Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 17:41

Challenge Nobel

 

J'ai longtemps résisté à ce nouveau challenge. Longtemps... Tout est relatif avec moi. Quelques jours ? Bref, Mimi organise le Challenge des Nobel 2011. Voici le lien : link

  

Quel est son principe ? 105 auteurs ont été primés depuis 1901, le but est de découvrir ou de redécouvrir ceux qui l'ont obtenu.

  

Ce challenge a débuté le 1er novembre 2010 et se terminera le 7 octobre 2011, date à laquelle sera attribué le Prix 2011.

 

Mimi propose trois niveaux de challenge :

 

Nobel pétillant : trois à quatre auteurs lus.

Nobel pétaradant : six à sept auteurs lurs.

Nobel explosif : dix auteurs ou plus.

 

 

Je me suis inscrite pour le Nobel explosif. Voici ma liste d'auteurs (j'hésite encore pour les oeuvres) :

  

Maurice Maeterlinck  : La princesse Maleine.

Albert Camus  :

André Gide :  les Faux-Monnayeurs.

François Mauriac : la fin de la nuit.

Yasunari Kawabata : Pays de neige.

Naguib Mahfouz

Nadine Gordimer

Toni Morrison : Jazz.

Elfriede Jelinek : les amantes.

Doris Lessing : Vaincue par la brousse.

 

  N'hésitez pas à vous joindre à nous !

Par Sharon - Publié dans : Challenges et défis
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 21:30

J'ai été taguée par Syl

 

Voici le principe de ce tag :

 

Il ne faut pas prendre trop de temps pour y penser. Il s'agit de dresser la liste des quinze premiers auteurs qui nous ont influencé et qui resteront toujours dans nos coeurs, en moins de quinze minutes.

 

Il faut ensuite taguer quinze amis...


Je dois avouer que j'ai constitué cette liste en moins de dix minutes, et que j'ai ajouté entre parenthèses mes oeuvres préférées.

 

Gustave Flaubert (Salammbô).

Emile Zola (les Rougon-Macquart).  

André Gide (Les Faux-Monnayeurs)

Racine (Andromaque, Bérénice)

Tchekhov (L'ours)

J.K. Rawlings (Harry Potter).

Molière (toutes ses comédies)

Balzac (Splendeurs et misères des courtisanes).

Pierre Bottero (Ewillan, Ellana)

Chrétien de Troyes (Cligès, Perceval, Yvain).

Colette (La naissance du jour).

Harlan Coben (Ne le dis à personne)

Théophile Gautier (Le capitaine Fracasse).

Georges Simenon (tous les Maigret)

Agatha Christie (toutes les enquêtes d'Hercule Poirot)

Fred Vargas (Un lieu incertain).

 

Oui, je sais, il y a seize auteurs, et non pas quinze. Impossible de choisir... et je préfère le chiffre 16 au chiffre 15.

 

A mon tour, je tague (pas sûre du tout de l'orthographe du verbe, un comble non ?) Strawberry, Morag, Céline et Pauline.  Nous sommes loin du chiffre 15 ? N'ai-je pas dit quelque part que je n'étais pas forte en maths ? Et bien maintenant, c'est fait.

 

 

 

Par Sharon - Publié dans : Tag
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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 15:43

Plage.jpg  

Titre : Plage.

Auteur : Marie Sizun.

Editeur : Arléa.

Nombre de pages : 262.

 

Quatrième de couverture :

 

Un peu perdue sur une plage bretonne, une femme attend l’homme qu’elle aime. Il a promis de la rejoindre à la fin de la semaine, pour huit jours ensemble. Il est marié. Dans l’impatience heureuse, puis l’anxiété de cette attente, elle trompe sa solitude en regardant, en écoutant autour d’elle tous ces gens en vacances… Images et voix diverses qui font remonter en elle des souvenirs tantôt proches, tantôt lointains, qui, bientôt, lui parlent étrangement.

Qu’il vienne ou non, cet homme attendu, elle ne sera plus jamais la même.

Avec un art qui lui est propre, Marie Sizun dresse le portrait tout en nuances d’une femme d’aujourd’hui. Avec finesse, elle explore l’intimité des êtres dans leurs moments de doutes et de passion.

 

Mon avis :  

 

 Une voix solitaire s’élève, celle d’Anne, la narratrice. Seule, elle l’a toujours été, surtout depuis la mort de son père. Pas d’amis, pas de mari, une rivalité sourde avec sa mère, une admiration sans borne pour son père, tel pourrait être le portrait d’Anne.



Anne attend. Son amant, François, un homme marié, doit venir la rejoindre à la fin de la semaine, dans une petite station bretonne qu‘ils ont choisi ensemble. Anne est venue plus tôt afin de préparer sa venue. Les coups de téléphone de son amant, trop rares, trop brefs, rythment ses journées, et entre chacun d’eux se prolonge cette attente, heureuse d’abord, puis plus inquiète, au fur et à mesure que les appels se raréfient. Alors elle observe les personnes, chaque jour différentes, qui prennent place sur la plage, elle cherche à deviner les titres des livres lus par les plaisanciers (je dois dire que je fais la même chose, et pas seulement sur la plage). Elle écoute des bribes de conversations qui font parfois remonter des bribes de souvenirs.



L’absence de l’homme aimé lui permet de ne plus être dans l’immédiateté du bonheur, et de se livrer à l’introspection. Ce n’est sans doute pas un hasard si elle reproduit (inconsciemment ?) la situation qu’elle a connu enfant en choisissant comme amant un homme qui ressemble à ce père qu’elle admirait tant, mariée à une femme faible, fragile des nerfs.



 De ces sept jours, elle sortira transformée, et même ses relations avec sa mère prendront une autre teinte. Je n'irai pas jusqu'à parler de renaissance, non, je dirai plutôt d'une ouverture aux autres, comme si ce qui l'avait tenu si longtemps à l'écart n'existait plus.

 

Un regret toutefois : les couleurs de la couverture sont jolies, mais n’illustrent pas l’histoire.

 

challenge-du-1-litteraire-2010



Par Sharon - Publié dans : Littérature française
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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 11:41

Le-souffle-de-la-hyene.jpg 

Titre : L’autre, tome 1 : le souffle de la hyène.

Auteur : Pierre Bottero.

Editeur : Rageot.

Nombre de pages : 300

 

 

Quatrième de couverture :



 

- Ne me touche pas…

La voix, cassée, était à peine humaine et les yeux qui se fixèrent sur Natan ceux d’un fauve.

- Ne me touche… surtout pas !

La main de Natan retomba sans force. Il eut le temps de voir un rayon de lune accrocher une larme sur la joue de Shae.

Il s’évanouit.



 

Mon avis :



 

Il me restait trois livres de Pierre Bottero dans ma PAL. Je voulais absolument les lire avant la fin de l’année, afin de les inclure dans le challenge d’Edelwe.



Le souffle de la hyène est le premier tome de la trilogie L’autre, et je lui ai trouvé de nombreux points communs avec La Quête d’Ewillan, tout en restant une œuvre originale. Natan est un adolescent doté de prodigieuses capacités, sa vie est menacée, tandis que le hasard lui fait rencontrer (le hasard s’appelle Rafi) une adolescente orpheline, maltraitée par son tuteur (comme Ewillan). Elle a, tout comme Salim, le pouvoir de se métamorphoser - ou plutôt elle subi les contraintes d’une métamorphoses. Ils vivent dans un monde contemporain, le monde parallèle, qui fait brusquement irruption, est une vraie révélation pour eux et pour nous.

 

Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer, et lire le style inimitable de Pierre Bottéro est toujours un bonheur. Les péripéties, toutes plus surprenantes les unes que les autres, s’enchaînent en accordant tout de même aux lecteurs de légères pauses (la rencontre avec la Famille, le petit déjeuner avec Enola, anagramme d’alone, seule en anglais). Ces mouvements faussement rassurants permettent aux lecteurs de formuler de nouvelles hypothèses de lecture, que la suite du récit vient contredire. Parfois, j’avais l’impression de me retrouver dans un film d’action hollywoodien.



J’aime beaucoup le personnage de Natan, déjà adulte, déjà mûr. Il accepte sans broncher ses pouvoirs mais refuse d’accepter les règles et les conventions de sa Famille. En dépit de quelques membres charismatiques, elle m’a parue fort antipathique, trop imbue d’elle-même, trop fière d’avoir éliminée les autres Familles, et constamment méfiante. De ce fait, la quête dans laquelle Natan et Shae se lancent est rendue plus ardue encore - comme si elle ne l‘était pas déjà.



J’ai hâte de lire Le maître des tempêtes.



Objectif-copie-1Challenge-Pierre-Bottero



Par Sharon - Publié dans : Fantasy
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Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 17:31

rouge.jpg

 

Titre :  Mort d'une héroïne rouge.

Auteur :Qiu Xialong.

Editeur : Points.

Nombre de pages : 502.

 

Quatrième de couverture :

 

Shanghaï, 1990. Le cadavre d'une jeune femme est retrouvé dans un canal. Pour l'inspecteur Chen et son adjoint Yu, l'enquête se transforme en affaire politique lorsqu'ils découvrent que la morte était une communiste exemplaire. Qui a pu l'assassiner ? Chen et Yu vont l'apprendre à leurs dépens,car, à Shangaï, on peut être un camarade respecté et dissimuler des moeurs déroutantes.

 

Circonstance de lecture :

 

Ce livre participe au challenge Tour du monde et au challenge ABC Babélio.

 

Mon avis : 

       

Je poursuis mon tour du monde des romans policiers, et mon challenge ABC. Je m’arrête aujourd’hui en Chine, avec les inspecteurs Chen et Yu.

 

Autant commencer par le commencement : Meurtre d’une héroïne rougeest leur première enquête ensemble. Chen vient tout juste d’être nommé inspecteur principal. Il a eu beaucoup de chance, il a eu une promotion en dépit de sa jeunesse, il vient d’emménager dans un appartement alors qu’il est célibataire, là où tant de ces collègues mariés sont sur liste d’attente. Fils d’universitaire, il ne se destinait pas à entrer dans la police, les événements politiques en ont décidé autrement. Il en garde cependant un goût prononcé pour la littérature. Il traduit des romans policiers (ce qui lui a permis pendant longtemps de survivre) et écrit des poésies qui sont qualifiés de «moderne», ce qui est quasiment synonyme de «suspect, dangereux». Sa vie amoureuse est placée sous le signe du sacrifice (et non de la résignation). Tout long de l’enquête, il va se remémorer des vers classiques d’une grande beauté, qui apporte un peu de répit dans un univers agité.

 

Yu est son adjoint. Il vit avec sa femme Peiqin et son fils dans une petite chambre, son père, policier à la retraite, habite non loin. Ils ne vivent pas trop mal, parce que Peiqin est courageuse, débrouillarde, parce qu’ils s’aiment et savent se réjouir de leurs petits bonheurs quotidiens. Yu a cependant un défaut : il est impulsif. Etre incapable de cacher ses émotions peut être préjudiciable, face aux exigences du Parti. Yu et Chen vont tous les deux très bien s’entendre, car ils ont tous les deux la même exigence : trouver le coupable, quelles que soient les embûches sur leur chemin.

 

Cette enquête s’annonçait sous les meilleurs auspices, et les enquêteurs, pugnaces, vont trouver des indices, et une piste sérieuse. Enquêter en Chine est cependant très différent de ce que nous avons l’habitude de lire en Occident. Chen doit rendre des comptes au Parti, qui veut absolument voir dans cette affaire une affaire politique - et Chen, lucide, découvrira qu’il a été manipulé, que la recherche de la justice n’est pas ce qui va lui permettre de conclure son enquête. En effet, Guan est une héroïne rouge, sa vie devait servir de modèle pour les autres. Effectivement, Chen découvrira une travailleuse irréprochable, discrète, réservée, à la vie privée inexistante. Patiemment, il va interroger les collègues, les voisins, les marchands ambulants, et en apprendre un peu plus sur elle. Beaucoup plus. Des faits qui ne cadrent pas avec son portrait d’héroïne rouge. La solution que vont trouver les cadres pour châtier le meurtrier tout en servant leurs intérêts est pour le moins tortueuse.

 

Plus encore que l'enquête, c'est un voyage au coeur du Shangaï de 1990 que nous propose l'auteur. Rien ne nous est caché, des logements, vétustes, aux transports en commune, en passant par la nourriture. Les repas de Chen et Yu nous sont longuement racontés, chaque restaurant, ou chaque échoppe nous est décrit avec soin, non pas tant parce que la gastronomie occupe une place importante dans leur vie (Chen a aidé un de ses amis à ouvrir un restaurant) que parce que manger à sa faim n'a pas toujours été une évidence. Plus encore,espérer un peu d'intimité est illusoire. 

 

Mort d'une héroïne rouge est un roman policier amer, aux héros attachants.

 

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Par Sharon - Publié dans : Littérature chinoise
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