette ville où l'arbre dissimule la forêt.

 

Puisque les indices sont défaillants, le commissaire doit enquêter, et réfléchir sans se laisser duper par les apparences, dans cette société où les plus jeunes cherchent à singer le modèle américain, tandis que le quotidien du plus grand nombre est le dénuement. Je pense que la partie sur la maternité est sans doute celle qui peut davantage surprendre les gentils occidentaux que nous sommes, gavés de reportages incessants sur les maternités, et les différentes méthodes pour accueillir son bébé. A la maternité d'Alger, le quotidien pour l'équipe médical n'est pas la vie, mais la mort, au point qu'il est impossible de se souvenir d'une femme morte en couche : elles sont trop nombreuses.

 

Quant au dingue au bistouri... Il gardera jusqu'au bout ce surnom, qui n'a rien à envier aux meilleurs tueurs en série américains. Mais, contrairement à ses fameux serial killer, il a un mobile, bien éloigné du "je-tue-ceux-qui-me-rappellent-une-personne-qui-m'a-fait-souffrir-et-comme-je-ne-peux-me-venger-sur-elle-je-les-tue-eux" ou "je-tue-le-premier-qui-passe". J'ai bien dit "un mobile", en aucun cas une justification, ni aux yeux du commissaire, ni aux miens. Rien ne justifie la barbarie.

 


Repost 0
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:18

17-900-84-1Je n'ai pas fait de bilan le mois dernier, car je n'en avais pas envie, surtout pas celle de transmettre mon ennui devant des lectures et un bilan décevants.

 

Ce mois-ci, je reviens à mes fondamentaux, avec la littérature scandinave :

 

Eté de Mons Kallentoft

Hiver de Mons Kallentoft

Rosa Candida d'Audur Ava Olafsdottir

La cavale du géomètre d'Arto Paasilinna

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

 

Je n'oublie pas la littérature anglaise :

Les filles de Mr Darcy d'Elizabeth Aston

L'égorgeur de Westminster Bridge d'Anne Perry

Avant la tourmente d'Anne Perry

L'homme au complet marron d'Agatha Christie

Le marchand de Venise de Shakespeare

 

Pour varier, un peu de bit-lit :

La vampire, tome 1 de Christopher Pike

Chasseuse de la nuit, tome 3

Anita Blake, tome 5 de Laurell K. Hamilton

de littérature américaine avec Mississippi d'Hillary Jordan, Stuart Little d'EB White et de la littérature australienne avec La solitude du docteur March de Géraldine Brooks

 

En ce qui concerne la littérature française, qui fait une véritable percée sur mon blog ce mois-ci, il y a le très bon : 

C'était mon oncle d'Yves Grevet

Nostalgie, quand tu nous tues de Rodolphe Fontaine

Le rituel de l'ogre rouge de Michel Honaker

et le moins bon : Bouboule est mort de Jean Failer

J'ai aussi lu un livre pour le challenge Un mot, des titres de Calypso : mon avis, déjà prêt, paraîtra le 15 juillet. J'ai lu également Danbé de Marie Desplechin et Aya Cissoko, un livre à lire plus qu'à chroniquer : difficile de parler mieux que les deux auteurs ne l'ont fait.

 

N'oublions pas les mangas, et le sublime New York, New York (4 tomes) de Marimo Ragawa .Ils m'ont tous apporté de bons souvenirs de lectures : Enigma, tome 2 d'Endo Tatsuyaou Chocola et Vanilla de Moyoco Anno .

Une exception : The Sherlock Holmes Story de Kyo-Jeong Kwon .

 

Mes coups de coeur du mois sont policiers. Il s'agit de  Les orpailleurs

et Eté de Mons Kallentoft .

 

Mon total est de 23 livres et 7 mangas.

Repost 0
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 20:22

Jonas.jpg

édition France Loisirs - 528 pages.

Lecture commune organisée par Myiuki

Mon résumé :

 

Allan Karlson fête ses cent ans aujourd'hui. Il n'a strictement aucune envie de fêter cet anniversaire, au milieu des notables de la ville, venus à la maison de retraite pour fêter l'événement. Il prend donc la fuite, par la porte-fenêtre de sa chambre. Charentaises au pied, il gagne la gare routière où il emprunte une valise. Il ne savait pas que débutaient là des aventures mouvementées.

 

Mon avis :

 

J'ai lu ce livre à l'occasion d'une lecture commune organisée pour le challenge de Myiuki. J'avais entendu beaucoup de bien, tout récemment encore, et je dois dire que mon avis à son sujet est mitigé.

Autant j'ai beaucoup apprécié les aventures présentes d'Allan Karlson, qui sont dans la veine de Paasilina (l'auteur est d'ailleurs clairement cité), autant je me suis attachée à ses personnages totalement barrés, de Gunilla à Julius en passant par Sonja et Buster, autant j'ai ressenti une lassitude au récit de la vie mouvementée d'Allan.

Ce sentiment n'est pas apparu tout de suite, j'étais à la moitié du roman quand j'ai commencé à la ressentir. Ce n'est pas la grande histoire qui s'invite dans le roman et bouleverse le destin des protagonistes, c'est le personnage principal qui s'incruste dans la grande Histoire. Allan passe d'un camp à l'autre au gré de ses tribulations, ni la moralité ni son intérêt ne dicte ses choix. Il s'agit à chaque fois de concours de circonstance, de coïncidences absurdes ou de micro-coups de pouce du destin. Ajoutons la très grande faculté d'adaptation d'Allan et vous comprendrez comment il a pu voyager de la Suède à l'Himalaya, en passant par l'Espagne et les Etats-Unis.

Cependant, à force de vouloir tout raccrocher au destin d'Allan et d'organiser ses extraordinaires coïncidences, l'auteur m'a fait frôler l'indigestion historique. C'était à la fois trop, par la multitude d'événements, et pas assez car chaque événement n'était pas assez approfondi.

Néanmoins, je garde à l'esprit que Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est un premier roman, et que j'aimerai bien que tous les premiers romans français soient aussi réussis et aussi inventifs que celui-ci. 

 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

  dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

challenge-c3b4-vieillesse-ennemie2.jpgChallenge ô vieillesse ennemie par Métaphore.

 

Repost 0
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 22:33

chasseuse3.jpg

édition Milady - 396 pages.

 

Mon résumé :

 

Cat poursuit sa mission de chasseuse de vampires, si ce n'est qu'elle est rapidement (trop rapidement) démasquée. Un nouveau contrat est passée sur sa tête, alors même que Bones la demande en mariage. Ses ennemis ne connaissent pas de répit.

 

Bit-lit-2012--logo1-

Ma septième participation au challenge Bit-lit 2012

 

Mon avis :

 

J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes, et je me suis immédiatement inscrite à la lecture commune que Mia proposait pour le 30 juin. Ai-je autant aimé ce troisième tome ? Non. Je n'ai pas non plus détester cette lecture, mais je ne parviens pas à retrouver ce qui faisait la singularité de Cat dans le premier tome. J'ai presque eu l'impression de lire une aventure d'Anita Blake !

 

Le récit est rempli de rebondissements, et je me suis trouvée face à des vampires "historiques" - j'entends par là des vampires très anciens, dotés de pouvoirs immenses, ou des vampires qui se sont déjà illustrés dans la littérature. Je ne compte plus le nombre d'auteurs de bit-lit qui ont utilisé Dracula, juste dans le but de contredire Bram Stoker en revenant au plus près des origines du personnage. Je n'ai pas vraiment été emballée par ses personnages somme toute attendus. Je n'ai pas non plus été surprise par la création d'un nouveau vampire par Bones, puisqu'elle était annoncée dans le tome précédent. L'événement paraît presque banalisé dans le récit et n'a apporté, pour l'instant, que peu à l'intrigue, à mes yeux.

 

Vous le comprendrez, j'ai ressenti une lassitude à la lecture de ce troisième tome, qui enchaîne batailles, embuscades, péripéties et scènes de sexe dans un mécanisme bien huilée. S'il est un personnage qui sort du lot, il s'agit véritablement d'Annette, quand elle dévoile son passé et devient humaine, bien plus que Cat.

 

 

50Ma participation pour l'état du Tennesse au défi 50 Etats, 50 billets de  Sofynet.

Repost 0
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 12:37

Anita-5.jpg

édition Milady - 540 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Bert, mon boss, a encore eu une de ces idées de tarés dont il a le secret : relever tout un cimetière de morts très anciens qui ne demandaient rien à personne. D'accord, c'est probablement un gros contrat qui devrait arranger la comptabilité de la boîte et pour une réanimatrice comme moi, il faut bien reconnaître que c'est plutôt valorisant. Bref, je vais sur place, où mon intervention est censée régler un conflit entre un promoteur et une vieille famille locale. À peine arrivée, je découvre qu'un tueur en série, nécrophile, nécrophage ou je ne sais quoi fait des ravages dans le coin. Sûrement un de mes vieux copains. Il y a des moments où l'on aurait envie de changer d'air !

 

Bit-lit-2012--logo1-

Ma huitième participation au challenge Bit-lit 2012

 

Mon avis :

 

L'auteur prend les mêmes et elle recommence. Je n'ai pas l'impression que grand'chose change d'un tome à un autre, si ce n'est peut-être à la fin de ce tome, une légère, oh, très légère évolution d'Anita envers Jean-Claude et le fait que nous en sachions un peu plus sur le passé d'Anita.


Sinon, l'intrigue est rigoureusement construite comme les précédentes. Nous rentrons très vite dans le vif du sujet, puis une seconde intrigue est introduite, retardant d'autant la résolution de la première, qui ne revient qu'au milieu du livre. J'ai toujours l'impression que l'auteur cherche à gagner du temps, notamment en introduisant une foule de personnages secondaires, pas tous exploités à leur juste valeur - et je ne vous parle même pas de ceux qui se font tuer dès leur première apparition.


Même les personnages récurrents ne sont pas toujours très bien exploités. Je ne vous parle même pas du petit ami garou d'Anita, deux petites apparitions et puis s'en va, encore moins de Bert, le patron (oui, je vous l'accorde, lui est sans intérêt). Lawrence, euh, pardon, Larry, se contente d'insister pour faire ses preuves - et il subira le baptême du sang. Même Jean-Claude ne prend pas toute sa dimension, tout en chemise à jabot. L'habit ne fait pas toujours le vampire.

 

Un dernier point me gène : la manière dont l'auteur insiste sur certaines scènes particulièrement sanglantes. Je n'aime pas quand "violence" rime avec "complaisance". J'ai l'impression que l'auteure s'est fait plaisir en écrivant des scènes pas toujours utiles, comme la rencontre avec la reine Séraphina et qu'elle les a raccrochées comme elle a pu au reste du roman.

 

Alors, bien sûr, ce livre est très facile à lire, les chapitres sont bien découpés, mais j'ai zappé certains passages. Vous le saviez sans doute déjà : la bit-lit n'est pas mon genre de prédilection, et ce livre-là n'est pas une réussite.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune. Voici les autres avis : Tigrouloup, Mabiblio1988, Yumiko, Kllouche, Chtitepuce, nane42

Repost 0
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:52

geometre.jpg

édition Folio - 268 pages.

 

Mon résumé :

 

Taavetti Rytkönen essaie tant bien que mal de rajuster son noeud de cravate. C'est désagréable tout de même que ce morceau de tissu qui pendouille sur votre chemise. C'est encore plus désagréable car Taavetti le fait au beau milieu de la circulation, et qu'il ne sait absolument pas ni qui il est ni d'où il vient. Heureusement, un chauffeur de taxi charmant vient à sa rescousse. C'est le début d'une cavale mouvementée mais raisonnée.

 

Nordique.jpg

Challenges littératures nordiques

Circonstance de lecture :

 

Névralgie et douleur dorsale, un mélange redoutable en cette fin d'année : le stress a pris le dessus. Aussi, quand j'ai cherché un livre qui ne me décevrait pas (afin de ne pas augmenter mes douleurs), j'ai choisi celui-ci.

 

Mon avis :

 

J'ai beaucoup aimé ce roman, sauf trente pages, sur la fin. Si j'excepte ses pages, j'ai adoré les aventures rocambolesques de ce géomètre atteint de sénilité précoce et de son nouvel ami taxi Seppo. Il faut dire que ces deux-là se sont bien trouvés.


Taxi ? Pas seulement. Seppo apporte à son nouvel ami plus de soins et de tendresse que ne le ferait un membre de sa famille - à sa décharge, la famille de Taavetti est plutôt hétérogène - et le vieil homme est loin d'être de tout repos, qu'il visite le musée des blindés ou se mêle à un match de football nocturne, perdant ses vêtements neufs par la même occasion.

 

Pourtant, il est des faits dont le géomètre, qui rejoint bientôt un vieil ami agriculteur, se souvient bien : son métier de géomètre et la guerre. Mäkitalo et lui ont gardé dans leur chair les cicatrices, voire même les séquelles des combats, pourtant, ils ne s'en glorifient pas devant leur cadet. Pour eux, les vrais héros sont ceux qui sont tombés sur le champ de bataille.

 

En attendant, dans cette Finlande hautement coincé, dans laquelle les bureaucrates bornés régissent tout, nos compères, qui sont maintenant quatre (en comptant l'épouse de Mäkitalo) vont inverser les préceptes de création avec méthodologie. Je passe sous silence la critique des bigots finlandais, mais pas celles des françaises en stage de survie.

 

La cavale du géomètre est à lire si vous aimez comme moi Arto Paasilina, les forêts finlandaises et les chats presque perdus.

 

dc3a9fi-scandinavie-blancheDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

challenge-c3b4-vieillesse-ennemie2.jpgChallenge ô vieillesse ennemie par Métaphore.

 

 


 

 


Repost 0
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 18:45

Mon résumé :

 

Antonio, marchand de Venise, est le meilleur ami de Bassanio. Ce dernier a besoin d'argent, aussi Antonio emprunte-t-il de l'argent à Shylock, usurier juif. Si Antonio ne paie pas, il devra donner à Shylock une livre de sa chair.

Challenge-anglais 

Antoni : challenge God save the livre.

classique-final2

Un classique par mois organisé par Cécile

 

 

 

 

 

 

Mon avis :

 

Je connais cette pièce de réputation. Deux rôles, surtout, sont connus : Shylock, l'usurier juif et Portia, aussi courageuse que son homonyme de la pièce Jules César. Il semble que ce sont ces deux rôles qui attirent les acteurs, bien plus qu'Antonio, qui donne son nom à la pièce, et Bassanio, son meilleur ami.

La cause ? Antonio est un personnage uniformément bon, lisse, généreux, prêt à mourir pour honorer sa dette. Bassanio n'a pas plus de relief, si ce n'est qu'il dépense généreusement l'argent qui n'est pas à lui pour faire la cours à Portia. N'était le danger couru par le marchand et leur amitié, ils seraient tous les deux complètement insipides. Shylock est d'une autre trempe.

Certes, il se montre odieux, cruel, abject même quand il souhaite voir sa fille morte, du moment qu'il peut récupérer les bijoux et l'argent qu'elle lui a pris pour s'enfuir avec son amoureux chrétien ou quand il est prêt à prélever lui-même cette "livre de chair" dû par Antonio, alors que Bassanio peut le rembourser. Mais sa tirade sur les souffrances endurées par les juifs est proprement bouleversante par sa justesse. Le lecteur/spectateur peut deviner derrière elle des décennies d'exclusion, de mépris, d'injustice et même si Shylock a un comportement abject, le sort qui lui est réservé ne grandit pas le tribunal de Venise.

Reste Portia, l'un des rôles les plus riches de cette pièce - avec celui, méconnu, du bouffon Lancelot. Portia passe de la jeune fille nimbée d'un aura de mystère, prisonnière des voeux de son père pour trouver un mari, au docteur travesti, ardent défenseur d'Antonio. Elle seule est de taille à se mesurer à Shylock, le doge lui-même n'a pu trouver de faille.

Le marchand de Venise, ou le triomphe de Portia.

 


 


 


 

Repost 0
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 11:20

 

Darcy.jpeg

édition Milady - 480 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Vingt années après Orgueil et Préjugés, nous faisons la connaissance des cinq filles d’Elizabeth et Darcy. Alors que leurs parents sont en voyage à Constantinople, les demoiselles viennent passer quelques mois à Londres chez leur oncle Fitzwilliam. La découverte de la vie citadine, des plaisirs et des disgrâces qu’elle offre, associée au caractère fort différent de ces jeunes personnes, va mener à des aventures – et des amours – inattendues, dans un cadre particulièrement mondain, où de nombreux individus se côtoient. On retrouve avec plaisir certains personnages créés par Jane Austen.

 

Lecture

Challenge Histoire de famille

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre. 

 

 

 

 

Mon avis :

 

Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio et aux éditions Milady pour l'envoi de ce livre, reçu dans le cadre de la dernière opération Masse critique. 


Si vous regardez les logos qui entourent mon billet, vous comprendrez aisément ce qui m'a poussé à cocher ce livre, à savoir, honorer deux challenges que j'ai créés. Orgueil et préjugés semble une source inépuisable d'inspiration pour les écrivains puisqu'à ma connaissance, pas moins de trois livres forment des "suites" de cette oeuvre (celui-ci, Les caprices de Miss Mary de Colleen Mc Cullough et La mort s'invite à Pemberley de P.D. James). Sont-elles à la hauteur de leur modèle ?


En ce qui concerne Les filles de Mr Darcy, j'ai envie de dire très clairement : non. Certes, Elizabeth Aston a évité un premier écueil en envoyant Darcy à Constantinople, sa femme à ses côtés, tandis que leurs cinq filles passent la saison à Londres. Néanmoins, cette manière de se débarrasser des deux héros est tout de même assez pratique, nous savons simplement qu'ils s'entendent toujours aussi bien, qu'ils ont gardé leur personnalité, qu'ils ont élevé leurs filles (ils ont aussi deux fils trop jeunes pour qu'il soit question d'eux) en leur donnant une bonne culture, leur permettant notamment de lire tout ce qu'elles voulaient et qu'ils sont très riches. J'aurai tout de même aimé les revoir, et juger sur pièce cette belle entente.


Ils ont eu cinq filles, très proches en âge. Je n'ai pas pu ne pas penser aux cinq soeurs Bennett, tant j'ai eu l'impression que l'auteur avait repris la trame du premier roman. Oserai-je le dire ? J'avais prévu le dénouement pour Camilla dès les premières pages du roman. Intuition ? Non : bonne connaissance des oeuvres de Jane Austen. Camilla ressemble trait pour trait à sa mère, la différence est qu'elle va subir les tourments de la bonne société londonienne, tandis que la jeune Elizabeth menait une vie bien plus retirée. Camilla est vive, ironique - comme sa mère - capable de tenir tête à ceux qui ont de l'autorité sur elle, à savoir sa soeur aînée et son oncle Fitzwilliam. Contrairement à ses soeurs, elle mesure la conséquence de ses actes et les étroites limites de la condition féminine . Leur univers est leur maison, des quartiers de Londres bien choisis. Leur connaissance doit être limitées, afin de choisir les tenues à la dernière mode et de montrer d'exquis talents dans les salons. Les hommes ont le monde pour eux, et toute la connaissance à leur portée. 


Londres est le cadre de ce roman, sa vie mondaine, ses salons : en un rien de temps, la réputation d'une jeune fille peut être ruinée, et il faut alors des trésors de discrétion et de sagesse pour que sa famille répare le mal qui a été fait. Le sens des convenances, le poids de ce qui peut être dit - ou pas, de ce qui peut être montré - ou pas est parfois omniprésent. J'utilise cet adverbe car les conséquences funestes n'ont pas réellement leur place dans ce roman de cette bonne société pré-victorienne. Les enlèvements, les ruptures inopinées, la résurrection opportune de personnages même ne sont que des péripéties, répétables à l'infini. Tout s'arrange toujours.


Et là, je commence à m'échauffer sévèrement, ce qui semble en contradiction totale avec le style, si léger, si suave, si rose (les styles ont aussi une couleur) car certains personnages sont vraiment des têtes à claques. Je parle en premier chef des jumelles Belle et Georgiana "Jour" et "Nuit" qui sont tellement cruches l'une et l'autre que je me suis demandé comment Elizabeth et Darcy avaient pu engendrer des filles aussi vaines, ou du moins, prendre le risque de les confier à leur oncle et tante alors qu'elles auraient eu besoin d'être morigénées adroitement. Bien sûr, on pourra argumenter qu'elles ressemblent à leur tante Lydia, qu'elles adorent. Soit. Il manque à leurs aventures l'élégance du style de Jane Austen pour faire passer leur niaiserie. Quant à leur soeur aînée, elle est toute aussi insupportable. Je ne sais quelle version d'elle j'apprécie le mieux, la fiancée éplorée du début, veuve avant d'avoir été mariée, ou la bigote incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Elle sera, avec sa soeur Camilla, celle qui subira le plus de revers, seulement, à la différence de sa soeur, j'aurai envie de lui dire qu'elle l'aura bien cherché.

 

Mais tout s'arrange sous les cieux londoniens, vous dis-je, sauf le caractère de celle qui fut miss Bingley et garde sa langue de vipère bien acérée. 

logo

Challenge romans sous influences


Repost 0
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 16:34

avec une personne connue est purement fortuite.

 

Grenouille.jpg

Repost 0

Présentation

  • : le.blog.de.sharon.over-blog.com
  • le.blog.de.sharon.over-blog.com
  • : J'ai crée ce blog pour partager mes lectures. Mes goûts me portent plutôt vers le roman policier.
  • Contact

Parlons félins.

Nunzi aussi a son blog :

le  blog de Nunzi

485

Recherche

Challenges

Logo Sharon

Le Challenge animaux du monde  a débuté le 24 juillet2011. Pour vous inscrire et déposer vos billet, c'est ici .

Si vous cherchez des idées de lecture, vous en trouverez en cliquant

 

logo

  Le Challenge romans sous influences a débuté le 18 septembre. Pour vous inscrire et déposer vos billets, c'est ici .

N'oubliez pas la bibliographie

Leblanc

 

Arsène.

Pour le Challenge Maurice Leblanc , les inscriptions et le récapitulatif ont lieu ici .

 

moliere-1318954748

 

Le Challenge Molière est à durée illimitée lui aussi .

 

Lecture

Le Challenge Histoire de famille est à durée illimitée lui aussi. Venez déposer vos billets ici ou Là.

Jetez un coup d'oeil sur la bibliographie.

 

challenge Paris(1) Le Challenge Paris je t'aime est illimité dans le temps.

Mon profil Babelio

Mon profil sur Babelio.com

Hellocoton

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez Sharon sur Hellocoton