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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 15:58

parure.jpg

édition 10/18 - 310 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Tandis que la ville de Rostov célèbre les noces du prince Vladimir et de la princesse anglaise Guita, un crime est commis, doublé d'un vol odieux : la parure byzantine de Théophano, le plus prestigieux des cadeaux offerts au couple princier, a disparu. Artem a trois jours pour lire derrière les sourires faussement diplomatiques les véritables ambitions des convives.

 

Mon avis :

 

Le boyard Artem est l'enquêteur de cette série de polar historique (celui-ci est le second volume) et il pourra surprendre car il n'est pas conventionnel. En effet, il ne montre aucune empathie envers les personnes qu'il interroge, il ne se met jamais "à leur place" ou ne leur trouve des circonstances atténuantes. Au fond, il revient à la véritable base du métier d'enquêteur : trouver les coupables. 


Ce n'est pas facile, car tous ont quelque chose à cacher, sauf le prince Vladimir et sa fiancée Guita, sincèrement épris l'un de l'autre. Bien sûr, ces faits peuvent être sans aucun rapport avec le meurtre et le vol mais ce mutisme ne fait que retarder la résolution de l'enquête - et Artem n'a que trois jours pour trouver le ou les coupables. Si vous ajoutez à cela un complot contre Vladimir, aux portes de la ville (on n'est jamais si bien servi que par sa propre famille) et des histoires d'amour compliquées dont le boyard se passerait bien, vous comprendrez que notre boyard n'est pas à la noce. Il peut cependant compter sur ses fidèles Varlets, et eux de même : Artem a une confiance absolue dans les siens, et les soutient quoi qu'il arrive.

 

La parure byzantine nous offre un bon voyage dans la Russie du début du premier millénaire, de l'ambiance feutré de ses palais aux bruissements de la ville. Cette première  rencontre avec l'oeuvre et les héros d'Elena Arsénéva est plutôt réussie. A bientôt.

 

mod_article4704216_11.jpg  Challenge polar historique organisé par Samlor

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:47

yeux.jpgédition de l'Olivier - 190 pages.

 

Mon résumé :

 

Saint-Lunaire. Noé, le patriarche, fête son anniversaire. Sa famille vient le rejoindre. Il y a Achille, né d'un premier mariage, et ses triplés, Léna, malheureuse auprès de son mari Vincent, mère de deux enfants qui, d'après elle, lui mène la vie dure, Merlin, le fils cadet, qui a confié sa fille Scarlett à ses parents Noé et Marianne dix ans plus tôt car il ne parvenait pas à s'en occuper, Stella, la petite dernière, homosexuelle, et son amie Charlotte. Il y a aussi un événement dont personne ne parle :  la mort de Violette, trente ans plus tôt, née entre Léna et Merlin.

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

 

Mon avis :

 

Je l'ai lu dimanche soir, d'une traite, juste après avoir refermé un polar finlandais. J'ai adoré ce roman, même s'il est vrai que j'aurai aimé en savoir plus sur certains personnages. Voilà pour le petit bémol que je porte à ce roman, il sera le seul.


J'ai énormément aimé (n'était le bémol, je mettrai "adoré") ce roman qui sonne juste tant du point de vue de l'écriture que de la caractérisation des personnages.


Famille recomposée ? Pas tant que cela. Certes, Noé a divorcé de sa première femme, que nous qualifierions de nos jours de psycho-rigide (puritaine, au sens strict du terme, n'est pas mal non plus) mais Marianne, sa seconde épouse, n'a pas amené d'enfants dans la corbeille des noces : juste deux frères irresponsables et une mère distante, qui n'apparaissent qu'en pointillés, avant de disparaître définitivement à la suite de la tragédie qui les a frappés trente ans plus tôt.

 

De cette tragédie, qui est la morte accidentelle de leur seconde fille, Noé et Marianne ne parlent pas. Pourtant, ils ne sont pas un couple qui ne communiquent pas, je dirai même qu'ils sont un couple exemplaire dans le sens qu'il a survécu aux tourments endurés. Non, c'est simplement que lorsque Marianne commence à en parler, c'est pour dresser la longue liste des reproches qu'elle s'adresse. Elle ne parle pas de la mort de Violette, elle explose de douleurs, et la mort de Violette est un argument sans appel face à certaines situations.

 

Ne pas être responsable de la mort de sa fille n'a strictement rien à voir avec le fait de se sentir coupable, d'autant plus que la vie a continué, presque malgré eux : Stella est née un an après la mort de sa soeur (déni de grossesse familial - Noé, médecin, n'a rien vu) et Marianne a eu beaucoup de mal à s'occuper de cette enfant, qui lui rappelait tant son enfant défunte.

 

Comment se construire autour du deuil et des non-dits ? Mal ? La seule qui vit presque bien est Scarlett, en dépit de la défection (désaffection ?) de ses parents. Et pourtant, c'est elle qui a véritablement grandi avec le fantôme de Violette. Et même si son prénom a été choisi par sa mère en référence à Autant en emporte le vent, Scarlett rime avec Violette, Scarlett, qui avait l'âge de Violette morte quand elle a été confiée à ses grands-parents. Les autres ... Achille reproduit le schéma paternel, Léna étouffe dans ses habits de mère parfaite, exacte opposée de sa mère, Merlin est en éternelle errance et Stella...Je laisse le mot de la fin à Marianne :

"ça ne servait à rien de remuer tout ça. Violette était Violette et elle était morte. Stella était Stella et elle était vivante, et elle avait besoin d'elle".

 

 

Challenge-Douce-France-bis-copie

Challenge douce France par Evy

regions.jpgChallenge vivent nos régions par Lystig 



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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 08:36

guide-bebe-dragon.jpg

 

Vous vous dites : Sharon disjoncte ? Elle a une brouette d'avis bien sérieux en retard, et elle écrit un article sur un guide pratique en l'art d'élever un dragon. Je n'aurai qu'une réponse : et pourquoi pas ?

 

Malheureusement, une combinaison ignifugée n'est pas vendue avec ce court manuel (une quarantaine de pages) relié comme un grimoire ancien. Elle serait pourtant bien pratique, même si le professeur Drake tient à nous préciser que sa propre veste ignifugée est le jouet préféré de Flambeau, son cher dragon.

 

Ce guide, je me le suis procuré en 2007, après qu'un élève m'eut prêté un très bel album sur la dragonologie. Il vous apprendra tout ce qu'il vous faut savoir pour :

- choisir votre dragon (il existe une dizaine de race, soigneusement décrite).

- élever votre dragon.

- éviter de vous faire cramer par votre dragon... et le sujet est vaste.

 

Quand je dis que vous saurez tout, c'est véritablement tout, des recettes préférées du dragonneau, à ses berceuses fétiches (à chanter en cas d'urgence !!!) en passant par l'apprentissage de la propreté, et du retour à la vie sauvage une fois le dragonneau devenu un robuste et solide adulte. Enfin, si vous avez survécu.  

Dragon2012speciale

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 21:49

logo3.jpgJe me suis inscrite aujourd'hui au challenge le règne de Louis XIV sur le blog d' Eliza. Pour celles et ceux qui me rendent visite le  blog de Nunzi, vous devez savoir que les félins ne sont pas épargnés. J'ajoute que j'ai été à deux doigts de rédiger un billet d'humeur (et je n'exclus pas de le faire) sur un tout autre sujet. Mais s'énerver n'est bon ni pour ma santé, ni pour celle de mes chats, alors place à la musique.

 

Après vous avoir présenté Alceste, la seconde tragédie-ballet écrite par le duo Jean-Baptiste Lully/Philippe Quinault, je vous présente leur oeuvre ultime : Armide, représentée pour la première fois le 15 février 1686. Bien que Louis XIV ait choisi le sujet de l'oeuvre, inspiré de la Jérusalem délivré du Tasse, il n'assista à aucune représentation d'Armide.

 

 

 

 

Cette oeuvre comporte, comme Alceste, un prologue et cinq actes. Le prologue voit la Gloire et la Sagesse se disputer les mérites de Louis XIV (la Gloire était déjà présente dans le prologue d'Alceste). Mais avant ce prologue, retentit la sublime ouverture d'Armide :

 

 

 

L'acte I voit le triomphe de la magicienne. Elle a capturé les chevaliers chrétiens. Au beau milieu de la fête, Aronte, qui devait ramener les chevaliers capturés, est gravement blessé. Il vient avertir la magicienne : "un guerrier indomptable les [captifs] a délivrés tous". Il s'agit de Renaud. Armide jure de "poursuivre jusqu'au trépas l'ennemi". La musique de cette acte est particulièrement martiale.


L'acte II nous montre le camp de Godefroy, donc Renaud vient d'être banni. Il est mis en garde contre les charmes de la magicienne Armide, il n'en a cure. Il s'endort dans un paysage paisible mais très vite, des visions cauchemardesques viennent le hanter. Armide apparaît, veut le tuer, n'y parvient pas : elle est tombée amoureuse de Renaud. Cette air est absolument sublime, surtout par la lucidité terrible d'Armide :

"Puisqu'il n'a pu trouver mes traits assez charmants

Qu'il m'aime au moins par mes enchantements.

Ou s'il se peut, je le haïsse".

Je sais que la version de Gluck est souvent préférée. Pour ma part, j'adore Lully, et il serait difficile de me faire changer d'avis à son sujet. Puis, quel besoin de choisir ? La musique se moque des classements. 

 

A l'acte III, Armide se désole : Renaud ne l'aime pas sans enchantements. Ses suivantes la supplient de se résoudre à le haïr. Armide convoque alors la Haine, mais la chasse, ne pouvant céder à ce sentiment : elle aime trop Renaud. La Haine l'avertit :

'tu me rappelleras, peut-être dès ce jour, mais ton attente sera vaine".

La scène de la Haine est un véritable morceau de bravoure, à ne pas rater.

 

Acte IV : les amis de Renaud le recherchent. Ils sont victimes d'enchantements, mais parviennent à s'en libérer. Cet acte est celui que j'écoute le moins,sans doute parce que sa leçon de morale est qu'il faut préférer la gloire à l'amour. En gros, faites la guerre, pas l'amour.

 

Acte V : si je schématisais, je vous dirais que les deux amis de Renaud le retrouvent et le délivrent. Il quitte Armide. La magicienne reste seule, sans pouvoir haïr Renaud, toute à sa douleur. Sauf que cet acte contient une des pages les plus magnifiques de la musique : la Passacaille. Je vous laisse l'écouter, par Christophe Rousset et les Talents lyriques.

 

 

 

Après cet oeuvre, Philippe Quinault cessera d'écrire. Lully mourra un an plus tard.

 

Note : les citations littéraires sont faites de mémoire.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 18:38

automne.jpg

édtion L'école des loisirs - 176 pages.

 

Mon résumé :

 

Margaux et sa petite soeur Appolline accompagnent leur père, en résidence à Kyoto pour trois mois. Un automne, une saison, ce n'est pas long, même si Margaux laisse en France sa mère, costumière sur un tournage, et Mathias, son amoureux. Elle se dit que trois mois, c'est vite passé. Ces trois mois changeront pourtant sa vie.

 

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

 

Mon avis :

 

Ce roman est un très beau roman, destiné, à mon avis, à de grands adolescents (14/15 ans) qui seront mieux à même de comprendre les incertitudes de l'héroïne.


Margaux est la fille de son père et de sa mère. Son père est un artiste,surtout il est un homme dont la part d'ombre a recouvert à tout jamais la joie de vivre - si tant est qu'il en est jamais ressenti. Sa mère est une femme lumineuse, toujours gaie, toujours en mouvement, qui a porté son mari à bout de bras pendant toutes ses années, tout en élevant ses filles sans qu'elles souffrent d'avoir un père si différent. Si indifférent. Ce voyage à Kyoto n'est pas l'occasion de se rapprocher de ses filles - il est trop tard pour Margaux, et la toute jeune Appolline est bien plus lucide que ses quatre ans ne le laissent concevoir à sa grande soeur. Pourtant, elle aussi a vécu cela, les tentatives vouées à l'échec pour chasser ce spleen et attirer l'attention de son père. Ce voyage a une autre cause et un autre but, ce que Margaux découvrira au long de ses trois mois.

 

Traditionnellement, ces romans qui ont pour ambition de montrer la transformation d'une jeune fille en femme sont moralisateurs et ennuyeux (je reste poli). Ce livre est exempt de ses défauts car Karine Reysset n'a absolument pas l'intention de moraliser quoi que ce soit ou qui se fut. Margaux a seize ans, et elle agit en toute connaissance de cause - et tant pis si son histoire d'amour a choqué certaines personnes (là, je parle en connaissance de cause). Elle n'est pas une lolita perverse, Eric n'est pas un vil séducteur même s'il a quasiment le double de son âge. Contrairement à ce qu'écrivent d'autres auteurs, pourtant portés aux nues, Karine Reysset ne nous narre pas avec forces détails leurs relations intimes - pas de mièvreries vous dis-je, et j'aime cette fin de non-recevoir que la jeune narratrice pose explicitement à des lecteurs trop curieux.

 

Il ne peut avoir de juge plus sévère envers Margaux qu'elle ne l'est envers elle-même. Dans ce récit rétroactif, analyse lucide de ses trois mois, elle ne s'épargne pas, sans pour autant s'auto-flageler inutilement. Elle ne prétend pas être parfaite, son entourage non plus. Que dire de son père, très proche de figures paternelles bien réelles en cette année 2012 : ils ne veulent pas que leur femme ait la garde de leurs enfants, mais eux-mêmes n'ont strictement aucune envie de s'occuper d'eux réellement, sans penser aux dommages qu'ils causent à leur progéniture.

 

Ce qui est aussi troublant pour moi en lisant ce livre, c'est que j'y ai retrouvé, notamment dans les choses dont Margaux se souvient, des accents de Kyoto limited express d'Olivier Adam, Arnaud Auzouy. Je ne vous parle pas non plus de la communion entre leurs deux styles, cette même sensibilité, ces phrases qui vous font désespérer d'écrire avec une telle acuité un jour. J'avais été émue par Comme une mère (non chroniqué), j'ai très envie de poursuivre un bout de chemin littéraire avec cette auteur. 

 

Challenge des quatre saisons

challengeQuatreSaisons

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 11:36

Five.jpgéditeur : Hodder Children's Books - 184 pages.

 

Mon résumé (non, je ne suis pas sarcastique. Enfin, si, un peu):

 

Julian, Dick et Ann, qui sont pensionnaires tout au long de l'année scolaire, ne pourront pas partir en vacances avec leurs parents comme tous les ans. Après ne pas avoir eu leurs enfants durant toute l'année, leurs parents ont envie d'être un peu seuls, c'est bien naturel. Les trois enfants sont donc envoyés en vacances chez leur oncle Quentin et leur tante Fanny. Ils espèrent ainsi faire la connaissance de leur cousine Georgiana. Ah, ça, pour la connaitre, ils vont la connaître, et ne seront pas déçus. George a un caractère bien trempé, et leur fait découvrir Kirrin Island, son île (héritage maternel) et surtout, son grand secret : son chien Timothy.

 

 

challe11

Challenge littérature jeunesse par Mélo

Mon avis :

 

Daté ? Non, pas vraiment. Enfin, si, un peu quand même. A ma décharge, je n'avais pas lu une aventure du club des cinq depuis au moins vingt-cinq ans - et pas en version originale, bien sûr.

Le premier temps d'adaptation vient des changements de prénom. Pour moi, le club des cinq est constitué de François, Mick, Annie, Claude (surtout Claude) et Dagobert. Je me suis complètement emmelé dans les personnages. Il faut dire qu'ils sont bien peu charismatiques, sauf Claude/George, la véritable chef de la bande. Je ne vous parle même pas d'Ann, la quintessence de la caricature de la fillette. Elle parle avant de réfléchir, et heureusement, car comme elle réfléchit très peu, elle ne prendrait jamais la parole. Par contre, elle pleure souvent, du moins au début, adore ses poupées et toutes les activités estampillées "fille". Bref, pour un roman d'aventures, elle est un boulet de compétition que George doit tracter avec elle - et même si George affirme à un moment qu'elle voudrait bien être aussi douce et gentille qu'elle, j'y vois plutôt la patte de l'éditeur que le souhait profond de George (et d'Enid Blyton).

Quant aux parents... Ceux de Julian, Dick et Ann sont totalement absents (bien pratique pour vivre leurs aventures) et ceux de George n'étaient pas vraiment faits pour en avoir. L'oncle Quentin est complètement imbuvable, et ne souhaite qu'une chose : l'invisibilité et l'inaudibilité de sa progéniture. La tante Fanny est dépassée par sa fille unique. De nos jours, elle lirait des ouvrages de psychologie à tour de bras et irait consulter un pédopsychiatre à n'en pas douter (au minimum). Le fait est qu'elle laisse sa fille et ses neveux faire à peu près tout ce qu'ils veulent, sans réellement s'inquiéter de ce qui peut leur arriver.

Vous me direz : s'ils étaient sous surveillance constante, ils ne pourraient vivre des aventures. C'est vrai. Ils ne pourraient découvrir le trésor de Kirrin Island. Vrai également. Ni être menacés par de dangereux voleurs. Exact. De là à dire que leurs aventures sont invraisemblables, il y a un pas que j'ai déjà franchi depuis de longues années.

J'ai passé beaucoup de temps à lire ce livre parce que je n'accrochais tout simplement pas. Je ne compte pas les pauses entre chaque lecture - et le nombre de livres que j'ai ingurgité entre temps. Pourtant, ce livre est facile à lire, les phrases sont bien construites, le vocabulaire relativement simple. C'est juste qu'aujourd'hui, heureusement, on ne fait presque plus de la littérature jeunesse avec uniquement des bons sentiments.

Lire les autres aventures du club des cinq ? Non. Il est d'autres auteurs jeunesses qui me tentent davantage, en VO ou en VF.


Challenge-anglais29e participation au challenge God save the livre organisé par Antoni. 

Défi anglaisTroisième participation au Défi lire en anglais : I read in english.

 Un classique par mois organisé par Cécile classique-final2

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 10:04

train-bebe.jpg

Oskar éditions - 47 pages.

Mon résumé :

 

Anatole est un vieil homme, solitaire, absolument. Il se tient à l'écart de tout ce qui se passe autour de lui. Les trains passent, pour des destinations inconnues. Des wagons plombés, sans fenêtre. Parfois, un objet tombe du train : une brosse à cheveu, une lettre. Anatole n'en a cure, muré qu'il est depuis toujours dans sa solitude, dans sa volonté de ne jamais être dérangé. Un matin, l'herbe bouge, et c'est un bébé qu'Anatole trouve alors qu'il était en train de jardiner. Il est seul lui aussi. Ils ne seront plus seuls.

 

Mon avis :

 

Cet album est destiné aux enfants de 9 à 11 ans. Je conseillerai fortement aux parents d'accompagner la lecture de l'album car s'il est extrêmement bien écrit, rempli de pudeur, il est aussi basé sur des connaissances implicites que les enfants de neuf ans et plus ne possèdent pas forcément.

Avec Virgile (nom qu'Anatole a donné à l'enfant), il redécouvre les choses les plus simples - c'est qu'il en faut des choses pour un enfant, qui apprend à marcher, à parler, et s'émerveille de tout ce qu'il découvre. Ce qui se passe autour d'eux ne les concerne pas, et même l'intrusion des gendarmes dans cet enclos protégé des troubles extérieurs ne changera rien. La solitude bien connue d'Anatole est une protection, même contre les ragots et les dénonciation.

Le monde extérieur, ce sont pour Virgile les étoiles qui brillent dans le ciel, l'étoile qui brille au fond de ses yeux. C'est aussi le jaune qui est l'unique couleur qui est utilisé pour illustrer cet album, c'est aussi les étoiles cousus sur certains vêtements, puis décousus.

Prévoir mouchoir à la fin de l'album (voir même pendant).

Coup de coeur ? Oui, et plus encore.

 

76012749 pChallenge en train de lire par Aux bouquins garnis

challenge-c3b4-vieillesse-ennemie2.jpgChallenge ô vieillesse ennemie par Métaphore.

 


 


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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:50

reine-noire.jpg

édition XO - 469 pages.

 

Mon résumé :

 

Il est difficile d'avoir 17 ans, presque 18 et de voir votre tante abdiquer en votre faveur. Il est encore plus difficile de refuser sans la mettre en colère, surtout que Magister est tout prêt à continuer ses manigances.

 

 

challe11

Challenge littérature jeunesse par Mélo

Mon avis :

 

Tara et le magicgang est de retour, et il n'est vraiment pas facile de rédiger cet avis sans trop vous en dire. Disons que :


- Fafnir et son familier s'entendent bien. Très bien même. Un chaton rose démoniaque peut être le compagnon idéal d'une naine guerrière très prompte à se servir de sa hache. Puis, le rose est à la mode cet été, Fafnir ne le sait pas, mais elle est au top des tendances.


- les compagnons de Tara sont toujours prêts à la suivre n'importe où, même si être son compagnon d'arme signifie assister à des destructions, combattre des tyrans, lutter contre des destructions, quand ce n'est pas Tara elle-même qui provoque des destructions et autres catastrophes magiques. Ils ont mûri, tout en gardant leurs qualités et en se rendant compte de leur faille. Tara, d'ailleurs, ne manque pas de jeter à la figure de Robin LA sus-dite faille - et Robin n'a pas fini de se torturer ses méninges de semi-elfe pour tenter de la combler (la faille, pas Tara, parce que pour le coup, il gagnerait du temps en préparant une salade de concombre).

 

Puis, n'oublions pas Magister. Il n'est pas besoin d'avoir l'avis d'un expert à son sujet, ou de caractérisé son degré de folie. Il est cin-glé, et alors qu'on croyait qu'il était au bout de ses capacités, il parvient encore à nous surprendre par sa crauté et son potentiel à répendre le chaos autour de lui.

 

Ce tome 9 est déjà riche en aventures, en émotions, et en retournements de situations. Il annonce un tome 10 (le dernier de la saga) très prometteur. Une question reste en suspend : qui donc se cache sous le masque de Magister ? 

 

logo-challenge-imaginaire

Challenge les mondes imaginaires par Arieste

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 23:50

UNPRINTEMPSFINLANDAIS.JPGédition Le masque - 189 pages

 

Mon résumé :

 

L'avocat Osmo Pilki n'est pas vraiment un avocat en vogue. Je dirai même qu'il a quelques soucis d'argent, au point de se demander pour quelles raisons sa très belle secrétaire Marita reste à son service, lui qui la paie un salaire de misère. Husus, son tout nouveau client, promet pourtant de changer la donne. Ce célibataire de soixante ans, éminemment respecté, est victime de chantage. Osmo pourra-t-il l'aider ?


Précision : Ce livre a reçu le prix du roman d'aventures 1969.

 

 

Challenge des quatre saisons

challengeQuatreSaisons

Mon avis :

 

Ce livre est délicieusement suranné, pour ne pas dire qu'il est susceptible de faire grincer quelques dents, notamment sur le portrait qui est fait des femmes. Je vous rassure tout de suite : les hommes ne sont pas mieux lotis.


Le roman se décompose en deux parties. D'un côté, nous avons une enquête assez classique, mené par un avocat Osmo Kilpi, mélange de Perry Mason et de Nestor Burma pour la déconfiture financière et les catastrophes qu'il subit. De l'autre, se tient le procès du coupable présumé - même pas présumé car la police est sûre de son fait, et n'a que le regret de n'avoir pu arracher des aveux.


Mais revenons d'abord à notre personnage principal et narrateur :  Osmo. C'est peu de dire qu'il n'y connaît rien en femmes et qu'il est d'une naïveté à toute épreuve dès qu'il est amoureux, défaut dangereux pour un avocat. Pourtant, il reste attachant car il ne ménage pas sa peine, et rien ne peut l'empêcher de mener à bien sa tâche pour ses deux clients successifs. Il montre une véritable empathie pour Armas Husus, son client qui n'a qu'une faiblesse : les femmes. En effet, le brave homme vit deux histoires d'amour en même temps. La première l'unit à une dame bien sous tout rapport, une veuve qu'il n'a pas jugé utile de demander en mariage. Elsa (tel est son prénom) est aisée, a du goût, et ne travaille que pour se rendre utile. En résumé, elle est une rentière au tempérament calme et uni, la compagne idéale d'un vieux monsieur (pour les années soixante) à la santé chancelante.

 

Tout le contraire est Iris, qui a presque l'âge d'être la petite fille d'Armas. La description qu'en fait Osmo est à mourir de rire. Les critères de beauté ont évolué en quarante ans, et ce qui est décrié à l'époque (son extrême minceur et son extravagance) serait loué aujourd'hui. Par contre, ce qui ne le serait toujours pas est son indécrottable bétise, dont la variété n'a de cesse de nous surprendre. Ah, ce n'est pas elle qui ferait chanter son protecteur : elle est trop sotte. 

 

N'oublions pas la troisième femme. Non, Armas n'est pas un séducteur impénitent. A chaque Perry Mason, il faut sa Della Street et celle-ci s'incarne en la troublante Marita. Sur ce personnage encore, le temps qui a passé entre l'écriture et la lecture montre un décalage entre notre société et celle des années soixante finissantes. Marita est bien en chair, et pas juste ce qu'il faut. Bien que pas vraiment jeune (elle a 26 ans), elle n'est pas mariée, et n'a pas d'enfants. Elle aussi est entièrement dévouée à son travail, accompagnant Osmo dans toutes ses démarches, n'hésitant pas à prendre soin de lui, et à monter au front si une femme s'approche trop près de lui. Une vraie perle, vous dis-je. Elle a son pendant masculin en la personne de Sistonen, régisseur et chauffeur d'Husus. Lui et son patron se sont rencontrés pendant la guerre et quand ils se sont retrouvés quinze ans plus tard, c'est tout naturellement qu'Armas lui a offert ce travail. En lui, il a trouvé un homme de confiance, au point que c'est lui qui lui a recommandé maître Osmo Kilpi, avocat intègre et déterminé. Il ne peut savoir à quel point son choix est judicieux.

 

L'intrigue est resserré autour de ses six personnages dans une Finlande rurale que nous découvrons, où la simple copie d'une lettre d'amour dégoulinante de bons sentiments est susceptible de faire vaciller l'autorité du seigneur campagnard local, si intègre fut-il. Pourtant, je regrette que nous ne découvrions pas vraiment la Finlande, et que l'enquête aurait quasiment pu se situer n'importe où, tant elle est classique. Reste le coup de théâtre final, à ne pas rater et le printemps finlandais, dont Osmo Pilki regrette la douceur perdue.  

 

dc3a9fi-scandinavie-noireDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

 

Nordique.jpg

Challenges littératures nordiques par Myuiki

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 11:32

J'avais dit : "plus de tag". J'avais même chargé Nunzi d'y répondre à ma place.

 

Pourtant, je ne peux résister à cette chanson, entendue hier matin alors que je partais pour Gisors et je l'inscris pour le tag d'Euterpe, qui consiste à présenter sa chanson de l'été

 

Place à la musique :

 

 

 

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