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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 03:11

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éditions Points - 308 pages.

 

Présentation de l'éditeur :

 

Au dernier étage d'un palace, Alice Bonin se prépare avant son spectacle, en compagnie d'une bouteille de champagne. Par la fenêtre ouverte, il lui semble voir flotter dans les airs la chanteuse dont elle incarne le sosie. Intriguée, elle s'approche... L'enquête conclut au suicide. Amies de la famille, Ingrid Diesel et l'ex-commissaire Lola Jost découvrent peu à peu les preuves d'une manipulation...

 

Circonstance de lecture :

 

Acheté hier après avoir lu l'avis d'Anne : des mots et des notes, lu hier : l'insomnie fait que j'écris le billet cette nuit.

 

77158541_o.jpgChallenge Thriller et Polar chez Liliba

 

Mon avis :

 

Ce livre a-t-il vraiment été écrit par une auteur française ? Oui ? Alors il faut vraiment que vous notiez cette série, avec ses deux enquêtrices hors normes car vraiment, elle mérite d'être mieux connue. Note : les meilleurs auteurs de romans policiers français ne sont pas forcément les plus renommés, malheureusement. Il faut dire aussi que la langue française est parfois maltraitée par Ingrid, d'origine américaine - pour mon plus grand bonheur il est vrai. Ses à-peu-près mettent en valeur la richesse mais aussi les curiosités de notre langue (pourquoi tant de fruits et légumes ?)

Ingrid/Lola, Lola/Ingrid : deux femmes hors normes. Ingrid est strip-teaseuse la nuit, masseuse le jour, et sa clientèle n'a qu'à se louer de ses services. Lola, ex-commissaire remplacée par un Nain de jardin qui ne l'apprécie guère, se languit de son fils, muté à Tokyo alors qu'il devait enfin rentrer en France. Elle trompe son attente avec un puzzle du Japon de sept mille pièces - un truc à faire fuir Ingrid, quand elle découvre les piles de pièces classées par couleur.

L'action se déroule à Paris, pas un Paris de carte postale, un Paris où l'on vit, et où l'on peut vivre aussi en étant ignoré de tous - témoin un des personnages principaux qui se fond tellement dans le décor que personne ne se demande comment il est arrivé là. Un Paris, surtout, où la solidarité est encore possible, en réaction contre cette volonté de s'exhiber aux yeux du monde, comme le fait si bien la famille Parisy - il semble que le sieur Richard Parisy, boulanger de son état, n'a pas encore saisi toutes les possibilités que l'Internet offrait au développement de son commerce.

Solidarité, oui, car c'est uniquement par amitié que Lola et Ingrid vont aider Maurice à faire toute la lumière sur la mort de sa fille. Elles n'ont ni contrat, ni enjeu financier. Très vite, elles se rendent compte que leur enquête les a menés sur un terrain très dangereux, physiquement, moralement. Leur sens de l'amitié les amène d'ailleurs à ménager du mieux qu'elles le peuvent leurs amis - cette délicatesse, même au plus fort du danger, explique aussi les liens solides qu'elles ont nouées.

Habilement construite, l'intrigue nous montre qu'il faut se méfier des apparences, surtout à l'heure où seule l'apparence compte. Fausse Britney Spears, fausse Madonna, mais vrai désir de reconnaissance. Reste à savoir quel prix les protagonistes sont près à payer - ou pas - pour sortir de la mêlée.

Je n'ai qu'un regrêt : ne pas avoir découvert ces héroïnes plus tôt.

 

camille-pissarro-the-louvre-and-the-seine-from-the-pont Challenge Paris je t'aime


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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 12:16

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Merci à Edith (les livres d'Ed-en) qui a fait voyager ce livre jusqu'à moi.

 

 

 

Challenge rentrée littéraire chez le blog de Herrisson : délivrer des livres


Quatrième de couverture :

 

Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.

 

Circonstance d'écriture :

 

Je rédige cet avis en retard - comme souvent. Même très très en retard. Là, je ne compte même plus. 

 

Mon avis :

 

Je suis toujours fascinée par la place que les secrets de famille tiennent dans la littérature française, et par la capacité qu'ont certains personnages à ne pas se poser de question. La mère d'Hélène est morte alors qu'elle était toute enfant, son père s'est remarié et alors qu'elle arrive au porte de la quarantaine, elle ne s'interroge que maintenant sur ses origines, alors que certains faits auraient dû déclancher cette recherche plus tôt - à mon sens.

 

Ce qui fait la force de ce roman épistolaire là où d'autres se sont cassés les dents (j'ai un titre en tête, et je pense que certains penseront au même), c'est que, si les deux personnages ne se connaissent pas au début autrement que par leurs lettres, ils ne vont pas se contenter de cet échange ad vitam aeternam et se rencontreront dans la vie réelle, donnant ainsi plus de véracité à leurs échanges.

 

Bien sûr, je n'en dirai pas trop sur ce "secret" qui va les réunir. Je dirai simplement qu'Hélène Gestern a su ne pas verser dans le romantisme à l'eau de rose et raconter une histoire, ma foi, tristement crédible et possible. Tous les personnages, sans exception, ont subi les conséquences, directes ou indirectes de ce non-dit, nous replaçant dans ces années soixante finissantes bien plus moralisatrices que la nostalgie de certains peut le laisser croire.

 

Ce qui fait l'intérêt de ce roman est aussi le style : il est simple, facile à lire, ce qui demande bien plus d'effort qu'une prose ampoulée. Hélène Gestern est une auteur à suivre.

 

 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

 

Challenge-Douce-France-bis-copie

Challenge douce France par Evy


 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:11

train.jpgédition Le livre de poche - 220 pages.

 

Circonstance de lecture :

 

Challenge-anglaisCe livre marque ma trente-deuxième participation au Challenge God Save the livre organisé par Antoni et mon trente-et-unième au Challenge Agatha Christie organisé par George.challange-agatha-christie

 

Mon résumé :

 

Le train bleu est avant tout le destin croisé de deux femmes. A ma gauche, Ruth Kittering, fille unique et gâtée d'un richissime américain. Sur le point de divorcer de son (futur) lord anglais de mari, l'honorable Derek Kittering, elle montre dans le célèbre train bleu, direction La rivièra. A ma droite, la douce Margareth. Elle a trente-trois ans, a été pendant dix ans dame de compagnie dans le petit village de Sainte Mary Mead : la vieille et difficile dame qu'elle a fidèlement servi lui a tout légué. Elle peut enfin profiter de la vie, sans illusion. Elle aussi monte dans le train bleu.

 

Mon avis :

 

Je désespérai de lire un bon Hercule Poirot depuis .... le début de l'année, en fait. A force de choisir les titres les moins connus, je ne lisais pas forcément les meilleurs. Avec Le train bleu, je renoue avec le meilleur d'Agatha Christie.


D'abord, il y a l'inénarrable, le majestueux, l'incomparable Hercule Poirot. Je crois même que je suis en dessous de la vérité, car Hercule est encore plus vaniteux que tout ce que je pourrai écrire. Pas un moment de doute : il est le meilleur et il le prouve.


Il faut dire que tous les protagonistes de cette enquête sont à la hauteur des compétences de notre détective belge préféré car peu de personnages dans cette enquête sont tout blanc ou tout noir, sauf peut-être Margareth, d'une très grande lucidité sur tous ceux qui l'entourent et prête à prendre des risques pour que la vérité éclate. Hercule Poirot disait dans une enquête (je ne me souviens plus laquelle) que les défauts de la victime sont souvent ce qui a entraîné sa mort. Ruth Kittering est l'objet d'un amour inconditionnel - de la part de son père. Elle est sa fille unique et il ne voit pas ses défauts, il ne voit pas non plus qu'elle n'écoutera pas ses conseils, elle qui n'en a jamais fait qu'à sa tête tout au long de sa vie et qui a toujours compté sur papa pour la tirer de tous les mauvais pas. Il ne voit pas non plus que si son gendre est dépensier, joueur, entretient une danseuse française, l'affection que ne lui a jamais donné sa femme est une des causes de ce comportement de mauvais garçon. Et les mauvais garçons malheureux en amour mais rempli de panaches - Derek Kittering ne s'abaissera pas à céder aux chantages - plaisent toujours aux femmes. Les mauvais garçons qui n'en ont pas aussi.

 

Le marquis. Le comte de la Roche. Deux personnages dont la noblesse réside uniquement dans le nom. L'un cache un malfaiteur international, voleur et tueur. L'autre n'est qu'un escroc courtois qui ne résisterait pas longtemps face à un adversaire déterminé. On parle sans arrêt de l'un, tant il paraît insaisisssable, l'autre ne se cache même pas, et est d'autant moins effrayant qu'il n'a pas grand chose à craindre. Un escroc a aussi sa signité, quoi qu'on dise.

 

Le dernier protagoniste est le magnifique train bleu, qui conduisait directement, dans des wagons luxueux, ses voyageurs jusqu'à la côte d'Azur. Et si l'assassin se cache, profite des arrêts pour aller et venir, il est aussi possible de trouver l'amour, quitte à se rendre à Sainte Mary Mead. Faites confiance à Hercule Poirot.

 

76012749 pChallenge en train de lire par Aux bouquins garnis

 


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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 14:13

vaches.jpg

Edition Stock - 523 pages.


Lecture commune avec Adalana, Zazy, Miss Leo, Philisine Cave, Hélène Choco, Malika et Shelbylee

 

 

Quatrième de couverture :

 

Les « vaches de Staline », c’est ainsi que les Estoniens déportés désignèrent les maigres chèvres qu’ils trouvèrent sur les terres de Sibérie, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles. C’est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l’héroïne, Anna, est une jeune Finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d’être acceptée, cette femme a tenté d’effacer toute trace de ses origines, et de taire les peurs et les souffrances vécues sous l’ère soviétique. Ne serait-ce pas ce passé qui hante encore le corps de sa fille ?
 

Nordique.jpg

Challenges littératures nordiques par Myuiki

 

Mon avis (toujours avec Nunzi sur les genoux : elle est très collante depuis vendredi):

 

Je tourne en rond depuis hier pour tacher de rédiger cet avis. Rien de réellement cohérent ne vient, puis rédiger un avis ne signifie en aucun cas s'épancher sur sa propre histoire familiale, sur sa propre histoire.

En effet, l'héroïne, Anna, est boulimique vomitive. Elle nous décrit avec forces détails d'un narcissisme confondant ses épisodes de gavages et ses séances de vomissements. Ce luxe de détails m'a gonflé au plus haut point. Bien sîr, je sens (cela m'est arrivé récemment) que l'on me reprochera mon jugement porté sur les personnes atteintes de troubles alimentaires. Je répondrai  : rien à voir. Anna est une héroïne de roman au narcissisme exarcerbé, dont le mécanisme de défense contre tous ceux qui voudraient la ranger dans la case "malade" est bien rodé. La boulimie est toujours moins visible que l'anorexie et fait moins peur - si seulement l'entourage du malade s'informait mieux ! Voilà, c'est dit.

Je parlerai maintenant de Katriina, sa mère. Son histoire est elle aussi très répétitive, à la limite du ressassement. J'avais l'impression de lire le brouillon de Purge, son troisième roman.

Alors oui, je me doute bien que l'auteure a voulu faire passer quelque chose, en racontant l'histoire du Finlandais et de Katriina, en racontant de cette manière cette histoire en particulier, avec ses chapitres courts et percuatants, avec ce style... Comment dire ? J'ai eu l'impression que Sofi Oksanen écrivait dans l'urgence (528 pages tout de même) comme si elle avait besoin une fois pour toute, que les mots, les mots qui n'ont jamais pu être prononcés, sortent, les mots que Katriina n'a pas voulu dire à sa fille. Il faudra d'ailleurs un autre roman, Baby Jane (2005), puis le passage par le théâtre avec Puhdistus (Purge, déjà) pour que l'histoire trouve son accomplissement.

Kun kyyhkyset katosivat(lorsque les pigeons ont été perdus) paraîtra en Finlande en août 2012 et parlerait de l'histoire de l'Estonie de 1930 à nos jours.

 

 

dc3a9fi-scandinavie-noireDéfi Scandinavie noire et blanche

Le challenge Voisins voisines organisé par Anne.Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc

 

Defi-PR-4Défi premier roman chez Anne

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 09:57

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édition Flammarion - 327 pages.

 

challenge-dc3a9fi-1000

le défi des mille

 

Quatrième de couverture :

 

Kimi et Hana sont des jeunes filles de bonne famille. Leur père, gouverneur de la province, vit en parfaite harmonie avec les provinces voisines. L'avenir des deux sœurs est tout tracé : devenir des femmes accomplies, à l'éducation irréprochable. Mais elles nourrissent secrètement un rêve : manier le sabre, comme de véritables samouraïs. Un jour; leur oncle, que la soif de pouvoir aveugle, assassine froidement leur père. Kimi et Hana s'enfuient. Elles se cachent alors dans une école de samouraïs ; elles vont y apprendre les règles de combat dans un seul but : se venger. Traquées sans relâche, leur vie est désormais entre leurs mains.

 

Un-mot-des-titres.jpgLe challenge ludique Un mot des titres de Calypso 

 

Mon avis :

 

Ce livre est dans ma PAL depuis dix-huit mois, le challenge de Calypso m'a donné l'occasion de l'en sortir.


Je l'ai lu très rapidement (comment, cela ne veut rien dire venant de moi ?) car les péripéties se succèdent à un rythme très rapide. J'aurai aimé vous dire qu'elles étaient toutes surprenantes, ce ne serait pas tout à fait juste, car j'avais prévu le principal rebondissement du récit, et j'avais prévu le coup de théâtre final.


Il reste aussi que je suis une adulte, je ne suis pas donc le public visé par ce livre (belle déduction !). Aussi, si j'ai apprécié les nombreuses explications des termes techniques contenus dans le texte (et pas par des notes de pied de pages, lassantes pour les jeunes lecteurs), j'ai trouvé que les répétitions, ou plutôt les récapitulatifs dans le récit était parfois lassants. Je suppose qu'il s'agit là de fixer l'attention des jeunes lecteurs, qui ne lisent pas ce roman d'une traite.

 

J'imagine qu'il s'agit d'ailleurs plutôt de lectrices, déçues de voir des héroïnes fifilles et des livres trop roses. Kimi et Hana sont forcés de devenir autre, pas seulement de se déguiser. Elles ne sont plus les filles du jito, elles ne sont pas des fugitives, elles sont des combattantes qui respectent les codes de l'honneur des samouraïs. Ce n'est pas la vengeance que Kimi recherche, c'est la réparation de l'outrage subi, afin que l'honneur revienne dans sa famille.

 

Même si j'ai l'impression d'avoir écrit un avis mitigé, j'ai bien aimé cette aventure, et j'ai très envie de connaître le dénouement. Il faut juste que je sois patiente : il reste quatre tomes.

 

Challenge-anglais

Antoni : challenge God save the livre.

 

Dragon2012feu

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 06:55

 

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édition Nil - 76 pages.

 

Mon résumé :

 

Annie Ernaux écrit la lettre qu'elle n'a jamais écrite à sa soeur aînée, décédée avant sa naissance.

 

 

Défi plume

défi la plume au féminin 2012

 

Mon avis :

 

Je relis ce texte pour le challenge ludique Un mot des titres de Calypso et comme la première fois, je ne parviens pas à rédiger un avis qui me satisfasse.

Annie Ernaux écrit à la soeur qu'elle n'a pas connue, une soeur dont elle n'a appris l'existence que par accident. Elle exclut d'ailleurs que cette révélation ait été volontaire de la part de sa mère, je partage son avis sur le fait que les "grandes personnes" à cette époque parlaient à côté des enfants de sujet sérieux sans que cela leur paraisse tirer à conséquence.

Annie Ernaux soulève beaucoup de questions et n'apporte pas les réponses à la place des seuls qui les détiennent : ses parents. Sa seule certitude est d'ailleurs atroce : ses parents ne voulaient qu'un enfant, pour des raisons économiques, Annie n'est donc née que parce que sa soeur aînée est morte.

Pourquoi ce silence ? La douleur ? L'envie de garder juste pour soi cette enfant ? Je ne trancherai pas, Annie Ernaux non plus. Elle dit : " Les parents d’un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant". Pourquoi elle-même est-elle restée silencieuse ? Le peu qu'elle a entendu, la comparaison faite par sa mère entre elle et sa soeur défunte l'a-t-il dissuadé de les questionner, a-t-elle voulu respecter leur silence ? Sur ce point non plus elle ne tranche pas. 

Tout le livre ou presque serait à citer, tant il sonne juste. Je ne peux que vous conseiller de le lire.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 13:17

pendules.jpg

édition Le livre de poche - 282 pages.

 

Quatrième de couverture :

 

Miss Pebmarsh a bien failli mettre le pied dessus.
Même ; elle l'aurait piétiné, ce cadavre, si Sheila n'avait crié. Que voulez-vous : Miss Pebmarsh est aveugle et elle a été bien surprise d'apprendre qu'il y avait le corps d'un inconnu derrière son canapé. Et d'abord, que fait Sheila chez elle : jamais, au grand jamais, elle n'a demandé à l'agence où travaille la jeune fille qu'on lui envoie une dactylo. Et d'où viennent toutes ces pendules - toutes en avance d'une heure - qui encombrent les meubles de son salon : Avec Hercule Poirot comme conseiller technique, un jeune et beau garçon, mystérieusement attaché à quelque service secret, saura tirer de cet inextricable imbroglio le fil qui mène au meurtrier.

 

Mon avis (rédigé avec Nunzi sur les genoux) :

 

Argh ! Oui, je sais, c'est un tout petit peu rude comme ouverture, mais là, sincèrement, je craque. Allez, je termine Le train bleu, et je fais une longue pause dans ma lecture des romans d'Agatha Christie parce que là, cela ne va pas du tout.

En cause ? Ce livre est présenté comme une enquête d'Hercule Poirot et il n'en est pas réellement une. Il faut attendre la page 116 pour que son nom soit mentionné. Hercule "n'est pas mort" comme certains le croyaient, non, c'est pire, il "s'ennuie". Un peu comme Miss Marple dans La plume empoisonnée, il n'est là que pour accélérer le dénouement en trouvant le coupable - et aussi une caution commerciale pour les fans.

Ensuite, Les pendules est un un roman qui lorgne dangereusement vers l'espionnage, et je ne vous appendrai rien en vous disant qu'écrire des romans d'espionnage n'était pas le domaine dans lequel Agatha Christie excellait. Surtout que vers la page 100, bing ! j'ai eu une illumination, j'ai rapproché deux faits l'un de l'autre, inspiré il est vrai par un article que j'avais lu la veille sur le bog Speak a book. Là, j'ai alors frénétiquement parcouru les pages suivantes, en me disant : "non, pas possible, tu dois te tromper". Et bien non. Flûte alors.

Sinon, que dire de plus pour ne pas vous donner envie de passer votre chemin ? Nous sommes plongés dans ce roman dans la middle class anglaise, nous croisons une mamie à chats, une mère de famille qui attend impatiemment que ses deux fils retournent en pension, un entrepreneur maladroit, des dactylos, une tante dévouée, des jardins et même du romarin.  

 

Ma trentième participation au Challenge God Save the livre organisé par Antoni mais aussi challange-agatha-christie ma trentième participation au Challenge Agatha Christie organisé par George. Challenge-anglais


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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:35

Je devais rédiger un bilan le 24 avril, je n'ai pas eu le temps, je rédige donc ce bilan dix jours avant l'anniversaire du challenge. Animaux du monde est pour moi un challenge très réussi, comme vous pouvez le constater en lisant ce récapitulatif.


Logo Sharon

Nous accueillons de nouveaux animaux avec l'agneau, la brebis, l'écureuil, le lièvre, la libellule et même le minotaure et la salamandre.

 

Les nouveaux billets ont les noms des participants en blanc ou en gris.

 

Bravo à tous ! Nous en sommes à 152 livres lus pour le challenge ! 


Chat :

 

Allumer le chat de Barbara Constantine par Anne.

Allumer le chat de Barbara Constantine  par Mia.

Le chat du rabbin de J. Sfar – BD par Astazie.

Une vie de chat de Konami Kanata par Estelle Calim

Kamisana, tome 1 : la mélodie du vent par Miss Bunny

The killer Cat's birthday bash d'Anne Fine  par Sharon

Le grand livre du chat assassin d'Anne Fine par Sharon

Chi, une vie de chat, tome 2 de Konami Kanata par Sharon

Mon chat le plus bête du monde de Gilles Bachelet par Sharon.

Mon chat à moi (collectif) par Herrisson.

Lisabelle de Béatrice Rio par Manu Chaplum.

Un chat ne fait pas le printemps de Vincent Peghaire par Hérisson.

Désiré Bienvenu de Claude Roy par Loo (Une pause livre).

Kamisana, tome 1 : la mélodie du vent par Miss Bunny

Chi, une vie de chat, tome 7 de Konami Kanata par Sharon.

Allumer le chat de Barbara Constantine par -Perrine-

 Lili veut un petit chat, de Dominique de Saint Mars et Serge Bloch par Edwyn.

 Tatoo à la ferme, d’Olivier Supiot par Edwyn.

 Yok Yok – Le chat qui parle trop, d’Étienne Delessert par Edwyn

 Le chat des collines, de Sara par Edwyn

Monsieur, de Marie-Ange Guillaume et Henri Galeron par Edwyn

 

 

Chien :


Une vie de chien de Peter Mayle  par Wax (fleur de cannelle)

Le chien qui a vu Dieu de Dino Buzzati par Asphodèle

Chien blanc de Romain Gary par Asphodèle

Flush, une biographie de Virginia Woolf par Perrine.

La métaphysique du chien de Philippe Ségur par le cottage des myrtilles.

Vie et opinion de Maf le chien et de son amie Marylin Monroe par Estelle Calim.

Fluke de James Herbert par Strawberry

Le chien des Baskerville de Sir Arthur Conan Doyle par Aymeline.

Les chiens de Riga d'Henning Mankell par Lara Emilie.

Shadow de Michael Morpurgo par Lara Emilie.

Les chiens de Riga d'Henning Mankell par Mimipinson.

 

 

  Cheval :


 La vallée des chevaux de J.M. Auel par Aymeline.

Pas facile de voler des cheveaux de Per Petterson par Prune

Les chevaux fantômes et autres contes de Karen Blixen par Sharon

Le cheval soleil de Steinunn Sigurdardottir par Sharon

Cheval de guerre de Mickael Morpurgo par Val.

War horse de Michael Morpurgo par Lara Emilie.

 

Agneau, brebis et mouton  :

 

Les agneaux du seigneur de Yasmina Khadra par Malo.

  Félicité, tome 1 : le pasteur et la brebis par Opaline.

La course au mouton sauvage d'Haruki Murakami par Béa.

 

Anes :

 

  La biblio des deux ânes, de Monica Brown et John Parra par Catherine.

 

Blaireau :

 

- L'affaire Blaireau d'Alphonse Allais par Aline.

 

Ecureuil :

 

Le printemps des écureuils de Kawa Imamura par Loo (Une pause livre) 

 

Faisan :


L'homme est un grand faisan sur terre d'Herta Müller par Sharon

 

 

Hérisson : 

 
L'élégance du hérisson de Muriel Barbery par Laure. 

L'élégance du hérisson de Muriel Barberypar Lizouzou

L'élégance du hérisson de Muriel Barbery par Perrine

Holly Hedgedog's holidays de Louise Marsan et Louise Mendoche par Catherine.


 

Lapin :


Isidore Tipenarole et les trois lapins par Asphodèle

Isidore Tipenarole et les trois lapins de Montceau-les-Mines par Aymeline.

Dans le terrier du lapin blanc de Juan Pablo Villalobos par Béa.

 

Lièvre :

 

Le lièvre de Vatanen d'Artoo Paasilinna par Asphodèle

 

Loup :


Moi, le loup et les chocos de Delphine Perret par Jen.

Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini de Katarina Mazetti par Sharon

La nuit du loup vert de Viviane Moore par Herrisson.

Surviving with Wolves par Lara Emilie.

Alpha et Omega, tome 0 de Patricia Briggs par Mia.

Les loups de Mercy Falles, tome 2 de Maggie Stievater par Mia.

La nuit du loup vert, de Viviane Moore par Catherine.

 Les loups de Mercy Falls tome 3 de Maggie Stievater par Mia.

La tendresse des loups de Stef Penney par Lara Emilie.

 

Renard :


Le renard des grèves, tome 1 de Jean Failler par Sharon

Le secret du janissaire - de cape et de crocs, tome 1 par Syl.

De cape et de crocs, tomes 2 et 3 par Syl

De cape et de crocs, tomes 4 et 5 par Syl.

De cape et de crocs, tome 6 ; luna incognita par Syl.

De cape et de crocs, tomes 7 : chasseur de chimère par Syl.

De cape et de crocs, tomes 4 et 5 par Sharon.

Monsieur Renard à la pipiliothèque, de Lorenz Pauli et Kathrin Schärer par Catherine.

 

Pingouin :

Le pingouin de Kourkov par -Perrine-

 

Serpent :


les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, tome II de Lemon Snicket par Syl.

 

Souris :

 Trois souris par Sharon

Légendes de la Garde : Hiver 1152, de David Petersen par Catherine.

Maus, l'intégrale par Mimipinson.

Stuart Little d'EB White par Sharon.

 

Vache (je me sens un peu seule) :

 

Les vaches de Staline de Sofi Oksanen par Sharon.

 

 

Oiseaux et autres volatiles :


La petite fille et les oiseaux de Rosario Aguilar  par Astazie. 

La vraie folle histoire du gros canard jaune  par Lizouzou

L'oiseau canadeche par Edith (livre d’Ed-en).

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee par Mia.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee par Evilysangel.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee par Perrine.

Rouge-gorge de Jo Nesbo par Prune

Le secret de la grue blanche, de Christelle Huet-Gomez et Ein Lee par Catherine

Les hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra par Malo

L'homme chauve-souris de Jo Nesbo par Syl

Les ailes du courage de George Sand par Sharon.

Les hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra par Laure.

Les oiseaux de paradis par Anne (des mots et des notes).

Couleur canari de Jean Failler par Anne (des mots et des notes).

  Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee par Anne (des mots et des notes).

Le cri de la mouette d'Emmanuelle Laborit par Loo (Une pause livre).

Hunger Games, tome 3 : Mockingjay par Miss Bunny

Mélancolie des corbeaux de Sébastien Rutès par Béa.

Cygne noir, tome 1 de Richelle Mead par Mia.

Rouge-gorge de Jo Nesbo par Prune.

Le Pélican de Strinberg par Prune.

Les oiseaux noirs, de Faustina Fiore par Catherine.

 L'oiseau Arlequin, de Pascale Maret et Delphine Jacquot par Catherine.

Les oiseaux de l'espoir, de Judith Loske par Catherine.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harpeur Lee par Asphodèle.

Birdy de William Wharton par Mimipinson.

Refuge par Mimipinson.

Les âges sombres de Karen Maitland par Opaline

 

Lézards :

 

  Le lézard lubrique de Mandary Cove de Cristopher Moore par Manu (Chaplum).

  

 

Insectes :

 

  L'étang aux libellules d'Eva Ibbotson par Opaline.

Les fourmis de Bernard Weber par Mia.

Les amants papillons de Benjamin Lacombe par Syl.

  Nel, de David Olivier et Émilie Béchat par Catherine.

   Les cafards de Jo Nesbo  par Prune.

Petit escargot, de Christian Voltz par Edwyn.

Dans le jardin, la libellule est morte, de Jeaong-cheol Cheon et Gwang-ick Lee par Edwyn.


 

Animaux du monde marin :


 

le froid modifie la trajectoire des poissons de Pierre Szalowski par Syl.

 Le baiser de la pieuvre, de Patrick Grainville par Catherine.

Quand le requin dort de Milena Angus par Béa.

 



 

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 Animaux du monde sauvage :

 

Buffle :


La patience des buffles sous la pluie par Edith (livre d'Ed-en).

La patience des buffles sous la pluie de David Thomas par Asphodèle

La patience des buffles sous la pluie de David Thomas par Béa.


Crocodiles :


  Les yeux jaunes du crocodile de Katherine Pancol par Mia

 Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol par Perrine.

 

Eléphants :


De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen (roman) par Astazie.

Parle-le leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard.  par Estellecalim

L'enfant d'éléphants de Yann Degruel d'après Rudyard Kipling par Catherine.

Une mémoire d'éléphant d'Agatha Christie par George

  Le bal des éléphants de Rudyard Kipling par Loo (une pause livre).

21 éléphants sur le pont de Brooklyn par Loo (une pause livre).

Les agneaux du seigneur de Yasmina Khadra par Mimipinson.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson par Sharon.

Kit et l'éléphant blanc, de Hubert Paugam par Catherine.

Ma maman et Moi, de Yasushi Muraki par Edwyn.

21 éléphants sur le pont de Brooklyn d'April Jones Prince et François Roca par Catherine.

 

Léopard :

 

Un léopard sur le garrot de Jean-Christophe Ruffin par Mimipinson.

 

Lion :

Le petit lion de pierre, de Kim Xiong par Catherine

Le roi de la bibliothèque, de Michelle Knudsen et Kevin Hawkes par Catherine.

 

Ours :


Le clan de l'ours des cavernes de J.M. Auel par Aymeline

Le clan de l'ours de J.M. Auel par Syl

  Otto : vive la neige !, de Tom Schamp par Catherine

Les ours n'ont pas de problème de parking par Béa

L'été de l'ours de Bella Pollen par Sharon.


Mangouste :


 Rikki, Tikki, Tavi la mangouste de Rudyard Kipling par Asphodèle.

 

Rhinocéros :


Rhinocéros d'Eugène Ionesco par Perrine.

 

Singe :


 L'ile aux singes de Paula Fox  par Astazie.

  L'épopée du Roi Singe, de Pascal Fauliot par Catherine.

 

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  Animaux d'Asie :

le Panda :

  la théorie du panda par Aymeline.

La théorie du panda de Pascal Garnier par Sharon

Dans les forêts de Bambous (Pandas dans la brume, 1) par Catherine 

 

Nous croisons aussi

le Tanuki avec Un estomac dans des talons, d'Anna Boulanger par Catherine.

 

Animaux d'Océanie :

Kangourou :

Au pays des kangourous par Mimipinson


Koala :

Le koala tueur de Kenneth Cook par Perrine.

 

Wombat :

la vengeance du Wombat par Syl.

 

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Envie de préhistoire ? Découvrez le Mammouth :

Les chasseurs de mammouths de J.M. Auel* par Aymeline.

ou les dinosaures :

Un dimanche chez les dinosaures de Marie-Aude Murail par George.

 

  Animaux du monde fantastique :


le dragon :


How to steal a dragon's sword de Cressida Cowell par Sharon

Comment briser le coeur d'un dragon de Cressida Cowell par Sharon.

Comment élever son bébé dragon par Sharon.

La dragonne de minuit par Sharon.

Le duc aime le dragon de Chung Yang Leh et Valérie Dumas par Catherine.


le lézard (oui, il n'est pas vraiment fantastique, sauf dans les Chevaliers d'Emeraude) :

Les chevaliers d'émeraude : l'île des lézards d'Anne Robillard par Evilysangel

 

la licorne :

 

La licorne noire de Terry Pratchett par Aymeline.

 

le minotaure :

 

L'âme du minotaure par Opaline

 

la salamandre : Code Salamandre par EstelleCalim.


Les inclassables (parce que les animaux sont trop nombreux):


Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll par Perrine 

De l'autre côté du miroir, Lewis Carroll par Perrine

Pani, la petite fille du Groenland de Jorn Riel par Sharon

Les chroniques de Kane tome 1 de Rick Riordan par Miss Bunny

Miss Charity de Marie-Aude Murrail par Miss Bunny

Les contes de la lune, d'Élisabeth Delaigle par Catherine.

Faites la queue !, de Tomoko Ohmura par Edwyn

Le poil et la plume d'Anny Duperey par Mimipinson.


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Prochain bilan : vers le 24 octobre.

 


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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 20:53

pruniers.jpg

édition Picquier - 96 pages.

 

Mon résumé :

 

La dame aux pruniers ombreux est un classique de la littérature chinoise. Au XVIIe siècle, Xiang Mao écrit cette élégie pour sa concubine défunte : elle vécut neuf ans à ses côtés.

 

Mon avis :

 

Difficile pour moi de rédiger un avis sur ce livre (et je n'ai pas fini de débuter mes billets de cette manière). Ce livre est un chant d'amour à la femme aimée et aimante, son tombeau de papier, et l'une des seules oeuvres parvenues jusqu'à nos jours de cet auteur.

 

Ce livre m'a plongé dans la Chine tourmentée du XVIIe siècle, dans laquelle les hommes passaient des concours pour obtenir tel ou tel poste et où les femmes n'avaient le choix qu'entre être épouse ou concubine - ce qui n'est pas sans me rappeler le titre d'un livre qui est au sommet de ma PAL.

 

L'aimée est extraordinaire car elle a choisi cette vie de concubine, très jeune : elle ne voulait pas se laisser brider par un rôle d'épouse et de mère. Elle se voue entièrement à l'homme qu'elle aime et à sa famille, au sens large du terme (y compris sa femme et sa mère) tout en transversant avec eux des épreuves liées à une période historique.

 

Un très beau texte.

 

Dragon2012feu

Le challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 17:54

Attention, attention : depuis la création de ce blog il y a deux ans, ceci est le tout premier article consacré à la bande dessinée, et il restera peut-être unique en son genre. Je prends la série en cours de route - j'ai lu les trois premiers tomes voici très très longtemps, et je commence donc par le tome 4.

 

BD-De-Cape-et-de-Crocs-4.jpgLe mystère de l'île étrange voit nos héros en bien fâcheuse posture sur l'île au trésor où ils sont arrivés dans le tome précédent. Néanmoins, Armand de Maupertuis est bien trop rusé, Don Lope trop énergique pour attendre et voir ce qu'il advient sans broncher. Retournement de situation ? Oui, en quelque sorte. Ayroles et Masbou connaissent leur classique, et jouent à fond avec la littérature de genre : le mythe du bon sauvage est revisité, avec une pincée de traité contre l'esclavage et de récit de voyage.


N'ayons garde d'oublier la jolie demoiselle en détresse, absente de L'île au trésor, mais pas d'autres récits de pirate. Si l'une d'entre elles prête presque à sourire en dépit d'une situation désespérée, l'autre doit faire rire, et elle n'est pas vraiment faite pour ce nouveau rôle. Dans la seconde partie de l'album, ce n'est plus seulement un clin d'oeil à la comedia dell'arte que font les personnages, c'est un hommage pur et simple, et particulièrement enlevé.

J'admire particulièrement le graphisme, à la fois luxurieux pour les décor et vif pour les scènes d'action. Tous les personnages sont particulièrement expressifs, mis  à part les mystérieuses créatures qui apparaissent à la moitié de ce tome. La palette des couleurs est aussi extrêmement variée, tout comme les jeux d'ombre et de lumières, ce qui est rare dans le domaine de la bande dessinée (du moins, les classiques que j'ai lus). La langue est elle aussi extrêmement châtiée, l'usage de l'alexandrin ou les citations cornéliennes sont autorisées, rendant ainsi cette bande dessinée extrêmement riche. Il est dommage qu'il ne soit plus possible de l'étudier en classe.

Je n'ai garde d'oublier Eusèbe, particulièrement sympathique. A quand un rôle au cinéma pour Eusèbe ?

 

BD-De-Cape-et-de-Crocs-5.jpgJean sans lune est le titre du tome V et en fervente normande, je ne peux que lire dans ce titre une référence à Jean sans Terre, frère cadet de Richard Coeur de Lion et fils d'Aliénor d'Aquitaine (d'ailleurs, si j'ai une fille, je l'appelerai Aliénor - mais revenons à notre album). Quant à la seconde référence historique, elle est dans le titre de "monsieur, frère du roi" que se donne Jean sans Lune : il emprunte certains traits à son modèle, monsieur, frère de Louis XIV, par sa passion du théâtre et d'autres à monsieur, frère de Louis XIII, par sa propension à se dresser contre son frère.


La difficulté est réellement de ne pas trop en dévoiler, car ce cinquième tome apporte beaucoup de réponses à des questions posées dans les quatre tomes précédents. Je dirai cependant qu'Eusèbe, dans un des planches de cette BD, acquiert vraiment une posture héroïque, tandis qu'Armand de Maupertuis est vraiment irrésistible quand il est à table.

Le dessin est toujours aussi beau, la langue aussi châtiée. Ce tome nous réserve de belles scènes de combat. Même sans cela, les personnages donnent l'impression d'être toujours en mouvement. J'adore également le jeu très ample des couleurs, qui nous transporte immédiatement d'un univers à l'autre : le bleu nuit du cachot sans lumière, l'éclatante lumière de l'île, l'ambiance feutrée ou rogeoyante crée par les bougies.

 

La fin de ce tome apporte un coup de théâtre de taille. Qu'en est-il dans le tome suivant ?

 

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